
A French speaker examines how France's 1962 partition with Algeria, which cost the country 17 departments, shaped today's immigration and demographic debates. He questions whether lower birth rates and immigration can fix pensions, and criticizes family reunification policies that followed independence.
Bonjour les amis, voilà je suis un petit peu de retour. Alors aujourd'hui j'aimerais vous parler d'un sujet qui m'a interpellé. Enfin, il y a plein de sujets qui m'ont interpellé. Par exemple, aujourd'hui, la question que j'étais en train de me poser, c'est une question de maths, purement de mathématiques. Il y a un journal français qui félicite qu'il y ait moins de bébés, qu'il y ait moins de naissances en France. Et il dit, le journaliste, que c'est une très bonne chose pour l'environnement, c'est une très bonne chose pour les migrants et que ça permettra de payer les retraites dans le futur par les migrants. Alors, le truc, c'est que j'ai étudié les mathématiques pendant un certain nombre d'années et je n'arrive pas à comprendre si quelqu'un, peut-être il y a des gens, je suis sûr qu'il y a beaucoup de gens qui sont très calés sur le sujet des retraites et tout ça, qui peuvent m'expliquer comment le fait de ramener en masse un excédent démographique de pays du tiers monde, un excédent qui dans son pays n'a pas pu accéder on va dire, à l'enseignement, n'a pas pu accéder à la santé, n'a pas pu accéder au travail, n'a pas pu accéder à quoi que ce soit, et que tu ramènes cet excédent-là chez toi, et que tu payes des milliards en médecine, en psychiatre, en aide sociale, en gestion de criminalité, tout ça, c'est ce qu'on voit tous les jours, c'est juste un constat que je suis en train de faire. Je présume rien du tout. Comment ça te permet de payer les retraites dans le futur ? comment ceci serait créateur de richesse. D'accord ? Dans ce cas-là, parce que honnêtement, honnêtement, je vous dirai un truc. Moi-même, si vous m'expliquez que ça marche, je suis prêt à aller faire le tour aller dans un asile psychiatrique, prendre 2-3 personnes, ramener 2-3 SDF, tout ça, les ramener à la maison, les nourrir, les loger, les emmener chez le médecin, les habiller, payer, m'endetter même, ce que fait la France, aller prendre des dettes, aller à la banque, voir mon banquier s'il ne veut pas me prêter plus, plus, plus d'argent pour financer leur niveau de vie, et que peut-être ça me payera ma retraite. D'accord ? Je ne sais pas, c'est peut-être juste moi qui suis bouché, mais il y a quelque chose qui m'échappe dans la logique de ce nouveau monde, ce nouveau siècle. Je ne suis pas le seul, je pense. Alors, autre truc aussi qui m'était passé par la tête, c'était... Vous savez, il y a Macron qui a dit que la France vivait dans les années 30. Je ne sais pas pourquoi il compare aux années 30. Je n'ai pas la moindre idée pourquoi. Est-ce qu'il aurait de mauvaises idées dans la tête ? Je ne sais pas. Parce que dans les années 30, il s'est passé quoi ? Les années 30, c'était des états qui étaient devenus incontrôlables et qui ont commencé à... à organiser des saloperies sans non quoi, je veux dire voilà moi ça me fait peur quand un dirigeant commence à se dire je sens que nous nous approchons des années 30 je veux dire c'est voilà peut-être qu'il a une mauvaise idée derrière la tête mais en tout cas ce que ce que je vais vous dire c'est que pour moi la France n'est pas dans les années 30 elle est plutôt si on doit comparer elle serait plutôt au début des années 50 pourquoi parce que je vais vous dire un truc en 1962 à l'indépendance de l'Algérie, alors de notre vision à nous d'algériens. Bon voilà, l'Algérie est devenue indépendante, on fait la fête, on sort un drapeau, on a un pays, tout ça, c'est génial. Maintenant, la France a cette tendance toujours de lire l'histoire à travers le regard de l'autre. Et la France ne doit pas lire son histoire au travers de mon regard, ou au travers du regard d'algériens, quand il s'agit de cette histoire en particulier. cette projection chez l'autre peut causer des fois des résultats assez malheureux, comme par exemple Édouard Philippe qui va faire des salamalèques au Vietnam, ou bien là, les célébrations, si je peux appeler ça comme ça, de la fin de la Première Guerre mondiale, avec on a du souci à ne pas heurter les Allemands. Je veux dire, à l'époque, les gens se faisaient heurter avec des canons qui déchiraient des foules entières, ils se faisaient heurter par des gaz, par des armes chimiques, par des saloperies sans nom. Et