
A French-language YouTube monologue (Oct 2021) about the "affaire des visas" between France and Algeria: Algeria recalled its ambassador after a dispute in which France accuses Algeria of refusing to take back expelled nationals. The speaker argues Algeria cannot legally refuse its citizens, frames the episode as politically timed ahead of the French presidential election to bolster Macron on immigration, and situates the issue within larger problems of porous borders, irregular migration, Schengen visa/biometric procedures, and the costs/limits of expulsions.
Bonjour mes amis, il y a une polémique entre la France et l'Algérie. C'est une polémique qui enfle, on appelle ça l'affaire des visas. L'Algérie vient de rappeler son ambassadeur en France pour consultation et on va voir dans les prochains jours sur le plan diplomatique ce qui va se passer. Mais il y a un risque quand même d'escalade diplomatique sur ce front-là. Alors, que se passe-t-il ? Je vous dis la situation en résumé. Puis après on va voir ce qu'il y a derrière les apparences. Alors premièrement, la France accuse l'Algérie de ne pas prendre ses citoyens qui sont expulsés. Voilà ce que dit la France, c'est la version française. Si la France veut expulser un Algérien en situation irrégulière, La France se plaint que l'Algérie ne coopère pas, ne lui donne pas le laissé-passer qui lui permettrait de prendre l'avion et d'aller en Algérie. Voilà ce que dit la France. Qu'en est-il dans la réalité ? Alors tout d'abord, il ne vous échappera pas que cette histoire tombe comme par hasard à l'approche des élections présidentielles. On n'a pas du tout entendu Macron parlé d'immigration ces dernières années, et des fois on l'a entendu parler, c'était pour l'encourager. Et maintenant, soudainement, il semble vouloir montrer ses points de manière pas du tout crédible sur ce front-là. Pourquoi ? Parce que, tout simplement, il a constaté que dans les sondages, on commence à voir, on commence à se dessiner Marine Le Pen, Zemmour au coude à coude. Il a peur que, il a peur lui, si cette tendance venait à se renforcer dans les semaines et les mois qui viennent, il a peur de se faire virer parce que le gars n'est pas très populaire et c'est peu de le dire. Il a peur de se retrouver exclu dès le premier tour. Donc, il veut faire quoi ? Il veut essayer de montrer que question immigration, il sait se montrer ferme. Donc en fait, ce qu'il cherche à faire, il ne cherche pas à les chasser chez des émouristes convaincus, ni chez les convaincus du Front National, qui ne seront pas du tout impressionnés par ces gesticulations. Non, c'est pas ça. Cette approche démagogique qu'il a, c'est plutôt pour les gens de 100 camps, mais qui sont à peine dans 100 camps, ça veut dire des gens qui voteraient Macron, mais peut-être, mais pour lesquels, on va dire, la question d'immigration est très importante, et est en train de prendre une importance croissante en eux-mêmes, dans la manière dont ils pondèrent leur choix électoral. Et il a peur qu'à terme, ces gens commencent à quitter son camp et aller vers Zemmour ou vers Marine Le Pen. Donc ce qu'il a envie de faire, c'est rester quand même, être là au premier tour. Et ce qu'il veut, c'est dire à ces gens, écoutez, vous n'avez pas besoin d'aller voter extrême, n'est ce pas comme on dit, vous pouvez rester à la maison, vous pouvez rester avec moi. Et même ici, on sait se montrer ferme quand il le faut sur cette question là, dans acte. Les Algériens se fâchent et ils sentent qu'on se sert d'eux. D'autant plus que la question est montée sur un mensonge. Parce que l'Algérie n'a jamais refusé ses citoyens. Jamais l'Algérie n'a refusé un citoyen algérien. Elle ne pourrait pas. Si on arrive à l'aéroport avec un citoyen algérien, on le met dans un avion pour l'Algérie. Sur quel froid, sur quelle base d'Algérie pourrait-elle le refuser ? Il n'y a pas de base pour le refuser. L'ingérieur est obligé de prendre son citoyen. Ça a toujours été le cas. Comme la France, si un Français était expulsé de n'importe quel pays, la France serait obligée de le prendre. Maintenant, voilà le problème. La France a des frontières poreuses. Et elle en est fière. Elle est fière d'avoir des frontières ouvertes. Et le chef de l'État français a, pendant très longtemps, a utilisé cet art comme un point, on va dire, de fierté dans son discours. Il était extrêmement fier. Je vous rappelle que tellement l'État français n'a pas voulu jouer son rôle régalien dans la protection des