
A French speaker uses personal stories from a supermarket and judo class to argue that most stress-management techniques are band-aids. The real problem: toxic workplaces, economic pressure, and media ownership that normalize anxiety. His advice: recognize you're fragile, take care of yourself, and know when to leave.
Mes amis, bien le bonjour. Le supermarché à côté de chez moi a décidé de prendre une initiative pour sauver la Terre, pour sauver l'humanité. Les générations futures, même ceux qui ne sont pas encore nés, ils ont décidé de les sauver. Ils ont pris une mesure absolument imparable qui était de ne pas imprimer les tickets de caisse ou bien les imprimer seulement à la demande. Le ticket de caisse, ce n'est pas automatique. Alors, moi, vous connaissez ma fibre écologique. J'ai décidé, comme beaucoup de gens, de céder ou de sacrifier au culte de Gaïa. Donc la machine, je scanne mes affaires, n'est-ce pas ? Et la machine, à la fin, me propose ce que vous voulez indiquer. Fier de moi, j'appuie sur Non. Voilà. J'ai participé à mon échelle, à ma mesure, pour sauver sauver l'humanité. Et je me dirige vers la sortie. Et là, figurez-vous, ça sonne. Ça sonne, une alarme épouvantable qui se déclenche. Il y a l'agent de sécurité qui arrive vers moi et puis il exige le ticket de casse. Sur soude, je lui dis que je ne l'ai pas. Il me demande donc, il me refoule vers l'intérieur, il me demande de revenir vers la préposée qui gère les caisses automatiques pour voir avec. Je reviens vers la préposée, je lui dis voilà, une situation embarrassante, ça sonne, puis elle me dit quand ça sonne, il faut un ticket. Je lui explique, écoutez, Le ticket, on nous a dit qu'il n'était plus automatique. On nous a dit que c'est facultatif. La machine, d'ailleurs, m'a proposé, est-ce que je voulais un ticket ou non ? Elle m'a dit non. Quand la machine vous propose un ticket, il faut appuyer sur oui et obtenir un ticket. Parce que quand ça sonne, il faut un ticket. Alors moi, je réalise que je fais face à, vous savez, ces personnes avec une logique, une logique très particulière. Je ne sais même pas si on peut appeler cela une logique. Il aurait fallu vivre à l'époque d'Aristote pour lui demander, pour demander à cet illustre d'essayer de codifier ce type de logique-là. C'est la logique qu'on retrouve des fois chez les douaniers également, on peut la retrouver par moment chez les gendarmes. Rappelez-vous, Bourville, la tactique du gendarme. Donc moi, j'étais, je faisais face à la tactique du caissier, de la caissière. Lorsque je fais, je décide de faire mon béné. Je dis donc, alors quand la machine propose, il faut toujours appuyer sur oui. Et je suis avazourdie. Et elle, elle prend presque en pitié, parce que quelque part, dans sa vie de tous les jours, c'est extrêmement rare qu'elle tombe sur plus bête qu'elle. Donc c'est vrai qu'elle prend mon cas, elle a même de la... Il y a un sourire plein de commisération pour moi, n'est-ce pas ? Réalisant qu'aujourd'hui, c'est un jour qu'elle va marquer d'une pierre noire. Et finalement, elle m'explique que oui, que c'est pas un choix, qu'il y a le choix, mais il n'y a pas le choix vraiment. Quand on te propose, on te dit oui ou non, mais le choix n'existe pas. Tu dois toujours appuyer sur oui, parce que quand ça sonne, il faut un tic. En fait, je trouve extraordinaire que cette femme, qui n'était pas très loin en réalité, de trouver une vérité absolument extraordinaire, de trouver le fait qu'on n'a pas le choix, qu'on a en fait des faux choix, très souvent, qui nous sont imposés, presque, j'ai failli dire presque, ce que vous savez, n'est-ce pas ? Mais malheureusement, il y avait ce blocage sur un certain nombre de règles qui étaient écrites sur de la pierre, il faut un ticket, et donc là, c'est clair que ça a aveuglé un petit peu, ça l'a aveuglé. Finalement, ils m'ont laissé partir parce qu'à un moment donné, j'étais prêt, ils écoutaient. Appeler la police, qu'ils ramènent une estafette, qu'ils m'embarquent. 