France / Présidentielles : le vote ethnique en arbitre

French-language YouTube monologue (May 2, 2022) analyzing the role of religion and ethnicity in French presidential voting. The speaker argues that Catholics are roughly evenly split (so their vote won't swing elections), highlights stronger pro-Macron tendencies among Protestants, and stresses that the Muslim vote currently acts as an "arbitrage" that can make or break candidates. The video warns that failing to build a neutral, value-based nationalism risks producing an Erdogan-like figure in France and urges pragmatic political adaptation to avoid that outcome.
De sorte qu'ils s'annulent à peu de choses près, ils s'annulent l'un l'autre. Donc c'est une démographie qui ne va pas changer d'élection, ça c'est le premier point. Et deuxièmement, je veux dire que vu qu'on peut même aller très loin, on peut même soutenir la thèse, qu'il n'y a pas de relation entre le fait d'être catholique et peur qu'il y ait un vote. Parce que c'est à peu près 50-50 quand vous regardez. C'est pratiquement comme si je disais, je prends les gens qui aiment la pizza aux champignons et les gens qui détestent la pizza aux champignons. Je les mets dans un tableau et après je compare leurs opinions politiques. Et je vais trouver que la moitié d'entre eux votent pour Marine Le Pen, l'autre moitié pour Macron. Et pourquoi ? C'est que tout simplement, il n'y a pas de rapport entre la relation, la pizza aux champignons et la politique. Vous voyez ? Donc, le fait d'être catholique, c'est presque du niveau pizza aux champignons, malgré une légère vectorisation, comme on peut le voir, donc malgré un léger penchant pour Macron. Donc, si on va chez les 100 religions par exemple, on va trouver que 59% d'entre eux ont voté Macron et 41% pour Marine Le Pen. Donc ceux-là, ils sont pratiquement dans la moyenne nationale. Si vous regardez, ils sont très proches. Ça n'a pas de chose près, 1% près dans la moyenne nationale. Même s'il y a une vectorisation claire envers Macron, ils sont dans la moyenne nationale. Les protestants, 65% pour Macron, 35% pour Marine Le Pen. Donc ceux-là, les protestants, votent plus pour Macron, ont voté plus pour Macron que la moyenne nationale. Alors là où ça va réellement être hyper vectorisé, là où on va maintenant, si on considère Le deuxième tour de l'élection, on a, sur le plan national, Macron 58%, Marine Le Pen 42%. Alors comment les uns et les autres ont exprimé ce suffrage ? Alors regardons tout d'abord le total des catholiques. Alors catholique, pratiquant ou pas, on a une catégorie pour tout le monde. Les catholiques en général. Alors les catholiques ont voté 55% pour Macron, 45% pour Marine Le Pen. On a les catholiques, on va dire qu'ils sont pratiquement, dans leur façon de voter, ils sont moitié-moitié. La moitié vote pour Macron, la moitié vote pour Marine Le Pen, et avec une légère, on va dire un léger penchant vers Macron, mais un penchant extrêmement léger, tenant compte effectivement de la méthodologie de l'étude, qui quand même, peut-être à plus ou moins quelques pourcents. Donc grosso modo, les catholiques... Il y a une vectorisation extrêmement légère, donc ils sont légèrement pro-Macron, mais ça ne va pas très loin. À la rigueur, peut-être qu'ils compensent cette légère vectorisation par une sur-implication dans le processus de vote, donc ils ne s'abstiennent pas. Mais je vais vous dire comme ça, en termes simples, le vote catholique ne va pas changer une élection. tout simplement parce que la moitié vote dans un sens et l'autre moitié dans l'autre sens. Plus contre elle que pour Macron. Voyez-vous ? Donc, le problème du vote d'arbitrage aujourd'hui, c'est qu'il va poser la question, comme la pose Bernard Lugand, avec beaucoup de talent, sur des pays africains, c'est qu'on a ce qu'on appelle une ethnomathématique. Ça veut dire