
Monologue-style YouTube video ('Immigration clandestine: la grande hypocrisie') that critiques illegal migration and the political/economic systems that sustain it. The speaker cites Algerian news (coastal 'anti-immigration' walls, dismantled smuggling networks), shares a personal anecdote about a drowned 17-year-old, argues that NGOs and European policies create pull-factors, and claims large companies profit from exploitable undocumented labor—producing hypocrisy in national discourse between France and Algeria.
Mes amis, bien le bonjour. Avant de commencer cette vidéo, remarquez qu'elle a déjà commencé, mais je dis avant de commencer cette vidéo, je trouve toujours bizarre les gens qui disent avant de commencer, mais tu fais quoi là maintenant ? T'as déjà commencé. J'aimerais protester sur quelque chose au sujet du traitement qui est réservé à la ministre de la culture française sur les réseaux sociaux. Celle-ci, nous savons tous, on a revu ses images, elle a un physique un peu contemporain, n'est-ce pas ? Mais ce n'est pas une raison, n'est-ce pas, de l'attaquer sur ça. Par contre, j'ai été assez surpris quand elle a fait la promotion de cinéma. Alors le cinéma va très mal. Les gens ne vont pas au cinéma. Ils ne vont plus au cinéma. Moi, personnellement, je n'y vais plus. Vous savez, une époque récente, année 90, ça n'a rajeuni personne. J'avais une carte. J'avais une carte qui me permettait d'aller de manière illimitée au cinéma. Certains films, je les regardais plusieurs fois. Mais c'est une autre époque ça, une autre époque. Alors aujourd'hui, on est rentré dans l'ère du cinéma moralisateur, du cinéma qui veut te changer, qui veut te faire passer un message, qui veut militer. OK, bon, vous militez, mais sans moi. Et en fait, voilà quoi, le cinéma est en train de mourir de sa belle mort. Moi, je pense qu'il est déjà mort. On vit dans le... Ça arrive comme ça quand des systèmes complexes et qui ont duré longtemps meurent. Des fois, on vit dans la projection de ces systèmes-là. Si ça se trouve, c'est pareil pour le monde. La fin du monde, beaucoup de gens se demandent où est la fin du monde. Ça se trouve, elle est derrière. Si ça se trouve, le monde est fini. On vit dans la projection, on vit dans ce qu'il reste. Enfin, je disais que j'ai trouvé bizarre quand même, là, pour la critiquer sur une action au lieu de la critiquer sur un physique. Je trouvais bizarre que elle tente d'inciter les gens à aller au cinéma, en faisant passer un clip où on la voit aller dans une salle obscure et y rencontrer qui ? Je vous le donne en mille. Jack Lang. Alors, je ne sais pas pour vous, mais la perspective de croiser un Jack Lang dans une salle obscure, c'est vrai que ce n'est pas quelque chose qui me fournirait une incitation suffisante pour aller au cinéma. Je dirais peut-être même le contraire. En tout cas, à propos de réseaux sociaux, hier, M. Trump, M. Elon Musk, a finalisé le rachat de Twitter. Alors, il a racheté Twitter, n'est-ce pas ? Et immédiatement, il s'est lancé dans une chasse aux sorcières de très bon alloi. Il a viré le PDG, l'abominable PDG. Il l'a viré sans ménagement. J'aurais bien aimé qu'on me virasse sans ménagement de cette manière-là, parce que le PDG va quand même prendre un parachute doré de 60 millions de dollars. Les autres personnes autour qui ont été virées également vont toucher, palper pas mal, pas mal d'argent. Alors, c'est bien, on ne peut que se féliciter de ce pas, ce pas de géant que fait l'humanité, que nous faisons tout un chacun dans la direction de la liberté de parole et de la liberté d'expression. Néanmoins, je n'irai pas compte à moi jusqu'à critiquer les Tesla sur Twitter. Vous me connaissez, j'ai critiqué à de nombreuses reprises les éoliennes, le tout électrique, les batteries au lithium, tout ça, les bagnots Tesla, voilà quoi. Aujourd'hui, je