Forum de Davos : le Capitalisme des Parties Prenantes

Le locuteur, en janvier 2024, annonce qu'il boycotte la politique française puis développe une critique vigoureuse du "capitalisme des parties prenantes" promu par le Forum de Davos et des élites économiques (Klaus Schwab). Il affirme que les PDG et grandes institutions utilisent ce cadre pour justifier une intervention sociétale et politique, contourner la démocratie et détourner des fonds vers des objectifs idéologiques via les scores ESG et les fonds d'investissement. Il illustre avec des cas (Expensify, Disney, Boeing), évoque l'histoire (Davos 1971) et cite des ratios de rémunération PDG/employé (20 → 360 → 399) pour soutenir son alerte.
Mes amis, bien le bonjour. J'ai pris une décision ce janvier 2024. La décision, c'est... Je ne sais pas si je dois la précéder d'un malheureusement ou pas, mais voilà, je vais vous la dire, la partager avec vous tel que je la pense, tel que je la vis. J'ai décidé de boycotter la politique française. Je ne vais plus l'observer, je ne vais plus en parler, je vais peut-être même ne plus y penser. Ce qui est en train de se passer, c'est dramatique. Ce pays est en train de se ridiculiser à la face du monde. Que Macron nomme comme Premier ministre, ça signifie le numéro 2 du pays, une sorte de gamin immature et sans la moindre expérience de vie. Que ce gamin-là mette son ex, un mec, au ministère des Affaires étrangères, ça signifie que Ce gars-là, potentiellement, est l'homologue et dans une situation de crise, pourrait avoir à traiter avec des gens comme Sergueï Lavrov, par exemple. Vous voyez ce que je veux dire ? Le pays est en train de devenir, je ne vous cache pas, quand je regarde les médias arabes, je fais ma revue de presse tous les jours, quand je regarde les médias arabes, On n'est plus en train de parler de politique quand on parle de France. C'est fini. Le pays est tourné littéralement à la dérision. Il n'y a plus personne qui prend au sérieux ce qui est en train de se passer en France. Reste que les gens qui sont portés sur la caricature, qui sont portés sur le calembour, qui sont portés sur ce genre de situation, dont ils ont le répertoire pour parler de ça, eux, ils se donnent un cœur joie. Mais tout ce qui est analyse sérieux, c'est fini, la France c'est plus un pays dont on parle. Donc voilà, je voulais juste partager avec vous cette décision. Deuxièmement, il y a un truc très important qui est aujourd'hui le cœur de cette vidéo. Il faut savoir que on a ce qu'on appelle, il y a une doctrine qui est en train de prendre, qui n'est même pas en train de prendre, elle a déjà pris vraiment pied aux Etats-Unis et dans beaucoup d'entreprises américaines qui ont pié en Europe. Donc c'est une doctrine qui réellement est en train d'influencer de manière de plus en plus forte notre politique, notre économie. C'est la doctrine qu'on appelle le capitalisme des partis prenants. Cette doctrine qui a été développée par le Forum de Davos, qui a été développée par le père Schwab, le docteur ingénieur Klaus Schwab, eh bien, cette doctrine-là, ce qui me choque aujourd'hui, c'est qu'elle est embrassée par des gens représentant des trilliards en termes d'économie, Alors que sur le Wikipédia français, il n'y a même pas un article sur le capitalisme en français, n'est-ce pas ? Il n'y a même pas un article sur le capitalisme des parties prenantes. Ça veut dire quoi ? En d'autres termes, ça veut dire que nous sommes en retard. Ça signifie qu'en Europe, nous sommes en retard sur les courants idéologiques, sur les mouvements de fond qui sont en train de naître ailleurs, aux États-Unis dans ce cas-là, et puis qui, par le biais des courants dominants ou des vents dominants, vont très rapidement, ou le spectre ou le fantôme de ces idées-là, Il va très rapidement traverser l'Atlantique et arriver sur nous. Il est peut-être déjà parmi nous et je suis peut-être là en train de vouloir convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé. C'est quoi le capitalisme des parties prenantes ? En anglais, on va parler de stakeholders capitalism. Le stakeholders, c'est celui qui est partie prenante dans quelque chose. Je vais vous en parler, je vais vous le définir, je vais vous dire pourquoi c'est une véritable