frontières, qu'il a fallu qu'une association loi 1901 décident d'aller à ces dites frontières faire des rappels à la loi et l'association a été attaquée en justice le 10 août. La France est un pays où des passeurs agissent. ouvertement financés par des intérêts étrangers et ils agissent dans les ports français, dans les eaux territoriales françaises sans problème. Vous imaginez que ce genre de personnes ne pourraient pas s'adonner à de telles activités dans les eaux territoriales de l'Algérie ou de l'Arabie Saoudite ou de la Russie ou autre. Ils ne peuvent le faire que dans les pays qui consentent. a renoncé à leur souveraineté, à la souveraineté territoriale. La France a, dans ce sens, renoncé à la souveraineté territoriale. Donc, elle se retrouve avec quoi ? Le monde étant ce qu'il est. Vous savez, le monde est plein de désespérés. Le monde est plein de gens qui vivent dans des conditions de misère extrême et puis qui s'enjetent chaque année sur les routes, qui partent sur les routes et sur les mers et veulent juste, de manière désespérée, s'accrocher là où ils peuvent s'accrocher. Ils arrivent en France. Forcément, il y a un appel d'air. Ils ne vont pas arriver en Russie. Ils vont arriver forcément vers les pays les plus ouverts. Je dis « ouverts » dans le mauvais sens, bien sûr. Donc, ils arrivent en France. La France va se retrouver très rapidement débordée parce que c'est bien de faire des discours. C'est bien que Macron aille comme ça, avec son sourire, faire des discours en disant « nous sommes accueillants et ouverts » et tout. C'est bien de dire ça. Mais quand tu as ça dans la réalité, quand t'as des centres, quand t'as des centres avec 100 nationalités différentes, tu vois, là ça commence à devenir un problème. Quand le nombre augmente de plus en plus et puis que dans ton pays il y a des lois opposables, des lois qu'on peut t'opposer, pour que tu doives les loger, les soigner et tout ça, et que in fine le fait de rentrer illégalement en France ouvre des droits, Et que c'est la France qui a décidé qu'il en soit ainsi. Que le fait de violer ou transgresser les lois françaises ouvre des droits. Ce n'est pas les migrants qui ont décidé ça. Il ne faut pas faire une inversion accusatoire. Donc, ça attire beaucoup de monde. Ces gens qui viennent par ce chemin-là n'ont aucun document sur eux. Ils n'ont strictement aucun papier sur eux. Ils ne passent pas par les frontières. classique, donc ils ne vont pas se présenter à un poste de contrôle avec un passeport, ils n'ont strictement rien sur eux. Ils passent, ils arrivent dans une barque, pratiquement comme la Reine d'Angleterre. Ça veut dire que c'est des gens qui arrivent, ils ne montrent strictement rien du tout. Et ils entrent dans le pays. Ils racontent quoi ? Ils viennent d'où ? Ils racontent ce qu'ils veulent. Ils racontent ce qu'ils veulent. Et ils te disent je suis algérien, comme ils peuvent te dire je suis afghan, je suis syrien ou je suis marocain. Ils racontent ce qu'ils ont envie de raconter. Alors, il y a des associations, il y a des traducteurs, il y a des organisations qui arrivent, on note. Alors le gars, il peut demander l'asile en France sur la foi qu'il est algérien, mais bon, on n'a que sa parole qu'il est algérien. On n'a que sa parole. Après, par la suite, si ça ne marche pas, des autorités françaises vont vers l'ambassade d'Algérie et disent écoutez, on est un Algérien, on veut l'expulser. Les Algériens arrivent, ils posent une question au gars, il a un accent syrien à couper au couteau. Je veux dire, ils disent, tu viens d'où ? Oui, moi, je viens de loin, mais voilà, j'ai raconté que j'étais Algérien, je ne vais pas rentrer chez moi. OK. Ils ne vont pas vous le reprendre. Ils ne vont pas vous aider à reprendre ce genre de personnes. Comprenez ? Alors, le Béaba, et ça, c'est connu depuis les années 90 quand même. C'est pour ça que c'est un peu étrange qu'à la veille des élections, on le sorte. Le BABA, c'est quoi la préoccupation constante de chaque migrant illégal ? Vous savez ce que c'est ? Si on vous pose la question, c'est quoi la préoccupation constante de chaque migrant illégal ? C'est de s'assurer que son identité ne soit connue par personne, son identité réelle. Donc, quand ils arrivent, ils s'assurent qu'il n'y a aucun papier sur eux. Ils n'ont aucun papier, en tout cas aucun papier authentique, pouvant les relier à leur pays d'origine. Parce qu'ils savent une chose, la loi internationale est très claire en fait sur ces choses-là. Tu