
A French monologue on the country's political elite and systemic inequality under Macron. The speaker criticizes the ruling class and calls for awareness of how power operates in France, arguing the system perpetuates injustice across society.
Bonjour mes amis. Vous savez, je vais vous dire un truc. Quand je parlais à mes grands-parents, quand je parlais à des vieux algériens, il y en a de moins en moins, je parle de gens vieux qui ont connu l'époque de l'Algérie française. Quand je parlais à ces gens-là, je me souviens que quand ils évoquaient certaines connaissances Jacqueline, Ginette, vous savez ces noms un petit peu surannés. Quand ils évoquaient ces personnes-là, il y avait une sorte de nostalgie, il y avait une sorte de... On dirait qu'ils vivaient en bonne intelligence. On disait qu'il y avait quelque chose de... On dirait qu'il y avait des liens entre eux, des liens très forts. Et en fait, il y a eu la guerre et ce fut une brisure qui a cassé toutes ces communautés, qui a séparé des gens parfois pour toujours, le plus souvent pour toujours. Alors en fait, je vais vous dire un truc. Aujourd'hui, je regarde la France. En tant qu'observateur, ça fait très longtemps que j'observe la politique de ce pays. Et je vais vous dire un truc. Les Algériens de l'époque, Quand ils ont pris les armes, mes ancêtres, quand ils ont pris les armes, ils ont eu cette bonne idée d'aller attaquer cette république de francs, ben ils l'ont pas fait pour ou à cause de Ginette et Jacqueline, n'est-ce pas ? Ils l'ont fait à cause des voyous, à cause des voyous qui a la tête de la république française. Ils n'ont peut-être même pas pris les armes contre la France. Ils ont pris les armes contre la République. Voilà ce qu'ils ont fait. C'est ça. C'était pour beaucoup des gens qui étaient dans la misère, des gens qui étaient illettrés, des gens qui n'avaient pas nécessairement fait de grandes études, pour beaucoup. Mais en même temps, c'est des personnes qui avaient assez d'instinct, qui avaient assez de droiture morale pour voir le mal et le reconnaître. D'accord ? Aujourd'hui, ce que vous vivez aujourd'hui, de la part de votre régime de caste, c'est ce que nous avions vécu nous à l'époque, ce que nos ancêtres ont vécu. Quand ils décrivent les raisons pour lesquelles ils sont soulevés, ils parlent justement de cette violence, ils parlent de ce cynisme, ils parlent du mépris. Mépris, c'est un mot qui revient très souvent. Donc vous voyez le truc, c'est ça. Alors, ça nous explique rétrospectivement un petit peu ce que certains ont vécu. Alors, je voulais vous dire que... La France, chaque fois que ça tombe bas, que la caste qui dirige la France, parce que c'est une caste de nantis, c'est une caste de privilégiés, c'est des privilèges qui sont irrités depuis l'époque des rois de France qui ont persisté dans le système dit républicain, mais c'est des privilèges qui sont là, c'est des gens qui se considèrent naturellement supérieur au peuple, qui se considère naturellement supérieur au citoyen, le citoyen, honnêtement, il ne vaut pas plus qu'un hamster. Il est à peine toléré. La France, c'est à eux. La France, c'est eux. D'accord ? C'est leur pays, c'est leur propriété. Et puis le reste, bon, je te permets de vivre parce que tu payes des impôts, tu tiens un carreau et puis tu obéis aux ordres. Mais voilà, il ne faut pas te prendre tes aises. Tu n'es pas chez toi. C'est ça la France, c'est ça l'esprit des élites françaises. Quand les français avaient voté pour François Hollande, je me souviens que le pays avait connu une sorte de chute assez brutale. Je vais te donner une règle empirique. Quand chaque fois que tu avances, le système qui arrive est pire que celui qui était derrière, que celui que tu as laissé derrière, c'est que