Ils sont partout : les ballons espions chinois

Chinese spy balloons have been spotted over the US, but balloons as surveillance tools aren't new. Japan and Britain used them in World War II. The video explains how they work, why militaries use them, and why governments keep quiet about the threat.
Mes amis, bien le bonjour et merci d'être ici. Merci aussi à ceux qui me soutiennent sur Patreon. Je viens de faire passer une vidéo sur Patreon à l'instant sur ce que j'appelle les BPC, les Blancs Post-chrétiens. Si vous faites partie de Patreon, vous pouvez la voir, mais c'est quelque chose d'un peu trop explosif, on va dire, pour la partager sur ce forum-là. En tout cas, aujourd'hui, je viens vous parler de ballons. On est rentré dans l'ère des ballons, dans l'ère même des ovnis. C'est ce que titrent les journaux aujourd'hui. Personnellement, je voulais mépriser cela. Je vois ça monter, je vois cette mayonnaise monter depuis quelque temps. Et je me disais mais bon, c'est pas possible, on est en train de passer d'une absurdité à l'autre, on est en train de passer d'une psychose à l'autre, et là on arrive au ballon, et puis bientôt peut-être au petit martien, petit bonhomme vert. Bon, je vais essayer de clarifier un certain nombre de choses aujourd'hui. Premièrement, les ovnis, ça existe ou ça n'existe pas ? Quand je dis à des gens que les ovnis existent, ils me regardent un petit peu comme doutant de mes capacités mentales. En fait, c'est quoi un ovni ? C'est un objet volant non identifié. C'est quoi le non-identifié ? Comment on identifie des objets volants ? On les identifie typiquement au radar. Donc, la préoccupation constante de chaque radariste, c'est d'identifier tous les avions qui s'envolent dans sa zone géographique de compétence. Et d'ailleurs, l'un des échanges les plus parlants c'est que quand un avion contacte le contrôleur radar, quelle est la phrase qui arrive au début des échanges ? C'est « Vous êtes identifié ». Ça veut dire quoi, « Vous êtes identifié » ? Ça signifie que maintenant, j'arrive à vous associer au retour radar que j'ai ici. Je sais que c'est vous. Alors, par un dispositif de transpondeur, de base de données et tout ça, ils ont des étiquettes qui s'affichent sur le radar. Ça signifie que cet objet volant est identifié. Mais on fait quoi si, par exemple, un vieux papy décolle d'un aéroclub sur son Cessna 152, se gourd dans sa navigation, il traverse une zone contrôlée sans s'annoncer à personne ? Eh bien le radariste va voir cette chose traversée comme ça lentement. Il n'y a pas d'étiquette, il n'y a pas de communication, il n'y a pas d'identification. Donc ça devient un objet volant non identifié. Pareil, si un avion militaire, dans une mission d'urgence ou secrète ou autre, part à grande vitesse et puis par inadvertance, racle un petit peu une zone contrôlée, puis boum, il passe très rapidement. C'est quoi ? C'est un objet volant non identifié. Donc, un ovni, ça ne veut pas dire nécessairement une soucoupe volante avec des petits bolons verts à l'intérieur. Ça peut être tout simplement un avion militaire, une mission secrète, un avion d'aéroclub, un ballon météo, ça peut être n'importe quoi. Deuxièmement. l'histoire des ballons. Ils ont vu des ballons au-dessus des États-Unis, ils en ont abattu un, il y en a d'autres qui surgissent. L'histoire des ballons ne date pas d'aujourd'hui, elle ne date pas de 2023. Durant la Deuxième Guerre mondiale, les Japonais avaient développé, surtout vers la fin de celle-ci, avaient développé un plan pour une arme intercontinentale d'un nouveau genre. Alors, ils ont pris des patrons qui leur ont permis de couper de longues lanières de soie, ciré et de papier. Ils ont pris cela dans des écoles, ils ont recruté plein de petites mains, plein de gamins allaient à l'école pour être de corvées de collage et ils s'appliquaient minutieusement à coller la soie et les papiers, sans savoir ce que ça allait donner. Mais en fait, tout cela après était rassemblé dans des hangars et puis formé des ballons. Au départ, ils étaient petits, puis après, ils ont grandi. Et quand on arrive en 1944-1945, on a des ballons qui ont à peu près 10 mètres de diamètre. Ça donne un volume de 500 mètres cubes. Et à l'intérieur, ils étaient remplis d'hydrogène, de gaz d'hydrogène. Alors, le but durant toute la guerre, quand on développait ce programme militaire secret au Japon, était