que, réellement, Cet arbitrage-là est aujourd'hui incontournable des élections françaises. Donc on a cet arbitrage qui fait que tout candidat ou candidate qui se met sur le dos le camp musulman n'a aucune chance de passer. Donc ça, c'est ce qu'on appelle un arbitrage. C'est-à-dire que la seule façon de casser cet arbitrage, la seule façon d'éviter d'aller vers cet arbitrage, c'est tout simplement créer une relation neutre entre les musulmans et l'élection présidentielle. Ça veut dire que, par exemple, aujourd'hui, si chaque élection présidentielle va se transformer en référendum pour ou contre le droit des musulmans d'exister en France, effectivement, à chaque fois, ils vont se sentir agressés par l'élection présidentielle, et puis, ils vont avoir tendance, donc, à jouer leur carte d'arbitrage et donc se protéger. C'est pareil, chaque électeur, qu'il soit de gauche, de droite, de Macron, de Zemmour, de Mélenchon ou autre, chaque électeur, en réalité, est en train de voter en pensant à sa famille, en pensant à lui-même, en pensant à ses intérêts, quels que soient ses intérêts. Pour certains, le danger, c'est le réchauffement climatique. Pour d'autres, c'est le chômage. Pour d'autres, c'est l'Union européenne. Pour d'autres, c'est l'immigration. Pour d'autres, c'est le musulman. Donc chacun va voter en fonction de ses intérêts. Et les musulmans votent aussi, en fonction de leurs intérêts, tels qu'ils les perçoivent. Donc, c'est pour ça que j'étais extrêmement fâché contre, par exemple, Zemmour, quand il avait commencé à épouser une ligne extrême droite très dure, qui n'allait rassembler personne, qui n'allait pas rassembler les droites, mais qui allait rassembler les extrêmes droites et ça pèse 5% cette niche-là. Et d'ailleurs, le résultat, le résultat l'a prouvé. J'étais très fâché quand Marine Le Pen et ça, là, c'est grillé. Je pense qu'elle s'est grillé à vie. Je pense pas qu'il y ait un retour de ce qu'elle a fait. Je pense pas qu'elle pourra se pouvoir revenir de ça. Il faut être honnête là dessus. Quand elle est partie en plein, en plein débat vu par toute la nation, commence à dire oui, je vais interdire le voile dans la rue, machin. Ça n'a aucun sens. Elle va se braquer 85% des musulmans. Ça veut pas dire que 85% approuvent le voile. Je suis même pas sûr que 85% des musulmanes portent le voile en France. Mais alors pourquoi 85% votent plus contre elle qu'autre chose ? Parce qu'au départ, si on regarde les statistiques de la... Si on regarde, les statistiques de la participation ne sont pas très élevées. Ce n'est pas une population qui s'en a particulièrement excitée par l'élection présidentielle. Sauf que ceux qui participent, ils vont en se disant, je vais me protéger. Je vais me protéger contre des attaques. C'est pour ça que c'était une faute gravissime. Parce que quand on est président, on est président de tout le monde. On n'est pas en train d'être élu pour être le ministre de l'intérieur, ou d'être le super flic de la nation, ou d'être le shérif de la nation. On est élu pour être le président de tout le monde. Alors si on commence à partir dans ces directions-là, on va juste s'aliéner une partie de l'électorat. Bon. La suite. Il y a une suite à tout ça. La suite, c'est que cet électoral ne va probablement pas rester constamment dans une logique d'arbitrage. Alors oui, aujourd'hui, il est dans une logique d'arbitrage très forte, très nette, mais au fur et à mesure des années, c'est un électoral qui va probablement pouvoir présenter sa propre alternative politique. Et c'est ça que je vous disais, le risque. Le risque, c'est qu'on continue comme ça, Un jour, il peut y avoir un Erdogan qui arrive aux élections, et puis il passera. D'accord ? Vous voyez ? Avec le vote musulman et le vote gauchiste, et deux, trois journaux, et puis il passe. C'est ça, en fait, que beaucoup ne veulent pas