aujourd'hui, on a peur des mots, on a peur même de célébrer la mémoire de ces gens-là, de peur de heurter par ne serait-ce que cette célébration, heurter l'autre. Je veux dire, revenons à notre sujet. La France en 1962, juste pour vous situer, Elle a perdu 17 départements, d'accord ? Parce que l'Algérie représentait 17 départements. Et pour vous situer un petit peu dans l'histoire, pour vous dire, l'Algérie a été française depuis pratiquement 132 ans. Ce qui, sur l'échelle de l'histoire européenne, c'est énorme. Alors, moi je vous parle en africain, vous savez, chez nous c'est très simple. Chez nous, l'histoire est très lente. Un siècle, c'est 4 présidents. C'est simple, tu vois ce que je veux dire ? Alors que... En Europe, il y a énormément de choses qui se passent en un siècle, et a fortiori en 132 ans. Alors, si tu regardes en 62, l'Algérie était française depuis très longtemps. C'est un département français. Et l'Algérie était française bien avant Nice et bien avant la Savoie. L'Algérie, je crois, c'était devenu un département en 1848. Alors que le duché de Nice et la Savoie ont rejoint la France en 1860. D'accord ? Ils y sont toujours d'ailleurs. Enfin, on ne sait pas. Parce que voilà, ça c'est une autre histoire. On y arrive. Ce n'est même pas une autre histoire. C'est exactement le cœur de notre sujet. En fait, Donc, la France avait subi une partition qui lui a fait perdre 17 départements, qui étaient ces départements, on va dire, les plus divers, pour utiliser le langage d'aujourd'hui. Des départements qui étaient divers, où il cherchait à développer une sorte de mixité, de vivre ensemble et tout ça. Eh bien bon, voilà, ça s'est terminé en tête à queue. Et en plus, en termes de surface, bien sûr la surface n'est pas vraiment le plus important, mais quand même il faut le dire, la France en 1962 avait perdu 80% de son territoire. Parce que si tu regardes, l'Algérie c'est à peu près 2 400 000 km², Et la France c'est quoi, c'est 640, 642, 43 000 km² quoi, peu de choses près, 2-3 villages près. D'accord ? Donc, elle avait perdu 17 départements, 80% de sa surface. Ce qu'on appelle une partition quoi. Et puis, l'autre partie a créé ce qu'on appelle l'Algérie moderne. Ça c'est la vision française, on va dire de l'histoire. D'accord ? C'est pas la vision algérienne, c'est la vision française. Alors, C'est bien de regarder, je vous invite à regarder l'histoire à travers votre propre prisme à vous, c'est très important. Alors. Donc. En 1962, cette partition, on parle de François Hollande, mais lui, il n'en parle pas dans le passé, il en parle dans le futur. Ou bien même M. Collomb qui parle de vivre face à face. À l'époque aussi, en 1954, quand ça a commencé, il vivait face à face. Et ça finit par la partition de 1962. Donc on est en train réellement de... L'histoire est un éternel recommencement, comme on dit. Et là, ce qui est terrible, et là, c'est extraordinaire même, c'est que... Ces gens, ces hommes politiques, ces femmes politiques, ce peuple qui a connu cette partition de 62, moi je n'étais pas né, je n'étais même pas là, donc je ne peux pas vous en dire plus que ça, mais ça avait dû être une partition qui s'est faite dans la déchirure, en quelque sorte, parce que j'ai entendu des gens des deux côtés en parler, c'est vrai que c'est quelque chose pour eux, pour moi c'était rien parce que je n'étais pas né, mais pour eux c'est quelque chose. Alors, le truc c'est que du côté français, ils vont partir sur une expérience absolument hallucinante, absolument hallucinante. Alors, c'est qu'à partir des années 60, 70, donc je vous parle de gens qui ont connu cette période de partition, ils vont organiser une immigration massive, accompagnée d'une politique démographique très agressive, Et puis tout cela, des ex-colonies, de l'Algérie en particulier. Alors ça, c'est assez dingue quand même, parce que ça serait arrivé un siècle plus tard. Genre 62, partition, 2062, on commence une immigration. Je veux bien comprendre, les gens se disent, le monde a changé, les temps ne sont plus les mêmes, les gens ont oublié, ceux qui ont vécu cette époque sont morts et tout ça. On peut penser cela. Mais ce qui est inimaginable, c'est que ça a été fait, ça a été organisé, ça a été ourdi par des gens qui ont vécu cette période. Et ça, c'est terrible. Je n'arrive pas à l'imaginer. D'accord, c'est comme l'histoire des retraites. C'est un truc qui ne monte pas dans la tête. C'est comme si tu as un type, je ne sais pas, il se fracasse en faisant une activité très dangereuse et il sort