saloperie et pourquoi il est en train d'avoir du succès. Je vous raconte. Le stakeholder's capitalism considère que la compagnie n'est pas là uniquement pour servir ses clients et servir ses investisseurs, servir les gens qui ont des actions, ça signifie des actionnaires. Donc la compagnie n'est pas uniquement là pour servir ses actionnaires ou servir ses clients, mais elle est là pour servir énormément de parties prenantes dans son business. Ça signifie que toi, par exemple, t'as rien reclamé. Tu travailles pas pour... Je sais pas moi, tu travailles pas pour telle ou telle boîte, tu travailles pas pour Ikea ou Coca-Cola, qui font partie d'ailleurs, qui ont signé dans la charte pour le capitalisme de parties prenantes. Tu ne travailles pas pour eux, mais eux considèrent qu'ils ont des responsabilités envers toi. Et ils considèrent que tu es une partie prenante dans leur business. Ça signifie que tu es enrôlé dedans de force. Et en fait, les parties prenantes, ça peut être la société par le biais, par exemple, de vouloir améliorer la société. C'est toujours des intentions, toujours ces idéologies viennent sous des intentions louables. Je peux vous parler des idéologies qui ont tué des millions de gens et je vous assure que sur le papier, vous n'allez pas entendre un mot au-dessus de l'autre. C'est toujours des intentions extrêmement louables. Donc l'intention louable, c'est que leur compagnie ou l'entreprise, par le biais du bureau de son PDG, a le devoir de changer la société pour le bien et d'oeuvrer pour le bien de la société. Genre lutter contre le changement climatique, ouvrir les consciences sur BLM, sur les discriminations transsectionnelles, sur la transsexualité, sur l'algébétisme, sur les migrants, sur tout ça. Et même, elles impliquent des générations futures dans cette vision-là. Donc c'est quand même assez ahurissant. Mais en réalité, c'est présenté sous la forme d'un « devoir ». Mais laissez-moi vous dire un petit peu le double sens de ce mot. C'est-à-dire que « devoir », imaginons que vous preniez un alcoolique, et vous lui dites vous avez le devoir de boire maintenant. D'accord ? Il sera très content d'avoir ce devoir-là. Donc pareil, on prend des gens qui sont enfermés dans leur bureau. Quand vous prenez le PDG d'une entreprise, il est enfermé dans ses locaux, il est enfermé dans ses bureaux. Il est considéré comme une divinité par ses employés, par tout le monde qui est en train de faire des salam alaik, combien même il coulerait la compagnie, combien même il virerait des milliers de personnes, c'est toujours des salam alaik jusqu'au jour où il part, on lui donne un parachute doré de plusieurs dizaines de millions et on le ramènera à un autre. Et après, devant celui-ci, on va se coucher. Ces gens-là sont imbus de leur pouvoir, mais trouvent que les murs du bureau sont très limitants. Donc ils aimeraient bien aller, avec ce pouvoir-là, ils aimeraient bien aller dans la société de manière générale. Si vous regardez, j'avais évoqué un petit peu cela dans la dernière vidéo, si vous regardez, vous allez voir qu'énormément de dirigeants d'entreprises sont devenus des politiciens. Le dernier, le plus connu, c'est Trump, d'accord, qui était PDG, même s'il ne fait pas partie vraiment de cette mouvance. Mais juste pour vous donner l'exemple de cette sensibilité qui existe à la gauche et à la droite du spectre politique, on va avoir des gens qui, une fois qu'ils atteignent des positions suprêmes au niveau du business, au niveau de l'entreprise, veulent naturellement et instinctivement aller exercer leur influence au niveau de la société de manière générale. L'inverse est aussi vrai, on va retrouver énormément d'hommes politiques, prenons Al Gore par exemple, qui a été durant les années 90. le vice-président de Bill Clinton, qui a milité, qui a créé des films, des documentaires, en réalité qui étaient présentés comme neutres, qui ont même été exposés, je vous en parlerai à l'occasion, qui ont été exposés à des enfants, qui ont été diffusés dans des lycées et tout ça, qui étaient à participation obligatoire, alors qu'en fait c'était des pamphlets militants et orientés, et pleins de contre-vérités et pleins de fausses informations, d'accord ? Mais grâce à cela, Cet homme