
First-person French-language YouTube monologue (Sept. 2019) in which the speaker—an immigrant—defends a restrictive stance on immigration while recounting his own experience arriving in Europe (he says two countries asked him to leave: France and Switzerland) and describes gaining dignity and opportunity in the UK. He criticizes large-scale open borders and welfare dependency (mentions millions of "cartes vitales" in circulation), links migration to exported social problems, warns about redistributionist doctrines, and rejects "collapsology"/end-of-world fatalism as psychologically destructive. The tone is opinionated, anecdotal and polemical.
Questions this video answers
France and Switzerland.
The United Kingdom ("sa majesté la reine d'Angleterre").
Millions of "cartes vitales" (French health insurance cards) in circulation.
Bonjour, mes amis, je viens vous parler de sujets et d'autres. Je ne sais pas trop de quoi je vais parler. J'ai deux, trois sujets en tête. J'avais envie de partager avec vous. Donc étant blogueur de mon état, n'est ce pas? Donc, je viens le faire. Alors, il y a des gens qui m'interpellent sur sur les médias sociaux en me disant Aldosterone, comment ça se fait que toi, tu es immigré, tu as immigré en Europe. Et puis, une fois que tu es rentré, tu fermes les portes derrière toi et tu veux empêcher les autres de venir. Et certains perçoivent dans cette attitude-là, dans mon attitude vis-à-vis de l'immigration, perçoivent comme si j'avais fait une sorte de volte-face, comme si j'avais retourné ma veste à un moment donné de mon historique. Juste rapidement, pour vous expliquer, je remercie les gens qui me posent ce genre de questions, bien sûr. Et je peux comprendre que sur les apparences, c'est comme ça que ça peut sembler. Mais quand on regarde dans la réalité, mes amis, imagine, tu es poursuivi par un ours. Je suis poursuivi par un ours. Donc, j'arrive, je cours, l'ours est derrière. Je frappe chez quelqu'un qui a l'amabilité d'ouvrir et de me donner asile. Il ferme sa porte. J'ai peut-être même l'incité à fermer sa porte, connaissant le danger auquel je viens d'échapper. Je ne vais pas lui dire, écoute, fais rentrer l'ours aussi. Pourquoi tu discrimines l'ours? D'accord. Vous voyez, quand je suis arrivé, quand je suis arrivé en Europe, il y a longtemps, je suis arrivé en demandant le privilège de pouvoir vivre en Europe. Je savais que ce n'était pas un droit, que c'était un privilège. Et puis, j'ai obtenu ce privilège-là à grand prix. D'ailleurs, on ne m'a pas fait de cadeau. J'étais assez malvenu, en réalité. On m'a demandé de partir de deux pays. Deux pays m'ont demandé de quitter le territoire. La France et la Suisse. D'accord ? Donc, on ne m'a pas vraiment ouvert les portes. Je n'ai pas trouvé les portes fermées et j'ai voulu les ouvrir derrière moi. Au contraire, j'ai trouvé les portes ouvertes pour une catégorie de personnes et elles le sont toujours. Et les portes pour des gens comme moi ont toujours été fermées. D'accord ? Donc déjà je peux vous rassurer sur ce point. Deuxièmement, j'ai pu obtenir, grâce à un certain nombre de pays qui m'ont accepté, comme ici par exemple, comme le Royaume-Uni, j'ai pu obtenir, on va dire, des privilèges. Simplement, j'ai eu plus d'opportunités, j'ai eu plus de respect, on m'a plus respecté, j'ai eu plus de dignité. On m'a traité d'égal à égal, bien plus que dans mon pays d'origine, l'Algérie. D'accord ? Ça, je suis... Ça, je vous le dis en des termes non incertains. D'accord ? Un pays, même si je respecte beaucoup l'Algérie et... Bien sûr, j'ai un certain attachement envers ce pays dans lequel je suis né, bien sûr. C'est un attachement indissoluble, c'est clair. Mais il faut quand même reconnaître que au Royaume-Uni, on m'a donné bien plus que ce qu'on m'aurait donné dans mon pays d'origine. D'accord ? J'ai été discriminé dans mon pays d'origine, je n'ai pas été ici. D'accord ? Donc il faut bien Il faut bien, à un moment donné, reconnaître ces choses-là, d'accord? C'est comme je vois, par exemple, des gens en France, ils sont nés en