
A French-language YouTube monologue in which the speaker alternates between personal, philosophical reflections (driving, visiting a cemetery, thoughts on mortality) and sharp political commentary about France's "pass sanitaire" (health pass). The speaker worries the health pass concentrates power, disadvantages foreigners and visa-holders, and signals a broader erosion of civic norms—while urging collective responsibility to repair society.
Bonjour mes amis. Depuis tout à l'heure je suis en train de rouler pour réfléchir un peu. J'ai écouté de la musique. J'ai écouté un opéra de Verdi. Et puis j'allais sur une route nationale avec beaucoup de méandres, beaucoup de virages. Et j'avais cette impression de dessiner ces virages. La voiture collée à la route, des pneus Michelin de 27 pouces, le génie français. Et puis, moi j'étais perdu de mes pensées, et dans mes pensées, quelque part, j'avais cette impression qu'en agissant, qu'en roulant, je créais la route. Des fois je croisais des gens, je m'arrêtais à des feux rouges, je voyais des gens, des fois je traversais des villages, et je voyais des gens ouvrir leur maison et rentrer. Et j'avais envie de leur dire de me prendre avec eux. J'avais envie de leur dire, prenez-moi à l'intérieur, je veux venir avec vous. Là maintenant je suis au cimetière, j'aime bien ce cimetière, c'est un endroit de paix, c'est un endroit de tranquillité, c'est un endroit aussi qui me réconcilie avec avec la mort. Il ne me reconcilie pas avec la souffrance, mais il me reconcilie avec l'idée de ne plus être, avec l'idée de dormir là. Ce n'est pas une idée qui en soit me dérange ou me rebute. C'est une perspective même qui, quelque part, ne manque pas d'intérêt. Voilà, je suis là et je m'imprègne, je m'imprègne de l'esprit du lieu. Et voilà, je sais que nous sommes mortels, nous sommes vivants. Aujourd'hui nous sommes là et un jour on n'est pas là. C'est un cycle, c'est un système, c'est une manière qu'à un autre moment d'exister, d'évoluer. Et il y a des moments chiampés avec ça. Des moments moins, mais il y a des moments chiampés avec ça. Ce que je voulais vous dire, c'est que j'avais beaucoup de choses à dire en fait. Je voulais vous parler de plein de choses et d'autres. Vous savez, j'ai discuté avec avec quelqu'un, discuter avec quelqu'un. Je ne sais plus de quoi je discute avec elle. Il y a une telle paix dans cet endroit. Il y a une telle paix dans cet endroit que j'ai presque des scrupules à parler des choses, des choses, des choses de ce monde en fait. J'ai presque envie de rester dans cette ambiance un petit peu hors du temps, en étant garé ici. Mais je suis sûr que vous n'allez pas être content si je ne vous disais rien du tout. Donc, écoutez, je suis ce qui se passe en France. Regardez comme brutalement je reviens à la réalité. Je suis ce qui se passe en France et je reçois beaucoup de messages de gens. Alors, quelqu'un m'a écrit tout à l'heure en disant que le pass sanitaire, le pass de la honte, est contraire à la constitution, est contraire à l'esprit des lois, est contraire à la déclaration de l'homme et du citoyen, est contraire aux conventions internationales dans la France et signataires et tout ça. Mais, vous savez, j'aimerais vous dire quelque chose, avoir raison sur ce plan-là, méfiez-vous d'avoir raison sur ce plan, parce que souvent ça ne va pas très loin, vous savez, Tous les pays qui torturent les gens, qui organisent des fois des disparitions, qui organisent des violations parfois massives des droits de l'homme, vous savez quoi ? Quand vous regardez leurs lois, il n'y a rien à redire. Leurs lois interdisent la torture, leurs lois interdisent les exécutions sommaires, leurs lois interdisent l'injustice. Ils sont signataires d'une tripotée de... tripoter de documents internationaux qui affirment des choses avec beaucoup de force, des choses très nobles. Mais dans la pratique, ils font ce qu'ils veulent. Alors, bon, voilà. Je vais vous dire de faire