"Il faut taxer les milliardaires" ! La fausse bonne idée !

In this French‑language monologue, Aldo Sterone argues that the popular call to heavily tax billionaires is a simplistic and counter‑productive idea. He first critiques the naïve Robin‑Hood fantasy that seizing billionaire wealth will solve inequality, pointing out that any additional tax revenue would simply be absorbed by state extravagance and corruption. He then explains the practical difficulty of taxing the ultra‑rich: their fortunes are spread across numerous jurisdictions, hidden behind offshore companies, yachts, intellectual property and unrealised assets, making seizure complex. He notes the high mobility of capital, citing the United Kingdom’s recent tax‑confiscation policies that triggered a rapid exodus of billionaires. Sterone warns that targeting the richest creates a slippery slope: once billionaires are taxed, governments will move on to millionaires, then to the middle class and retirees, expanding the tax burden across society. He portrays the state as a predatory institution serving dominant classes, not a neutral public good, and illustrates how social benefits (e.g., housing subsidies) are captured by landlords, nullifying any redistributive effect. He provides a brief historical note that income tax was introduced as a temporary wartime measure but has become permanent, now capturing over half of workers’ product, which he likens to a new form of slavery. Sterone concludes that the solution is not more taxation but a drastic reduction of the state’s size and scope, arguing that the state should disappear or at least shrink dramatically. He ends by promoting his book “Escrologie,” which he claims exposes how ecological rhetoric is used by the state to divert public money to a minority.
Chapters
Mes amis, bien le bonjour. Un sujet clivant aujourd'hui doit-on taxer les milliardaires? Doit-on les taxer à mort comme souvent des gens appellent? C'est très régulier que ça revienne. Il y a plein de gens, tu vas les trouver sur les réseaux sociaux, même dans la politique, qui disent que la solution avec un grand S pour vraiment en finir avec les inégalités, la misère, la crise économique, tout ce que tu veux, c'est aller faire des taxes, des fois même de 100 sur les milliardaires. Leur prendre leur argent et comme ça on résout tous nos problèmes. Alors c'est une vision qui, à mon sens, est un petit peu simpliste. C'est une vision de gens qui ont un peu trop regardé Robin des Bois et qui ont l'impression que l'État, ce qu'il va faire, il va aller braquer littéralement les milliardaires, leur prendre leur argent, puis ouvrir un bureau ou mettre une table sur une place publique avec des enveloppes et puis les gens font la queue puis tiens, tiens, tiens, voici 85 par personne. C'est pas, c'est peut-être pas comme ça vraiment que ça marche. Ça veut dire il y a plusieurs, il y a plusieurs éléments à regarder. Premièrement, le plus simple, c'est que si l'État venait à taxer les milliardaires, eh bien il va faire rentrer plus d'argent. Et encore, et encore, ça c'est donc, ça c'est dans la vision naïve. Mettons qu'il va faire rentrer plus d'argent, eh bien ce qui va se passer, c'est que les frais de bouche, les frais de taxi, les chaussures, les montres de luxe, les jets privés, la corruption, les enveloppes, les caisses noires, tout ça, tout ça va augmenter tout simplement. Ça veut dire que quand bien même l'État irait taxer les milliardaires et prendrait effectivement plus d'argent, c'est pas, c'est pas le public, c'est pas le peuple qui est dans le métro, qui est dans le RER A, qui va en voir la couleur. Donc ça, ça c'est clair, ça ira tout simplement pour faire fonctionner l'État et les permettre de dépenser avec plus d'extravagance. Ça, c'est premièrement. Deuxièmement, sur le plan pratique, il faut savoir une chose. Sur le plan pratique, quand quelqu'un dit milliardaire, ça ne veut pas dire qu'il prend sa carte bleue, il la met dans un appareil de retrait d'argent, il rentre son PIN, solde, et là on voit le solde à 9 chiffres. C'est pas vraiment