France, ils étudient, je déteste la France, pays de racisme, pays de fachos, pays de machin. Moi qui viens d'Afrique, je peux te dire un truc. Tu parles de ce que tu ne sais pas. Va vivre en Afrique. Va chez nous, comme on dit. Vas-y, vas-y, passe. Je ne parle pas des vacances. Je ne parle pas de je ne parle pas que tu prennes 2000 euros avec toi, que tu vas l'échanger au marché noir en dinars et puis qu'après, tu vas vivre en Algérie comme un abat pendant quatre semaines. Je ne parle pas de ça. Va vivre en Algérie. Vite. D'accord. Après. Si tu arrives à survivre un an ou deux ou trois ou quatre, après, tu reviens en France. Et puis, on peut parler de fachos, on peut parler de racistes, on peut parler de discrimination, on peut parler de toutes ces choses-là. Mais au moins, on peut parler avec toi étant quelqu'un qui sait de quoi il parle. On peut faire confiance à ton expérience de vie pour nous parler de manière, on va dire, substantiée de ces choses-là. Autrement, tu parles de ce que tu ne sais pas. D'accord ? Je vois des gens naître en France, ils ont reçu de ce pays Mais ce qu'ils ont reçu de ce pays qu'on appelle la France, y compris, je ne dis pas que la France, je ne dis pas qu'ils sont nés, qu'on leur a donné le champagne à leur naissance, je ne dis pas cela, mais ce qu'ils ont reçu, ce qu'ils auraient reçu dans leur pays d'origine n'aurait même pas atteint la chevite qu'ils ont reçu en France. Donc juste, il faut savoir raison garder sur ces choses là. Deuxièmement, pour continuer toujours sur mon sujet. Une fois que je suis en Occident, je suis dans ce pays. À un moment donné, mon allégeance, mon allégeance va changer parce qu'il y a une vie et une réalité. Et mon allégeance va vers où ? Là je suis par exemple ici en Angleterre ou au Royaume-Uni si on parle d'une manière plus large. Mon allégeance elle va vers qui ? A votre avis. Elle va vers ce pays. Elle va vers sa majesté la reine d'Angleterre. D'accord ? C'est ça mon allégeance. Sans hésiter. OK ? Donc, qu'est-ce qui m'intéresse moi ? Quand je vois un problème, ce qui me... Ce qui m'importe, moi, c'est l'intérêt de cette société, c'est l'intérêt de ce pays vers lequel j'ai une allégeance absolue. D'accord ? Ce n'est pas parce que moi, je suis né à l'étranger et que je suis arrivé ici sur le tard que mon allégeance va constamment porter sur le moindre inconnu, d'où qu'il vienne. Il ne faut pas qu'il soit de ce pays, comme le font beaucoup de gens en France et ailleurs. Tu vois que le gars, il est né en France. Ses parents sont arrivés dans des conditions parfois rocambonesques, souffrance et tout ça, mais il est né en France. Et pourtant, parce que ses parents viennent de quelque part. D'accord. Son allégeance va aller vers n'importe quelle personne qui vienne de quelque part, excepté les gens avec lesquels il partage ce pays. D'accord, ça, c'est terrible. parce que ça voudra dire que je vais aller contre les intérêts de mon pays, contre les intérêts de ma famille, contre les intérêts de mes amis, contre mes propres intérêts, mes propres intérêts en tant qu'individu, mes propres intérêts en tant que citoyen, en tant que contribuable, en tant que ce que vous voulez, juste parce qu'il faut que je sois allergique à ce pays qui m'a accueilli. Non, il ne faut pas... Quand je suis arrivé, quand je suis arrivé en Europe, je ne suis pas arrivé porteur d'un discours disant ouvrez les frontières. Je suis arrivé en disant exceptionnellement, permettez moi de rester en Europe. C'est ce que j'ai dit. Je n'ai jamais dit en arrivant, ouvrez les grands vos frontières parce que je savais à l'époque, si j'ouvrais grand leurs frontières, ils deviendraient comme le merdier que j'ai quitté, que je fuyais. Et d'ailleurs, les pays, vous allez voir en Europe, c'est très simple. Je vais vous dire un truc que personne ne se fâche. Mais les pays dont les frontières sont les plus ouvertes en Europe sont les pays qui ressemblent le plus aux merdiers que j'ai quitté. Il y a une proportionnalité très simple. Je voyage beaucoup en Europe. Ça m'arrive des fois de