
A French-speaking immigrant distinguishes between those who move to adopt new values and those who export dysfunction wherever they go. He left the Maghreb because of corruption and religious rigidity, and warns against those patterns spreading to Europe.
Bonsoir tout le monde. Il y a un certain nombre de personnes qui m'ont dit que je suis issu de l'immigration et que donc il serait irrationnel pour moi de prendre partie contre l'immigration justement. Donc pour être sur la même longueur d'onde avec tout le monde, j'aimerais définir à quoi je pense quand je parle d'immigration. Donc tout d'abord, imaginez une plage. avec des gens qui jettent la poubelle partout autour d'eux. Donc ce sont des gens qui apprécient la plage, qui apprécient le soleil, et en même temps, chaque fois qu'ils produisent la poubelle, ils la jettent à leurs pieds. Et puis au bout d'un moment, vous êtes dans la poubelle jusqu'aux chevilles. Alors, ce qui se passe, c'est que cette plage devient insupportable. Elle devient insupportable pour tout le monde. Et à ce moment-là, il y a des gens qui décident de partir ailleurs, qui décident de se déplacer. Alors, à ce moment-là, vous allez avoir deux types de comportements. Il y a le gars qui jette la poubelle, et puis une fois qu'il en a trop autour de lui, qu'est-ce qu'il fait ? Il se déplace, il fait 10 mètres, il s'éloigne un petit peu, et puis voilà, il trouve un endroit propre, il s'installe là, et il continue à jeter de la poubelle là où il est. Et puis au moment où ça devient insupportable, qu'est-ce qu'il fait ? Il va se déplacer encore un peu plus loin, et ainsi de suite. Et puis au bout d'un moment, vous pouvez avoir 10 km de plage, et au bout d'un moment, toute la plage sera pourrie. Vous avez là-dedans aussi des gens qui trouvent ce genre de comportement inacceptable, et puis qui rêvent de trouver un endroit, qui rêvent de trouver une plage où il y a des gens propres qui ne jettent pas de la poubelle autour d'eux. Donc là je parle que de la poubelle. Donc ils ne jettent pas de la poubelle autour d'eux, et puis ils vont vouloir les rejoindre, et à ce moment-là ils vont s'installer avec eux, puis ils vont être extrêmement respectueux de cet environnement parce qu'ils se disent, waouh, voilà ce que le comportement de ces gens nous apporte, ça nous apporte une plage qu'on peut apprécier. C'est très simple, vous voyez exactement à quoi je veux en venir. Il y a deux types de personnes qui partent, qui vont d'un pays à l'autre, un pays A, un pays B, il y a deux types de personnes qui se déplacent. Il y a les émigrés, il y a des gens qui cherchent à émigrer, ça signifie que ce sont des gens qui partent mais qui ont peut-être fait une remise en cause de leur propre personne, une remise en cause de leur propre société, et qui cherchent à rejoindre une société qui leur semble, tout du moins, proche de leur propre manière à voir le monde. Ça, c'est la première catégorie de personnes. souvent à ce genre de personnes qu'on pense quand on parle d'immigration. Maintenant, il y a des gens qui s'étalent, il y a des gens qui se déplacent. On peut parler, au lieu de parler d'immigration dans le cadre de ces personnes-là, on peut parler d'étalement, on peut parler de déplacement, peu importe. Alors, ce sont des gens qui, par leur comportement, rendent un pays insupportable, rendent un pays infernal à vivre. Et une fois que ça devient insupportable pour tout le monde, y compris eux-mêmes, qu'est-ce qu'ils font ? Ils se déplacent, ils s'étalent, ils partent ailleurs, ils débarquent dans un pays différent qui n'a pas encore été touché par le fléau qu'ils représentent eux-mêmes. Et qu'est-ce qu'ils font ? Au lieu de se dire, voilà, j'ai une nouvelle donne dans la vie, voilà, ce pays-là me donne quelque chose de nouveau, Ah ben non, ce sont des gens qui vont exactement perpétuer leur