vais y aller mollo parce que, nonobstant ce vent de liberté qui rince sur Twitter, un blasphème reste un blasphème. C'est tout, donc il faut faire attention. La dernière vidéo que j'ai publiée a suscité pas mal de réactions. Alors, j'aimerais parler aujourd'hui un petit peu d'immigration. Il faut qu'on aplanisse, il faut qu'on mette les choses sur la table et qu'on aplanisse un certain nombre de différents ou de malentendus. Alors j'ai lu dans beaucoup de commentaires, et souvent ça vient de certains médias, l'Algérie jette ses clandestins en France, l'Algérie se débarrasse de ses clandestins, ne veut pas reprendre les Algériens qui ont vécu en France parce que ceux-ci ont été, je cite, pervertis par la société française et que donc en Algérie on les considérerait comme impurs et on ne voudrait pas les reprendre. Qu'est-ce que je n'ai pas entendu en l'espace de 3 ou 4 jours ? Alors, j'aimerais vous parler aujourd'hui d'un certain nombre de choses. Alors, première chose. Quelques news que je voudrais partager avec vous, que vous pouvez retrouver vous-même à droite à gauche en cherchant sur Internet et en suivant l'actu de ce sujet-là, parce qu'il y en aura encore qui vont venir. Et on va parler d'une certaine hypocrisie des autorités françaises. Oran. C'est une news qui date du 27 février 2022. Construction. C'est un journal algérien. Construction. Indignation après la construction des murs sur les plages. Vous voyez le mur ? La même nouvelle est reprise par Le Monde. Les autorités algériennes érigent des murs anti-immigration sur le littoral oranais. Alors ce qu'ils ont fait c'est, ça doit être sorti d'une idée de génie, j'imagine, j'aimerais bien rencontrer le gars qui a conçu ces murs pour l'inviter à dîner parce que, voilà, donc, ils construisent un mur le long du littoral et ils mettent une petite porte. Alors les gens qui veulent aller vers le littoral passent à travers la porte, mais l'idée c'est que si on veut passer avec un zodiaque ou un bateau ou autre, on ne pourrait pas passer. Ce genre d'initiatives sont en train de gâcher le littoral et je pense qu'il vaudrait mieux raser ces murs à moins qu'on en construise sur 1200 km de côte, ça c'est autre chose. Mais ça, c'est du foutage de gueule, mais bon, il y a quand même un effort pour vous dire, malgré la naïveté de l'idée, il y a quand même un effort pour essayer d'endiguer ce phénomène. Immigration clandestine, démantèlement d'un réseau de passeurs à Taouguit. Ça, c'est septembre 2022. C'est très récent. Regardez les passeurs, regardez, regardez les têtes. Ils tournent vers le mur parce que voilà, ils ont honte. Ils n'ont pas envie d'embarrasser leur famille. Ils n'ont pas envie qu'on les reconnaisse dans la rue. Il y a même un moteur de Zodiac là derrière et un moteur. Ils ont même trouvé de l'argent. Ils ont trouvé une boussole sur eux. Et en fait, c'était des passeurs. Ils ont été démantelés. Leur réseau a été démantelé. Cette histoire, mars 2022, Alger démantèlement d'un réseau de passeurs. Et on apprend que sans communiquer de la sûreté là où il allait d'Alger, la brigade de lutte contre l'immigration clandestine. Brigade de lutte contre l'immigration clandestine. Vous en avez une en France? Brigade de lutte contre l'immigration clandestine. Il y en a une en Algérie. Le même journal utilise un mois d'intervalle. Ça, c'est avril 2022. Ils utilisent la même image d'illustration, mais c'est pour un autre cas. Démantèlement d'un réseau de passeurs à Mostaganem. Cette fois-ci, c'est dans l'ouest du pays. Ici, on a un autre journal. C'est la News, l'imprimante, la sortie un peu n'importe comment. Mais voilà, ça parle de sensibilisation, de réunion et tout ça pour essayer d'endiguer le phénomène. OK ? Donc, le problème est le suivant. D'accord ? Je vais vous raconter l'histoire. J'étais en Algérie un certain