ça. C'est des fortunes qui sont extrêmement compliquée, extrêmement distribuée. Il peut avoir, je sais pas moi, il peut avoir un yacht immatriculé aux Seychelles, il peut avoir des biens qui sont détenus par une SCI au Luxembourg, il peut avoir de la propriété intellectuelle détenue à Hong Kong, etc. Il peut avoir aussi des actions qui sont sur le marché privé, sur le marché public, des gains non réalisés, des dettes par ailleurs, etc. Donc ce n'est pas simple d'aller prendre sa fortune et puis la saisir ou bien la taxer parce qu'elle n'est pas sous une juridiction unique. Elle est distribués sur énormément de juridictions et parfois quand tu regardes les, si tu fais, si tu commences à la comptabiliser, peut-être tu n'auras pas le milliard que tu pensais avoir en commençant l'histoire. Donc déjà il y a ça. Et généralement ils ont de très bons conseillers, ils ont des avocats, ils ont même des hommes politiques qui les renseignent, qui les informent et tout ça, de sorte que ce n'est pas juste une fortune qui est disponible qu'on vient ramasser juste comme ça. Autre chose, Ce qui se passe aussi, c'est qu'on n'est pas au 16e siècle. Ça veut dire qu'aujourd'hui, les fortunes sont extrêmement mobiles. S'il y a un problème quelque part, s'il y a un pays qui devient soudainement hostile, ce qui se passe, en quelques téléphones, 2-3 clics en ligne, c'est des énormes fortunes qui se sont déplacées, qui sont parties. C'est pas trop compliqué. Regarde le Royaume-Uni par exemple, qui a décidé de partir sur des taxes confiscatoires. Eh bien, c'est le pays où le plus de milliardaires sont en train de partir. Donc c'est des milliardaires ou des familles des fois avec des centaines de millions, des dizaines de millions, sont en train de s'arracher à vitesse grand V. Donc ce n'est pas, il suffit pas juste de dire bon ben on va les taxer puis ils vont rester, ils vont payer. Ça c'est encore autre chose qu'il faut considérer dans l'équation. Et je vais te dire même un truc, quand on appelle à taxer les riches, tu sais ce qui va se passer? Alors l'État, bon, sur le plan dit populiste, alors c'est vrai que ça permet à certains politiciens de se faire mousser. Oui, on va les taxer, vous allez voir, on va leur rentrer dedans. Ça commence par les milliardaires. Après, bon, on va pas trouver les milliardaires qui sont trop loin, on va pas les toucher. Donc on va dire bon, on va aller vers les millionnaires. Après, les millionnaires, on n'arrive pas à les trouver non plus. Alors qu'est-ce qu'on fait? Tu vas voir Didier et Michel qui vivent dans un appart c'est des retraités, et puis on leur dit je crois que vous avez une chambre en trop, vous, hein, il y a la chambre là au fond, celle du petit qui vit plus avec vous, donc on va vous taxer. Et puis tu vas te retrouver avec une taxation qui va venir te prendre de ta retraite, qui va venir te prendre de ton SMIC, etc. Parce que tout simplement, quand tu dis faut taxer les riches, tu es en train de faire quoi? Tu es en train d'appeler l'État, on a un État déjà qui est glouton, on a déjà un État qui a une addiction au cash rapide, qui est en train de de le gaspiller, de le dépenser, de le brûler littéralement, l'argent qu'il prend du public. En plus, il s'endette au nom du public. Donc c'est quelqu'un non seulement qui vient prendre ton revenu, ça signifie si on te prend ton revenu, tu réalises que tu es en train de faire des travaux forcés parce que tu dois travailler gratuitement pour payer cet État-là, pour lui payer son train de vie. Et en plus, il prend des dettes en ton nom que tu dois toi payer un jour ou bien tes descendants les paieront. À ce point-là, et tu vas vers cet État qui est si addict au cash pour lui dire il faut taxer plus. Toi tu dis il faut taxer plus les milliardaires, mais lui il va entendre quoi? Il va entendre mais il faut plus taxer. Il va entendre que la population veut plus d'imposition, veut plus de prélèvements. Donc ce qu'il va faire, t'inquiète pas, il va y aller, il va venir taxer le maximum de gens. Après bon, c'est clair que c'est comme au Royaume-Uni, on l'a dit, il faut