de mettre ces ballons à l'intérieur de sous-marins Ces sous-marins devaient aller se rapprocher le plus possible des côtes américaines, donc des côtes ouest, je parle de la Californie par exemple, se rapprocher le plus possible, après sortir, gonfler ces ballons à l'hydrogène, mettre un paquet explosif ou incendiaire sous le ballon et le lâcher. Et en lâcher plein, et puis comme ça, bombarder les États-Unis avec cette arme-là. Néanmoins, quand on arrive en 1944 avec les batailles qui ont eu lieu dans le Pacifique, les japonais n'avaient plus beaucoup de sous-marins en état de marche. Donc là, ils vont tenter quelque chose d'extrêmement audacieux. Ils vont lâcher les ballons depuis le Japon même. Il y a 10 000 km pour arriver aux États-Unis. Et eux, ce qu'ils espèrent, c'est que ces ballons vont monter assez haut, vers 10 000 mètres et plus, et ils vont choper ce qu'on appelle un jet stream. C'est un vent extrêmement puissant qui, dans cette zone du monde, défile de manière très régulière depuis le Japon vers l'Est. Et donc, ils pourraient prendre les ballons vers les États-Unis. C'était ça un petit peu l'idée. Alors, un ballon standard de 500 m3 a une charge marchande d'à peu près 140 kg. Ça veut dire que littéralement, il pourrait prendre un gars et deux valises et les expédier littéralement jusqu'à la fin de la tropopause. Alors, en réalité, la charge militaire de ces ballons-là était entre 10 à 20 kg. Je vais vous dire pourquoi. Parce que voici le problème. Le ballon met plusieurs jours à traverser le Pacifique Nord. Il met plusieurs jours. On a estimé 3, 4 jours selon la puissance des vents. Néanmoins. Donc il y a des jours et il y a des nuits. Durant le jour, le soleil tape très fort. Pensez qu'on est en train de voler dans la stratosphère, littéralement. Le soleil tape très fort et le ballon va donc chauffer. le gaz à l'intérieur aura tendance à s'expanser, donc créer de la pression dans le ballon qui pourrait exploser, qui pourrait juste éclater tout simplement sous l'effet de la pression. Donc qu'est-ce qu'on fait ? On a prévu une valve dans le ballon. Cette valve est une valve très simple de surpression. Quand la pression augmente, elle va s'ouvrir et du gaz va sortir. Et le problème, c'est que, OK, le gaz sort, l'hydrogène va sortir, mais est-ce qu'on a perdu de l'hydrogène ? Or, la sustentation est assurée justement par un bon gonflage à l'hydrogène. Quand la nuit suivante arrive, le soleil se couche, la nuit arrive, il se passe quoi ? Le ballon sera donc plus dégonflé qu'il l'était avant. Il aura tendance à descendre. Et ainsi de suite, au bout de 2-3 nuits avec ce cycle, durant le jour on jette de l'hydrogène et la nuit on en a moins, on finit par un ballon qui est à moitié dégonflé et qui finira par tomber dans l'eau. Donc, les japonais ont prévu un système extrêmement ingénieux basé sur des sacs de sable, un laisse de sac de sable, qui était tombé ou jeté progressivement par un système très sophistiqué muni de capsules altimétriques. Ça veut dire que, durant le jour, le ballon vole très haut, mais de temps en temps, il jette de l'hydrogène. Durant la nuit, quand le soleil n'est plus là, le ballon a tendance, cette fois-ci, à accuser vraiment son dégonflage, il commence à baisser. La capsule altimétrique, il y en avait trois, détecte qu'il est en train de baisser et va commencer à jeter du lest. il deviendra plus léger et il remontera. Il s'agissait de le maintenir à l'altitude la plus élevée possible pour qu'il soit dans le flux du courant, dans le flux du jet stream, parce que sinon il allait tomber dans l'eau. Mais le problème avec ceci, c'est que ça venait réduire la charge marchande qui allait de 140 kg effectives à finalement 20 kg seulement, parce que le reste c'était du sable. Voilà le problème. Néanmoins, Entre 1944 et 1945, les Japonais allaient lâcher 9300 ballons depuis le Japon. Sur ces 9300, il y en a 300 qui vont atteindre leurs cibles aux États-Unis. Certains portaient des bombes incendiaires, d'autres portaient des bombes antipersonnelles avec de l'acide picrique. Ils ont explosé, ils ont même tué des gens, fait des dégâts. Les Américains, au départ, pensaient que c'était lancé depuis des sous-marins. Mais après, très rapidement, ils ont compris que les Japonais étaient assez dingues pour tenter un lancement depuis leur propre pays, en espérant que le ballon fasse 10 000 