politique, je disais, a fini aujourd'hui à la tête d'un fonds d'investissement climatique, entre guillemets, qui brasse des milliards de dollars. Donc vous voyez, il y a une connexion. Il y a une connexion dans les deux directions. Maintenant. Le problème, c'est que ces gens qui représentent, on va dire, la quintessence des forces de l'argent, et on va voir un peu plus loin là-dessus comment ils vont faire un coup d'État aux forces de l'argent avec le capitalisme des stakeholders, en fait, ils aimeraient bien, pour beaucoup, bypasser le processus démocratique pour exercer de l'influence. Je vous donne un exemple. Prenons Trump par exemple. Trump, on peut être pour ou contre Trump, mais au moins il y a une chose qu'on ne peut pas lui reprocher, c'est que pour pouvoir exercer une influence politique, il s'est soumis aux urnes. Il a été vers les urnes et il s'y est soumis. Beaucoup de PDG ne le voient pas comme ça. Beaucoup de PDG considèrent qu'ils ont un privilège de naissance à devenir ou être considérés comme des super citoyens et eux-mêmes, de par leur existence, doivent pouvoir voter, non pas une seule fois, mais beaucoup de fois. Ils doivent avoir la possibilité, dans leur vision, de pouvoir influencer la société pour son bien. Ils veulent devenir des dictateurs bienveillants, quelque part. j'incarne le bien, j'incarne la bienveillance, ma parole finalement sur le plan moral elle est supérieure, on a cette pureté morale, vous savez, les idées de pureté, la pureté qu'elle soit exercée sur un plan racial ou un plan moral ou autre, c'est toujours quelque chose qui va créer des suprémacismes totalitaires et absolutistes parce que le gars, vous savez, le gars qui a l'impression qu'il a tort, prenez un type, il est moustachu, il est corrompu, il fait des sales coups, tout ça, lui n'a pas de prétention morale élevée. Et de ce fait, il pourrait, à un moment donné, trouver ses limites. Tout du moins, mentalement, il sait que bon, le mec, il sait que c'est pas un saint. Sauf que ces gens considèrent qu'ils sont moralement supérieurs. Et que donc, au nom de cette cause morale ultime et supérieure, ils ont le droit de tout faire. Ils n'ont plus aucune limite. C'est ça qui est terrible. Je vous donne un exemple. Lorsqu'il y a eu les élections américaines, les dernières, celles qui ont opposé Trump, qui rejouaient son siège face à Biden, on a la société Expensify qui a fait une sortie absolument inqualifiable, mais qui vous permet de mesurer le point que je cherche à faire passer. Le patron d'Expensify a accès à une base de données. Une base de données qui comporte quoi ? Qui comporte des entreprises clientes et leurs employés. Pas ses employés à lui, mais les employés d'entreprises clientes. Parce que Expensify sert à quoi ? Expensify est tout simplement une sorte de plateforme. Quand tu voyages pour la compagnie, tu fais des dépenses pour la compagnie, tu es employé. Tu utilises la carte, et bien qu'est-ce que tu fais ? Tu vas scanner le ticket de caisse et l'envoyer sur l'application Expensify, et ça permet par la suite aux gens dans ta boîte qui gèrent la comptabilité de te rembourser. D'accord ? C'est à peu près ça le business model. Donc, par ce système-là, il a accès à 15 millions d'adresses e-mail. C'est des adresses e-mails qui lui ont pas été données pour qu'il vienne prêcher la bonne parole, pour qu'il vienne prêcher le retour de Jésus, ou les bienfaits de faire le Ramadan, ou je sais pas moi, ou parler d'Israël, ou parler de... Je veux dire, ses opinions, d'accord, il a le droit de les garder pour lui, ou il a le droit de les professer comme tout autre citoyen sur la média sociale, ou sur une chaise, dans un parc. Qu'est-ce qu'il va faire ce monsieur ? Il va prendre la base de données de 15 millions de contacts et il va tous leur envoyer son prêche politique en leur disant de voter pour Biden. Vous voyez, ça signifie que ces gens-là vont violer l'accord commercial et l'accord de confidentialité qui les lie à des gens, c'est-à-dire que Quand vous créez un compte sur Spensify, il y a des termes et des conditions qui disent que cette adresse email ne sera pas revendue, ne sera pas utilisée pour du spam et tout, sera utilisée que pour que vous receviez des notifications par rapport aux