
Monologue en français analysant les racines et mécanismes de la radicalisation dans certaines sociétés arabo-musulmanes sunnites. L'auteur rejette le débat proportionnel (« minorité vs majorité ») et explique que la question utile est l'effet : il y a suffisamment de tueurs pour déstabiliser des pays (ex. Algérie années 1990, Syrie et Irak en 2014). Il identifie un processus d'endoctrinement en « puzzle » — école, famille, télévision, prédicateurs — qui produit trois catégories de personnes (les exécutants/tueurs, les partisans convaincus mais inactifs, et les passifs). Il cite exemples historiques et culturels (Ibn Taymiyyah, Ramadan, cas algériens) et évoque facteurs psychologiques (revanche intergénérationnelle, désespération, egoïsme), tout en notant la difficulté du désondoctrinement et l'insuffisance des réponses politiques actuelles.
Questions this video answers
Entre 100 000 et 150 000 morts (l'auteur dit que 150 000 lui semble plausible).
La Syrie et l'Irak.
Environ 60 millions de morts (mentionné comme contexte historique).
Massacre de Bentalha en 1997, l'auteur mentionne environ 400 personnes égorgées.
Bonsoir mes amis, je suis là pour faire une vidéo analytique sur les islamistes, pour essayer de répondre aussi à énormément de questions qui inondent ma boîte email. Alors, tout d'abord, j'aimerais, avant de commencer cette vidéo, j'aimerais déjà chasser un faux débat. Alors le faux débat consiste à dire quelle est la proportion de tueurs dans la société musulmane. de la société sunnite, et puis se prendre la tête avec des gens en ligne qui arrivent et qui disent, non écoutez, de toute façon ils constituent une minorité, il ne faut pas nous stigmatiser, nous la majorité, nous sommes des gens bien, et puis nous en sommes les victimes, etc. Il faut absolument sortir de ce débat là, c'est un débat très stérile, et les personnes Parfois, ou même souvent, de bonnes fois, qui viennent tenir ces propos-là ne savent pas, mais ils sont en train, avec ces propos-là, ils sont en train d'empêcher qu'on avance sur le problème, ils sont en train d'empêcher qu'on le caractérise, et sans se rendre compte, ils sont en train de faire le jeu des gens qui les massacreront, eux et leur famille d'hommes. J'aimerais vous expliquer un truc très important, je vous donne un exemple. Si je prends un verre d'eau, si je prends un verre d'eau, 300 millilitres d'eau, 300 grammes d'eau si vous voulez, et je mets dedans, on va dire, 1 gramme de... je ne sais pas, par exemple de cyanure de potassium. Voilà, 1 gramme sur 300. Question, est-ce que tu vas boire le verre d'eau ou pas ? Si tu ne veux pas le boire, je vais te dire, écoute, de toute façon, arrête ta sensibilité, La majorité, l'écrasante majorité de ce que contient ce verre-là, c'est de l'eau pure. Pourquoi tu es en train de me faire une flippe pour un grain ? La question n'est pas à prendre dans ce sens. La question des tueurs dans la société sunnite est de la prendre sous l'angle de l'effet. Aujourd'hui, nous constatons une chose que même le sunnite le plus obtus ne peut pas nier. Il y a suffisamment de tueurs dans la société sunnite, par exemple, pour transformer un pays comme l'Algérie en merdier. Par exemple, durant les années 90, on a eu entre 100 à 150 000 morts. Pas d'enquête, pas de bilan officiel. Les chiffres, 150 000 morts me semblent plausibles. Aujourd'hui, on a suffisamment de tueurs dans cette société-là pour fournir assez de personnes pour aller déstabiliser des régions et des pays entiers. La Syrie et l'Irak, pardon du peu, deux pays transformés en boucheries à ciel ouvert avec des centaines de milliers de personnes mortes aujourd'hui en 2014. Ça signifie qu'il y a suffisamment de nuisibles pour transformer un pays en boucheries à ciel ouvert. C'est tout ce qui m'intéresse. Alors maintenant que tu me dises, il y en a 5 par 100, ou il y en a 6, ou 12, ou 25, ou 38, ou moi je ne suis pas, ou ma famille n'est pas, ce n'est pas la question. Pardon, je ne t'ai pas posé ça, ce n'est pas la question. Donc, il faut sortir de là. Alors, premièrement, j'ai attaché à cette vidéo, j'ai attaché une vidéo en arabe. Pardon, je n'ai pas pu la trouver en autre langue. La vidéo, je vais vous la décrire. C'est un journaliste marocain qui est en train d'expliquer et franchement je respecte l'attitude de ce marocain là parce que c'est très rare dans la société arabo-musulmane que des gens sortent et dénoncent les saloperies que je suis en train de dénoncer maintenant. C'est un journaliste qui est en train d'expliquer que comment sommes-nous surpris, voilà ce qu'il dit, comment pouvons-nous être surpris qu'il y a les tueurs d'ISIS et les massacreurs d'ISIS si nous sommes en train de les préparer à l'école