taxer, on a commencé, ça a commencé comme ça, il faut «On veut taxer les milliardaires» et la prochaine chose qui est arrivée, c'est que 650 000 retraités ont reçu la feuille d'imposition pour la première fois. Des retraites de misère, des retraites qui ne permettent même pas de payer le chauffage, eh bien ils ont reçu la feuille d'imposition pour la première fois. Et l'État prélève, gaspille, et puis quand il a fini l'argent, il fait quoi l'État? Quand il a fini l'argent, quand il n'en a plus? Soit il emprunte, et s'il n'arrive pas à trouver plus d'argent, eh bien il augmente les impôts, et si tu refuses de payer, eh bien il t'envoie la police ou il fait des saisies sur compte. Je veux dire, pour eux il faut que de mettre de l'autre côté. L'autre côté, c'est imprimer de l'argent. Tu vois, toi et moi, si on veut de l'argent, on fait comment? Ben, on travaille. Et si on veut plus d'argent, qu'est-ce qu'on fait? Ben, on travaille plus, on travaille mieux, on fait plus d'efforts, c'est tout. Mais du côté de l'État, c'est voilà, ils ont obtenu, je sais pas moi, mettons 10 milliards. Après, ils les ont grillés. Bon, on veut 15 l'année prochaine, ben tu augmentes les prélèvements de 50 puis c'est tout. Et après, ben tu veux 20, ben tu demandes 20, tu veux 30, tu demandes 30. Et s'ils payent pas, ben s'ils payent pas, on saisit. C'est tout. Tu imagines, de leur côté, c'est vraiment de l'argent gratuit. Ils prélèvent, ils prélèvent sans limite. Autre chose, et ça c'est peut-être quelque chose que les gens voient moins. Tout ce que je te dis jusque-là, c'est une chose que les gens peuvent voir. S'ils s'arrêtent et réfléchissent un peu ou ils se renseignent, ils peuvent voir. Maintenant, l'autre chose, il faut savoir une chose l'État n'est pas un outil neutre. L'État est un comité, un organisme qui est au service des classes dominantes. Il n'est pas à ton service l'État. Il est au service des classes dominantes. Ça veut dire quoi? Ça veut dire que quand bien même il... Imaginons même qu'il taxerait les milliardaires. Il taxe les milliardaires et que les milliardaires soient là et qu'ils ne peuvent pas partir, ils paient. Tu sais ce qui va se passer? Il va faire faire à cet argent un cycle et non seulement il va le leur rendre, mais le leur rendre avec une majoration. Tu vois? Parce qu'ils travaillent pour eux fondamentalement. Il faut pas croire que l'État, c'est juste un... c'est juste comme ça une sorte d'oncle ou de papa bienveillant quelque part. Non, il travaille pour les classes dominantes. Oui, l'État fait de la redistribution, mais il fait de la redistribution du bas vers le haut. Du bas vers le haut. Quand bien même t'as l'impression des fois, parce qu'ils sont très malins à habiller les choses, t'as l'impression qu'il est en train de t'aider, il n'est pas du tout en train de t'aider. Regarde, j'habitais en France par exemple, et j'habitais dans un immeuble où les gens avaient le droit aux APL. Moi, j'avais pas le droit aux APL encore parce que j'avais pas pu obtenir de carte de séjour. J'ai fini par partir sans. Mais pour te dire, le bailleur m'écrivait une lettre, j'aurais dû la garder, qui disait le mois prochain, l'État va augmenter les APL de 50 on va augmenter votre loyer de 50 Aussi simple que cela. Ça signifie l'intégralité de ce qu'on appelle l'aide est intégrée par les bailleurs dans ce qu'on appelle le loyer. Ça veut dire, si un loyer, si un objet, un bien se loue mettons 1 000 par mois, si l'État vient injecter 250 d'aide dessus, ça ne va pas descendre à 750 Au contraire, ça va augmenter à 1 250 Donc le propriétaire, donc le bailleur, les propriétaires fonciers vont capturer l'intégralité de ce qu'on appelle une aide, tu vois. Donc ils sont très bons à cela. Ça signifie l'État travaille pour les classes dominantes, il bosse pas pour toi encore une fois. Et plus tu appelles l'État as capturé de l'argent, que ce soit pour les riches ou autres, plus tu vas demander d'État dans ta vie, plus tu vas donner de légitimité aux fonctionnaires pour dire que le peuple est demandeur. Nous, on fait que suivre ce que nous