4 heures de jaune, 1 heure d'interrogatoire, 20 minutes d'hygiène. Et puis, j'avoue tout. Vous savez, la GGM, parce qu'on parle de climat aujourd'hui, enfin maintenant, la GGM, elle marche à la manivelle. C'est très carbone neutre en fait. Les gens qui inventaient cela, ils savaient ce qu'ils faisaient, parce qu'ils étaient un petit peu à l'avant-garde. Ils ont compris que le futur, le futur c'est soit pédaler, soit faire tourner la manivelle, n'est-ce pas ? Enfin, ils m'ont laissé partir pour vous dire, mais ils m'ont dit que la prochaine fois, bon, quand ça sonne, il faut un ticket. Alors, je voulais vous parler aujourd'hui d'autre chose. Parce que je ne suis pas là pour faire un one man show, donc je suis là pour vous parler de... pour parler du stress. Vous savez, quand j'étais étudiant, on avait un cours sur la gestion du stress. Tu fais quoi quand tu flippes, en fait ? Tu fais quoi quand tu fais une crise d'angoisse en plein amphi ? Ou bien dans les chiottes chez ton employeur, tu fais quoi ? En fait, on avait un instructeur, il faisait un truc genre la respiration. Il y avait un truc, il y avait des points, ils ont montré une image, je ne me rappelle plus vraiment tout. Il faut appuyer sur certains endroits, comme ça, ici, comme ça. Et après, tu respires d'une certaine manière. Il faisait comme ça, il faisait à ses épaules. Et en fait, il y a des gens qui me regardent. Enfin, c'est bon. Je disais que je disais que je disais que Il nous expliquait comment survivre au stress. Aujourd'hui, avec la société en général qui est en train de basculer dans la flippe, qui est en train de basculer dans la crise, il faudrait qu'on en parle. Parce que, vous savez, on peut avoir un état psychologique à titre individuel, mais on peut aussi l'avoir en tant que société. Or, en tant que société, aujourd'hui, on est en train de se transformer en asile, c'est clair. Donc, je disais que... On trouve aujourd'hui, même dans des entreprises et autres, on trouve placardé des fois des panneaux expliquant comment faire en cas de crise, de stress. Et il y a des cours, il y a des livres, des vidéos, des que veux-tu en voilà. D'accord. Moi, je vais vous donner aujourd'hui ma technique pour le stress. Je vais vous donner ma technique et vous allez voir, c'est une technique absolument impeccable. Maintenant, bon, vous connaissez. J'ai un petit côté africain, donc je suis obligé de raconter une histoire. Une histoire qui, au demeurant, n'a rien à voir avec mon sujet, mais qui a à voir avec le sujet. Parce que tout a à voir avec tout, vous savez ça. Je regardais sur Twitter, il y a un gars... D'ailleurs, je le critique gentiment. Il y a un gars qui disait que... Oui, une gamine de 14 ans, il y a une gamine de 14 ans, il lui apprend le judo, tout ça, pour qu'elle puisse se défendre, les arts martiaux et tout. Et moi, je me suis rappelé d'une histoire d'un gars au sujet d'arts martiaux. Je me suis rappelé d'une histoire, c'est un deuxième poupée russe. Alors, je disais que j'allais vers une deuxième poupée ukrainienne, n'est-ce pas? Et en fait, je me suis rappelé d'une histoire d'un gars. qui était troisième dame de judo. Troisième dame de judo, mec hyper musclé et qui avait pratiqué le judo pendant 20 ans. Et un jour, le soir, il sort. Il sort un soir. Et figurez-vous que combien de gars vont tomber sur lui? Cinq. Cinq gars vont