primaire, si nous sommes en train par notre éducation de les préparer. Il prend des livres qu'il montre dans la vidéo, ce sont des livres d'éducation islamique, et puis c'est des livres qui sont destinés à des enfants de 5 ans, 6 ans, c'est des enfants qui arrivent à l'école primaire et qui vont être exposés probablement pour une des premières fois de leur vie de manière académique à l'islam. Et qu'est-ce qui se passe ? On leur montre des livres pleins de haine, qu'il faut haïr, que celui qui quitte l'islam il faut le tuer, et puis on leur montre qu'il faut haïr les non-musulmans. Alors, on est en train de leur mettre les pieds dans un engrenage, parce qu'en fait, ça commence comme ça. Ça commence comme ça, par la haine. Ça commence par la haine, ça finit par clic-clac. D'accord ? Je continue. Tout au long de leur cursus, tout au long de son cursus scolaire, le petit arabo-musulman qui vit dans les sociétés sunnites va être confronté. On va lui apprendre la haine. On va lui apprendre la haine tout doucement. Il y a la télévision qui vient rajouter aussi une couche à cela. Alors, je vous donne un exemple. Quand j'étais en Algérie, durant les années 80, la boucherie était encore à venir. Les gens ne la savaient pas. Ça sentait dans l'air entre nous. Ça sentait, mais bon, elle allait venir. On nous a fait Durant le ramadan, alors durant le ramadan il faut savoir que c'est là que la ferveur, l'excitation, l'hystérie religieuse est à son maximum chez les gens. Il faut savoir que c'est à ce moment là que les gens regardent beaucoup la télévision parce qu'ils n'ont rien d'autre à faire, parce qu'ils ne peuvent pas travailler, ils ne peuvent pas bouger, ils ne peuvent rien faire, donc ils sont en train de regarder la télévision pour tuer le temps en attendant le moment de manger. Et c'est le moment où leurs défenses intellectuelles sont au plus bas parce que c'est des personnes qui n'ont ni bu ni mangé pendant des heures. Et donc à ce moment-là, ils regardent la télévision et leur esprit critique est complètement à son minimum. On ralentit. Ils ont passé une série qui faisait 28 fois une heure à l'heure de grande écoute, d'écoute maximale. Ça signifie dans l'heure avant de manger, avant le Maghreb, avant de manger. Ils ont fait une série sur qui ? Sur Ibn Taymiyyah. Alors Ibn Taymiyyah par exemple, Ibn Taymiyyah c'est un... Ibn Taymiyyah c'est celui, c'était quelqu'un qui a passé sa vie... Il a passé sa vie à expliquer qui on devrait tuer et pourquoi. C'est lui qui a rendu, si vous voulez, c'est le père spirituel du djihadisme. C'est celui qui a rendu toi sunnite, qui va venir gueuler contre moi, qui va venir m'insulter dans cette vidéo. C'est lui qui a déclaré que ton sang et le sang de ta famille ne vaut pas plus que l'eau qui circule dans les égouts. Voilà ce qu'il a fait Ibn Taymiyyah. Défends-le, bande de cons. Alors, qu'est-ce qui se passe? Laissez-moi vous expliquer. Laissez-moi vous expliquer. Tout d'abord, avant que des gens ne ramènent des trucs, je ne suis ni chiite, ni sunnite. D'accord ? J'emmerde les deux, pour être très clair. D'accord ? Par contre, les chiites, ils ont un truc très intéressant. Les chiites... dans leur analyse, dans leur critique de la société sunnite, ils sont très pointus. Et en tant que sunnite, tu devrais peut-être aller les écouter parce que chez eux, il y a des choses qui pourraient t'intéresser. Parce qu'en fait, les chiites ont compris une chose, ont compris que la nation sunnite est une nation qui est maudite et qui le sera jusqu'à la fin des temps parce que c'est une nation qui a honoré, mis à sa tête ces pires monstres. Ça, c'est très important. Donc, un type comme Ibn Taymiyyah. Ibn Taymiyyah, c'est ce qu'on appelle un Mujassim. Ibn Taymiyyah, même du point de vue de la doctrine islamique, pourquoi beaucoup de chercheurs musulmans, d'imams musulmans, même des sunnites, le rejettent ? Parce qu'en fait, c'est quelqu'un qui considérait qu'Allah était un bonhomme, un grand bonhomme qui avait des mains, des yeux, une tête, etc. C'est ce qu'on appelle un Mujassim. C'est un courant qui a été assez uni chez toutes les branches de l'islam. Ibn Taymiyyah, même, je vous le disais encore, même chez les sunnites les plus professionnels, les plus carrés, est un type qui ne fait pas l'unanimité. Qu'est-ce qu'il se passe ? Il le montre à la télé, ils lui font de la publicité à l'heure de plus grande écoute pendant 28 heures. Alors, il faut bien comprendre comment l'endoctrinement marche. L'endoctrinement commence à l'école, il se continue dans la famille la télé le complète et ce qui se passe c'est que Chacun vient rajouter une couche. Le prof à l'école primaire ne dit pas aux enfants tués, il ne leur donne pas des