voyager 3, 4 fois par mois en Europe. Et je peux vous dire que je constate une proportionnalité très frappante entre l'ouverture des frontières et la face du pays, d'accord ? Parce que le problème, c'est que nous sommes dans un monde de développement indifférencié, pour le dire gentiment, et il y a des peuples qui n'ont pas réussi, dans ce monde, il y a des peuples qui n'ont pas réussi à créer des sociétés valables. Et donc, que veulent-ils faire ? Ils veulent les fuir en reproduisant exactement les mêmes travers ailleurs. avec la démographie bien sûr, donc ils vont aller quelque part, et puis vous allez voir que les mêmes problèmes qu'ils ont quittés, vous allez les voir renaître et s'aimer quelque part ailleurs. D'accord ? C'est ça. L'ouverture de frontières, c'est rien d'autre que ça. D'accord ? Alors... Voilà, donc je vous rassure, il n'y a pas de contradiction, il n'y a pas du tout de contradiction sur mon attitude, il n'y a pas de vol de face, il n'y a pas de changement, il n'y a rien du tout. Parce que jusqu'à maintenant, je suis exactement pareil. Je comprends que dans certains cas, dans certains cas rares, précaires, limite, il y a des gens qui méritent de pouvoir vivre ailleurs. Je suis en Angleterre et je vote et tout, et ça ne me dérange pas qu'aujourd'hui, même en 2019, que quelqu'un vienne, veuille immigrer en Angleterre. Il y a des gens qui sont valables pour nous en tant que société et je ne suis pas contre qu'ils viennent. D'accord ? Donc je n'ai pas changé du tout jusqu'à maintenant. Je ne suis pas un extrémiste. Par contre, il y a beaucoup de gens, et je pense que c'est une plus grande majorité, il y a beaucoup de gens qui n'ont rien à faire ici. D'accord ? C'est simple. et le même discours que je tenais il y a 30 ans. Donc ça, c'est un premier point. Deuxièmement, j'ai lu que... Je ne devrais même pas vous parler de ça. J'ai lu qu'il y avait des millions de cartes vitales en circulation. Alors, je pense que c'est la France qui achète la paix, parce que la France est en train de devenir un pays mondialisé, ça signifie retrouver on va trouver des problèmes de toute la terre, on va les retrouver en France et très souvent, dans les pays comme ça, il faut acheter la paix. Pourquoi acheter la paix ? Parce qu'il y a quelque chose, je vais vous expliquer. Je vais vous expliquer. Vous savez que dans la majorité, l'écrasante majorité des familles, Ça marche comme ça. T'as une famille, t'as un cellule familiale, et puis t'as le papa, la maman, les deux, l'un des deux, qui va le matin travailler. Et les enfants se définissent souvent, leurs parents, par « mon papa fait ceci » ou « mon papa est ». D'accord ? Ils disent même pas « il fait », « il est » quelque chose. OK ? Il est dépaveur de rue, il est pilote, il est médecin, il est ingénieur, c'est ce que vous voulez, quoi. Il est bouché, c'est ce que vous voulez. Mais il faut savoir que dans beaucoup de pays qui ont failli, ce schéma n'existe pas, on n'existe plus. C'est-à-dire qu'on a des familles, on a pratiquement des morceaux de peuples, des fois, dans certains pays, où personne n'a de travail. C'est des pays dont l'économie est complètement à l'état rudimentaire, complètement inexistante. Donc, ces pays, souvent sont des pays du tiers monde, Alors il y a une langue historique, comment ils sont arrivés là ? On peut en parler, je peux faire des vidéos de trois heures pour vous en parler, mais c'est pas le but. Mais c'est des pays qui ont été, pour une grande partie, artificiels, qui ont été créés après des décolonisations hâtives, qui se sont retrouvés à leur tête avec des cliques mafieuses et tout ça, qui ont détruit le pays par leur stupidité, leur corruption, tout ça. Donc, plus quand vous rajoutez des problèmes sociaux, vous rajoutez la religion, vous rajoutez le crétinisme, vous rajoutez beaucoup de choses. Vous avez des pays qui fonctionnent pas. Dans ces pays, il y a une relation très particulière à l'État. C'est-à-dire que beaucoup de gens considèrent que c'est pas à eux d'aller travailler le matin, c'est une notion qu'ils n'ont