gaffe qu'une fois qu'on a des autorités qui sont complètement hors contrôle, qui ne respectent plus rien, qui sortent du chemin, on va dire, de la légitimité, À partir de là, franchement, vous pouvez avoir n'importe quoi dans la constitution. Ça ne vous empêchera pas d'avoir n'importe quoi sur le terrain. Alors, autre chose que je voulais vous dire, je parlais à quelqu'un aujourd'hui. Et oui, là, je commence doucement à quelque part revenir, revenir dans le monde. Je parlais à quelqu'un et puis l'histoire c'était qu'il y a une personne en France qui est double nationale, qui est double nationalité. Et cette personne est arrivée à l'aéroport, à un contrôle, et puis on lui a demandé si elle avait une nationalité française, si elle était française. Le gars en question est binational. Et en fait, d'après le flic qui a posé la question, il lui a dit « Si vous êtes étranger, je ne vous demanderai pas le pass sanitaire ». Alors écoutez, je voulais vous signaler cela parce qu'effectivement, si demain par exemple je vais en France, je suis visiteur, C'est vrai que je n'ai pas de passe sanitaire, d'accord ? J'ai un passeport étranger, je peux le montrer. Et dire, je suis refugié politique. En rajoutant deux, trois mots derrière pour renforcer le message, façon le Père Noël, vous voyez ce que je veux dire. Et en fait, J'ai pensé que vous passez ce message, c'est que si vous êtes, vous aussi, d'origine étrangère, regardez si vous ne pouvez pas obtenir un passeport de complaisance. Il y a toujours une ambassade, selon vos grands-parents, selon vos parents, selon... Comment ? Vous pouvez obtenir un passeport d'un autre pays. À ce moment-là, vous pouvez circuler sans avoir besoin de montrer le pass sanitaire. C'est drôle mais... c'est pas drôle en fait. Mais nous nous approchons dangereusement de ce moment que nous avions tous pressenti où en France il vaudrait mieux avoir un passeport étranger qu'un passeport français. Nous y sommes, vous voyez. Alors voilà, j'ai déjà... j'ai déjà un ami qui m'a dit aujourd'hui qu'il allait demander un passeport. Lui, il est français. Il est né français, même si ses parents viennent d'un autre pays. Il ne s'est jamais intéressé à cet autre pays, n'a jamais obtenu un passeport de cet autre pays. Mais maintenant, il y travaille. Parce qu'il a réalisé que soudainement, être étranger en France, ça a son intérêt. C'est terrible. Vers où nous avons, vers où ce pays, ce pays va. Incroyable. C'est... Vous savez, je vais vous dire un truc. Il y a plein de choses qui étaient prévisibles. Ce qui arrive aujourd'hui en France n'était pas prévisible. Je ne vais pas vous... Je ne vais pas venir vers vous et vous dire, écoutez... Oui... Voilà... Je savais... Non, non, je ne savais pas. Honnêtement, je ne savais pas. Vous vous rappelez quand j'étais à Zagreb ? Vous vous rappelez à l'époque quand j'étais à Zagreb ? Vous savez que dans les 10 jours avant cette époque-là, j'étais en discussion avec des propriétaires en France. Dans un endroit perdu en France, au centre de la France. Ils ne sauraient même pas vous le trouver sur une carte. Pas deux mouches, littéralement. Et en fait, je voulais louer une maison. Ça ne coûte pas cher, ça ne coûte que dalle dans ces endroits. Et j'étais en discussion avec 2-3 proprios. Il y en a même un que j'ai payé. J'avais même payé le premier mois. J'avais même un. J'avais payé le premier mois. C'est un Britannique qui possédait une maison là-bas. Et en fait, mon choix s'était porté sur la France. Pour vous dire que... Je sais que la France est un pays où les gens n'hésitent pas à exprimer leur mécontentement. Je sais que le Royaume-Uni est un pays relativement soumis. C'est un pays où franchement... Du moment qu'une chose s'appelle la loi, peu importe, ça peut être une loi scélérate, le concept de loi scélérate n'existe pas dans ce pays. N'importe qui peut passer une loi, puis à partir de là, tout le monde va l'appliquer les yeux fermés, sans esprit critique. La