nombre d'années. J'ai parlé avec un père, un père de famille, dont le fils de 17 ans est parti, sans lui dire, dans une barque pour traverser vers l'Europe. La barque s'est renversée, l'enfant s'est noyé. Ceux qui étaient avec lui ont été secourus, mais lui, en particulier, s'est noyé. Le père, quand il parlait de ce sujet, avait partiellement perdu la tête. J'ai voulu, moi, faire quelque chose. Je me suis dit, j'ai une responsabilité. Beaucoup de jeunes Algériens m'écoutent. Tout ça, je peux essayer d'en parler. J'arrive sur les réseaux sociaux, n'est-ce pas ? Je fais une vidéo où j'explique et je leur dis, ça ne sert à rien d'aller de cette manière-là. Vous risquez votre vie, vous pouvez vous noyer. Beaucoup se noient et vous arrivez sur place pour rencontrer quoi ? Vous croyez qu'on va vous accueillir les bras ouverts ? Vous croyez qu'on va vous régulariser, qu'on va vous donner des papiers, qu'on va vous aider ? Vous allez atterrir dans un pays où vous n'avez aucun papier, vous n'avez aucune légitimité pour être là ? Vous croyez que vous allez trouver votre place là-dedans, dans ce système ? Je leur disais, ça ne sert à rien de partir de cette manière. C'est juste du risque gratuit. Et puis, on va vous expulser. Ils vont vous mettre dans un avion et vous ramener en Algérie. Voilà ce que j'ai dit. D'accord. Et à votre avis, que s'est-il passé? Il y a quelqu'un qui est un jeune qui a posté une vidéo réponse. Il a dit non, il vous raconte des bêtises. Moi-même, avec d'autres jeunes, nous sommes passés dans une barque. on nous a accueillis, on s'occupe bien de nous, il y a des associations qui préparent nos dossiers, on nous donne de l'argent, j'ai une carte bancaire, je travaille, ceci, cela, et tout va très bien. Je ne sais pas combien lui, il a de mort sur la conscience, mais il faut savoir une chose, l'Europe, crée des pompes aspirantes. En Europe, le fait de violer la frontière, ou de ne pas rentrer sans papier ou autre, ouvre des droits. Ça veut dire que si vous allez dans d'autres pays, prenons par exemple la Russie, je lisais l'autre jour un blog, un gars il disait qu'il était dans un train pour quitter la Russie, je ne sais plus dans quelle ville il était, il était midi, il devait quitter la Russie, la police des frontières monte dans le train, il vérifie les passeports, il regarde son passeport, son visa était encore valide, il se fait arrêter quand même, il se fait soumettre à l'amende et à la questionnette et tout ça. Pourquoi ? Ben il lui dit, si vous regardez l'horaire du train, oui il part maintenant à midi, c'est vrai, mais il ne franchira la frontière russe qu'à 3h du matin. Il quittera la frontière russe à 3h du matin. Votre visa expire à minuit. Donc entre. minuit et trois heures du matin, vous êtes dans le train qui est en train de circuler dans le territoire russe, qu'il n'a pas quitté encore, et donc vous avez trois heures, pendant ces trois heures-là, vous êtes illégal sur le territoire russe. Ce n'est pas quelque chose qui est arrivé, mais qui va arriver. Et donc, on le punit sur cette base. D'accord ? Je suis sûr que beaucoup de pays dans le monde feraient exactement pareil. Ok. Il y a des choix différents qui sont faits en France. Mais il faut les assumer, ces choix-là. Donc il y a des appels qui sont faits, des appels de phares qui sont faits pour attirer de l'immigration clandestine. Je vous donne d'autres exemples. On m'a dit oui, les subsahariens viennent d'Algérie. Non, les subsahariens ne viennent pas d'Algérie. Les subsahariens viennent de Libye. Ça, c'est le président Sarkozy. Le président Sarkozy a fait tout pour faire tomber le régime libyen, qui permettait une stabilité de ce pays-là, et a fait sauter le vélo libyen, et a fini avec une déferlante d'humains, effectivement, qui sont arrivés sur les côtes libyennes et qui ont été pris en