tu es sur une pente de décadence. C'est très empirique, mais ça marche, tu verras, ça marche très bien. Les Français, je me rappelle, étaient tellement scandalisés par cet abruti de Hollande, une sorte d'idiot du village, que beaucoup disaient que l'armée allait venir nous secourir. L'armée ne peut pas laisser passer ça. Ils pensaient que ça relevait du rôle de l'armée de venir nettoyer les excréments qu'ils votaient. Beaucoup de Français faisaient trender sur Twitter et ailleurs, il n'est pas mon président. Ça veut dire qu'honnêtement, ils croyaient qu'ils pouvaient mettre n'importe quel létron au pouvoir et que c'était le rôle des militaires de venir fixer ça. Par la suite, Hollande a fini son mandat. Tu sais, tu peux voter. Moi, je vais être franc. Tu peux voter pour même qui tu veux, qui tu veux vraiment. Il finira son mandat. Il le finira. Quoi qu'il fasse, honnêtement, quoi qu'il fasse. Il finira son mandat, donc fais super gaffe. Fais super gaffe quand tu votes pour qui tu votes. Alors les français, on le sait, ils votent comme le leur disent les journalistes, les humoristes, les chanteurs, les footballeurs, comme le leur disent la caste. Tu sais, ces gens qui te donnent des leçons, moi je vais te dire un truc. Tu crois qu'ils ont les mêmes problèmes que toi ? Tu crois qu'ils ont des problèmes, eux, les mêmes que les tiens ? Ils vivent dans des maisons que tu ne pourras même pas les approcher. Il y a des caméras, il y a des barbelés, il y a des gardiens, il y a la police qui vient te demander ce que tu fous dans le coin. Ils sont protégés. Ils sont protégés, non pas sur le plan physique, mais ils sont protégés contre tous les problèmes classiques de la vie. Eux, quand le petit finit son bac, il n'y a pas de souci. à lui trouver une place dans la meilleure université de France, en ce qu'il veut. Et quand il finira ses études, même s'il finit le dernier, même si c'est le dernier bourricot de la classe, c'est pas grave, on lui trouvera une place de cadre supérieur dans un grand groupe, puis il fera des dégâts, puis on se la ferme, parce que voilà, il a l'odeur. On a été colonisés 132 ans par la France, on connaît, on nous a laissé un petit peu de... On en a un petit peu chez nous aussi. On en a un petit peu chez nous, des gens au comportement de caste. Mais c'est pas aussi grave que chez vous. Chez vous, c'est la source quand même. En fait, je me rappelle, il y a quelques jours, il y avait une mini-strette de je ne sais même pas quoi et je ne veux même pas savoir de quoi. Une mini-strette. Cette mini-strette, elle arrive à l'aéroport, elle veut embarquer pour Genève et elle n'avait pas Il fallait un test PCR, un truc comme ça, ou un passeport sanitaire, ou je ne sais pas quoi, qui n'était pas en règle. Mes amis, vous connaissez tous les aéroports. Vous connaissez tous les aéroports. Les aéroports, ce sont des endroits, depuis un certain temps, depuis septembre 2001, C'est des endroits de déshumanisation. C'est des endroits où on abandonne une partie de son humanité contre un titre de transport. Moi, quand je vais dans les aéroports, je sais que je vais faire face à des limbies de gauche et je sais que je vérifie dix fois mes papiers, je vérifie dix fois le poids de ma valise, mes documents, tout, tout, tout. Mon billet, ma réservation, tout. Et quand j'arrive, je peux vous dire, j'ai presque l'impression quand le préposé finit par me laisser passer, je sens presque des fois une déception dans leur voix parce que je sais qu'ils cherchent plus des raisons pour lesquelles ils ne me laisseront pas embarquer que le contraire. Quand ils trouvent la raison, quand par exemple, il manque une lettre de mon prénom ou quand il y a une erreur ou quand la valise a 500 grammes de plus, Ah, qu'est-ce qu'ils sont