ne peux pas, regarde, imaginons la Thaïlande, face à un coup de filet comme ça, trouve, je ne sais pas moi, trouve deux blancs et trois noirs, les amène à l'ambassade de France en disant, oui, c'est des français, on va les expulser, donnez-leur un laissez-passer, on va les mettre sur le vol Air France pour Paris. Je veux dire, la France n'a aucune obligation de prendre ces gens-là. D'autant plus que si le vice-consul leur parle aux autres, ils voient que les mecs parlent même pas en français. Quoique, j'ai pris un mauvais exemple, parce que si on parle de France, tout ce que je dis, malgré tout ça, les gars peuvent être complètement français, en fait. Mais bon, on se comprend. Je veux dire, la France n'a pas à les prendre. Et c'est pareil pour tous les pays de la planète, en fait. Les histoires, les gens qui vous disent qu'il faut faire de la pression, sur les pays pour qu'ils reprennent leurs citoyens font de la démagogie parce qu'ils ignorent la réalité du terrain et les lois qui guident, en fait, qui encadrent ce genre de choses. La France va réduire les visas. Bon, ils vont punir les gens qui demandent un visa. Il faut savoir une chose. Quand quelqu'un demande un visa à la France, et ça, c'est des visas Schengen qui sont gérés au niveau de l'Union européenne. Il faut savoir que cette personne doit fournir des données biométriques, donc empreintes photo, doit fournir des formulaires avec tous ces données. Là où elle travaille, elle doit fournir un certificat de travail, un titre de congé, les fiches de paie, les décomptes bancaires, etc. Les quantités de données à fournir, c'est énorme. Mais en tout cas, le résultat net de tout ça, c'est que la personne est inscrite au niveau biométrique à l'ambassade, et au moment où elle traverse les frontières d'un pays Schengen, d'un état Schengen, il est tout à fait possible, juste avec son empreinte, de retrouver ces données-là. Donc, ce genre de personnes qui viennent légalement ne peuvent pas mentir après, ne peuvent pas mentir sur leur âge, sur leur origine, sur leur nationalité. Ils ne peuvent pas, parce que tout le dossier est là, dans le détail. Là, de quoi nous parlons, nous parlons de gens qui rentrent sans passer par les voies légales. Nous parlons de gens qui viennent par des associations qui les prennent en mer et qui les ramènent par barque. Nous parlons de ce genre de personnes. ou qui traversent par d'autres moyens. Mais voilà de quoi nous parlons. Le problème, c'est que ça devient un souci croissant pour la France, parce que leur nombre et les droits qu'ils ont, et ces droits qui sont opposables, deviennent très rapidement très difficiles à gérer, très coûteux à gérer, surtout en période de crise économique. La France veut s'en débarrasser, c'est tout à fait compréhensible. Le problème c'est que, c'est tout à fait compréhensible aussi, que d'autres pays ne vont pas prendre une problématique appartenant à quelqu'un d'autre. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est ça le problème. Et donc, les gens qui vous disent, les gens qui vous parlent de mesures de rétorsion et tout ça, font de la démagogie, en fait, font de la démagogie. Ça ne marche pas comme ça. Il n'y a aucune pression que tu peux exercer sur un pays souverain pour qu'il prenne des gens qui s'en rentrent chez toi parce que tu n'exerces pas de souveraineté sur ton territoire et sur tes frontières. Tu ne protèges pas tes frontières. Des gens s'infiltrent chez toi. Et après, tu veux que les autres les prennent. Mais ils le prendraient pour quoi ? À quel titre ? Sur le côté culturel, et je finirai avec ce détail, il y a un dicton algérien qui dit, celui qui donne son derrière, qu'Allah ne l'aide pas à le récupérer. C'est la façon, je vous le dis, la façon soft. Tout simplement, vous regardez des pays, je ne sais pas moi, vous regardez la Russie, les pays arabes, les pays maghrébins, regardez l'Algérie par exemple. Je suis en Algérie, dès que je m'approche des frontières, je sens une présence renforcée de l'armée, de la police, de la gendarmerie. Il y a des moyens qui mettent en place pour protéger les frontières. Pourquoi ? C'est parce qu'ils sont méchants ou agressifs ou autre, non. Parce que les temps sont durs tout simplement. Aujourd'hui, si tu as un pays qui commence à avoir la réputation dans le monde que ses frontières sont une passoire, on peut te ramener n'importe quoi. Ton pays peut devenir une plaque tournante de trafic d'êtres humains. Il peut devenir une plaque tournante pour