de, je ne sais pas, de 10 ans de coma. La première chose qu'il va faire, c'est refaire exactement la même chose tout de suite après. Ça, c'est ça, c'est terrible. Et en fait, ils vont créer à partir de 73, 72, là bon, je suis à quelques années près, mais on se comprend, il me semble une dizaine d'années après cette fameuse partition, ils vont organiser le regroupement familial, comme s'ils ne savaient pas ce que ça allait donner. Fatalement, ils ont recréé une situation coloniale en France. Si je reviens aujourd'hui rapidement, la France aujourd'hui ressemble à ce qu'elle était dans les années 50, c'est-à-dire des peuples qui s'identifient à décoloniser, d'autres qui s'identifient à plus rien, des tensions, une vie face à face. Et donc, ça va déboucher sur quoi, à votre avis ? Je ne sais pas. Comparaison n'est pas raison. Je ne sais pas. C'est comme lorsque tu vas à la banque et puis ils te proposent des fois un investissement et c'est écrit en tout petit en bas. Ils te montrent des genres sur les dix dernières années, ils ont fait tant, tant, tant par année, genre beaucoup de bénéfices. Et puis c'est écrit en bas que les bénéfices passés ou les résultats passés ne présument rien des résultats futurs. On peut dire que la loi de la physique a changé. Quelqu'un peut soutenir cela, peut dire non, non, attends, nous avons exactement les mêmes prémices, nous avons exactement la même histoire, mais le résultat sera différent. Voilà quoi, on va voir, on va voir si le résultat sera différent, mais en tout cas, ça s'annonce extrêmement pénible un petit peu. Le risque, c'est que la France, j'imagine juste pour continuer l'absurde, mais nous sommes dans une histoire absurde. Imaginons que la France finisse, comme l'a dit François Hollande, dans cinq ans, finisse partitionnée en deux parties, qu'elle perde 80% de son territoire et que l'autre territoire se transforme en, je ne sais pas, un califat islamique, il s'agisse comme ça. Imaginons que cette partie, ce 20% qui reste, dans les dix ans, commence à organiser une immigration massive et une politique démographique depuis l'autre partie, alors ça oui d'accord j'ai ma tête qui bug quoi c'est pour ça que j'avais du mal peut-être aussi à faire des vidéos même si techniquement j'étais pas là techniquement si vous voulez ces derniers temps j'étais plus dans des avions que dans une voiture pour vous dire je fais le plein dans cette voiture il faut toutes les 5-6 semaines juste pour vous situer alors qu'avant j'étais presque tout le temps sur la route quoi donc oui voilà mes amis c'est Moi, vous savez, je n'aime pas utiliser ce genre de mots. Ce que je viens de vous dire dans la vidéo, dans cette vidéo là, ce sont des propos qui sont extrêmement durs pour moi à sortir parce que je me souviens, je me souviens il y a dix ans, quand des gens parlaient de partition de la France ou de guerre civile, de trucs comme ça. Moi même, je l'ai trouvé à l'époque, je l'ai trouvé, je ne vais pas dire extrémiste, je l'ai trouvé excessif. Je ne voulais pas utiliser ce genre de mots, en tout cas pas facilement, pas libéralement, pas juste comme ça. Ce sont des mots très graves, très importants. Et là, je me rends compte que des politiques, des hommes politiques de premier plan, des hommes politiques qui sont des insiders, qui sont de l'intérieur, balancent des propos similaires. Et bien sûr, eux, de par leur réserve, de par leur retenue, de par leur position, ne peuvent pas te tartiner ça. Ils ne peuvent pas t'en parler pendant deux heures. Ce qu'ils vont faire, c'est qu'ils te balancent deux, trois mots clés. C'est à toi de les prendre en vol. C'est tout. C'est le maximum qu'ils peuvent dire. C'est le maximum qu'ils peuvent sortir. D'accord. D'ailleurs, moi-même, en parlant maintenant, c'est le maximum que je puisse dire aussi. D'accord. C'est ça, le truc. Mais bon, on se comprend. En tout cas, c'est Je vous laisse mes amis, je vais publier cette vidéo et puis je reviens quand je peux. J'ai deux ou trois voyages en succession rapide qui vont m'emmener jusqu'à la fin de l'année. Mais je trouverai bien un moment entre les deux ou entre les trois ou quatre pour vous en parler, pour venir vous parler d'autres choses qui me passent dans la tête. J'espère arriver à à dire des choses positives. J'aimerais bien dire des choses positives, honnêtement. J'aimerais bien que... J'aimerais bien un jour arriver et vous dire je me suis trompé. J'aimerais bien, mais... Ouais. À bientôt, mes amis.
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