mannequins en plastique et des couteaux, il leur dit d'aller les égorger. Non, ça ne se passe pas comme ça. Celui qui demande de le faire, il va dire tu es fou, il ne va pas vouloir le faire. C'est là où l'endoctrinement est très puissant parce que c'est une sorte de grand puzzle d'endoctrinement Et la majorité des gens ne le voient pas tant qu'il est complet. Mais en fait, une fois que tu poses la dernière pièce du puzzle, t'as un type qui est prêt à foutre une bombe dans un bus ou un type qui est prêt à égorger quelqu'un devant une caméra. Tu comprends ? Le problème, c'est qu'il y a des pièces de puzzle qui sont placées et les gens sont aveugles, les gens ne veulent pas voir. Et chacun, à chaque âge de la personne, on va rajouter, par différents mécanismes, on va rajouter des pièces au poste. Alors, ça va donner plusieurs catégories de personnes. Parce que, heureusement pour nous tous, mes amis, aucun système d'éducation n'est parfait. Aucun système de lavage de cerveau n'est parfait. Le système tel qu'il est fait aujourd'hui, si J'accepte entièrement ce qu'il y a dans les livres de l'école CM1 et je montre que celui qui quitte l'islam, il faut le tuer. Que j'accepte que tous ceux qui inventent de nouveaux trucs dans la religion, qui suivent pas la religion, qui font ceci, qui font cela, comme le dit Ibn Taymiyyah, il faut les tuer. Et si j'accepte tout ça et que je deviens donc le produit complet, parfait, total, absolu de cette éducation-là, à ce moment-là, je suis sur Twitter en train d'égorger des gens et de photographier avec les têtes. C'est aussi clair que ça. C'est pour ça, en fait, que la société arabo-musulmane a du mal à être extrêmement critique envers des gens qui ne font réalité, qui ne sont contraints que de reproduire ce que leur éducation leur a donné. Je veux dire, imagine t'es un enfant et puis qu'à la maison t'as une mauvaise habitude et puis que l'enfant chope cette mauvaise habitude et que cette mauvaise habitude est extrêmement tolérée à la maison. Et puis un jour, vous allez en vacances ensemble chez des amis ou autre, et puis il reproduit cette habitude. T'es extrêmement démuni pour le critiquer. Voilà. Alors, on va essayer de... Aucun système n'est parfait, alors ça suit une courbe de gosses. Bon, je vais pas vous parler de la courbe de gosses, mais je vais vous expliquer un petit peu comment ça marche. Tu as une proportion, je vais essayer de prendre un papier, je ne sais pas, t'as une proportion. Bon, excusez-moi, je vais prendre un papier, on va prendre un papier, comme ça on va être, on va essayer de faire ça de manière schématique, comme ça que tout le monde puisse voir. Alors, alors voilà, on a ça, ça c'est à peu près, ça c'est à peu près la société, la société arabo-musulmane sunnite. Prends un morceau, alors ça c'est le premier morceau si tu veux. Regarde, je suis gentil, je coupe pas là, je coupe juste là, regarde. Ça c'est le premier morceau de gens qui ont été, qui sont le résultat parfait de l'éducation qui leur a été donnée. Ça signifie que ce sont des gens qui appliquent ce qu'on leur a dit. Et à ce moment-là, ils se transforment en quoi ? Ils se transforment en tueurs. Ils assassinent qui ? Ils assassinent ceux-là, parce qu'ils considèrent qu'ils ne sont pas assez musulmans, ou ils ne suivent pas assez l'islam, etc. Et puis bien sûr, ils peuvent aussi assassiner les autres, qui ne font pas partie de sa société, mais par l'immigration, ou ils peuvent voyager dans d'autres pays et aller tuer des gens, comme en Syrie, etc. Ça, si tu veux, cette partie-là, c'est la quintessence de l'éducation que tout ce monde a reçue. Ce sont des gens qui appliquent ce que tout ce monde a reçu. Maintenant, il y a une autre partie. une partie qui est un peu plus grande qu'aujourd'hui, différentes méthodes d'analyse, les services de sécurité, les journalistes, les sondages, les différentes tests, les différents machins. C'est une partie qui représente, celle-ci est très difficile à estimer, celle-ci représente à peu près dans les 15%, 10, 15%, 20%, ça dépend où tu vas, mais grosso modo 15%. Cette partie-là approuve complètement cette partie. mais ne fait pas ce qu'ils font. Ils ne font pas ce qu'ils font, pourquoi ? Parce que tu sais, on ne fait pas que des choses... Il y a plein de choses qu'on est convaincu qu'on doit faire, mais on ne le fait pas. Ceux-là qui sont convaincus qu'ils doivent rejoindre ceux-là et tuer des gens, et lutter pour l'islam et le califat, quitte à égorger du monde, quitte à massacrer l'humanité entière, mais... Ils ne le font pas. Pourquoi ils ne le font pas ? Parce qu'ils font autre chose à la place. Parce qu'ils ont un travail, ils ont des enfants, ils ont des... On va dire, excusez-moi du