tomber sur lui. Ils vont attaquer ce type. qui est seul, il est tout seul, et il est troisième dans le groupe. Le mec, il a reçu la raclée de sa vie. Le mec, ils l'ont passé à tabac, il a juste réussi à fuir de leurs griffes à un moment donné et prendre ses jambes à son coup, comme on dit. Alors, si vous avez écouté cette histoire, vous avez pensé quoi ? Vous avez pensé quoi à un moment donné ? Je suis sûr qu'il y a au moins 20% d'entre vous, 20% je suis gentil, qui ont pensé qu'il allait les terrasser. Ils ont pensé que le troisième Dan allait casser la gueule aux cinq gars. Pourquoi vous avez pensé cela ? Parce que vous avez en tête, ça c'est la preuve, j'en veux pour preuve, Vous avez en tête des stéréotypes, vous avez des archétypes, des schémas mentaux. Et ces schémas mentaux viennent de votre éducation, viennent des discours auxquels on vous soumet. Et puis, la vérité, c'est qu'on vous fait croire un petit peu au Père Noël, quelque part. On vous raconte des discours, on vous fait... Et généralement, c'est des discours, pardon de reprendre ma thématique préférée, mais c'est des discours qui viennent de la classe dominante. C'est la classe dominante qui, elle, généralement, maîtrise toutes formes de discours. Que ce soit le discours historique, le discours social, le discours politique, en général, est maîtrisé et fabriqué, ourdi, par la classe dirigeante. Et cette classe dirigeante l'impose au reste, l'impose à nous. Vous prenez, par exemple, On va revenir au stress. Vous prenez par exemple des milliardaires en France ou ailleurs, ils achètent des journaux. Ils achètent des grands titres de journaux, tout ça. Je ne dis pas qu'ils achètent le journal. Je ne parle pas qu'ils aient payé 1,50€ qu'ils achètent le journal. Non, je dis qu'ils achètent le journal. Ils achètent la rédaction, l'imprimerie, tout, tout, la totale. Et qu'est-ce qui se passe ? C'est l'État qui lui subventionne son joujou. C'est l'État qui lui subventionne son achat. Et pourquoi ? Ça vous montre que par les impôts de la classe qui travaille et qui paye des impôts, on va financer les joujoux des milliardaires, joujoux qu'ils vont utiliser, pour faire quoi ? pour diffuser et imposer le discours ambiant. C'est eux-mêmes qui imposent le discours. Je vais peut-être ouvrir une canette de quelque chose. Pardon, mes amis, j'ai juste un peu... J'ai un peu tout persistante. Oui, je voulais vous dire, c'est quoi le point commun entre cette canette et vous et moi? C'est quoi la relation, n'est-ce pas ? C'est quoi le point commun entre cette canette et nous ? En fait, le point commun, c'est qu'on est jetable. On est jetable. Ça signifie que cette canette, une fois qu'elle sera utilisée, d'accord ? Elle sera, elle finira à la poubelle. Elle finira dans une décharge. Nous aussi. En fait, par rapport aux forces qui nous utilisent, qui nous utilisent pour gagner de l'argent, pour faire tourner des systèmes et autres, pour eux, on est comme une canette. Donc, à un moment donné, si on arrive à notre date limite ou si on est utilisé, on nous jette. On n'est pas indispensable. Mais en attendant de nous jeter, il va falloir qu'on les utilise jusqu'au bout. C'est comme cette canette-là. Elle est pleine. Je viens de l'ouvrir. Je ne vais pas la jeter tout de suite. Je la jetterai quand elle sera vide. D'accord ? Mais c'est pareil pour un humain. On va l'utiliser. Et quand on va l'utiliser dans un environnement inhumain, dans un environnement toxique, dans un environnement destructeur, qu'est-ce qui va se passer ? Une des réponses qui va mentalement survenir avant la somatisation, c'est le stress, c'est l'angoisse. Et par la suite, ça peut se transformer en des symptômes