
French-language YouTube monologue arguing that recent violent incidents mark a dangerous new phase: the emergence in France of returned, battle-hardened Islamist fighters (called "Afghans") similar to those that fueled Algeria's 1980s–90s violence. The speaker traces sociocultural roots (segregated communities, cultural influence), contrasts earlier, less-capable extremists with the current, more skilled attackers, and warns that multiple 'Afghans' acting together would be catastrophic.
Bonjour tout le monde, j'ai commencé cette vidéo 8 ou 9 fois, c'est pas dans mes habitudes et j'ai presque envie de foutre cette caméra en l'air et puis de rentrer chez moi sans faire de vidéo. Enfin, vous venez de passer une étape très inquiétante dans votre histoire, dans votre relation, dans votre amourette avec l'islamisme. Ce qui se passe, Il faut que je trouve les mots simples pour l'expliquer, pour l'exprimer. C'est que vous venez de passer une étape. Vous ne vous rendez pas compte, mais il y a une étape très importante que vous venez de franchir. Je m'explique. Quand il y a eu les deux premiers attentats, la presse a commencé à parler d'un extrémiste de droite, et puis à essayer de rendre crédible le scénario d'un extrémiste qu'on trouverait un jour avec plein de littérature du Front National sur les murs, et ça aurait été un coup de grâce pour le Front National. Maintenant, le problème que j'avais avec cette version-là, c'est que si un dérangé d'extrême droite, ça existe, avait décidé de passer à l'acte et de tuer des noirs et des arabes, parce que rappelez-vous, les premières victimes étaient quand même des noirs et des arabes, quelque chose me dit qu'il n'aurait pas commencé par des militaires. Je pense que dans un esprit dérangé, l'environnement français aurait présenté des cibles beaucoup plus attractives que des noirs et des arabes avec l'uniforme militaire. Je pense qu'il aurait visé autre chose. En même temps, en même temps, et là je vais vous raconter ma découverte, c'est que la piste djihadiste ne semblait pas crédible non plus à cause de la qualité de l'exécution. Parce que jusqu'à quelques jours, Vous étiez dans une phase avec des islamistes, c'est vrai, potentiellement dangereux, mais qui n'étaient pas en mesure d'exécuter des actes terroristes avec la maîtrise qu'on vient de voir. Même les gars du Raid, je pense qu'ils ont l'habitude de travailler avec des forcenés. Généralement, quand on les appelle, ce n'est pas pour des petites affaires. Et ils étaient choqués par le niveau d'agressivité et la dangerosité du gars qu'ils ont tué aujourd'hui. Et que malgré tous les préavis qu'ils avaient, malgré le nombre d'hommes déployés sur le terrain, il a réussi quand même à blesser deux personnes avant de trouver la mort. En fait, si je compare notre histoire à nous, ce qui s'est passé chez nous en Algérie, Sur ça, nous étions en avance sur vous. Pourquoi je m'autorise à comparer la France à l'Algérie ? Il y a une raison. Je n'aurais pas comparé la Tasmanie à la France, par exemple. Mais je compare. la France, l'Algérie, parce que vous avez en France un certain nombre de communautés qui se juxtaposent, qui ne vivent pas ensemble. Vous aimez bien dire vivre ensemble, mais on ne vous voit pas tellement ensemble. Il y a des quartiers, il y a des zones, et puis la communauté maghrébine en général se trouve dans des zones qu'on appelle zones sensibles. Et ces zones-là, il y a très longtemps, qu'elles sont sous une influence culturelle équivalente à l'influence sous laquelle se trouvent les sociétés maghrébines. Donc, si vous voulez, la distance entre Alger et la Seine-Saint-Denis est peut-être même plus petite que la distance entre Alger et Rouen. Je parle au niveau influence culturelle. Alors, ce qui se passe, c'est que les mêmes démons qui ont agité la société algérienne durant les années 90, Eh bien, ils sont aujourd'hui, avec du retard, c'est des cycles, avec du retard, sont en train d'agiter la communauté maghrébine en France. Bien sûr, je ne vais pas passer trois quarts d'heure à dire que je ne vise pas tout le monde et tout ça, on se comprend très bien, on comprend de qui je parle et de quoi je parle. Je n'ai pas envie de rentrer dans la justification, mais ce que je cherche à vous dire, c'est que chaque société a des travers. Le nazisme a été inventé par la société allemande. J'ai discuté une fois avec des allemands, et je leur ai dit, j'étais peut-être un petit peu cruel, je leur ai dit, quand je vois le fonctionnement de votre