mot, excusez-moi du mot entre guillemets, ils n'ont pas le courage de le faire. Voilà, mais ils approuvent, ils admirent cela, ils disent oui, c'est génial, ils sont en train de le faire. Je vous donne un exemple, moi par exemple, je ne fais pas de sport, je rêve de faire du sport, j'aimerais faire du sport, je suis convaincu qu'il faut que je fasse, mais je n'en fais pas. Mais bien sûr, quand je vois qu'il y a quelqu'un qui fait du sport, je ne le critique pas, tu ne vas pas me demander de le critiquer. Au contraire, quand je le vois, je me dis, un jour, il va falloir que je fasse comme lui. Donc ceux-là sont exactement dans cette rationnelle-là. Ils disent, un jour, il va falloir qu'on fasse comme ceux-là. Un jour, il va falloir qu'on fasse comme eux. Alors ceux-là, quand tu les rencontres sur internet ou dans la société ou autre, ceux-là défendent cela, et ils les défendent de manière très agressive, et ils les défendent en les soutenant, ils sont très clairs, ils savent très bien ce que ceux-là sont en train de faire, et ils les approuvent complètement, et là c'est déjà une bonne faction, et généralement, de là, de ceux-là, se recrutent ceux-là, ça signifie que progressivement, il y en a qui disent quand même, il est temps venu pour moi de... et puis généralement, ils tombent sur des personnes qui qui leur remettent le marché entre les mains, et puis ils sont d'accord et ils vont les rejoindre. Là-dedans, je vais te parler de la majorité de crétins. Je vais te parler de la majorité de crétins. Pardon ! Je vous traite de crétins parce que, quand même, quel terme je vais utiliser pour définir des gens qui soutiennent des philosophies, qui soutiennent des personnes, qui soutiennent des théories, qui appellent à leur propre assassinat ? t'es dans l'abattoir, t'es dans l'abattoir, t'es avec d'autres, t'es avec d'autres bêtes qu'on emmène à l'abattoir, là on va leur couper la tête et qu'est-ce que tu fais? Tu es en train, tu es en train de défendre tes bouchers, t'es en train de défendre l'abattoir, t'es en train de le défendre tout en marchant vers. Il va falloir que, il va falloir que tu te réveilles mon ami. Alors ceux-là qu'est-ce qu'ils ont? Ceux-là, Quand par exemple tu vas les challenger, quand tu vas par exemple les défier sur Ibn Taymiyyah par exemple, tu vas le prendre, je prends ce type parce que c'est un classique, tu vas le prendre, tu vas les défier dessus, qu'est-ce qu'ils vont dire ? Non, non, écoute, tu peux pas, moi je sais pas, moi je peux pas savoir, tu comprends, je peux pas juger, c'est trop loin, ce sont des choses, tu sais, c'est... Et en fait ce qu'il est en train de dire, il est en train de dire tout simplement que Il sait, il sent la fumée, il sent, il sent, pardonnez-moi, je vais être clair, il sent l'odeur de la merde, il sait, il sait qu'il y a de la merde partout, il le sait, il le sent très très bien. Par contre, il y a un problème, il y a un problème, c'est que c'est psychologiquement pour lui, c'est une montagne, c'est trop, c'est énorme. Il sait que s'il commence, il sait qu'il ouvre la boîte de Pandore, il sait qu'il commence à critiquer ou à penser, il y a tout, il y a toute sa psychologie, il y a tout son être psychologique, toute sa construction psychologique qui va s'effondrer. Voilà. Elle va s'effondrer et tout va se casser la gueule dans sa tête et donc pour lui, c'est une sorte de mort en quelque sorte. Donc il préfère, il préfère à la rigueur, il préfère attaquer le messager, tu vois. Il préfère t'attaquer, te dire t'es un islamophobe, t'es un salaud, t'es un je sais pas, t'es un menteur, t'es un chiite, t'es je sais pas moi, n'importe quoi. Il peut traiter de n'importe quoi pour pouvoir justement rester confortable. dans sa tête. Donc, là, je vais arrêter avec les catégories, j'ai pas à vous en faire 50, mais grosso modo, c'est les trois grosses catégories que vous allez rencontrer, correspondant toutes à un niveau d'endoctrinement le meilleur, celui de l'endoctrinement réussi, l'éducation réussie, c'est bien sûr celui-là, c'est le tueur, c'est le coupeur de tête. Celui-là, il est entre deux, bon, celui-là, le pauvre, il cultive ses névroses et ses contradictions, il veut juste même pas voir, même pas parler, même pas rien du tout. Voilà. Jusque là, on est... Alors, un truc. Pour que ceci... Alors, je suis en train de vous expliquer ici. Ça, c'est le poisson. Ça, c'est le poisson. Et le poisson, il nage où ? Le poisson, il nage dans un aquarium. Il nage dans une eau. Alors, il va falloir vous expliquer où nage le poisson. Alors, il nage dans une société, dans une société qui est très perméable. à la haine, qui est très perméable, qui a, si vous voulez, regardez, il y a des personnes, il y a des personnes, tu