François Fillon plus à droite que le Front National?

A critique of François Fillon's 2016 campaign, arguing his platform is further right than the Front National on several points. The speaker ties him to Sarkozy's rhetoric and frames traditional parties as corporations that exploit voter fears rather than address them.
Bonjour mes amis, François Fillon. Alors, François Fillon a été le premier ministre quasiment transparent, quasiment invisible, d'un président extrêmement exubérant, président à la grande gueule, qui parlait beaucoup, mais en termes d'action, on n'a pas vu grand chose. C'était lui qui voulait nettoyer les banlieues au Karcher, si vous vous rappelez. Lesquelles banlieues n'ont pas été nettoyées, ni au Karcher, ni rien du tout. Aujourd'hui, Il y a des terroristes qui peuvent attaquer Paris durant la journée, aller dans certains banlieues, trouver refuge, et puis reprendre le lendemain à la fraîche. Il y a des banlieues aujourd'hui où la France semble avoir renoncé à toute forme de souveraineté. Alors que les terroristes y trouvent... C'était juste une image forte dont je me rappelle. J'ai du mal à dissocier, si vous voulez, M. Fillon de M. Sarkozy. Alors, j'ai lu le programme de François Fillon, et quand je l'ai lu, ça fait « ouch », je me suis dit « ouh là, le gars il tape fort », parce qu'en fait, ce qu'il a fait, c'est que pratiquement, quand on lit son programme, sur beaucoup de points, il est bien plus à droite que le Front National. D'accord ? Mais c'est l'époque qui veut ça. sa corporation est une corporation qui sait dire au client ce que le client veut entendre, le client c'est donc l'électeur, l'électeur moyen, ils savent que cet électeur a peur, ils savent qu'il est inquiet, ils savent qu'il est traumatisé par les images, qu'on va pas revenir dessus, des 12-18 derniers mois, d'accord ? Et donc, ils vont lui servir ce qu'il a envie d'entendre pour qu'il vote pour eux. C'est une corporation qui a toujours fait cela. Alors, je vous donne un exemple. Imaginons qu'il y avait un fabricant, un constructeur de voitures qui s'appelait Herbert. Voilà, il s'appelait Herbert. Et après, il se fait appeler UMP et après il se fait appeler Les Républicains. Ce fabricant de voitures, chaque fois qu'il vous présente un catalogue, le catalogue correspond à ce que vous avez envie d'entendre à l'époque. Toutes les nouveautés de l'époque sont là. Vous allez vous endetter acheter la voiture et finalement, ni la performance, ni la sécurité, ni le confort ne vous emmènent pas aussi loin qu'ils vous avaient promis. La question, est-ce que vous allez continuer à acheter ? des voitures chez cette marque. On parle de marque maintenant, on parle de marketing, parce que la politique est en train de devenir littéralement un marketing. Alors, oubliant la politique, parlons juste de marque. Est-ce que vous auriez acheté une voiture sur laquelle c'est écrit Les Républicains ? De la même façon, est-ce que vous auriez voyagé avec une compagnie aérienne qui s'appelle Les Républicains ? Non, probablement non, pour beaucoup de gens. En même temps, par un schéma extrêmement prévisible. On voit que, sauf accident comme DS qu'on a eu, soit que, quoi que M. Fillon semble être un peu plus contrôlé sur ces choses-là, je pense que François Fillon sera le prochain président français. D'accord ? Tel qu'il est parti, là on est très loin avant l'affaire, avant les élections, mais il semble avoir démarré sur le chapeau de roue. J'aurais été à la place du Front National, ce que j'aurais fait, je lui aurais envoyé une carte de membre. D'accord ? J'aurais convoqué la presse, j'aurais fait une carte de membre à M. Fillon, et je lui aurais envoyé. Alors, imaginez, regardez la ruse. Maintenant qu'on le dit, c'est plus une ruse, mais je vous dis. Soit, lui, quand il va recevoir la carte où il va en entendre parler par les médias, il sera obligé de réagir. Réagir, donc, sortir un petit peu de sa vierge et farouchée drapée de respectabilité républicaine. Et il sera obligé de balancer un petit peu de vomi sur le Front National. Ce qui serait parfait, parce que... Aujourd'hui, ils cherchent à se faire élire par les voix du Front National, il faut dire la vérité. Le programme, il est conçu pour eux. C'est un programme qui, clairement, cherche à ratisser dans l'électorat du Front National. Donc pourquoi ne pas lui donner une carte ? Alors, quand il reçoit la carte, il est obligé de prendre position, en quelque sorte. Donc je disais, soit il balance des choses négatives sur le Front National, et à ce moment-là, les gens qui ont la tentation de ce parti-là, qui ont la tentation de voter pour lui, seront fixés. Ou bien il réagit mollement, et à ce moment-là, ça permet de flouter la ligne entre le Front National et les Républicains. Vous