charge, je vous le donne en mille, par des associations dites humanitaires financées par Soros, qui sont arrivés, qui les ont ramenés en Italie et ailleurs. D'accord ? Même Salvini, le premier ministre italien, qui a tenté de lutter contre ça, s'est retrouvé au pénal. On l'a accusé de kidnapping et de séquestration, etc. Donc, les lois européennes et les Européens ont mis à leur tête des régimes qui, au fur et à mesure des années, ont mis des lois qui rendent la protection des frontières une tâche impossible, même illégale. Salvini a failli terminer six jours en prison pour ça. D'accord ? Il y a un appel qui est fait. Des associations sans financer, on ne sait pas comment. Je ne sais pas, vous allez dans la majorité des pays du monde, l'Algérie y compris par exemple, vous ne pouvez pas créer une association financée par des milliardaires étrangers. Ce n'est pas possible. Parce qu'on sait que l'associatif peut être une méthode de subversion, peut être une manière de mettre le pied dans le pays et puis faire de la subversion ou faire avancer des projets néfastes et contre l'intérêt de la société et du pays en général. Donc c'est pour ça qu'il y a des verrous, il y a des barrières partout dans le monde. En France, il n'y en a pas. On peut avoir des associations financées par Soros et par d'autres dingos américains ou autres qui ont des milliards, qui sont oisifs et qui considèrent le monde comme une sorte de terrain de monopolie, comme une carte de monopolie, et puis ils jouent, ils achètent, ils vendent, ils perturbent, voilà, ils renversent. Et puis on les laisse agir. Donc ça c'est un problème. Quand de Syrie sont venues des colonnes humaines qui ont été envoyées vers l'Europe et qui sont arrivées à la frontière allemande, Angela Merkel les a laissées passer. Angela Merkel donne des instructions pour qu'on les laisse passer tous. D'accord ? Pourquoi ? D'accord ? Il faut réfléchir dans ce sens. L'histoire c'est que quand vous regardez, et je vais vous dire un truc, je vais vous donner un argument. Et cet argument, je sais qu'au demeurant, comme ça, il ne va peut-être pas convaincre certains. Si vous regardez les entreprises, en particulier les grands groupes aujourd'hui d'entreprises très mondialisées, comme tout ce qui est VTC, Uber, etc., ils fonctionnent avec qui ? Ils fonctionnent avec qui ? Ils fonctionnent souvent avec des illégaux, des illégaux recrutés sur le terrain par des fois des agences partenaires. Et en fait, l'agence partenaire, parce qu'il faut savoir une chose, très souvent, très souvent, dans le milieu de l'entreprise occidentale, une des raisons pour laquelle les grandes entreprises mettent des fois plusieurs niveaux de partenaires entre elles et l'action sur le terrain, Une des raisons, c'est échapper aux conséquences légales de l'action. C'est-à-dire que, par exemple, on veut acheter, on signe un contrat, je ne sais pas, au Venezuela, puis là-bas, il y a un général qui bloque tout, etc. On ne va pas le payer, mais ce qu'on va faire, on va prendre sur place un partenaire qui, lui, va faire le sale boulot, puis lui, il va facturer. D'accord ? Donc, ces entreprises vont recruter des sans-papiers pour trois fois rien. et les fournir comme main-d'œuvre facile, malléable, corvéable aux grands groupes. On va les retrouver dans le supermarché, on va les retrouver dans l'hôtellerie, y compris dans de grands groupes. Je ne vous parle pas d'un hôtel trois fois huit dans le 18ème. Je vous parle de grands groupes d'hôtels où on va trouver toutes les petites mains, les gens qui font les chambres, la sécurité, les gens qui sont dans les cuisines, etc. Et même des fois dans la réception et tout ça, on va trouver des gens qui sont sans papiers, qui sont venus par ces réseaux-là. Et c'est dans l'intérêt Alors attention, est-ce que c'est dans l'intérêt de l'économie