kilomètres. D'ailleurs, on a commencé même à trouver des ballons au Mexique. On a trouvé des ballons au Canada. Ce n'est pas une arme très précise. Néanmoins. l'État américain va imposer un blackout très, très, très sérieux sur ça. Il ne voulait pas que ça filtre dans les news. Il ne voulait pas qu'on en parle. Silence radio total et complet. Pourquoi ? Parce que les Japonais regardaient les news américaines en espérant justement savoir où sont tombés les ballons. Or, s'ils savaient où ils étaient tombés et les dégâts qu'ils avaient commis ou pas commis, Ça leur aurait permis de savoir l'efficacité de leur système et de l'améliorer, savoir à quelle heure on fait les lancers, combien de temps ça prend, quel genre d'explosifs on va mettre. Donc c'était une question de sécurité nationale que les Japonais ne sachent jamais si leur ballon touchait le but ou pas. Comme les japonais ne voyaient rien dans les news américaines, quoiqu'il y eut quelques indiscrétions par moment, mais comme les japonais ne voyaient rien du tout, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fini par laisser tomber, parce qu'ils ont fini par croire que finalement ça ne sert à rien. Ceux qui étaient pessimistes dans cette histoire, dans cette mission, commençaient à dire « Ouais, j'avais raison, c'est ballant les lances, 10 000 kilomètres, non, c'est trop loin, c'est juste en train de s'abattre quelque part dans le Pacifique, non. » Le cas le plus dramatique. est arrivé dans l'Oregon, où à un moment donné, il y avait des enfants qui jouaient. Et puis, ils ont vu un ballon par terre. Ils s'en sont approchés, ils ont commencé à toucher. Et là, il explose. Ça va faire six morts. Il y a une stèle qui a été construite sur le site. Cinq enfants et un adulte tués. Et il y a quelque chose de très révélateur sur cette stèle. C'est écrit que ces victimes là sont les seules victimes sur le sol américain durant toute la Deuxième Guerre mondiale. Vous avez bien entendu, toute la Deuxième Guerre mondiale, qui a fait des dizaines de millions de morts à travers le monde. Eh bien, elle a fait six morts aux États-Unis. Ça veut dire que réellement, les États-Unis sont tellement en retrait par rapport au centre des opérations que, in fine, si demain, par exemple, une troisième guerre mondiale devait se lancer, elle pourrait faire 50 millions de morts en Europe et elle ferait 2 morts et 3 blessés aux États-Unis durant toute la guerre. Donc, eux, ils sont relativement en retrait, vu leur géographie, ils sont relativement en retrait par rapport à tout ça. C'est pas seulement les japonais qui ont lancé des ballons durant la deuxième guerre mondiale. Les british en ont lancé aussi. Sauf que les british, eux, ont lancé des ballons qui n'étaient pas très sophistiqués. Ils n'avaient pas besoin de faire compliqué parce que ils n'avaient pas le Pacifique Nord à traverser. Ils lançaient des ballons tout simplement sur l'Europe continentale. Donc, ils gonflaient des ballons sur des champs, mettaient une bombe incendiaire et ils lâchaient. Ils en ont lâché 100 000. Tant beaucoup ont raté à leur cible. Alors, il y avait quoi dessus ? La moitié déjà des ballons britanniques, il y avait des bombes incendiaires. L'autre moitié, il y avait juste des fils électriques, il y avait des conducteurs électriques. Et en fait, quand ils allaient s'accrocher sur les lignes à haute tension, ils s'enroulaient dessus et ils créaient du court-circuit. Donc, c'était des opérations aussi de destruction et de sabotage. 100 000 ballons lancés par les Britanniques. Les américains ont aussi contemplé l'idée et ont travaillé sur un programme lié à des ballons. C'est une arme quelque part non conventionnelle parce que... Tout le système de défense aérienne, des États-Unis par exemple, ou d'autres pays modernes, est basé sur des radars, des intercepteurs, où chaque génération d'intercepteurs sont plus rapides, peuvent monter plus haut, peuvent dépasser la vitesse du sang. Oui, mais on ne va pas t'envoyer un navire rapide. Ce qu'on va t'envoyer, c'est un aérostat. On va t'envoyer un ballon. qui avance très lentement, qui va au gré du vent, qui est complètement imprévisible, qui vole très haut et que tu ne verras même pas. Parce qu'en fait, les Américains ou les défenses aériennes classiques s'attendent à une attaque de type classique. Et là, ils se retrouvent avec ce genre d'attaque. Alors, le ballon qui