les armes, pour la drogue, pour n'importe quoi. Donc, chaque pays exige que des gens qui rentrent, qui sortent, passent par des points de contrôle. Aussi simple que cela. Et à ces points de contrôle, il y a un certain nombre d'éléments qui sont exigés, il y a un enregistrement qui est fait. C'est tout, c'est simple. Si la France ne fait pas cela, elle va pas après pleurnicher à la veille d'une élection présidentielle chez d'autres pays du Sud en leur disant écoutez, débrouillez-vous, nous on s'en sort pas, prenez-les. Ils vont pas les prendre. Personne va vous les prendre. Personne. Et je vais vous dire la réalité. Je vais vous dire la réalité. Et tout le reste, c'est de la démagogie. Tout le reste, c'est de la démagogie. La réalité aujourd'hui du droit et la réalité des relations entre les pays et la façon dont notre monde actuel fonctionne, Ne laisse qu'une seule et unique option. Premièrement. Je dis unique option, je dis premièrement, c'est pas grave. Premièrement, tu dois savoir une chose. S'il pose les pieds chez toi, il est à toi. C'est la règle. S'il pose les pieds chez toi, il est à toi. C'est ta propriété. A partir de là, tu débrouilles avec. Tu le prends, tu fais ce que tu veux avec. Rappelez-vous, une fois c'est en Corse. où un matin on s'est réveillé et il y avait 150 personnes sur une plage. Personne ne sait d'où ils sont arrivés. Ils sont où ? Cherchez-les. Ils sont où aujourd'hui ? Je peux vous dire où ils sont. Ils sont naturalisés aujourd'hui. Je vous garantis qu'ils sont naturalisés à ce stade. OK ? Donc, ça c'était premièrement. Deuxièmement, il faut donc protéger vos frontières. Vous protégez vos frontières. Numéro 2. Criminaliser, ça, vous pouvez le faire chez vous. Criminaliser, justement, le fait de traverser les frontières illégalement, le fait d'aider des gens à traverser les frontières illégalement, le criminaliser, ne pas ouvrir des droits à des gens qui utilisent ce genre de méthode pour traverser. Vous voyez, faire un peu comme dans d'autres pays, parce que dans notre forme de monde, honnêtement, j'aurais voulu, au fond de moi, j'aurais voulu vivre dans un pays où il n'y a pas de frontières, où tous les humains vivraient dans la joie et la bonne humeur, où chaque pays serait évolué à sa manière, chaque pays aurait trouvé sa joie de vivre, chaque pays aurait trouvé une stabilité économique, et que les gens se déplaceraient, comme ça, flâneraient sur Terre pour voir un petit peu comment les autres vivent, et puis rentreraient chez eux pour raconter de belles histoires. J'aurais voulu qu'on vive sur ce genre de planète. Mais en ne vivant pas sur cette planète-là. On est obligé donc de faire face à la réalité. La réalité dit que voilà, si tous les pays sont durs. En Russie, un gars, j'ai vu un blogueur, il avait un visa, un visa valide en Russie. Il prend le train à Moscou. Le train devait partir pour quitter la Russie. Il était 15h je crois. C'est le dernier jour de validité de son visa. Les flics regardent et disent écoute, on a un problème. Il est 15h, ce train quitte la frontière à 3h du matin. Ce train quittera le pays dans 12 heures. Même si tu quittes maintenant, tu es dans le train en partant vers la frontière maintenant. Mais le problème, c'est qu'au moment. Où ton visa expirera, le train sera encore à trois heures de la frontière. Donc. Tu vas automatiquement être dans l'illégalité et nous devons s'y vire. Les pays ne rigolent pas avec leurs frontières. Il n'y a qu'un seul pays au monde qui est connu pour ne donner aucune valeur à ses frontières. Il s'appelle la France et il en est fier. Excepté la veille des élections présidentielles, quand ce pays constate que finalement, oui, ça ne passe pas auprès de l'électorat, il va falloir les caresser dans le sein du poil et en fait semblant de s'en rappeler. Puis après, on l'oubliera. On tourne la page. C'était juste en passant. Voilà une petite histoire. Je vous laisse et puis on se retrouve dans une autre vidéo. Puis au passage, j'avais remarqué que le père Jean-Marie Le Pen, il a quand même donné une carte très forte. Il a soutenu Zemmour. C'est un soutien conditionnel, mais... ça devient intéressant cette élection. Je vous le dis, ça devient intéressant. Avant, ça ne m'intéressait pas, mais maintenant, je commence à regarder ça avec un certain intérêt, un intérêt renouvelé, en tout cas. Allez, on en parle une autre fois, puis à très bientôt, mes amis. Bonne nuit aux insomniacs.
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