te prends la tête avec lui, un ami par exemple, puis il va te sortir un truc, puis ce truc-là, tu te dis mais c'est arrivé il y a dix ans, mais le mec en fait s'en rappelle comme si c'était arrivé hier. Ça signifie que c'est des personnes qui n'arrivent pas à passer sur des choses, et généralement leur psychologie ou leur personnalité est composée, si tu veux, de plein de choses négatives qui se sont passées, sur les 25 dernières années, ou depuis leur naissance, et sur lesquelles ils ne sont jamais arrivés à passer. Et c'est des personnes qui ne peuvent pas évoluer, bien sûr, parce que si on n'arrive pas à oublier, si on n'arrive pas à tourner la page des épisodes négatifs de notre vie, on n'ira pas loin. Alors, je te donne un truc. Je te racontais l'histoire d'un Allemand. Alors cet Allemand-là, cet Allemand, un vieux monsieur, il est mort il y a quelques années. Et en fait, le gars, bon, il boitait, il avait reçu une balle, il avait un bras en moins, Et le mec, il avait vécu, comme tu peux le deviner, il avait vécu la deuxième guerre mondiale. Et lui, il avait fait le franc de Russie. Ça signifie qu'il n'avait pas assez de pistons à l'époque pour être envoyé en France. Donc, ce qui se passe, le mec, il a subi des horreurs. Je pense que c'est des choses qu'il n'a jamais racontées de sa vie. Alors, quand tu l'entends parler, quand tu lui poses des questions sur la Deuxième Guerre mondiale. Qu'est-ce qu'il va dire ? Il a été chez les Russes. J'imagine que les Russes ont dû les broyer. J'imagine que les Allemands ont dû broyer du Russe aussi. de quoi il te parle ? C'est quoi son souvenir ? Là, son souvenir, il va te dire, ah oui, les Russes, c'était des gens extrêmement géniaux parce que quand tout a tout a foutu le camp, tous mes camarades étaient morts. J'ai dû aller fouiller sur les corps pour prendre une paire de chaussures et prendre des vestes. Nous étions en train de geler. On n'avait pas de carburant. Nos véhicules étaient enlisés. Il n'y avait plus d'essence. Il n'y avait plus rien. Tout était mort. On ne savait plus qui faisait quoi. Et en fait, il est revenu de Russie en Allemagne à pied. Et il te parle, il te dit, durant mon voyage de retour, j'ai été accueilli par les russes, ils m'ont nourri, ils m'ont soigné, c'était des gens géniaux, etc. Voilà ce qu'il raconte à sa femme. L'arabe au musulman n'est pas comme ça. L'arabe au musulman, ce qu'il va faire, sur son lit de mort, il va voir que toutes les haines qu'il n'a pas réussi, toutes les guerres qu'il n'a pas réussi à commencer, qu'il n'a pas réussi à finir, qu'il n'a pas réussi à gagner, il va se dire, tu sais quoi, j'aimerais bien que mes enfants les continuent, j'aimerais bien que mes enfants sacrifient leur vie à continuer les guerres que moi je n'ai pas pu finir. Un exemple très simple, je te donne un exemple simple, la guerre entre La Deuxième Guerre mondiale a fait 60 millions de morts, n'est-ce pas ? Elle a fait 60 millions de morts. Aujourd'hui, les Anglais vont chez les Français, les Français vont chez les Anglais, les uns et les autres vont chez les Allemands, et vice-versa. Ils vont au Japon. Quand tu vois un groupe de Japonais sous la tour Eiffel en train de photographier, tu ne penses pas qu'à la Deuxième Guerre mondiale, ils étaient de l'autre côté. D'accord ? Ça signifie que les gens ont fait la paix. Tu n'arrives pas à savoir aujourd'hui, si tu vis dans Paris ou tu vis je ne sais pas où, tu n'arriveras pas à savoir qui, à l'époque, la famille de qui avait participé avec les Allemands, ou avait fait du trafic durant la Deuxième Guerre mondiale, ou avait dénoncé quelqu'un. Je veux dire, ce sont des choses oubliées. Et les jeunes d'aujourd'hui, C'est quelque chose qui les dépasse. Un gamin de 17 ans aujourd'hui, un gamin français ou allemand de 17 ans, ne va pas te sortir des références à temps de la Deuxième Guerre mondiale, ne va pas te dire par exemple que tu es un collaborateur avec les Allemands. Je veux dire, il ne va pas le faire, ça ne fait pas partie de son univers. Alors qu'aujourd'hui, la guerre entre la France et l'Algérie s'est terminée en 1962, on a des gamins de 18 ans qui utilisent encore des terres genre harkis. Et en fait, pour eux, la guerre entre la France ne s'est jamais terminée. Pour eux, les faire continuer jusqu'à la fin des temps, ils n'arriveront pas à passer sur cela. C'est ça qui empêche, par exemple, un certain nombre de... Je ne sais même pas comment définir. Je vais utiliser une terminologie officielle. Français d'origine algérienne n'arrivent même pas à s'intégrer parce qu'ils ont l'impression que la guerre continue. Tu comprends ? C'est ça. La somme de toutes les haines, ça ne s'arrête jamais, ça continue. Les problèmes... Le