comprenez, à ce moment-là, c'est tout bénef, ça signifie quitte à passer pour des fachos, on va passer pour des fachos ensemble, on va partir ensemble là-dedans. Mais bon, vous me direz que le Front National, voilà quoi, il pense qu'ils vont se faire élire par un collège de journalistes. Ils ont l'impression que l'élection présidentielle va avoir lieu dans une sorte de grande salle où on va convoquer les journalistes et puis après ils vont voter et puis c'est lui qui... qui sortira de l'urne, sera le prochain président de la République française. Ce qui est complètement illusoire. Les journalistes n'ont aucun pouvoir, surtout qu'aujourd'hui, avec les médias sociaux, on arrive directement à frapper, directement à aller vers les lecteurs, faire passer son message. Il y a YouTube, il y a Twitter, il y a plein, il y a Facebook, il y a plein de choses comme ça. On peut se passer des médias subventionnés. Mais il y a des gens qui ont décidé de... de travailler pour se faire élire par les médias, alors on va voir. Donc voilà, je vous disais que moi je reçois beaucoup de messages, je reçois beaucoup de messages de la part de gens de tout bord politique et ce que j'ai ressenti ces dernières années de la part des électeurs du Front National c'est qu'ils se reconnaissaient de moins en moins dans cette structure politique. A tel point que parfois on a l'impression que cette structure n'a gardé que le nom mais a progressivement dévié et sorti complètement de ses idées. Changement de personne, changement de temps, changement de fondamentaux et finalement il se sentait, certains votaient par tradition, mais j'ai des catholiques qui me disaient je suis dégoûté Je vote toujours pour eux, mais je suis dégoûté. Donc vous comprenez que quand arrive quelqu'un comme François Fillon, qui n'a pas cet historique-là derrière lui, et arrive à te fournir un programme Front National qui est drapé de respectabilité républicaine et qui est très cohérent avec lui-même, à ce moment-là, vous comprenez que beaucoup n'hésitent pas à faire le pas. Mais cela dit, moi, ma conviction personnelle, c'est que François Fillon appartient à une corporation qui fait partie du problème. Le problème de la société française aujourd'hui n'a pas été causé par M. François Hollande. Il a participé, c'est un élément de la chaîne. Mais les présidents de gauche ou de droite, qui se sont succédés sans arrêt, n'en fait qu'à aller vers la même direction qu'on vous regardait. Donc croire qu'aujourd'hui François Fillon va rompre avec ce système-là me semble un petit peu utopique. Je pense que sa corporation a l'habitude de raconter aux électeurs ce qu'ils ont envie d'entendre. Leurs programmes dits politiques n'ont rien de politique, ce sont des programmes de communication qui sont élaborés par des gens qui sont stratèges en communication, qui vont sonder un petit peu la société, voir ce que les électeurs, dans leur grande majorité, veulent entendre. Et ils vont écrire ça et le mettre sur le papier, le coucher sur le papier, c'est tout. Puis après, une fois qu'ils passent au pouvoir, ben bon, voilà quoi, leurs promesses n'engagent que ceux qui y croyaient, d'accord ? Donc je pense que la France semble être enfermée dans ce cycle infernal encore longtemps, de passer d'avoir un monstre politique à deux têtes, qui exerce une sorte de duopoly, et puis chaque fois que tu n'aimes pas une tête, ben il te présente l'autre, mais finalement, Au fond, c'est la même chose. Ils n'ont pas compris que le problème est avec le système, qu'il faut des candidats hors système, qu'il faut aller vers des gens qui ne sont pas soutenus par le système. Parce que tant que vous allez vers la gauche ou vers la droite classique et traditionnelle, c'est clair que vous n'avez aucune chance de voir vos problèmes résolus. Il y a des gens, je sais qu'ils vont faire un... Pourquoi tu fais un procès d'intention à François Fillon et tout ça, oui, je connais le topo. Mais le problème, c'est que François Fillon, aujourd'hui, il est présumé coupable à mes yeux. Et c'est à lui, c'est pas à moi d'avoir, comment dire, le poids de la charge de la preuve. La charge de la preuve n'est pas chez moi, elle est chez lui. C'est à lui de démontrer, justement, qu'il est différent. du cycle on va dire dans lequel sa corporation les républicains c'est toujours c'est toujours un inscrit d'accord voilà ok mes amis je vous laisse et puis j'attends vos commentaires avec impatience et j'aimerais vraiment j'aime bien ces périodes électorales parce que il ya plein de choses excitantes qui se passent il ya des news il ya peut-être une page nouvelle qui s'ouvre et puis j'espère qu'elle s'ouvrira qu'elle s'ouvrira dans de bonnes dispositions pour tout le monde. Merci.
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