heureux. Qu'est-ce qu'ils sont heureux. Là, on sent qu'ils sont dans leur élément. Ils sont si joyeux. Alors, je vous disais, dans ce contexte, madame la ministre inconnue arrive à l'aéroport. Elle n'est pas en règle et on la laisse embarquer. Le chef d'escale dit oui, c'est la ministre. Ministre. D'accord. C'est ça. C'est pour ça que nos grands-parents en Algérie ont pris les armes. D'accord. C'est pour ça. Pour la caste. Je suis ministre. D'accord ? Ou toi, on te laissera pas embarquer pour un P, pour n'importe quoi. Mais des gens de la caste, ils vont, ils s'assoient comme ça dans la vie en pleine éclatante. Heureusement qu'il y a eu un commandant de bord. qu'il a viré de l'avion, comme une malpropre. Et j'espère, parce que je connais ce pays de merde, j'espère que Air France, que son employeur, ne viendra pas lui chercher des poux dans la tête. Parce qu'il serait capable. Parce qu'il a quand même commis un crime de lèse-majesté. La majesté, vous voyez, le concept de majesté, un de mes livres de chevet, c'est Moral et dogme d'Albert Pike. Il y a un passage très intéressant qui parle de la prostituée de Louis XV, Madame du Barry. Madame du Barry que Louis XV quitte au milieu de la nuit, l'abandonne au milieu de la nuit. Et le matin, elle fâchée, sortant du lit, il y a à ses pieds le nonce du pape et le cardinal de la Roche à aimants. Chacun de ces hommes à genoux dans une position de dévotion, devant la maîtresse fâchée, assise sur le lit adultère, et lui passe chacun une savate aux pieds. Ça, c'est la France. Cette scène résume la France. Une caste pourrie qui gangrène le pays comme un cancer Et puis, même leurs prostituées, on est censé s'agenouiller devant. Donc, je vous disais aujourd'hui, je parlais des Français, les autres sont pas mieux, regardez les Suisses. Les Suisses, ils ont fait une votation pour le pass sanitaire, ils ont voté oui. D'accord ? Ils ont voté oui. Et ils s'en sont fait carrer, désirer de fendant, dans la joie et la bonne humeur. Alors maintenant, pour le retirer, c'est pas comme ça. Tu peux toujours voter pour l'avoir. Mais bon, bonne chance pour voter pour. Pour l'enlever. OK, qu'est ce que je vous disais? Les Français se retrouvent avec Macron. Macron qui, plus on avance dans le temps, moins il a de plus, il a des difficultés, je dirais. à cacher le voyou qui rend vie. On a toujours compris que c'était une brute. On a toujours compris que c'était un voyou. C'est un voyou. Il a la tête, il a le comportement, il a l'attitude. D'ailleurs, l'histoire de Benalla et tout montre que c'est quelqu'un qui se voit, qui se voit comme à la tête d'un grand, qu'il aime bien s'entourer de gros bras, il aime bien s'entourer de connieurs, il aime bien s'entourer de gens qui l'appellent patron. Donc, c'est clair que c'est un voyou. Là, aujourd'hui, plus on s'approche de l'élection, de la date fatidique, de la fin de son mandat, de la fin de son contrat pour le cartel, parce que ce n'est pas un type qui est à votre service. Il n'est pas en train de faire un mandat présidentiel, le type. Il n'est pas là pour faire un mandat présidentiel, il est là pour servir des intérêts qui ne sont pas les tiens. Mais tu l'as voté, les Français l'ont voté parce que bon, voilà, ils ont écouté, comme je disais, les chanteurs, les humoristes, les journalistes, ils leur ont dit donc ils ont voté pour. C'est tout. Vous êtes en train de morfler, vous êtes en train de morfler et ce n'est pas par injustice, vous comprenez ? C'est une justice, vous l'aviez cherchée, vous l'aviez cherchée, vous l'aviez voulue, vous l'avez maintenant. Et ça fait des années que vous tournez autour du pot, ça fait 20 ans, 25 ans que vous votez systématiquement contre votre camp. les donneurs d'ordre, qui sont des milliardaires, qui