comprendre. Ça veut dire qu'aujourd'hui... Moi, j'aime bien faire du vélo. Je ne veux pas tomber de vélo. Je ne veux pas ça. Je n'aime pas tomber de vélo. Par contre, si je sens que je suis en train de tomber de vélo, si je sens que le vélo est à 60 degrés, il va tomber. Qu'est-ce qu'on fait dans ce cas-là ? On essaie de bien tomber. On essaie d'amortir la chute. On va pas dire « Non, moi, je veux pas tomber », et puis on se ridit sur sa selle et sur son guidon, puis on tombe et on se casse la gueule plus méchamment qu'autrement, si on avait accepté la chute. Aujourd'hui, il y a une chute. Il faut l'admettre, mes amis. Il y a une chute. Cette chute ne date pas d'hier. Cette chute s'est construite sur des décennies. Ça fait depuis les années 70 que la France fait des choix. Il y a des gens qui sont là, qui écoutent cette vidéo, qui n'étaient peut-être même pas nés à cette époque. Sauf que c'est des choix qui ont été faits, et progressivement, on a leurs résultats aujourd'hui. Alors, c'est pour le meilleur et pour le pire, malheureusement. Et à partir de là, il faut trouver une solution. C'est pour ça que je vous disais la dernière fois, il faut trouver un nationalisme de substitution, un nationalisme de valeur. Un nationalisme de valeur, pas un nationalisme basé sur l'ethnie, ou la blancheur, ou la couleur des yeux, ou la religion, ou la préférence, ou non, du saucisson et du pinard. Honnêtement, je suis très sérieux avec vous, mes amis. C'est soit ça, soit vous finissez sous un Erdogan. Ça veut dire que la situation que vous avez aujourd'hui, ça me rappelle les histoires avec les Israéliens et les Arabes dans les années 40, 50, 60. où chaque fois, les Israéliens, qui étaient en position de faiblesse à l'époque, disaient « On est prêts à partager, on voulait la moitié de Jérusalem, frontières... » Non, non, on veut tout ! Les Israéliens, à chaque fois, on voulait partager. Non ! On veut tout, on fait la guerre, et puis on nettoie, il n'y a pas un seul Juif sur cette terre, et puis vous partez tous, et puis c'est réglé. Vous voyez les plans simples, n'est-ce pas ? Voilà, regardez où ils en sont maintenant. Les frontières que les Israéliens offraient il y a 40 ans, ils seraient trop heureux de les avoir aujourd'hui. C'est ce que je cherche à vous dire aujourd'hui. Où est-ce que vous allez mettre la frontière ? Le jour, vous ne retrouvez qu'un Erdogan à la tête de la France. Vous serez très content. Vous serez très content de revenir aujourd'hui et que votre problème soit de temps en temps un voile sur un burkini ou un voile sur une plage ou un chauffeur de bus radicalisé ou un plateau halal dans une cantine d'entreprise. Franchement, vous regretteriez cette époque-là. Nous vivons aujourd'hui. Mettez la frontière quelque part. Faites la part du feu. Faites la part du feu. Je suis désolé, je suis extrêmement pragmatique, mais L'électorat n'est pas prêt à suivre autour, c'est fini. Franchement, je suis très sincère avec vous, une proposition de telle que Zemmour ou du RN, prise telle qu'elle, ne sont pas passées en 2000, pour celle du RN n'est pas passée, même en 2002 elle ne passait pas, mais aujourd'hui avec un retournement démographique extrêmement puissant et extrêmement documenté, C'est... C'est la cata. C'est même pas la cata d'aujourd'hui, c'est la cata de demain qui m'intéresse. Moi, les catastrophes passées, ça m'intéresse pas. C'est pas que ça m'intéresse pas, on peut en tirer des leçons. Mais ça va pas... On va pas prendre le Titanic et il refait surface et puis la musique commence à rejouer et puis il part sur les vagues. Quand bien même nous le voudrions. C'est pas possible. Alors, le truc, c'est essayer de voir comment aujourd'hui transformer la chose, comment aujourd'hui se retransformer. Tant que... Parce que c'est quoi aussi le... C'est quoi aussi le combat ? On lutte contre quoi ? On peut