pas, c'est à l'État de s'occuper d'eux. Donc l'État doit les nourrir, l'État doit les loger, l'État doit les soigner, l'État, l'État, l'État. Et ces États-là, en faillite, alors pour éviter l'explosion sociale, qu'est-ce qu'ils font ? Ils vendent des matières premières et avec ces ressources-là, ils partagent. Ils donnent, ils donnent, ils donnent. Ils donnent des biens de bouche. Le problème, quand tu donnes des biens de bouche, c'est que ce n'est pas un investissement. Enfin, j'ai failli dire, à moins que tu considères la défécation comme le produit d'un investissement, c'est autre chose. Donc, ces pays, qu'est-ce qu'ils font ? Ils donnent des biens de bouche à la population. Et après, ça devient dû, ça devient naturel, et de génération en génération, parce qu'une génération, dans certains pays, c'est 14 ans. Donc, t'as des gens qui pensent qu'il est normal que l'État les nourrisse, qu'un humain normalement constitué, qui vit dans un État normalement constitué, il nourrit et est logé par cet État. Voilà. Travail, un truc comme ça, il se soucie même pas de ce que tu parles. Dans ce sens, quand ces États n'arrivent plus à assumer, parce que le problème, c'est que tu as souvent une démographie galopante et tout, et les matières premières se cassent la gueule et tout ça, donc avec le temps, ces États n'arrivent plus à convenablement nourrir et loger leurs citoyens. Et donc, t'arrives à quoi ? T'arrives à des explosions sociales, t'arrives des fois à des guerres, à des conflits, à des trucs horribles. Quand tu prends des gens de ces pays et tu les ramènes vers l'Europe, ils vont garder exactement leur manière de penser et ils vont percevoir un État comme par exemple l'État français qui est assez providence et qui aime bien le social. Ils vont percevoir ça comme un État qui fait correctement son travail. Pour eux, le social n'est pas un filet social, n'est pas quelque chose dans lequel on peut tomber en extrême urgence et de manière temporaire. Non. Pour eux, c'est une vocation. C'est une vocation. Quand l'enfant est né, ils vont l'inscrire et toute sa vie, il va rester dans l'âge social. C'est normal. Donc, quand ils vont vers un pays comme ça, Pour eux, c'est un dû. C'est un dû que l'État les paye. C'est un dû que les associations les payent. C'est un dû qu'on s'occupe d'eux, à vie. D'accord ? Alors c'est vrai que quand tu t'imposes une immigration pareille, c'est vrai que c'est pénible parce qu'il faut quand même être disposé ou être prêt à s'en occuper pendant des générations. Et ce sera un poids grandissant. Aujourd'hui, on parle de l'écologie, on dit oui, mais quelles terres on va laisser aux pauvres gamins qui vont naître, aux pauvres générations. Ces générations vont nous maudire. Qu'est-ce qu'on va leur laisser, pauvres d'eux ? Alors, dans un esprit purement écologique, je peux vous dire la même chose. Quelle société allez-vous laisser au futur, aux enfants ? Quand ils vont se réveiller dans une société balkanisée, quand ils devront peut-être un jour, comme le disait Hollande, faire une partition et donner la moitié, trois quarts du pays, pour pouvoir obtenir un peu de paix, pour pouvoir rentrer chez eux sans se faire couper à la machette, comme c'est en train de se passer en Afrique du Sud. Vous voyez, c'est des réalités, j'invente rien, d'accord. Enfin, c'est pour ça qu'il y a beaucoup de cartes qui circulent, parce qu'il y en a même. Ça, je ne devrais pas le dire. Jamais je ne devrais dire ça. Il faut savoir que moi, j'étais en Algérie. Il y a des gens qui arrivent à obtenir la nationalité algérienne à distance. Un avocat, paperas, tout ça, ils arrivent à obtenir la nationalité française. Et après, ils s'inscrivent à la sécu. Il suffit d'avoir l'adresse chez quelqu'un, une déclaration sur l'honneur, pour ce qu'il vaut. Donc, quand il y a quelqu'un qui t'héberge, tu vas, je ne sais plus comment ça s'appelle, tu prends une carte vitale, tu t'inscris à toutes les aides et tout ça. Tu les laisses accumuler sur un compte. Et puis après, une fois par an, tu montes en France pour faire du shopping. D'accord