problème avec les chiites et les sunnites, par exemple, ça date d'il y a 1400 ans. Il y a 1400 ans, la famille du prophète Mohammed a été tuée. Ils ont égorgé le petit fils du prophète, ils ont mis sa tête dans un sac, ils l'ont emmené chez le calife. Les sunnites étaient pour ce prophète et la famille de ce prophète, etc. Qui d'ailleurs, au passage... Non, rien au passage, rien. Juste, je suis en train de dire des choses. Et puis... Les chiites étaient du côté de la famille du prophète. Ça date des 1400 ans, ces histoires. Moi, je peux te dire un truc, la tension entre ces deux est la même que si ce crime était arrivé hier, même ce matin, tu peux dire. Ces tensions-là, c'est incontinu. Ça, c'est le point numéro un. Le point numéro deux que tu dois bien comprendre, c'est le fait que la... L'arabe ou musulman vit dans une société qui ne favorise pas l'individualité, elle va favoriser le groupe, le consensus du groupe. Alors je vais arriver doucement, je vais dire ce que ça va donner. Tu prends par exemple Ibn Taymiyyah. Tu prends Ibn Taymiyya et puis tu vas dire, imaginons qu'un Allemand, tu vas lui dire, Ibn Taymiyya, bon, le type, il a fait ça, il a fait ça, tu racontes des trucs sympas au départ, tu racontes que des trucs sympas. Puis un jour, tu dis, oui, puis il a dit qu'il faut tuer les gens qui font ça, par exemple. Puis il va te dire, mais c'est quoi ce salopard, c'est pas possible, moi je vais le rejeter. Ça, c'est l'Allemand qui réfléchit, d'accord ? L'arabe au musulman réfléchit pas comme ça. Pourquoi ? Parce que l'allemand, il a son individualité qui est là. Il va juger les choses, comment lui va les percevoir. L'arabe au musulman va juger en manière de... va plutôt préférer s'inscrire dans le consensus du groupe. Alors, je vais te donner encore un exemple. Je suis en train de construire l'idée. Quand tu prends, imaginant, je prends le point de Godwin mais je vais vous parler d'Adolf Hitler parce que c'est très réducteur et puis c'est très simpliste et puis ça nous permet d'avoir des exemples simples. Imaginant que je te fasse des vidéos, que tu regardes des vidéos pendant 28 jours de suite, une heure par jour, tu regardes des vidéos d'Hitler. Et puis ce qu'on va te montrer, on va te montrer, lui en train de jouer avec ses chiens, lui en train de rigoler avec ses amis dans un restaurant, lui en train de conduire une voiture sous le soleil, En fait, ce qu'il va se passer, c'est que si tu ne sais que ça de lui, sans qu'on ne te parle, sans que jamais on t'évoque la partie plus controversée du personnage, tu vas dire que c'est un type bien parce qu'en fait, tu ne te passes que sur ce qu'on t'a montré. Tu dis bon, là, le gars, il a l'air d'apprécier la vie, il a l'air sympa, tout ça. Bon, ça s'arrête là. Truc. Au moment où on te balance, une fois que tu as une opinion très favorable de lui, on va te balancer la partie controversé à ce moment là comment toi tu vas réagir et là le problème c'est que ça rejoint ce que je suis en train de vous dire que cette lavage mentale se fait par pièce de puzzle ça se fait par morceau d'un puzzle ça signifie qu'on va par exemple te présenter le type qui dit que ton sang vaut rien on va te le présenter comme un type bien au départ on va te présenter comme un type sympa et on va faire des couches et des couches et des couches et des couches sans arrêt, sans arrêt. Alors au bout de la cinquantième couche, tu vas trouver que c'est un type sympa. Shuji Huangdi, il a dit que tu dois égorger ton propre père. Alors à ce moment-là, à ce moment-là, tu fais quoi? Ça, c'est la question. Les gens qui sont dans cette catégorie, ils vont le faire. Ceux-là, ils vont dire je le ferai un jour. Non. Est-ce que j'avais pris mon papier ? Comment j'avais dévisé mon papier ? Oui. Ceux-là, ils vont le faire. Ceux-là, ils vont dire, c'est génial, ils l'ont fait, on le fera un jour, on devrait tous le faire. Et ceux-là vont dire, je ne sais pas, je ne sais pas, moi je type, je ne sais pas, je respecte, je ne sais pas, ils typent bien, je ne veux pas savoir, je n'ai rien compris, je ne sais pas ce qu'on me dit, des choses comme ça, de toute façon, t'es un islamophobe ! D'accord ? Voilà leur réaction. Vous avez jusque là capté un petit peu la mentalité. C'est une mentalité qui est construite sur un indoctrinement qui ne laisse aucune chance parce qu'il commence dès l'enfance. Ce chance que nous avons c'est que c'est un indoctrinement qui est qui n'est pas parfait. Ce n'est pas non plus, vous savez, la société de laquelle nous parlons. Ce n'est pas une société connue pour son efficacité, ni connue pour des trucs comme ça. Donc effectivement, elle réussit et elle rate. Maintenant, je vais te rajouter encore un autre élément. Il