comportement d'avant. Et bientôt, ils rendent leur nouveau pays insupportable et invivable. Vous n'avez qu'à voir certaines cités au Maghreb, et puis les comparer à certaines cités en France. Vous voyez qu'au Maghreb et en France, on a des systèmes de gouvernement différents, on a des pouvoirs publics différents, on a des constitutions différentes, des histoires différentes, on a tout qui est différent, ça signifie qu'on n'a pas à trouver des similarités entre des pays du Maghreb et un pays comme la France, par exemple. Ce sont des pays qui ont évolué de manière très différente. Et pourtant, on arrive à trouver les mêmes fléaux dans certaines cités françaises que dans certaines cités algériennes, par exemple. Ça veut dire quoi tout ça ? Ça veut dire que Il y a un certain nombre de personnes qui se sont déplacées, mais en fait, ils ont pris leurs problèmes avec eux et ils ont voulu les imposer à leur société d'accueil. Aussi simple que cela. Et moi, dans ma démarche, je suis en train de défendre mon habitat écologique, tout simplement. Il y a des gens qui se disent, mais pourquoi ça le regarde, lui ? Moi, ça me regarde parce que Je suis parti, moi j'aurais voulu être dans mon pays. Aujourd'hui je suis en Angleterre. Mais je vous assure que j'aurais aimé, j'aurais voulu. Mon rêve, mon espoir, c'est de pouvoir vivre dans mon propre pays. J'aurais voulu ne jamais quitter mon pays. En quittant mon pays, j'ai perdu des choses auxquelles je tenais. Et pourtant, je suis ici comme un exilé. Et j'aurais jamais voulu partir de mon pays. Si mes concitoyens m'avaient permis de vivre avec eux. Je ne demandais pas grand chose à mes concitoyens. Je leur demandais des choses très simples. Je leur ai demandé d'abandonner un petit peu leur manière de voir la religion et je leur avais demandé d'abandonner la corruption. Donc en fait, c'est deux choses qu'on ne peut pas demander aujourd'hui au maghrébin. Le maghrébin aujourd'hui est coincé entre la religion et la corruption. Ce sont les deux mamelles qui constituent son identité aujourd'hui et qui rendent la vie avec lui impossible. Donc moi, je ne mange pas du pain de la religion et je ne mange pas du pain de la corruption. Donc je n'ai pas le droit de vivre dans le Maghreb. Maintenant, je n'ai pas envie que ces phénomènes-là se retrouvent en Europe. C'est tout. C'est aussi simple que ça. Je défends mon habitat écologique. Parce que le jour où nous aurons 150 pays qui ressembleront tous au Maghreb, on est tous bons pour aller créer des îles artificielles pour vivre. C'est tout. C'est très simple. Je ne suis en train d'insulter personne. C'est des choses extrêmement banales que je suis en train de dire. Je n'ai pas l'impression d'être d'extrême droite. Il y a des gens qui me disent que je tiens un discours d'extrême droite. Non, moi j'ai toujours été là où je suis et c'est le monde qui a glissé. Donc c'est le monde qui a glissé. Le jour où le mur m'a touché, je me suis dit que je suis à l'extrême. En fait, c'est le monde qui a glissé. Ce n'est pas moi qui ai bougé. Moi, je ne me sens pas extrême du tout. J'ai l'impression de dire des choses d'une banalité extraordinaire. C'est pour ça que des fois, pendant longtemps, je ne fais pas de vidéos parce que j'en ai ras le bol de répéter des évidences. Mais nous vivons aujourd'hui dans une époque qui n'est plus basé sur la raison, sur la logique, sur le rationnel, sur le fait, mais c'est une époque basée sur l'émotion, basée sur le mensonge, basée sur la triche. Alors à ce moment-là, c'est vrai que rien que de constater quelque chose de banal et de venir le dire dans une vidéo, c'est déjà presque un acte révolutionnaire. Voilà, je pense qu'avec cette explication, On évitera les commentaires acides et on sera tous des amis. Merci beaucoup et puis à très bientôt.
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