avec tout ça. C'est sympa cette histoire. Mais voilà, le problème, c'est qu'on a des gens au fond de l'Afrique qui ont des cartes vitales. Ce n'est pas quelque chose qui va changer demain, parce que vous êtes, votre pays est sous la coupe, on va dire, des redistributionnistes. Ça, vous ne l'avez peut-être jamais entendu avant, mais je prépare une vidéo sur la redistribution des richesses. Vous savez qu'aujourd'hui, il y a des forces mondialistes qui poussent à ce qu'on appelle la redistribution des richesses, des riches vers les pauvres, de force. Le riche, c'est toi. Le riche, c'est pas Kardashian. Le riche, c'est toi. Donc, les classes moyennes occidentales, en tout cas des pays qui souscrivent à la redistribution des richesses, je sais que, par exemple, Trump a dit non, mais la France dit oui. Et donc, ces pays doivent payer. Alors, je vous ferai une vidéo qui explique un petit peu certains mécanismes de redistribution, mais c'est ça. T'es dépouillé, t'as l'impression qu'on est en train de te dépouiller au profit d'autres. Mais oui, c'est ce qu'on est en train de faire. Oui, oui, je peux te confirmer ça. C'est pas une impression, c'est vrai. Ce n'est pas un hasard, ce n'est pas un accident. C'est le résultat d'une doctrine. C'est pensé. C'est pensé, c'est réfléchi, c'est travaillé et ça ira en empire. Parce que voilà, il y a des doctrines aujourd'hui de redistribution de richesse. Tu peux à la rigueur googler ça en français ou en anglais. Je te recommande de googler en anglais surtout parce que la francophonie est en train de mourir malheureusement. Français devient synonyme de censure. Donc voilà, tu ne vas pas trouver grand chose en français. Mais la redistribution de richesse, c'est un thème que peu de gens apportent. Oui, alors. Alors, à quelle heure? J'arrête là ou? Allez, un dernier sujet, un dernier truc. D'accord, ce matin, j'ai la parlotte. Le matin, souvent j'ai la parlotte. Vous savez, je vais vous dire un truc. Quand tu crois en quelque chose, tu deviens quelque chose. D'accord, ta croyance, une croyance ne va pas, va te changer. Forcément, quand tu es porteur de quelque chose, d'une idée ou d'une conviction, elle va avoir une influence sur toi, d'accord ? Positive ou négative. Alors, il y a des gens qui m'écrivent, ils me disent, je suis, je regarde des vidéos qui parlent de la fin du monde, le collapse, la collapsologie. Collapsologie, c'est... Enfin. Et puis, j'ai peur. Et puis, je me sens déprimé, c'est ce qu'ils me disent des fois. Oui, ils me disent, je n'arrive pas à me projeter dans le futur. Je n'arrive pas à travailler correctement. Je n'arrive pas à construire ma vie parce que je me dis, ça sert à quoi de faire tout ça ? Si de toute manière, le monde va se terminer. D'accord ? Alors, vous savez, mes amis, je vais vous dire un truc. Le monde ne va pas se terminer. Je peux vous rassurer. Il ne va pas se terminer. Le monde change. Il change depuis toujours, il a toujours changé. Mais se terminer comme ça, brutalement, vous inquiétez pas, je peux vous rassurer. Mais le fait d'être porteur de cette idéologie de fin du monde, c'est une idéologie de dépression, forcément. C'est une idéologie très négative qui circule quand le monde connaît des crises, que ce soit des crises sociales, des crises économiques, des crises spirituelles surtout, et que les gens ont du mal à avoir de la foi dans l'avenir. Il commence à penser, ce n'est pas nouveau, il y a 10 000 ans, les gens pensaient que le monde allait se terminer de leur vivant. On n'a rien inventé aujourd'hui. Le problème avec cette attitude-là, c'est ce qu'elle fait de toi. C'est ce que tu deviens. Dans ce sens, tu vas devenir quelqu'un qui est finalement intéressé à ce que le monde se termine. Pourquoi ? Parce que tu as foiré toute ta vie. pensant que ça va se terminer, que ça ne sert à rien de vivre. Comme elle dit Greta Thunberg, elle disait, ça ne sert à rien d'aller à l'école parce que de toute façon, le monde va se terminer à cause du carbone. Donc pourquoi je vais aller à l'école? Oui, vous comprenez? Donc, à ce moment