y a Il y a beaucoup d'égoïsme. Il y a l'égoïsme, par exemple, de la personne qui communique ses peurs, qui communique ses haines ou sa guerre, veut que ses enfants la fassent, parce qu'il ne pense pas que ses enfants doivent faire leur propre vie au-delà des haines, au-delà de ce que lui a connu. Non, il dit si moi j'ai connu ça, il faut qu'eux ils le continuent. Il y a aussi un autre élément très important. C'est l'élément qu'on a énormément de désespérados dans la société arabo-musulmane. On a des gens qui sont complètement foutus, dont la vie est foutue, dont l'univers psychologique est foutu aussi. Ça signifie qu'ils ont envie, d'un côté, d'une vie matérielle, d'un autre côté, ils ont l'impression qu'ils ne l'atteindront jamais. Et donc, le fait de soutenir ce terrorisme-là, ils ont l'impression qu'eux vont un jour être projetés en avant de la scène. Alors, si tu regardes toutes les histoires de tueries, toutes les histoires de massacres qui ont lieu dans le monde, tu vas te rendre compte que les gens vont te raconter toujours des choses assez similaires. Ils vont te dire, tu sais, ceux qui nous ont massacrés, c'est nos voisins. Ceux qui nous ont tués, c'était nos voisins. Ça signifie, ça se passe généralement de proche en proche. Alors ce qui se passe, c'est que les mecs, ils se disent la chose suivante. Il y a quelqu'un qui a une belle voiture. qu'eux ne pourront jamais avoir. Il y a quelqu'un qui a une maison qu'eux ne pourront pas avoir. Il y a une fille qui les intéresse mais qui les snob. Des choses comme ça. Et puis se disent, avec cette histoire de Califa et d'Isis et tout ça, je pourrais faire la chose suivante. Je pourrais violer cette fille qui me snob. Je pourrais massacrer ce gars qui a une belle voiture et la lui prendre. Je pourrais massacrer cette famille qui a une maison et la maison sera à moi. Et en plus, je le fais au nom de Dieu, je le fais au nom d'Allah. Ça signifie qu'en fait, tous leurs vices, tous leurs défauts, toutes leurs saloperies vont se transformer soudainement en vertu, vont se transformer en quelque chose qui est sanctionné par le Divin. Et ce qui se passe de toute façon, ils disent si ça foire, si tout ça foire, si rien ne marche, et bien de toute façon j'aurai fait ça pour Dieu et puis même si je meurs, j'irai au paradis. Donc voilà, c'est gagnant sur tous les plans. Ça signifie que tu prends un desesperados complet et tu lui offres deux voies qui sont à ses yeux, deux voies royales. C'est pour ça que vous allez trouver par exemple, comme on a vu ces derniers jours, avec ce stade au Maroc, d'autres ont dit en Tunisie, peu importe, où ils ont déployé une énorme banderole, où ils gueulaient des slogans de soutien aux terroristes tueurs en Syrie, parce qu'ils aimeraient bien faire ça chez eux, dans leur propre pays. Ils aimeraient bien qu'un jour, au Maroc, ou un jour en Tunisie, ou un jour en Algérie, ils pouvaient sortir avec des couteaux et aller massacrer tous les gens qui les embêtaient. Voilà. Au nom d'Allah, au nom de Dieu. Alors bon, il y a Tobira qui a envie de les... qui a envie de les... comment on appelle ça... désondoctriner. Bonne chance. Bonne chance. Je ne sais même pas par où commencer. Franchement, je ne sais pas par où commencer. Je suis en train d'expliquer un phénomène, mais... les solutions, le désondoctrinement, je ne sais même pas comment... Je ne sais même pas par où commencer. Ça doit être possible. Ça doit être possible. Il faut se casser la tête et sortir du politiquement correct. Le problème du système actuel, c'est un système qui ne mesure pas la hauteur, la profondeur de la problématique, sa gravité. Ils l'attaquent avec des solutions très modes où même les mots, ils ne veulent pas les utiliser. Même les bons mots ne peuvent pas être utilisés. Donc c'est vrai qu'on est très très loin de ça. Et vous comprenez pourquoi maintenant ? Vous comprenez pourquoi beaucoup de musulmans ne peuvent pas, ne peuvent pas condamner les tueries d'Isis ? Vous comprenez pourquoi ? Parce qu'une partie les approuve, une bonne partie les approuve, parce que je vous dis, ceux-là, ceux-là, la petite partie, ceux-là les commettent, ceux-là ils les commettent, ces exactions ils les commettent. Ceux-là ils les approuvent complètement, ils aimeraient eux-mêmes commettre ces exactions, donc ils ne peuvent pas les... Ils ne peuvent pas les condamner. Ceux-là, ils utilisent tellement leurs névroses par rapport à tout ça, qu'ils préfèrent attendre qu'on vienne les tuer un jour, mais ils ne vont pas les condamner. Parce que s'ils les condamnent, ils ouvrent une boîte de Pandore qui va faire que toute leur intégration psychologique sera ébranlée. Parce que si tu commences à condamner ça, bon, après tu