a été explosé au-dessus des États-Unis faisait 60 mètres de diamètre. Ça veut dire que nous passons, si vous regardez le ballon japonais, qui faisait 10 mètres de diamètre, avait déjà 140 kilos de charge marchande. Le gros ballon de 60 mètres, lui, a une charge marchande de 30 tonnes. Même si on imagine 10 tonnes de ballast sous forme d'eau, sous forme de sable ou autre, Il reste quand même assez de quoi transporter une ou deux ou trois bombes atomiques s'il le faut. Quoique les nations qui ont la bombe atomique ne seraient pas bien inspirées de placer celle-ci au bout d'un ballon puis le lâcher au gré du vent. Ils pourraient tomber peut-être en deux mauvaises mains. De toute façon, vous me diriez qu'une bombe atomique est toujours entre deux mauvaises mains. Mais bon, on s'en reprend. Maintenant, il y a des images qui sont sorties, je ne sais pas si elles sont authentifiées ou pas, mais on voit un ballon chinois, et dessous, il y a une structure, une sorte de panier en métal, et dans ce panier en métal, il y a des missiles. C'est-à-dire qu'il est toujours possible, pour eux, de lancer un ballon de 60 mètres de diamètre, ou plus grand, il pourrait porter des dizaines de tonnes. À ce moment-là, mettre une batterie de missiles, Et puis, si on est dans un cadre d'une guerre, au moment où tu le vois, t'es mort. Parce que les Américains, ils ont été survolés pendant plusieurs jours sans que le Réta ne puisse faire quoi que ce soit. Imaginez qu'on lui doit avoir un ballon, et on est mille, et imaginez qu'il porte des missiles. Parce que ça coûte pas cher ces ballons-là. C'est ça l'avantage. C'est que si on compare un bombardier classique qui a besoin de... qui fait du bruit, qui a besoin de carburant, il faut refueler, il faut faire une escale quelque part, il lui faut des tankers qui volent comme ça en hypodrome et qui l'attendent quelque part dans un point rendez-vous et tout ça, c'est très compliqué tout ça. Et c'est très voyant, c'est une expédition, c'est de la logistique ça, ça se voit. Un ballon, non. Un ballon, il gonfle, il lâche ce petit matin et il est parti. C'est tout. Et en plus, aujourd'hui, grâce aux satellites, grâce aux moyens, on peut imaginer que ce ballon, ceux qui l'ont lancé avaient des appareils dessus permettant de dialoguer avec un satellite et tout ça et donc donner sa position. Eh bien, ils n'ont pas besoin d'en lancer 9000 ou 10000. Ils ont la capacité de lancer des ballons beaucoup plus précisément qu'anciennement. Voilà. Donc on est dans une nouvelle logique en fait. C'est une nouvelle larme intercontinentale extrêmement basique. Voilà, quant aux OVNI, bon, les OVNI, moi je vous dis un truc, entre nous, que les, comment on les appelle, que les martiens viennent et tout ça, moi ça me dérange pas. D'accord ? Des petits bonhommes verts, dans une soucoupe, j'ai aucun problème. Le seul problème que j'aurai, là où je mettrai le O là, c'est si on veut créer la taxe OVNI, ou la taxe extraterrestre. Parce qu'aujourd'hui, nos seigneurs, qu'est-ce qu'ils font ? Chaque fois qu'ils sortent quelque chose d'abracadabra, C'est comme les escrocs qui t'écrivent des e-mails avec des histoires. « Bonjour, je travaille pour l'ONU » ou « Bonjour, je suis douanier à Abuja » ou des trucs comme ça. Tu sais tout de suite qu'il sera question d'argent à un moment donné. Et il sera question que toi, tu payes. Donc aujourd'hui, quand je regarde nos seigneurs, ils parlent de n'importe quoi. Ils parlent d'un astéroïde, je me dis bon, il y aura peut-être une taxe astéroïde. Ils parlent d'un ovni ou d'un martien, je me dis bon, il y aura la taxe martien. À un moment donné, on va associer ce phénomène réel ou supposé ou imaginaire, peu importe, on va l'associer à notre comportement ou nos habitudes ou nos vies en général et on demandera de payer. Du moment que je ne paye pas la taxe OVNI, moi je suis bon avec ça. Ce n'est pas grave, juste faites voler vos OVNI et puis c'est tout. Voilà mes amis, je vous laisse et puis Prenez-vous pas la tête donc, prenez-vous pas la tête, c'est assez dingue. On veut faire vivre les gens d'une psychose à l'autre, d'une psychose à l'autre, sans arrêt. Dès que quelque chose se termine, on sort une autre. Et quand on aura fini avec les ballons, je sais pas ce qu'on aura, peut-être les dragons, on aura autre chose. Voilà, à très bientôt.
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