demande, ce que nous demande le peuple. Tu vois, donc pour moi, l'État, il ne doit ni taxer les riches, ni taxer les pauvres, ni taxer la classe moyenne. Il doit disparaître, il doit s'écraser, il doit réduire son train de vie, réduire son nombre de fonctionnaires. Moi, je vis au Royaume-Uni, je peux te dire un truc. À l'époque, à l'époque où le Royaume-Uni dirigeait 26 des terres, tu sais, l'Empire britannique au plus haut de sa gloire dirigeait 26 donc le quart des terres immergées. Tu vois, un quart de la surface habitable de la planète était gérée par le Royaume-Uni. Eh bien, à cette époque-là, il avait moins de fonctionnaires qu'aujourd'hui. Tu vois, c'est ça le truc. Donc on a des États tentaculaires, on a des États qui prennent des décisions contre la nation, des décisions contre nous, des décisions contre les générations futures. Et on est littéralement pris en otage quand on est, par exemple en Occident, on est pris en otage par des États tentaculaires, par des fonctionnaires qui respirent à nos épaules, qui micromanagent le moindre aspect de notre vie. C'est des gens qui doivent disparaître de nos vies. C'est des gens qui doivent nous laisser vivre. On n'est pas nés pour être au service d'un État, pour payer un État et puis aller lui mettre à ses pieds de l'argent et le fruit de notre travail. On est littéralement dans une forme d'esclavage. Parce qu'il faut savoir que l'esclave ne travaillait pas 100% gratuitement. L'esclave gardait une partie du fruit de son labeur parce que déjà il fallait l'acheter, c'était pas gratuit, fallait payer, fallait investir beaucoup pour obtenir tenir un esclave. Et deuxièmement, l'esclave avait droit à un pécule. Donc aujourd'hui, on a des pays qui sont tellement taxés que le travailleur lambda est littéralement au même niveau qu'un esclave des années 1700. C'est tout simplement, il bosse, il bosse, il bosse et il donne tout à l'État. On ne s'est pas débarrassé de l'esclavagisme, du maître esclavagiste pour que l'État le remplace, pour qu'on lui donne l'intégralité du fruit de notre travail et puis qu'il consente à nous lâcher un petit pouce par là, un petit chèque par là, une petite aide par là et qu'il nous laisse un pécule pour vivre. Tu réalises bien que c'est pas un choix civilisationnel qui aurait été acceptable, ne serait-ce qu'il y a 100 ans. Je te rappelle que les impôts sur le revenu ont été inventés récemment. Ils ont été inventés de manière temporaire quand les guerres mondiales ont commencé à la base. Fondamentalement, c'était pour financer des guerres et c'était temporaire. Le Royaume-Uni, quand ils ont inventé le premier impôt sur le revenu, c'était 3 Il touchait qu'une petite partie de la population et c'était censé être quelque chose de temporaire. Aujourd'hui, t'as un État qui capture plus de 50% du produit du travail. Et c'est pas temporaire, c'est définitif. Tu vois? C'est pas possible, ça peut pas continuer comme ça. Et la solution, tu peux pas dire que on est en esclavage, donc la solution c'est plus d'esclavage. Ça marchera pas ça. C'est fini ça, c'est en train de s'effondrer le système. Voilà mes amis. Merci d'avoir regardé cette vidéo jusque ici. Mon livre Escrologie, et comme je suis un très bon marketeur, je vous en parle à la dernière minute de la vidéo, là où les gens sont le moins attentifs, mais ce n'est pas grave. C'est un livre extrêmement clivant également qui vous montre aussi, tu vas voir ici, énormément de situations où tu as l'État, les services de l'État qui utilisent ici l'écologie politique comme prétexte pour diriger l'argent de de la masse vers une minorité. Comme d'habitude, c'est ça. Voilà, merci d'avoir écouté et on se voit dans la prochaine vidéo.
More from Aldo

La FIN du Royaume-Uni ? L'Ecosse, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles veulent partir !

Analyse Présidentielles 2027 : Marine le Pen remet ENCORE le voile sur la table !

Scandale "60 Millions de Consommateurs" : la France mange des pâtes contaminées au Cadmium !

2 dossiers : Accident d'autogyre en Italie & un pilote sauvé par le parachute du Cirrus