France, j'avais un espoir très fort. Pourquoi je n'ai pas été en France, j'ai été à Zagreb ? Parce que, juste avant, Peu de temps avant mon départ, il y a eu des restrictions qui ont été mises en place en France, en particulier un couvre-feu et des restrictions sur la circulation. Je me voyais mal traverser la moitié du pays avec une voiture anglaise et me faire arrêter à des barrages et me faire embêter et tout ça. Finalement, j'ai décidé de ne pas aller en France et le proprio m'a intégralement remboursé. Il a été très sympa. Mais pour vous dire que je ne l'ai pas vu, je ne le savais pas et je n'ai pas vu, même si je n'avais pas une grande foi en ce pays, je ne vous cache pas, si vous regardez mes vidéos sur les dix dernières années, j'ai toujours été inquiet que chaque fois qu'on creusait profondément, on pouvait encore aller plus loin. Mais là, soudainement, je suis... Je suis pris de court. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est terrible. C'est un petit peu comme... Pardon pour l'exemple un peu morbide, mais... Vous savez, des fois, on a des gens malades dans notre entourage qui ont des maladies parfois lourdes, vous savez. Et on sait que c'est des maladies qui limitent la vie. On sait que cette maladie finira par les emporter. Puis après, on se sent bourgeoise là-dedans, dans le sens où... Ils sont vivants jour après jour, ils vivent, ils sont là avec nous. Et à un moment donné, on oublie cette maladie mortelle. Quelque part, on l'intègre et on oublie qu'elle peut les prendre d'un moment à l'autre. Et un jour, ils meurent. Et on est surpris. On est surpris alors qu'on n'était pas censé l'être. On savait. Mais voilà, on est surpris quand même. Ça arrive, ça arrive. Vous savez, voilà, c'est un petit peu comme si je voyais des fondamentaux se dégrader. Je voyais des fondamentaux. Partir vers le bas. Et. Et soudainement, quand il y a ce décrochage, c'est un peu. Vous savez, on connaît ça en bourse. Il y a un titre boursier qui va mal. Alors il fait quoi? Il descend, il descend lentement, souvent lentement pendant pas mal de temps, lentement. Et un jour, il décroche, il dévisse. Il dévisse un peu comme cet alpiniste dans la corde ou dans le piton lâche. Et il tombe de 30 mètres d'un coup. J'ai l'impression que là, nous sommes dans une chute de cette manière là, une chute très, très brutale. Et j'ai vraiment des craintes. J'ai peur que si le système, si le régime arrive à mettre en place ce système là, J'ai peur que jamais il ne voudra revenir dessus. J'ai peur qu'il faille des révolutions, des révolutions terribles, des révolutions vraiment de taille 1 sur 1, pas des maquettes, pas des démonstrations, des vraies révolutions, pour pouvoir rétablir les choses vers leur cours normal. Et que ce soit les citoyens, donc nous, qui avant des hommes politiques, qui avant un État à notre service, et pas le contraire, qu'on ne devienne pas les serfs de l'État. Parce que là, il y a le Conseil constitutionnel qui va se prononcer sur la chose, mais j'ai vu des recours, par exemple, j'ai lu celui de monsieur ou du maître De Vizio, je crois. On dit De Vizio, c'est ça ? J'ai lu son recours, très intéressant. Il y a quelque chose que j'aurais pu rajouter personnellement si j'avais eu à écrire quelque chose contre ce passé. Il a très bien fait les choses. Il a très bien fait le travail. Il est super bien fait. Je ne cherche pas moi à surenchérir sur ce maître. Mais tout simplement, ce que je voulais vous dire, c'est... Je parlais ici, par exemple, à des gens, parce qu'ici, on cherche discrètement à implémenter le pass sanitaire. On cherche à dire aux entreprises, aux business, vous savez, si vous voulez l'implanter, vous pouvez y aller. C'est très perfide. C'est un peu à l'image de la politique du pays. Et en fait, je parlais à des gens qui sont étrangers. Et j'ai constaté la double peine à laquelle ils sont soumis. Double épée de Damoclès, parce que certains étrangers sont ici au bénéfice