services fournis et tout. Et soudainement, voici le PDG qui pousse dans votre gueule ses croyances, ses opinions politiques, en vous exhortant à voter pour le candidat démocrate. D'accord ? Donc, ces gens-là se voient comme supérieurs, ne veulent pas, ne veulent certainement pas vivre dans un système où il y a un vote, une personne, une personne, un vote. C'est-à-dire un citoyen, un vote. Ça, c'est la démocratie. Eux ne se voient pas comme ça. Eux voient qu'eux-mêmes ont le droit ou devraient avoir le droit d'influencer massivement la société sur le plan politique, sur le plan sociétal et autres. Vous voyez ça ? Donc, pourquoi ? Parce que Ça vient du stakeholders capitalisme. Ils considèrent qu'ils ont un devoir envers la société, d'accord ? Mais en réalité, ce n'est pas le devoir qui les intéresse, c'est le droit plutôt qui les intéresse. C'est le droit de pouvoir influencer la société comme ils veulent. Si je prends le prince Charles. Il était prince à l'époque. à Glasgow. Je crois que c'est à Glasgow qu'il a prononcé ce discours. Je crois que c'était, oui, à Glasgow. A moins que je ne m'abuse et qu'il l'ait prononcé à une autre occasion. Il parle beaucoup, ces gens. On a du mal, des fois, à garder le, à suivre. Mais en tout cas, voilà ce qu'il a dit. Il a parlé de trilliard. Il a parlé de changements profonds dans la société. Il a parlé d'agenda 2030. Et soudainement, il va dire qu'il veut lever une armée de PDG. Il veut lever une armée de PDG glorieux sous la houlette desquelles la société avancera vers la lumière, vers des lendemains qui chantent, et puis nous serons tous comme ça, dans la béatitude, en train de louer au sacré PDG ! Voyez le truc ? C'est de la folie complète. Sans discours. Sans discours. Et ce qui est étonnant, c'est que c'est un discours aux allures révolutionnaires. Il y a une intention révolutionnaire derrière. Le mot n'est même pas de moi. Si vous regardez Schwab, un des livres, le docteur ingénieur Klaus Schwab, d'accord, qui est aujourd'hui le gars qui murmure aux oreilles de ces gens. Eh bien, ce gars, il a écrit un livre qui s'appelle la quatrième révolution. Donc le mot révolution, il vient d'eux. Il vient d'eux, c'est pas moi qui leur colle. Il y a une véritable intention révolutionnaire et cette révolution veut s'appuyer sur une armée de PDG. D'accord, vous voyez le truc. Donc, L'idée aujourd'hui, c'est que c'est une véritable révolution qu'ils veulent lancer, mais cette révolution-là, contrairement aux révolutions passées qui étaient finalement lancées par des vanupiers, lancées par des sans-culottes, lancées par des sans-grades, des gens qui en avaient ras-le-bol à un moment donné, puis ils prenaient la fourche, le fouet, le flambeau, puis ils allaient ils allaient chercher leur dirigeant, et bien aujourd'hui, se sent plutôt, c'est plutôt la casse supérieure, c'est la casse des nantis, la casse des riches, des privilégiés, ou des hyper-riches même, je parle pas du gars qui possède une jaguar ou une maison, c'est pas ça. Je parle vraiment de gens ultra-riches qui aujourd'hui pensent que le temps est venu de lancer une révolution, mais cette fois-ci, ce n'est pas le peuple qui lancera une révolution, mais c'est eux qui lanceront une révolution. Je vous rajoute un élément qui vous permet de comprendre et de mesurer pourquoi le discours de Klaus Schwab... D'ailleurs, Klaus Schwab, il n'y a pas un mot dessus de l'autre dans ses livres. On a presque l'impression que c'est une sorte d'oncle illuminé qui voit le monde de manière utopique et tout ça. C'est cette impression qu'on a dans ces livres. Sauf que ce qui est inquiétant, c'est qu'aujourd'hui, il bypasse tout processus politique et démocratique. Il est en train directement d'influencer des pouvoirs. Et les décisions qu'il pourrait prendre, les utopies qu'il pourrait avoir avec sa clique de PDG, de milliardaire et tout, ça pourrait, du jour au lendemain, s'imposer à nous. D'accord ? Sans que nous ayons le choix. Parce que ce qu'il ne dit pas dans ses livres Schwab, il ne dit pas du tout ce qui se passe à ceux qui ne sont pas d'accord avec ces utopies. D'accord ? Et même quand vous regardez le maoïsme ou vous regardez les autres, ceux qui ont écrit des livres qui ont causé le Mao, je crois que dans