pas. On peut pas lutter. Je vais être clair là. On peut pas lutter contre l'OMS, l'OTAN, les projets de Biden, les projets des OUF, les projets des milliardaires farfelus américains qui ont pratiquement aujourd'hui des pays entiers entre leurs mains. Parce qu'on est dans un monde où souvent tous s'achètent et usent l'argent, donc clairement ils peuvent tout acheter. Et on lutte en même temps contre le halal dans les cantines et contre le voile. Il faut vraiment choisir. C'est clair. Ne pas choisir, c'est tout perdre. Choisir de lutter contre tout, c'est tout perdre. C'est clair et net comme l'eau de roche. Je vous disais en 2019 que votre président serait Macron. D'accord. En 2019, je vais vous mettre en descriptif la vidéo ici, vous allez trouver un extrait que j'ai mis sur Twitter. En 2019, je vous disais que votre président serait Macron. Quelques jours avant les élections, je pariais avec un ami, 42% pour Marine Le Pen, 58% pour Macron. J'ai gagné 50€ avec lui. Il va m'inviter à manger. D'accord ? C'est-à-dire que, il y a des gens qui me disent « Oui, t'arrivais bien à prévoir ». Je ne sais pas que j'arrivais à bien prévoir. Depuis l'extérieur, votre politique est extrêmement prévisible. Donc quand je vous dis que vous allez avoir un Erdogan dans 10 ans, Croyez-moi, c'est vraiment là où vous allez. C'est pas... C'est pas que... Il y a des gens qui disent, oui, tu veux la compromission, etc. Je veux t'éviter un erdogan dans dix ans. Il y a moyen de l'éviter maintenant. Les combats du passé ne servent à rien. On ne peut pas revenir en arrière. On ne peut pas revenir en 97 ou en 85 ou encore moins en 74. Ce qu'on peut faire, c'est à partir de maintenant, essayer de transformer le combat. Essayer de voir ce qui est possible de faire pour éviter le prochain Erdogan. Voilà ce que je suis en train de dire. Ok. C'est... Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je suis... Ça fait 10 ans que je préviens et que j'informe. Bien sûr, beaucoup de gens ont capté le message, beaucoup de gens ont été informés, pas que par moi, par moi et d'autres qui font du travail absolument extraordinaire. d'information, de réinformation, de sensibilisation, tout ça. Sauf que malheureusement, on ne peut pas toucher la majorité des gens. On est juste entre nous, on est dans un petit groupe là, on ne pèse rien quelque part. On parle, on parle à plein de monde et tout ça, mais au fond, quand on arrive devant la broyeuse des élections, je peux vous dire que si aujourd'hui, il n'y a pas un nouveau nationalisme de valeur qui est créé, Moi, je peux vous garantir, vous ressemblez à la Turquie en 2035. D'accord, vraiment. Enfin, mes amis, ce serait pas si mal que ça quelque part. C'est que vous pouvez soit ressembler à la Turquie, soit vous pouvez ressembler à Hiroshima en 2035. C'est vous que choisissez, parce que la vitesse avec laquelle ça va, parce que vous avez affaire à des malfaisants. Je veux dire, c'est aujourd'hui, les dangers sont beaucoup plus élevés qu'avant. Avant, avant, on avait peur du Bataclan. On avait peur d'un camion fou. On avait peur d'un couteau fou. Aujourd'hui, on a peur de la bombe atomique folle. C'est plus la même dimension. Les menaces ne sont plus les mêmes. C'est pour ça que j'ai changé complètement de discours. Je suis complètement dans une autre logique aujourd'hui. Je suis dans une logique de faire la part du feu. Cette partie-là, c'est fini, c'est fini. Ça ne m'intéresse plus. Ce qui m'intéresse, c'est ce qui reste et ce qui est possible de sauver dans le futur. Enfin, j'espère que je me fais comprendre, mais j'ai l'impression que c'est deux côtés de la manche. On n'a pas la même vision de la politique. Il y a peut-être un peu trop de romantisme de par chez vous. Voilà, mes amis. Allez, à très bientôt et je reviens dans une autre vidéo.
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