société, je pense que le nazisme n'aurait pas pu naître ailleurs que chez vous. Ils étaient d'accord. Ils n'en étaient pas fiers, mais ils étaient d'accord. C'est pareil pour nous, c'est-à-dire que nous avons une société qui, malheureusement, dans ses travers, arrive à créer des terroristes islamistes, dont très souvent nous sommes les premières victimes. Mais bien sûr, ça fait aussi d'autres victimes. Alors, pourquoi je dis que vous avez traversé une étape très importante ? Parce que, ce qui s'est passé chez nous en Algérie, c'est que, les premiers temps, on avait des islamistes, je parle des années 80, on avait des islamistes. dangereux, on va dire, mais pas si dangereux que ça, parce que ce n'était pas des gens capables d'exécuter un plan violent et de le ramener jusqu'au bout en causant des préjudices élevés aux autres. C'est-à-dire que moi, dans le cas de ce qui s'était passé en France, J'avais pensé, parce que j'étais en retard dans ma réflexion, j'avais pensé que si ça avait été un islamiste qui avait tué ses enfants et tué ses militaires, qu'il aurait renversé le scooter au premier carrefour venu, qu'il serait cassé la gueule et qu'il aurait commencé à défourailler comme un imbécile en courant à travers un champ et qu'il serait fait arrêter. il y a un nouveau phénomène. Ce nouveau phénomène, il vous surprend vous, mais nous on l'a déjà connu, c'est-à-dire qu'il est déjà survenu chez nous il y a longtemps. C'est quand ce qu'on appelait entre guillemets les Afghans, on les appelait les Afghans, pourquoi ? Parce que tous ces combattants islamistes, ils se donnent des noms, ils ne travaillent plus avec leurs noms, mais ils se donnent une sorte de nom de guerre. Et quand ils ont fait l'Afghanistan, leur nom de guerre finit toujours par l'Afghan. C'est les plus dangereux. Pourquoi ? Parce que ce sont des gens qui ont reçu un entraînement paramilitaire très avancé. Ce sont des personnes, avec une arme ou deux, lâchées dans une ville, peuvent vous faire un désastre complet. Et ce sont des gens aussi incapables de transmettre leur savoir et leur entraînement à des personnes, à des aspirants autour d'eux, qui ne seront peut-être pas tout aussi efficaces que ces personnes qui ont expérimenté et qui ont survécu la guerre et les bombardements à l'époque de l'URSS et aujourd'hui des Américains. Il y a un phénomène de Darwinisme, c'est-à-dire que les plus forts qui passent à travers ces guerres-là et qui s'en sortent, qui deviennent plus coriaces que jamais, Et donc, ce qui s'est passé chez nous, c'est-à-dire que la violence a connu tout à coup un saut très important, à partir du moment qu'on avait le retour, notre société a assisté au retour des Afghans, qui étaient des gens partis, qui étaient des jeunes, peut-être un petit peu brainwashed, un petit peu le cerveau vide, juste avec un petit peu de religion et beaucoup de perversité. Et ils sont partis, préconditement, aider les talibans ou je sais pas peu importe leur nom mais ils ont été en afghanistan en tout cas et ce qui s'est passé c'est que ceux qui ne sont pas morts sont revenus mais à ce moment là il s'agissait plus des mêmes personnes c'était des gens extrêmement bien formés extrêmement bien entraînés et avec de l'expérience de guerre et avec une cruauté sans limite et donc ce qui se passe aujourd'hui chez vous c'est que On assiste au même phénomène. Vous avez des personnes qui partent, et généralement ce n'est pas des Henri ou des Jean-François, mais on est plus dans le Mohamed et dans l'Abdelkader. Je suis désolé, notre société, dans ses travers, crée ce genre de personnes, mais vous, quand vous ignorez ce phénomène-là, vous n'en tenez pas compte. De toute façon, même si vous vous en teniez compte, je ne vois pas ce que vous pouvez faire. Nous, en Algérie, on connaissait très bien ce phénomène, mais pourtant, on s'est fait massacrer comme des cons. Donc, ce qui se passe, c'est que voilà un afghan qui revient et vous voyez le genre de dégâts qu'il peut commettre. Le jour où vous aurez 5 afghans qui décideront d'agir ensemble, je ne vois pas comment vous allez gérer ça. J'ai envie de rêver et d'espérer que ce soit juste un incident isolé, que c'est juste une personne qui a décidé de passer à l'acte et puis que la prochaine passera à l'acte en 10 ans, ou peut-être jamais. Mais quelque chose me dit qu'aujourd'hui il y a énormément d'Afghans qui sont de retour et puis il va falloir compter avec eux. Voilà, amusez-vous bien.
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