d'un visa de travail. Ça signifie qu'ils ont un sponsor, c'est leur employeur. L'employeur sponsorise le visa. Ça donne un pouvoir extrême à l'employeur sur eux et sur leurs choix, y compris des choix liés à la bioéthique et à l'intégrité du corps. Et en fait, l'employeur a un ascendant énorme sur ces gens-là, parce que s'ils refusent de se plier au désir de l'employeur, fut-il ce désir d'une demande de droits de cuissage, ils peuvent se retrouver en dehors de leur travail. Ils peuvent perdre leur travail et automatiquement perdre leur visa, et puis perdre leur droit de séjourner dans le pays et de se retrouver chez eux. On ne se rend pas compte que cette catégorie de gens souffre doublement parce que d'autres personnes qui ne sont pas soumises à ce genre de pression, elles se disent bon, j'abandonne ce travail, je vais trouver un autre. Ce n'est pas une option ouverte pour tout le monde. Pour finir, j'ai parlé à discuter avec une amie. Nous avons discuté avec une amie. Elle nous a expliqué qu'elle a le pass sanitaire, n'est-ce pas ? Ayant le pass sanitaire, elle appartient à une classe de gens qui voyagent dans des conditions qui n'ont rien à voir avec celles du commun des mortels. Le commun des mortels, c'est nous. À l'entendre parler, j'imaginais un jet privé, luisant sous le soleil, poli, par des petites mains, toute la journée, qui le rendent brillant. Je voyais un tapis rouge déployé jusqu'à l'escalier, ce jet privé, à l'intérieur duquel du champagne frappé attendait dans des seaux à côté desquels il y avait une hôtesse de l'air, l'angélique interminable, en micro-jupes, avec un sourire, on dirait qu'elle a 50 dents. Et je voyais même une place assise dans les bus, pour ces gens-là. Et en fait, la réalité est tout autre. La réalité, c'est 5 heures du matin, Gatwick, Ryanair, une file d'attente interminable et même si affinité, la tige qui se faufile à l'intérieur de la narine avec une sorte de loterie de PCR, un test potentiellement positif, potentiellement négatif. Comprenez ? Moi je croyais que j'avais affaire à une pipeau ! Je croyais avoir affaire à une vip ! Mais non. Mais non. C'est rien du tout. C'est rien du tout. Des gens... Des gens, vous savez... Quand j'étais... Quand j'étais petit, on m'a parlé de... On m'a parlé de... Scabreux, ce que je vais dire. Je devrais pas dire ça dans un cimetière. Je devrais pas. C'est un exemple très fort, c'est un exemple qui ruine un shabbat. On m'avait parlé de... On m'avait parlé de filles qui couchaient. J'ai failli dire qu'elles se prostituaient. En termes de prostitution d'ailleurs, je vois beaucoup de journalistes, je vois beaucoup d'experts en France, dans le siège social, se trouvent sur le trottoir. Mais je disais que... je disais qu'on appartait, que... Il y a des filles dont on m'a parlé qui couchaient pour un coca. On m'avait dit pour une bouteille de coca. Alors aujourd'hui, je vois des gens qui commettent des actes qui sont sur le plan moral similaire. pour un siège dans un avion de Ryanair, pour 50% sur un kebab, pour un hamburger gratuit, pour une réduction de 10% dans un taxi. J'arrive pas à croire, j'arrive pas à croire que notre monde soit tombé aussi bas. Cela dit, on passe la montée sur le monde qui est tombé aussi bas. On va essayer de nous dire, vous savez, quand on voit la guerre, quand on voit la guerre, c'est qu'il y a de la discorde et ça veut dire qu'il faut travailler pour faire avancer la paix. Il faut travailler pour faire avancer l'entente entre les gens. Quand on voit la bêtise, ça veut dire qu'il faut travailler pour faire avancer l'intelligence. Quand on voit L'ignorance, ça veut dire qu'il faut se battre pour faire avancer le savoir. Donc voilà, en fait, nous ne sommes pas, nous sommes sur cette terre. On vit, on est là, aujourd'hui, on est là. Un jour, on meurt en descendant là-dessous, là, comme ça. Ce n'est pas le Club Med 1. On n'est pas là pour chanter, danser, rigoler, rire, n'est-ce pas? Je n'aime pas