française de manière générale ? C'est une grosse question. Alors, bien sûr, on peut se dire oui, mais si vous regardez, on peut compter comme ça. Si vous regardez, si vous regardez ce que gagnent ces grands groupes en payant des salaires au rabais sur la facture sociale, et économique totale, globale, de cette forme d'exploitation sur la société en général. Bien sûr, le pays est perdant. Bien entendu, il est perdant. C'est clair. C'est clair. Mais attention. Attention. Là, vous allez trop loin dans la réflexion. Ce n'est pas comme ça qu'on réfléchit. Et ça, c'est un élément clé, mes amis, de l'économie en Occident aujourd'hui. Je vous raconte une histoire. Désolé, je suis africain. Je ne parle pas d'histoire. Je travaillais dans une boîte il y a peut-être une douzaine d'années, j'étais consultant dans une entreprise, et cette entreprise, j'ai constaté qu'il y avait une tendance assez tordue dedans, qui était la suivante. Elle vendait des systèmes, des systèmes très technologiques, tout ça, des systèmes IT. Elle avait des systèmes, le plus petit, on va dire, coûtait 200 000 euros, le plus grand coûtait 1 million d'euros, puis il y avait plusieurs tailles, entre le 200 000 et le 1 million. Ce que j'ai constaté, que très souvent, les systèmes qui avaient été vendus ne correspondaient pas au cahier de charge. Ça veut dire qu'un client a un cahier de charge. Pour ce cahier de charge, normalement, on doit lui vendre un système à 600 000 euros. Finalement, on avait placé un système trop petit à 350 000 euros. Quel est-il se passé ? Au bout de six mois, un an, parce que des fois la montée en charge de ces systèmes n'est pas immédiate, le client va constater que ce système n'a pas la bonne performance, il n'a pas les bonnes caractéristiques, et il va commencer à se plaindre. Certains peuvent même menacer de porter plainte. Certains peuvent même menacer de dédommagement. Et la compagnie fait quoi pour les faire taire ? Elle va payer, elle va payer pour éviter d'aller en cours, elle va upgrader le système gratuitement, elle va rajouter du service, rajouter des choses juste pour obtenir de la satisfaction. Et ce faisant, elle fait quoi ? Elle perd tout ce qu'elle a gagné sur le premier contrat, sur le contrat qui a été signé. Il y a un bénéfice, mais finalement, un an plus tard, tout ce bénéfice a été perdu. On a même payé le double ou le triple. D'accord ? Donc, si on réfléchit Si on réfléchit comme ça sur une échelle, sur un horizon plat, si on pense que la Terre est plate et on réfléchit de cette manière-là, qu'est-ce qu'on va penser ? On va penser que l'entreprise n'a aucun intérêt à faire ça parce que ce qu'elle gagne là, on gagne ça en janvier, puis on le perd trois fois plus à Noël. Eh oui, mes amis, mais ça, c'est ce raisonnement qui bloque la vision de beaucoup de phénomènes qu'il y a dans notre monde aujourd'hui. Voilà ce qu'il faut voir. Ceux qui mettent l'argent dans leur poche et ceux qui payent ne sont pas les mêmes. Parce que les gars qui s'occupent des ventes, par exemple, qui vendent en janvier, ils ont un client, ils donnent un cahier de charges, ils regardent et disent « Ouh là, là, il faut un système à 600 000 € ». Mais le client dit « Moi, je n'ai que 300 000 € de budget ». Ils vont faire quoi ? Ils vont laisser partir ? Non ! Ben, ils vont tordre le cou à la réalité et lui dire « Oui, 300 000 €, c'est bon ». Ils vendent un système trop petit. Ils prennent leur commission, ils prennent leur bonus. un an plus tard ou un an et demi plus tard ? Parce qu'ils sont là. Pas nécessairement. Ils sont ailleurs. Qui va payer ? L'entreprise. Donc, je vous propose un deal. Je vous propose un deal. On va faire des affaires ensemble. On fait du business ensemble. Mon deal à moi, c'est que pour chaque 5 euros que je vous fais gagner, vous en perdez 1 000. Il y a 1 000 qui sont perdus. Et