sont des gens qui vivent dans une autre dimension que vous, et qui vous méprisent, et vous votez comme ils vous disent. Dans ce cas-là, ça ne sert à rien de faire une démocratie, mes amis, ça ne sert à rien de vous casser les pieds, je ne sais même pas combien elle coûte, une élection présidentielle, mais annulez-la, annulez les élections présidentielles, arrêtez de faire des élections présidentielles. Faites un collège, faites un collège de chanteurs, d'artistes, de journalistes et tout ça, et d'intellectuels et tout ça, et de personnalités de télé. Mettez-les dans un amphi, qu'ils discutent pendant deux heures et puis qu'ils votent un président et ils le sortent. Et je vous assure, ça serait exactement la même chose que vous auriez voté vous. Il n'y aurait même pas un déni de démocratie ou quoi que ce soit. Vous auriez voté exactement comme ils vous le disent. Donc arrêtons ce foutage de gueule et puis qu'ils fassent le travail pour vous. D'accord ? Parce que vous n'arrivez pas à prendre votre indépendance aux gens-là. Je vous parle collectivement, je sais bien qu'il y a des gens qui me disent « Ouais, mais tu m'agaces à le dos, ça fait des années que oui, Collectivement, c'est pas possible. Vous êtes en train de vous enfoncer. Donc là, on a Macron qui réellement utilise un langage voyou. Je veux les emmerder. Il veut emmerder des millions de Français. Des Français qui n'obtempèrent pas à ses désirs. C'est des Français qu'il ne considère pas comme des citoyens. Je veux dire, aujourd'hui, ce n'est pas des citoyens. Demain, ce ne sera pas des humains. On a déjà des voix qui s'élèvent pour dire qu'il ne faut pas les soigner, qu'il faut les affamer, qu'il faut les briser. Je veux dire, mes amis, vous êtes en train de filer un mauvais coton. Vous êtes à très peu de choses près, à la situation près du Rwanda. Vous êtes au Rwanda pré-génocide. Ce n'est pas possible, les gars. Ce n'est pas possible. D'accord, on a compris. On a compris, il y a des labos, il faut de l'argent, tout ça, il paye bien et tout, mais... Je veux dire, au bout d'un moment, si vous continuez sur cette lancée, ça va extrêmement mal se terminer. Ça veut dire que les morts que vous avez eues de... de Covid ou je sais pas quoi, ça sera rien à côté de ce que vous allez avoir si ce jeu continue. OK ? Enfin, mes amis, je sais pas, je suis... Je suis assez... Je suis assez abasourdi par... par ce qui se passe. Je suis abasourdi. Je vois aujourd'hui le voyou dans Macron. C'était visible avant, mais là, c'est clair, c'est net. Il est dans ce rôle-là. Et je vois face à lui un peuple démissionnaire, un peuple qui... qui vote contre ses propres intérêts et qui continue cette oligarchie. Mais moi je pense que c'est pas Macron qu'il faut virer, moi je pense que vous virez tout le monde. Je pense réellement qu'il faut réformer le système, il faut complètement réformer le système. N'acceptez pas un changement de tête, n'acceptez pas un changement de président. Vous avez un système pourri mes amis, vous avez un système de caste, c'est pire. Au moins le système de caste indienne il est clair. Il est clair, il est au moins écrit sur le papier, il est légiféré et tout. Vous, vous avez un système qui dit pas son nom mais c'est clairement un système de caste. Cette caste-là, elle devient extrêmement nuisible. Et à un moment donné, ça ne peut pas continuer parce qu'ils vont vous détruire autrement. Je pense qu'à ce moment-là, vous êtes réellement dans une phase où c'est eux ou vous. C'est aussi simple que cela. Enfin, mes amis, je vous laisse et puis je reviens une autre fois. Mais franchement, la prochaine fois, votez comme si votre vie en dépendait. C'est tout ce que je peux vous dire. A très bientôt.
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