là. Tu foires ta vie, tu ne vis pas parce que tu te dis ça ne sert à rien parce que le monde va se terminer. Regarde ce que ça fait de toi, cette croyance là. Elle te casse. En fait, elle termine ton propre monde. Ce n'est pas le monde au sens large qui va se terminer, mais ton propre monde. D'accord, ton monde, ta santé psychologique, ta santé familiale, ta santé financière, ta santé professionnelle, ta santé spirituelle va se terminer parce que tu crois en la fin du monde, parce que tu crois que le monde va se terminer. À ce moment-là, tu as peut-être même intérêt à ce que le monde se termine. Parce qu'au fond de toi, c'est fini. D'accord? Je sais qu'il y a beaucoup de vidéos négatives en ligne, dans toutes les langues qu'on trouve, qui te parlent de fin du monde et tout ça. Mais s'il vous plaît, gardez votre raison par rapport à ces choses-là. Je vous dis un truc. Tu conduis une voiture, tu risques de faire un accident et mourir, ça arrive à des gens tous les jours. Tu prends un avion, il peut s'écraser. Tu vas à l'hôpital, ils peuvent se tromper, donner les mauvais médicaments, bam, t'es mort. Je veux dire, tu dors, tu peux mourir. Tu prends un bain, tu peux, je ne sais pas, tu peux faire une crise de quelque chose, partir sous l'eau, mourir. Ça arrive. Tu manges quelque chose, tu fais de l'énergie, tu meurs. Ça arrive tous les jours à des gens. Maintenant, il ne faut pas confondre deux choses. Il ne faut pas confondre le danger et la perception que nous avons des dangers. Parfois, il y a des dangers qui ont toujours existé, mais qui sont, qui sont, qui ont toujours été, qui sont et qui seront très marginaux, comme se noyer dans sa baignoire. Ils sont très marginaux. Maintenant, si soudainement, Grâce à l'Internet, grâce aux médias de masse, on commence aujourd'hui à voir des problèmes de partout. Genre, par exemple, en Angleterre, j'ouvre le journal pratiquement tous les jours. Il y a une femme ou un homme, des femmes surtout. Elle s'est scratchée comme ça, regardez. Ah, voilà, elle a été, elle s'est griffée ou un chat l'a griffée ou elle s'est griffée, je ne sais pas, en bricolant, en cuisinant ou autre. Et elle a fait un choc sceptique. Elle a eu une scepticémie. Enfin, elle a eu une scepticémie et elle est morte en trois jours. Sa famille ne comprend pas. On te montre le cercueil, la famille qui pleure, on te montre les têtes comme ça, l'aggravation, tout ça en photo et tout. Et puis, tu te dis putain, mais je croyais que c'était rare ça. C'est très rare. Et puis, on te dit, t'es en bonne santé et tout. Et puis, le lendemain, une autre et ainsi de suite. D'accord, donc. C'est quoi le truc ici ? C'est qu'on joue sur tes peurs. Parce que les peurs, ça fait vendre. L'humain, une fois qu'il a peur, en particulier pour sa vie, ça fait appel à des instincts extrêmement primaires, extrêmement profonds. Toute sa couche de « je réfléchis » disparaît. On devient des bêtes, on devient des animaux. Or, nous sommes dans un système qui veut que nous soyons comme ça. Le sexe, le cul partout, par exemple, dans les pubs, dans les films et tout ça. Pourquoi ? Ça fait toujours appel à des ressorts extrêmement primitifs. Ça fait appel à des ressorts qu'on trouve même chez le lézard. On veut que tu sois à l'échelle du lézard. On veut que tu sois à l'échelle du reptile. Quand tu es à l'échelle du reptile, parce que je suis désolé, les reptiles ne réfléchissent pas beaucoup. C'est ce qu'on veut, tu deviens un consommateur, tu deviens stupide. Et quand tu deviens consommateur, dans le sens large du terme, tu deviens stupide dans ton vote, tu deviens stupide dans tes décisions, tu deviens stupide dans tes achats, tu prends des crédits de la consommation, tu fais des trucs qui sont contraires à toi, à ta famille, à tes intérêts et tout ça. Tu tiens des idées contre l'intérêt de ta nation, à l'intérêt de tes propres enfants parce que tu es projeté à l'échelle du lézard. Voilà ce qu'on veut. La peur est un moteur très important. Un des éléments pour la peur, c'est confondre entre le danger et le fait qu'on réalise que