ça, c'est de manière illimitée. Bien sûr, si j'offre ce deal, il n'y a personne qui voudra faire du commerce avec moi. Mais ils disent mais mais t'es fou. Quel intérêt ai-je à venir gagner 5 euros avec toi pour et chaque fois qu'on en perd 1000, ça n'a pas de sens. Ça n'a pas de sens. Eh bien oui, eh bien oui, il faut rentrer dans la modernité. Vous n'êtes pas contemporain, mes amis. Vous êtes has-been, vous êtes dépassé. Vous n'avez rien compris au monde moderne. Vous n'êtes pas en 2022. En 2022, comment ça marche? Ok, je te fais gagner 5 euros, mais pour chaque 5 euros que tu gagnes, il y a 1000 euros qui sont perdus. C'est pas toi qui les paye. C'est l'État qui les paye. C'est la société qui les paye en général. Ça te parle ça maintenant? D'accord. Tu veux faire un deal avec moi? C'est comme ça que ça marche. Donc, quand on regarde. ces sociétés qui gagnent, qui grappillent de l'argent sur des salaires, sur une main d'œuvre corvéable et tout, il y en a des milliers en France, vous regardez 6h du matin dans les RER, etc. Mais au fond, quand on regarde tous ceux qui vont s'échouer et qui ne vont pas pouvoir s'intégrer dans la société, ceux qui seront à charge à vie très souvent, parfois sur des générations et qui vont causer d'autres problèmes, qui seront de plus en plus coûteux à la société de prendre en charge. Quand on compare ce que telle société de VTC a économisé sur ses salaires, à combien la société a payé. Il n'y a pas, il n'y a pas photo pour chaque euro qu'il gagne là, la société peut être on paye 10000 la société de manière générale. D'accord. Oui, mais. Ce n'est pas les mêmes, ceux qui gagnent, ceux qui payent. OK ? C'est pour ça que ça continue. C'est pour ça que ça marche. Donc, la réalité, la réalité, c'est qu'il y a un double discours en France. Il y a un double discours. C'est, on a besoin, les forces, ces forces de l'argent, ont besoin de migration illégale. C'est tout. Elles en ont besoin. Alors après tout le reste qu'on vous raconte, c'est juste... On fait semblant de s'agiter, on fait semblant de bouger, on accuse les uns les autres. Une fois c'est la faute de l'Algérie, une autre fois c'est la faute de la Libye, la faute de je ne sais pas qui. Mais au fond, au fond, les gens ne vont pas n'importe où. Ils ne vont pas par hasard là. D'accord ? Ils vont là où ils savent qu'il y a une rétribution. Ils savent que quand ils vont en France par exemple, c'est un pays qui est très open. aux gens qui viennent sans papier, donc qui est vivant, c'est tout. Et l'histoire de l'Algérie ne veut pas reprendre les clandestins parce qu'ils sont pervertis par la société française. Moi, je vous invite à faire un truc tout simple. Vous allez au mois de juillet ou août, vous allez à Orly, vous allez à l'aéroport de Marseille ou à Toulouse ou autre. Regardez, avant d'y aller, l'heure à laquelle partent des avions pour l'Algérie. Et allez voir combien d'Algériens partent. Allez voir combien de doubles nationaux descendent. Allez voir combien. Allez voir les queues interminables devant les vols, les guichets d'enregistrement. D'accord ? Avec les enfants, les vieilles, les vieux, les valises, tout ça. Allez voir. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui fait quoi que ce soit pour les empêcher d'entrer en Algérie ? D'accord ? Est-ce que l'Algérie les soumet une taxe pour entrer ? Est-ce qu'ils leur interdisent de venir plus que X jours par an ? Est-ce qu'ils leur mettent un blocage quelconque ? Pourtant, beaucoup d'entre eux sont plus le produit de la France que le produit de l'Algérie. Peut-être le produit de rien du tout, j'en sais rien. Personne ne les empêche, ils sont chez eux. Même un gars qui est né, je ne sais pas moi, qui est en France de troisième génération, il est Algérien de plein droit, personne ne va l'empêcher de rentrer dans son pays. Quand