physiques. Maintenant, je vais vous dire un truc. Tous ceux qui vous disent ou qui vous donnent des méthodes ou des techniques ou autres pour gérer le stress, en général, sont en train de vous arnaquer. Il faut être clair. Parce que autant, effectivement, on peut donner à des gens des techniques pour gérer le stress. Autant, il ne faut pas oublier la réalité. Il ne faut pas mentir. Il ne faut pas mentir à cette gamine de 14 ans, lui disant que si elle fait le judo ou si elle fait le karaté, elle pourra sortir à trois heures du matin, marcher toute seule sur une route de campagne. Et puis tout ira bien, parce que si elle est attaquée par quelqu'un, elle pourra se défendre. Il ne faut pas mentir aux gens. Je vous donne un autre exemple. Quand vous regardez les gardes du corps, vous voyez ça des fois, des gardes du corps qui soupçonnent, ils entourent quelqu'un, une personnalité importante et soudain, ils savent ou quelqu'un gueule qu'il y a une arme, un membre du public a sorti une arme ou ils ont vu un éclair furtif, un reflet furtif de l'unit d'un fusil de sniper ou quelque chose comme ça. Ils font quoi ? C'est des gens super entraînés, c'est des gens armés jusqu'aux dents et ils font quoi ? Ils vont prendre la fuite, ils vont ramasser leur client et ils vont courir. Autant d'autres peuvent rester en arrière pour défendre la fuite, autant ceux qui sont proches du client, ils vont le ramasser manu militari, courir avec. Ils vont courir, courir, courir, courir. Après, il y a une porte de voiture qui va s'ouvrir, ils vont le jeter à l'intérieur, ils vont démarrer. Les explications viendront plus tard. C'est peut-être une fausse alerte. C'était peut-être quelqu'un qui voulait attenter à six jours. Mais fondamentalement, malgré que c'est des gens qui ont une puissance de feu capable de répondre à beaucoup d'agressions. Préfère faire quoi? Prendre la fuite. Donc. Si je reviens au stress. chercher à vivre dans le stress, en essayant de trouver des techniques compensatoires, c'est une forme de suicide. Je le dis tout de suite. D'accord ? On ne va pas se mentir. Je peux comprendre que des fois, il faut mettre la nourriture sur la table, il faut payer les factures, et que parfois, on s'impose, sans le réaliser, on s'impose un rythme de vie, un rythme, parce que je parle de travail, parce que le travail est très stressant, et la majorité des gens qui souffrent de stress, leur stress est alimenté par le travail, ou est alimenté par des contraintes économiques. Le stress peut venir d'un ménage, peut venir d'amitiés toxiques, peut venir d'un mauvais entourage, peut venir de mauvaises habitudes. Il y a beaucoup de choses qui peuvent alimenter le stress. Et la réponse, à la rigueur, s'il y a une réponse à court terme, effectivement, et c'est là où je dois quand même donner du crédit à tous ceux qui donnent des techniques pour lutter contre le stress et tout, vous savez, la respiration, les machins, je veux bien, je suis d'accord avec eux, Mais ça, c'est du court terme. C'est pour maintenant. C'est parce qu'il y a une urgence maintenant. Voici une technique, voici un expédient. Mais en aucun cas, il faut continuer à vivre dans le stress parce que le stress va te détruire. Le stress finira par détruire ton mental, finira par détruire ta santé et finira par gâcher ta vie fondamentalement. Si tu fais un travail et puis que cette compagnie est toxique, que cette compagnie, tu y vas avec une boule au ventre, que tes collègues, c'est des salopards, que ton manager est un... D'accord, qu'est-ce que tu fais? Tu dégages, tu trouves un autre travail, tu dégages. S'il y a des gens toxiques autour de toi, s'il y a des amitiés et tu sens que