la culture du rire, je déteste ça, la culture du rire. Je ne suis pas un gars drôle, à la base, je ne suis pas un gars drôle. Ça m'arrive de rire. Des fois, je rime avec mes propres blagues, mais au fond, je manque d'humour, je trouve, c'est vrai. À tout prendre, je pense que je manque d'humour. Je pourrais faire mieux, je pourrais faire plus, mais je n'ai pas envie de vivre et d'aborder la vie au travers du rire, au travers de la dérision. Je pense que nous sommes là pour apprendre des choses, pour faire des choses. Et le fait que la vie ou que le monde ne soit pas à la hauteur de l'image qu'on a ou de l'attente qu'on puisse des fois nourrir au sujet de ce monde, nous prouve quoi ? Nous prouve qu'il faut qu'on travaille. Il faut qu'on aide ce monde à remonter. et à être meilleur. C'est ça en fait l'idée. C'est ça la réalité. Ce n'est pas s'évader. S'évader dans la dérision ou dans le cynisme ou s'évader dans des drogues ou s'évader dans de la consommation. Non, il ne faut pas s'évader. Il faut faire face. Il faut faire face et y aller. Y aller. Prendre la chose à bras le corps. Et puis, si ce monde va mal, si ce monde va mal, c'est pas de la faute des autres. C'est un échec. C'est un échec collectif. C'est mon échec. C'est ton échec. C'est notre échec à tous. Nous qui étions là pour rendre le monde meilleur, nous avons travaillé et nous avons échoué. Nous avons travaillé. Parce qu'on a une obligation de résultat. On a une obligation de moyens, pas nécessairement une obligation de résultats. Mais malgré tout, quand même, quand même, on est encore loin du but. C'est peut-être une bonne chose, quelque part. Ça nous dit que nous sommes utiles et que nous avons des choses à faire et que nous faisons partie de ce monde et nous sommes l'oxygène de ce monde. Nous sommes les cellules immunitaires de ce monde, si vous voulez. Et nous devons faire ce rôle. Nous devons travailler. On ne se laisse pas abattre. On ne se laisse pas abattre. On remonte les manches, quand on en a, là je n'en ai même pas, on remonte ses manches et on travaille et on cherche à faire de ce monde une place meilleure. Et honnêtement, on a beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail. C'est un grand chantier. Mais il y a des gens qui ont construit des pyramides. Ils n'avaient pas de laser, ils n'avaient pas d'ordinateur, ils n'avaient pas de... Quoi que, je ne sais pas. Il n'y avait pas les moyens qui sont les nôtres. Mais ils ont réussi à construire les pyramides. On peut faire la même chose. Pour moi, on ne demande pas de construire les pyramides, on ne demande pas autant. Mais on peut essayer d'améliorer notre monde. Comment on peut ? Pas évident, mais... Il y a de quoi faire. Merci mes amis d'avoir été avec moi. Et de rester avec moi jusqu'à maintenant. Si vous êtes resté jusqu'à maintenant, vous avez du mérite. Merci en tout cas. J'essaye de partager avec vous et... Ça c'est l'ambiance cimetière, vous savez. C'est le mood cimetière. Je suis ici et... Quand j'arrive ici, je deviens différent. Je me sens différent. Je sais pas comment différent, mais vous savez de quoi je parle. On est... Les mots ne sont pas toujours capables d'exprimer les choses. Les mots sont faibles. C'est le langage. Le langage, c'est de la salive qui passe à travers l'air, avec la salive, à travers des cordes qui vibrent, qui fabriquent des sons. Et je me rends compte qu'ils sont très limités. Mais toutes les images que j'ai données, travers cette vidéo, c'était pour communiquer de manière indirecte un peu ce que je ressens. Si vous avez suivi jusque là, vous devez le ressentir. Merci encore, en tout cas. Je vais rentrer chez moi. Et par rapport à la France, malgré tout ce que j'ai dit. Je fais toujours confiance au génie français. Je fais confiance à votre capacité de rebondir. Et puis, On réparera tout ça, puis on lui pelera le gens, comme disaient les visiteurs. À très bientôt, mes amis.
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