les années entre 58 et 62, c'était quand même les chiffres, c'est très dur de trouver des chiffres définitifs pour ces choses-là, mais on parle de 50 millions de morts, de famines, d'accord ? C'est des gens qui partent dans des expérimentations, économiques et sociétales et tout ça et puis ils finissent avec bon voilà quoi ils finissent par causer des dégâts énormes et c'est pas Mao qui est mort de faim lui est mort bon t'es malade fumé beaucoup tout ça mais il est mort à un âge assez canonique il est mort je crois à la fin des années 70 pour vous dire mais lui n'est pas mort de faim Mao donc pourquoi ça marche bien le discours de du Stakeholders Capitalism ou du capitalisme des parties prenantes parce qu'il permet à ces dix PDG ou à ces dix responsables ou responsables de compagnie de faire littéralement un coup d'état à leurs actionnaires, se faire de l'argent personnellement tout en passant pour des gens à une moralité supérieure. C'est extraordinaire. Je te donne non seulement le modus operandi, d'accord, je te donne le mobile qui est l'argent, et je te donne aussi l'excuse et la supériorité morale qui va avec. Je veux dire, n'importe quel humain, il va signer tout de suite. Il va dire, donne-moi le papier, je signe là, voilà. Donc, pourquoi ça marche ? Je vous raconte. Prenons une compagnie. Une compagnie XY. Je vous prends un témoin. Cette compagnie-là, Vous avez un bonus, vous êtes cadre, vous êtes très haut placé dans la boîte. Vous avez un bonus que vous toucherez l'année prochaine, en décembre, par exemple, si vous atteignez ou si la compagnie atteint les objectifs suivants. Je vous donne deux conditions à choix, vous choisissez. Vous ne me dites pas, vous choisissez pour vous-même. Première condition. Mettons que vous soyez Boeing, par exemple. Et puis, la condition, c'est avoir plus de commandes qu'Airbus. ou bien augmenter les parts de marché, ce qui revient au même, ou bien augmenter son chiffre d'affaires, ou bien augmenter la cadence de production, ou bien augmenter ses bénéfices, d'accord ? C'est des objectifs mesurables, c'est des objectifs objectifs, j'allais dire. Maintenant, ça c'est la première option. C'est l'option classique. Cette option exige de travailler, travailler sérieusement. et vous pouvez l'atteindre ou pas en réalité. Vous pouvez l'atteindre ou pas l'atteindre. Ce n'est pas facile toujours. La concurrence n'y donne pas l'ampleur. Allons vers l'autre option. Je vous propose une autre option, vous me dites laquelle vous préférez. L'autre option est la suivante. Vous augmentez le taux de diversité dans les bureaux de 10%. Vous réduisez l'impact carbone des bureaux de 10%. Voilà. Quelle est l'option la plus facile ? Vous voyez bien que la deuxième option, surtout que nous sommes dans un marché très saturé aujourd'hui, ça signifie les objectifs commerciaux sont de plus en plus difficiles à atteindre, de plus en plus aléatoires. Donc. Alors qu'un objectif, si on les remplace par un objectif idéologique, on se dit écoutez, les actionnaires, moi, je ne suis pas là nécessairement à votre service. Je comprends. Vous avez mis de l'argent dans la compagnie. C'est bien. Sauf qu'aujourd'hui, nous sommes dans un autre monde. Nous sommes dans le monde post-Covid. Nous sommes dans un monde où, en tant qu'entreprise, nous avons des responsabilités. Vous faites partie... Vous êtes une partie prenante, d'accord ? Mais il y a d'autres parties prenantes. Il y a la société, il y a le climat, il y a tout ça, la nature. Et ça, c'est aussi des parties prenantes envers lesquelles nous avons des devoirs. Dans ce cas-là, les gars arrivent, ils recrutent quelques personnes de la diversité, ils les envoient quelque part dans un bureau, ils vont... vers une société de analysation climatique, ils leur donnent des stickers, ils les collent sur la machine à café, c'est écrit, tous les 100 cafés, cette machine envoie un email et un arbre sera planté. Après on s'en fiche, l'arbre sera planté ou pas planté, vous savez, il y a plein de compagnies. qui organisent des sorties climatiques pour aller planter des arbres, il y a des autocars qui viennent les prendre de la boîte, ils partent quelque part vers une montagne, il y a des arbres déjà alignés, des ouvriers qui sont déjà là, qui