vas de fil en aiguille, tu vas de proche en proche, tu vas finir par démolir tout ce qui est dans ta tête. Alors bon, ils préfèrent s'exposer au terrorisme, s'exposer à tout ça, que de dénoncer les vrais mécanismes qui causent ça. Enfin, je pense que je vais arrêter là pour ce soir. J'ai encore beaucoup de choses à dire sur ce thème-là. C'est un thème assez inépuisable, mais c'est vrai que... C'est vrai que je me rends compte, personnellement, j'en veux beaucoup aux gens qui nous ont éduqués. J'en veux beaucoup à notre télévision, à notre gouvernement. J'en veux aussi aux structures familiales dans lesquelles on a tous évolué. J'en veux tous, parce qu'on était On était des gamins, ils nous ont lâché dessus une éducation pour nous transformer en sauvages. Et c'est vrai que c'est un indoctrinement qui s'est fait en puzzle, qui s'est fait par morceaux. Et celui qui arrive à collecter tous les morceaux finit avec des têtes humaines sur Twitter, vous comprenez. Il y a, ils ont un peu d'excuses, je vais essayer de les excuser un peu, dans le sens où ils ont agi par énormément de conneries aussi. Parce que beaucoup, quand ils étaient en train de dogmatiser ou ils étaient en train de laver le cerveau des petits et tout ça, Il n'avait l'impression que d'apporter une pièce d'imposte. Mais lui, il ne voyait pas toute l'image, il ne voyait pas tout l'imposte. Le mec, le prof, le gars, il arrive avec son cartable le matin, il donne son cours et tout. Bon, voilà, tu peux l'arrêter et dire, écoute, ton cours, c'est plein de conneries. Tu sais, regarde, tu vas passer des enfants à des saloperies pareilles. Il va te dire non, mais en fait, attention, je vais te dire un truc, je vais te dire un truc. Je veux dire un truc, c'est aussi le niveau. Il est où ton niveau ? Il est où ton zéro ? Il est quel moment tu vas réagir ? Quel moment tu vas réagir ? Moi, il y a des gens qui me disent, mais pourquoi tu parles comme ça du terrorisme en Algérie ? C'est quand la dernière fois qu'on a égorgé quelqu'un ? En 97, on a égorgé 400 personnes à Bantalha. Ça te suffit, non ? Ah oui, mais c'était loin ça, c'était loin. On a égorgé un touriste français, ah oui c'était loin, il y en a un, bon c'est un français. Il y a eu la station pétrolière attaquée récemment, oui mais ça c'était, tu comprends ? Je veux dire, pour beaucoup, à partir du moment que la dernière bombe dans le bus a éclaté il y a plus que 3 jours, bon ça va, tu n'as pas besoin de faire un plat. Donc c'est ça, c'est que beaucoup de personnes, beaucoup d'acteurs dans tout ça, ont un seuil de tolérance très élevé à ces saloperies-là. Donc ils ne vont pas réagir. Donc chacun, et le système le sait très bien, il va leur donner à chacun un morceau de puzzle qui est toujours dans la zone qu'ils acceptent, dans la zone qu'ils trouvent OK. Genre, par exemple, t'as un prof, il va aller enseigner aux enfants que ceux qui sont pas musulmans, il faut les détester. Moi, j'ai jamais dit qu'il fallait les tuer, j'ai rien dit, moi, j'ai dit juste qu'ils sont pas musulmans, donc il faut les détester, c'est tout, j'ai rien dit, tu comprends ? Mais ce propos-là se trouve dans sa zone de tolérance, se trouve dans une zone qu'il trouve OK, avec laquelle, moralement, il est OK. Et il va communiquer ça aux enfants. Un autre viendra rajouter un autre élément du puzzle qui est toujours dans une zone qu'il trouve ok. Et ainsi de suite. Mais le total c'est une catastrophe. Et c'est pour ça aussi que ça nous donne des gens qui sont extrêmement manipulables. Parce que les prédicateurs qui appellent au djihad et tout ça sont des gens qui connaissent tout ce que je suis en train de raconter là, qui connaissent très en détail, très intimement. Et ils savent bien que Les gens auxquels ils s'adressent sont passés par la famille, sont passés par l'école, sont passés par la télévision, et on leur a mis plusieurs couches, plusieurs pièces du puzzle sont déjà dans leur tête. Donc quand ils s'adressent à eux, ils s'adressent à eux sur la base que ces pièces du puzzle sont dans leur tête déjà. Et donc ils savent comment les manipuler, ils savent comment rajouter les dernières puzzles manquantes à leur édifice d'indoctrinement. Et c'est pour ça que c'est très rapide, c'est pour ça que C'est pour ça que le gars, il passe d'un type que des gens disent, ouais, t'es normal, tout ça, cool, sympa, il passe un tueur en 3 mois, 6 mois, très rapidement. Pourquoi ? Parce qu'il n'a pas été endoctriné à partir de zéro, on lui a rajouté que les pièces qui manquaient à son poste. Enfin, c'est une vraie saloperie tout ça. Je reviens un autre jour pour en parler plus de ça. Enfin... Merci d'avoir écouté jusque là.
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