ce danger existe. Ce danger reste extrêmement faible. Je vous donne un exemple pour que vous puissiez me comprendre. J'ai un pote, il fume sans arrêt. Il éteint une cigarette et il va allumer avec la suivante. Les allumettes coûtent cher. Il allume une cigarette avec le bout de la précédente. Il a une relation conflictuelle avec l'alcool, d'accord ? Mine de déterré, la peau argentée, pâle, tout ça. Et il a peur de quoi ? Il a peur de la fin du monde. Il a peur, je ne sais pas, qu'un météorite, dans notre sommeil, frappe la Terre et la traverse de part en part, la Terre explose. et on se retrouve réduit en atomes, en molécules à travers l'espace intersidéral, d'accord ? Voilà de quoi il a peur. Alors bon, quand je vois sa vie, d'accord ? Je suis désolé, mais la probabilité qu'il se fasse tuer par un astéroïde extrêmement faible, je veux dire, il va se faire tuer par son attitude, C'est ça le truc, c'est qu'il faut pondérer les risques. Oui, nous avons des risques. Du moment où à l'instant où tu es né, le risque que tu meurs se multiplie par un milliard. C'est clair, c'est simple. Si tu n'étais pas vivant, tu ne serais pas en train de te poser la question. Mais au moment où on meurt, le risque de mourir revient vers zéro. C'est fini, c'est réglé. Donc au moment où nous sommes en vie, D'accord ? À chaque battement de corps, peut-être le dernier. Ça, c'est la réalité. Maintenant. Il y a des gens, ils ont peur de la fin du monde, ils ont peur d'une guerre nucléaire entre la Russie et les États-Unis, et puis que ça fasse un holocauste nucléaire. Alors que moi, je les regarde, j'ai l'impression qu'ils sont plus en risque d'attraper le diabète ou plus en risque de... collapsé d'un AVC ou d'une crise cardiaque ou d'un truc comme ça, d'accord ? Je veux dire, c'est ça le truc. Ça, ça n'a pas de sens. C'est comme si le gars est devant un peu le temps d'exécution et puis il ne veut pas fumer une cigarette parce que c'est mauvais pour la santé. Je veux dire, tu vas mourir dans les 30 secondes. D'accord, c'est pareil. Tu rentres à des risques. D'accord. Voyez, la cigarette, c'est dangereux. Mais si tu devends un peu le temps d'exécution qui va te flinguer dans les 30 secondes, la cigarette, c'est pas dangereux du tout. D'accord. Tu vois, il faut toujours à chaque situation. Il faut comprendre où elle va. Il faut comprendre où sont les dangers. D'accord. Alors, je sais, il y a des fois des dangers, des fins du monde, des petites fins de monde. Par exemple, une amie à New York, ils ont eu une sorte d'intempérie, un gros coup de grain comme ça. Beaucoup d'amis ont eu peur, d'amis à elles, ont eu peur pour leur maison parce que leur maison était un peu exposée. Donc, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fui chez elles, qui étaient dans une zone un peu moins exposée. Donc, ils se sont retrouvés à 20 dans une maison. Et puis après, coupure d'électricité, coupure de tout, les routes fermées, la police, les médias, machin. Il n'avait plus de quoi manger en une soirée. D'accord. Voilà une fin de mandat. D'accord. Ils sont en vie. Je peux vous rassurer. On ne les a pas retrouvés en squelette chez eux 200 jours plus tard. Non, tout simplement. Pendant une nuit ou deux, ils étaient un petit peu en galère. Il n'y avait pas d'eau au robinet. Les chiottes débordaient. Je la fais court. D'accord. Voilà une fin de mandat. La fin du monde, c'est les chiottes chez toi qui ressemblent aux chiottes d'une gare, quoi. C'est tout. Ça, c'est la fin du monde. Mais c'est tout. Tu ne verras pas plus gros que ça. D'accord. Donc, je vous rassure. Je peux vous rassurer. OK. Je peux vous rassurer. Mais regardez réellement les vrais dangers, Wilson, s'il vous plaît. Ne réfléchissez pas en termes géostratégiques, alors que votre vie à la base, dans vos affaires de jour le jour, il y a des problèmes à régler, mes amis. D'accord ? Réglez les problèmes proches de vous. Les problèmes loin de vous, ça réglera tout seul. D'autres personnes veilleront à les régler. À bientôt, mes amis.
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