ont déjà creusé des trous, ils arrivent, ils posent l'arbre, ils jettent deux pelletés de terre dessus, prennent des photos, les partagent sur LinkedIn, les partagent sur les réseaux sociaux, un quart d'heure plus tard, ils partent, il y a un grand restaurant, il y a une armée de serveurs qui sont là, les tables sont posées, les nappes sont dessus et on passe la journée et la soirée à boire, à rigoler, à manger. Et puis après, on rentre chez soi avec la bonne conscience. Vous voyez ce que je veux dire? Donc, la halalisation climatique est une réalité. Donc, qu'est ce qu'ils font? Ils vont vers une société de halalisation qui va leur donner les stickers dont j'ai parlé, les stickers sus mentionnés. Et à partir de là, ils ont atteint leurs objectifs. point à la ligne, c'est terminé. Ils entrent à leurs objectifs, ils vont toucher leur bonus. Alors après, si la performance de la compagnie n'est pas bonne sur le plan commercial, mais qu'est-ce qu'on s'en fiche vraiment ? Parce que leur but, c'est pas la compagnie, la compagnie n'existe pas. La compagnie d'une personne morale n'existe que sur le papier. Mais les humains, eux, ils sont là pour défendre leurs intérêts. Donc vous voyez que ce discours-là leur parle. Je vous donne un exemple. Régulièrement, il y a des plaintes qui sont dirigées contre des PDG de compagnie. Exemple, je vous donne juste un exemple qui me vient en tête, mais vous cherchez en ligne, il y en a plein. C'était le dirigeant de Walt Disney. Le PDG de Walt Disney, qu'est-ce qu'il a fait ? Il a décidé d'installer du contenu woke dans les films et dans les dessins animés. Ce n'est pas la demande du public, ce n'est pas la demande des gens, ce n'est pas la demande des spectateurs, mais lui a voulu instiller cela parce qu'il considère qu'il a un devoir de changer la société. Je veux bien qu'il la change en tant que citoyen, en tant que personne, qu'il a des vues comme tout le monde. Moi, je ne lui interdis pas d'avoir les siennes. Mais il a utilisé les outils de la compagnie, les employés de celle-ci, son budget, sa notoriété, sa production pour faire passer ses idées à l'encontre du public et les forcer dans la gueule du public. Les gens commençaient à se désabonner. Les gens se disaient Ah non, moi, je n'ai pas envie d'exposer mes enfants à ce genre de contenu. D'ailleurs, pour vous dire personnellement, je ne suis pas mieux qu'un autre. Walt Disney est strictement interdit à la maison. D'accord. Pourtant, j'ai grandi avec quelque part et je regrette aujourd'hui de dire qu'il est strictement interdit, absolument interdit, sans exception. Si par hasard, lorsqu'il y a un anniversaire, on ramène un objet Walt Disney pour ma fille, Bien sûr, je remercie la personne et tout ça, je ne suis pas sauvage non plus, mais quand la personne part, l'objet finit à la poubelle. Elle ne sera pas exposée à ça. D'accord ? Donc, le public, et on le comprend, a réagi au contenu idéologique de Walt Disney et a commencé à se désabonner. Quand tu sais désabonner, ces entreprises sont valorisées en grande partie par le nombre de leurs abonnements, c'est de là qu'elles tirent leurs revenus, elles ne vivent pas d'une redevance télévisuelle. Donc que s'est-il passé ? L'action a dévissé. L'action Walt Disney est partie vers le bas. des actionnaires se sont considérés lésés, on peut les comprendre, et ont considéré que le PDG de Walt Disney a manqué à ses obligations fiduciaires par rapport à eux, et puis que voilà, il a utilisé l'idéologie, il a fait couler le cours de l'action. Ils ont porté plainte contre lui, vous voyez ce que je veux dire ? Et régulièrement, on a des PDG qui se retrouvent justement avec des plaintes. Maintenant, quand il va voir le perche-vabe, et puis que la compagnie s'inscrit dorénavant dans un concept de capitalisme, de partie prenante. On ne peut plus le toucher, le PDG de Wall Street, parce qu'il dira écoutez les gars, je comprends, vous vous focalisez sur les abonnements, mais moi je ne focalise pas sur les abonnements. Moi, ce qui m'intéresse, c'est le rôle que joue Walt Disney dans la société. Walt Disney, depuis un an ou depuis deux ans ou trois ans, elle a augmenté de 400% son contenu walk dans les dessins animés. D'accord ? Parce qu'elle veut lutter contre la