bien même il ne parlerait pas la langue ou qu'il n'a pas la culture, il ne connaît pas bien la géographie, ce n'est pas grave, ce n'est pas grave, viens, on t'apprendra. D'accord ? Il n'y a pas de soucis. Il n'y a personne qui... qui cherche à bloquer l'entrée d'algériens en Algérie. Ça n'existe pas, ça. C'est du rêve. C'est du foutage de gueule, tout ça. C'est du foutage de gueule. Parce que ce qu'il y a, c'est un système complètement... C'est un système cynique. C'est un système cynique qui a besoin d'esclavage moderne. C'est ça, la réalité. C'est du pur esclavage moderne. Ils en ont besoin. D'accord ? Ils ont besoin de cet esclavage. Et puis, voilà. Moyennons cela. Ils font tourner la boutique comme ils peuvent. C'est abominable. C'est abominable. Il y a un cynisme sans nom. Voilà mes amis, je vous laisse. Et pour finir sur une autre drôle, j'ai vu hier un gars qui a été chassé d'une aire de jeu pour enfant. C'est un adulte qui portait des couches. Et il se faisait passer pour un bébé. Il a dit aux flics que je m'identifie à un bébé. D'accord. J'ai trouvé ça très drôle. Le gars qui s'identifie à un bébé. Alors en fait, ce qui est génial aujourd'hui, mes amis, c'est qu'on a remplacé toutes les luttes, les vraies luttes, les vraies luttes. On les a remplacées par des luttes artificielles d'identification. Tu peux t'identifier à une pompe à eau, tu peux t'identifier à un disque d'embrayage, tu peux t'identifier à un arbre. C'est un droit le plus absolu. Personne ne peut discuter ce droit là. Alors moi, je vais te dire un truc. Je vais te dire un truc. Tu veux t'identifier ? Je vais te donner un truc. Essaye de t'identifier à un membre de la classe dominante. Ça, c'est la vraie lutte. Essaye de t'identifier à ça. Rentre chez Bentley et demande-leur de te donner une voiture et ne pas te discriminer à l'argent. Oui, je n'ai pas d'argent. Et après, c'est une discrimination à l'argent. Je m'identifie à quelqu'un de riche. Essaye de téléphoner à une entreprise du CAC 40. Demande à parler au PDG s'il n'est pas là. Demande à parler à son assistant personnel. Dis-lui... Demande à Charlie de m'envoyer son jet. Demande-lui de m'envoyer son jet et des pilotes. Il y a la petite qui est partie à New York. Elle a fait trop de shopping et voilà, ce n'est pas possible, elle ne peut pas rentrer avec comme ça. Elle a aussi acheté une tarte, un gâteau d'anniversaire, s'il ne peut pas aller nous le chercher. D'accord ? Fais ça. Appelle le ministre de l'éducation et dis-lui oui. Ouais, comment ça va ? Alors, tu passes quand à la maison ? Tu sais, le petit, là, on a un petit problème avec le proviseur ou machin. Est-ce que tu peux pas... Tu peux pas donner un appel ? Il faudrait un petit peu qu'on règle... qu'on règle ça. Il a pris le petit en grippe et tout. Essaye de faire ça. D'accord ? Essaye de faire ça. Ok ? Essaye de t'identifier à quelqu'un de la classe dominante. Ça, c'est la vraie lutte. C'est la seule vraie lutte qui compte. Et quand tu chercheras à t'identifier à cette classe dominante, tu verras les barrières qu'on mettra sur ton chemin. Tu verras. Tu verras la face hideuse de la discrimination. Tu verras le rejet. Tu verras les coups de pied au cul. Voilà. D'accord ? Ça, c'est les vraies barrières. Alors bon, pour éviter que tu ne penses à cela, on t'a donné d'autres chimères derrière lesquelles tu peux courir, on t'a donné d'autres luttes comme ça pour t'occuper. Parce qu'on sait que l'humain il est comme ça, il aime lutter, il faut qu'il lutte pour quelque chose. Vas-y, lutte, lutte pour ceci, lutte pour cela. Bonne chance, on est là, on t'observe et on t'applaudit. Juste ne touche pas à la vraie lutte. Voilà mes amis. Merci, merci d'avoir été là toute cette vidéo et puis je reviens vers vous la semaine prochaine. A très bientôt.
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