des amitiés Il y a des gens, par exemple, qui sont des vampires. Il y a des amitiés homo-femmes qui peuvent être des vampires. Ce sont des gens qui sont dans le vampirisme émotionnel. C'est des gens qui viennent se brancher sur toi, qui viennent se brancher sur toi. Ils ne vont des fois même pas te demander comment tu vas, toi. Peu importe, ils s'en fichent. Ce qu'ils vont faire, c'est essayer de pomper le maximum d'énergie vitale de toi en te balançant leurs problèmes, leurs misères, leurs incertitudes, leurs existentiels. Et puis, une fois que leur batterie est pleine, forcément, la tienne est vide. Il y a un système de vase communicant. Après, ils disparaissent. Parce que maintenant, chargés à bloc, ils peuvent partir. Ils peuvent voler à un bon moment. Ils sont un petit peu comme cet iPhone, n'est-ce pas ? Je ne suis pas obligé de le garder chargé tout le temps. Je le branche sur le chargeur, mais à partir d'un certain temps, là, il peut tenir. Il peut tenir un jour, peut-être, ou deux. sans être chargé, mais à un moment donné il faut qu'il revienne. D'accord ? Donc, il faut réfléchir en termes de réflexes de fuite. D'accord ? Il ne faut pas faire de l'honneur sur ces choses-là. Il ne faut pas apprendre à des gamines de 14 ans qu'elles sont invulnérables si jamais elles ont une pompe à gaz ou si jamais elles ont une matraque ou si jamais elles ont fait trois mois de judo. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas comme ça. Il faut apprendre sa fragilité. Il faut apprendre qu'on est fragile. Il faut apprendre qu'on doit respecter ses limites. Et quand on sent que ses limites sont atteintes ou que ses limites sont compromises ou qu'il y a quelque chose qui est comme un acide en train de gratter sur nos défenses, il faut apprendre le réflexe de fuite. D'accord ? La fuite est plus importante que tout le reste. Parce que ces techniques de respiration, comme ça, si les humains, si nos ancêtres respiraient aussi bruyamment que cela, ils auraient disparu. Parce qu'il y avait une époque où si tu respires comme ça, t'as même pas le temps de compter jusqu'à 3, t'as déjà une masse de 40 kilos sur la tranche. Ça va aller très vite en fait. D'accord ? Donc, voilà, c'était mon message. C'est tout mon message, c'est tout. On ne va pas flipper, ça n'a rien à flipper. Parce que vous savez ce qu'on cherche à faire, je vais vous dire la vérité. Ceux qui vous aident, ceux qui vous aident à vivre dans le stress et qui ne vous disent pas, sortez du stress. Ce sont des gens qui participent, parfois même sans le savoir, à une force ou à une initiative de normalisation. Ça veut dire quoi ? Je te raconte. Le gars est chez le docteur ou chez le psy. Il arrive. Il a une tête de déterré. Il a du mal à se lever le matin. Il a du mal à trouver du plaisir dans la vie. Il laisse aller sa famille, il délaisse son hygiène, il ne dort pas, tout ça. Bon, il est dépressif, hein, c'est le signe classique de dépression. Il abuse sur des spirituels et autres. OK, donc voilà, on a des signes, on a un tableau clinique de dépression. Qu'est-ce qu'ils font? Ils vont lui donner des médicaments. Bon, alors pour le sommeil, puisqu'il n'arrive pas à dormir, on va donner un somnifère. L'anxiété, bon, pour la flippe, puisqu'il est anxieux, on va lui donner un anxiolytique. on va donner des antidépresseurs et on va lui donner des paquets et finalement on va en faire un client pharmaceutique à vie. Est-ce qu'on a réglé ces problèmes ? Non. Est-ce qu'on a été creusé en dessous, savoir qu'est-ce qui lui fait ça, pourquoi il est comme ça ? Non. On n'a pas le temps. Pourquoi ? Parce que la salle d'attente est pleine. Parce qu'on va lui faire une ordonnance et puis c'est comme ça que ça marche. Il va acheter ses produits, il prend sa camisole chimique et puis il vivra avec aussi longtemps que possible. Il cherche à le normaliser. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que... utiliser de la chimie pour essayer d'obtenir une forme de normalité artificielle. Tu ne peux pas dormir ? On ne va pas chercher pourquoi tu ne peux pas dormir. On ne va pas chercher pourquoi tu as des insomnies. Mais on va te donner un produit chimique qui va te terrasser, tu vas tomber comme une pierre. Donc tu es en train de dormir. Ça signifie que On t'a normalisé. Et le but du jeu, fondamentalement, c'est quoi le but du jeu ? Le but du jeu, c'est que bon, même les praticiens, ils savent bien ce qu'ils sont en train de faire, mais ils ne peuvent pas vraiment aider. Donc, qu'est-ce qu'ils font ? Ils normalisent. Pourquoi ? Parce qu'ils veulent que la personne puisse... On ne veut pas qu'il perde sa famille, on ne veut pas qu'il perde son travail, on ne veut pas qu'il perde sa maison, on ne veut pas qu'il se désocialise. Donc qu'est-ce qu'on essaye de faire ? On essaye de l'encadrer par des produits chimiques, puis voilà. Ça ne régle pas ces problèmes fondamentaux profonds, mais on va essayer de créer une normalité artificielle qui tiendra le temps qu'elle tiendra, mais c'est tout. On ne peut pas faire mieux. D'accord ? On ne peut pas faire mieux. Donc, le problème avec ça, c'est qu'on ne va pas aider la personne. On va plutôt créer un dépendant, c'est tout. On va encourager une dépendance, on va rajouter par-dessus de vrais problèmes, on va rajouter d'autres problèmes chimiques et tout ça. Et puis à terme, tout cet édifice va collapser. Ça ne tiendra pas éternellement. Parce que personne n'a le temps en réalité de creuser dans les vrais problèmes. Le seul qui a le temps, c'est toi. Donc en fait, tu dois devenir ton propre praticien. Tu es la meilleure aide que tu peux obtenir. Tu es le meilleur coach que tu puisses avoir. Tu es le meilleur ami que tu puisses avoir. D'accord ? C'est ça la réalité. Et tu dois développer des... Comment dirais-je ? Tu dois développer des compétences pour t'aider toi-même. D'accord ? C'est ça qui est important. Pour que tu puisses devenir quelqu'un d'autre. Pour que tu puisses... apprécier la vie pour que tu puisses gérer tes affaires jusqu'à ce que mort s'en suive. Parce que c'est ça la réalité. Nous vivons, tu sais, on vit, puis de temps en temps il y a une trappe qui s'ouvre, il y a l'un de nous qui tombe dans l'espace-temps, qui va vers l'autre univers qui est plus peuplé que celui-ci semble-t-il. Et puis nous qu'est-ce qu'on fait ? On s'appelle les uns les autres et puis après on fait des funérailles. C'est tout. Après on se sépare des funérailles. et on continue à marcher dans la vie jusqu'à ce qu'une autre trappe s'ouvre et puis qu'une autre est avalée. Vous savez, moi, j'ai connu une vieille dame. Elle avait, je ne sais plus, 90 ans. Et des fois, elle restait pendant très longtemps, sans parler. On regardait le mur devant elle, semblant tout ignorer de ce qui se passait dans la pièce où elle était. Et soudainement, après des fois des heures de silence, elle disait, c'est comme ça et pas autrement. En fait, c'est terrible quand vous y songez. Parce qu'imaginez qu'on vive 90 ans. Imaginez qu'on vive 90 ans. Que finalement, la conclusion qu'on tire de tout cela. Avant d'être appé par l'espace temps, parce qu'elle a été appé par. Cet espace temps, par cette dimension dont je parle. Que notre conclusion soit. C'est comme ça. Et pas autrement. Voilà mes amis, je vous laisse et je reviens bientôt.
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