discrimination. On s'en fiche de l'abonné, on s'en fiche du cours de l'action. Oui, donnez-moi votre argent et je vais l'utiliser pour aller faire des luttes idéologiques. C'est ça ce que dit la compagnie. C'est ça ce que dit la compagnie finalement au marché. Donnez-moi votre argent et on va l'utiliser pour l'idéologie. Et puis après l'action se casse la gueule, on s'en fiche. D'accord ? Vous n'avez que les yeux pour pleurer. Alors quelque part vous pouvez me dire, oui mais... Oui mais sur un plan, parce qu'il y a toujours des gens, vous allez le trouver dans les commentaires, il y a toujours des gens qui croient que le capitalisme se régule tout seul. Ça c'est un leurre. Le capitalisme ne se régule pas tout seul. Le capitalisme devient toujours, est toujours fondé à devenir une mafia. Toujours fondé à aller faire de l'argent par le moyen le plus simple possible. Si t'es capitaliste, si t'arrives à exploiter des enfants au Laos pour leur faire faire fabriquer des grandes marques de vêtements dans des conditions d'esclavage et les ramener les vendre en Europe, il est où le problème de régulation du capitalisme ici ? Il n'y a aucun problème. C'est tout à fait logique. C'est le chemin le plus court pour l'argent. Si l'esclavage marche, tu l'utilises, c'est tout. Il n'y a pas de problème. Le capitalisme, Peut-être qu'il se régule d'une certaine manière pour faire plus d'argent, ça je veux bien croire, mais il ne se régule pas pour devenir plus vertueux. Ça, ça n'existe pas. Au contraire, il se régule pour devenir de plus en plus mafieux, avec des chemins de plus en plus courts pour faire de l'argent pour une minorité. OK ? Juste pour qu'on soit d'accord. Si vous regardez les chiffres de... Juste pour vous dire pourquoi j'utilise le mot de plus en plus d'argent pour des minorités, vous avez l'impression quand vous écoutez la vidéo, vous avez l'impression que c'est juste une opinion que je balance gratuitement comme ça, que c'est juste une sortie basée sur une opinion. Ce n'est pas vrai. Si vous regardez dans les années 60, le rapport du salaire entre un PDG et un employé de base dans une entreprise était au moyen de 20, 1 sur 20. Il est monté dans les années 70, il était vers 75, 80. Après, Yves-Alex Crescendo, il a été en 2020, je crois qu'il était de 360. Un PDG touche 360 fois le salaire d'un employé de base dans son entreprise. Et puis aujourd'hui, en 2023, je crois qu'il était à 399. Ça signifie sur trois ans, il est passé de 360 à 399. D'accord ? Ce ratio. Donc, c'est en train d'augmenter brutalement. D'ici 2030, si les plans de M. Schwab marchent, on arrivera à un ratio de 1000. D'accord ? Alors que depuis les années, pratiquement depuis 1978 à je crois 2018, quelque chose comme ça, une période de l'ordre de 30 ans, le salaire moyen du travailleur de base en bas d'étage aux Etats-Unis, par exemple, n'a augmenté en dollars réels que de 18%. D'accord ? On part de 20 à 399 pour le top, alors qu'on augmente de 18% en même temps pour la base. Donc, un jour, on va arriver à un rapport de 1 sur 1000, 1 sur 10 000 pour le top. Et puis, la base sera en train de redescendre. Donc, quand je te dis ces terminologies, ce n'est pas juste comme ça que je les bazar. Là, j'ai expliqué, je me suis arrêté. Je me suis dit, il faut que je me justifie sur celle-là. Mais tout ce que je dis depuis le début de cette vidéo, tout s'est basé sur des chiffres, sur des études, sur des analyses. Je disais qu'avec son capitalisme là, le perchvab justement va permettre aux compagnies d'utiliser l'argent des investisseurs pour des poursuites idéologiques y compris ruineuses. Maintenant, quelqu'un justement peut me dire dans les commentaires, oui mais le capitalisme se régule tout seul et donc ce qui va se passer, c'est que forcément les investisseurs fuiront les compagnies idéologisées. Logique. ne voudront pas aller vers les compagnies pour leur donner de l'argent, pour qu'ils aillent vers l'idéologie. Ça peut devenir vrai, oui, oui, mais pas pour le moment, je vais te dire pourquoi. Parce que pour le moment, le système se tient bien. Ça signifie que Schwab n'est pas parti tout seul en allant vers une compagnie ou deux leur disant, oui, mais faites cela. Non, non, non. Le système a été travaillé, il a créé le Forum de Davos, il a monté en 1971, juste pour vous dire. Il a travaillé en profondeur et aujourd'hui on a des fonds d'investissement, BlackRock par exemple, mais pas seulement. Il y a énormément de fonds d'investissement, de fonds de retraite, de banques, tout ça, qui n'investissent pas dans des compagnies qui n'ont pas un bon score ESG, environnemental, social et gouvernance. Donc, le score ESG, s'il est élevé, ça signifie si l'entreprise dépense de l'argent pour des raisons idéologiques, Elle recevra des investissements, sinon elle ne recevra pas. C'est des investissements qui sont en train d'être faits sur des entreprises qui sont peu performantes en réalité, sur le plan purement financier. Sauf que l'idéologie est en train de remplacer la finance. Mais quelque part, si vous regardez bien, nous sommes en train de créer une bulle idéologique, sur le plan économique. Remarquez bien que c'est quoi une bulle ? C'est un système qui va naître, qui va attirer beaucoup d'argent, qui va augmenter en volume très rapidement et qui n'est pas pérenne, qui ne va pas générer de valeur. Donc c'est juste, ça peut être un phénomène de mode, ça peut être lié à une loi, à une excitation particulière, en engouement des marchés pour quelque chose, comme par exemple il y a eu la bulle internet. Au début des années 2000, fin 90-2000, la moindre compagnie qui se créait, qui disait voilà on est dans l'internet, recevait énormément d'argent parce que c'est des investisseurs qui étaient désespérés de mettre de l'argent sur ce nouveau secteur, sans vraiment le comprendre, sans vraiment savoir où ça va. Donc ça a créé nécessairement une bulle, ça veut dire que trop d'argent arrive, est en train de chasser des compagnies pas nécessairement performantes et donc ça va faire une sorte d'édifice, un château de cartes qui finit par s'écrouler. Pareil pour les subprimes, pareil pour d'autres choses. Donc là, on est sur une bulle idéologique. Ça veut dire qu'on a beaucoup d'argent. qui sont en train de chasser des entreprises non pas performantes sur le plan financier, mais qui sont performantes ou vertueuses ou affichant de la vertu sur le plan idéologique. Donc, elles affichent un très bon score ESG. Prenez Boeing, par exemple. Ils ont demandé à leur... Il y a un document qui circulait, qui montre que sur l'exercice 2022-2023, ils ont lié la performance de leur cadre à la... à l'obtention ou à l'aboutissement de certains objectifs liés au climat, liés à la diversité, liés à l'inclusion, liés à l'égalité. Donc ça veut dire que tu es là pour fabriquer un Boeing et puis on te dit que ton objectif, on ne va pas le mesurer par exemple sur la fiabilité du Boeing, sur le fait que ses portes sautent ou pas en vol. mais on va te mesurer en fonction de ta conscience climatique, de l'effort de diversité que tu as fait dans tes ateliers, de ton effort d'inclusion, de ta recherche d'égalité, tout ça. Grâce à ça, la compagnie augmente son score ESG et puis finalement, elle reçoit beaucoup d'argent parce qu'il y a beaucoup d'investisseurs qui ont leur argent qui est attaché justement à ces scores ESG. Donc forcément, Enfin mes amis, c'était juste une petite explication de ce capitalisme là et comme je vous disais, j'étais choqué de voir que même dans Wikipédia francophone, il n'y a pas d'article sur le capitalisme des parties prenantes. Avant de partir, Je vous remontre mon livre. J'ai reçu de très bons avis sur Amazon. Je suis vraiment content. Beaucoup de gens l'ont lu et reviennent avec des avis très positifs. C'est un livre qui peut dégrader votre score social et républicain, d'accord ? Donc vous voyez, il y a de bonnes têtes, il y a une jolie brochette derrière. Il s'appelle les nouvelles religions, d'accord ? Il se trouve sur Amazon, en papier ou en Kindle. Les religions post-chrétiennes occidentales, qui s'appellent covidisme, climat et wokisme, sont abordées là-dedans. Il y a même un chapitre sur la Russophobie. Aussi, autre chose, je travaille sur un autre livre qui est sur le grand reset. Le grand reset, pour votre bien. Il sortira bientôt. D'ici là, on se voit dans une autre vidéo et ce ne sera pas au sujet d'Atal, je vous le garantis. A très bientôt, mes amis.
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