
A French monologue on living together in Algeria, where the speaker argues that certain groups' behavior—cutting lines, violence, indifference—has driven out professionals and decent people, causing decay both there and in countries that receive them.
Bonjour tout le monde, je suis venu vous parler de vivre ensemble. Il y a une demi-heure, j'étais au téléphone avec une personne de ma famille en Algérie. La personne était à une station d'essence et elle faisait la file d'attente pour acheter du carburant pour son véhicule. Et en fait, cependant qu'elle attendait, elle parlait au téléphone, et en fait, elle me décrivait ce qu'elle voyait. Et à un moment donné, elle me disait qu'il y avait onze véhicules devant lui. Et puis, soudainement, il y a un véhicule qui est arrivé pour aller directement à l'avant, aller directement à la première place et puis sauter la file entière. Un peu plus tard, il y a une femme qui est arrivée, qui a fait un petit signal de phare pour pouvoir traverser la file d'attente, parce qu'en fait, la file d'attente débordait un peu sur une rue à l'adjacente bloqué partiellement l'entrée de cette ruelle. Donc la personne lui a fait un signe de phare et un signe des mains, donc laisse-moi passer. En fait, donc, il l'a laissé passer et dès qu'il a laissé un petit espace, elle s'est intégrée dans la file devant lui et elle ne voulait pas bouger. Alors, je suis venu vous parler de vivre ensemble. Je suis venu vous parler d'un vivre ensemble que nous avons raté et que vous, vous espérez réussir alors que vous êtes en train de le rater aussi. Je vais vous dire pourquoi vous allez perdre. Il y a des algériens qui vont m'en vouloir pour ce genre de vidéo parce qu'ils disent, oui, on doit laver le linge sale en famille et puis on ne devrait pas parler de ces choses-là à l'extérieur. Je les comprends. Je comprends très bien leur position. C'est une position très honorable. J'ai vraiment beaucoup de respect pour cette position. Cependant, laver du linge sale en famille, on peut utiliser le terme famille quand nous sommes en famille. mais on ne peut pas l'utiliser visiblement quand on est avec des gens qui nous chassent de notre propre pays. À ce moment-là, quand tu me chasses de mon pays, je ne peux plus dire que tu es de ma famille. Pour moi, tu es juste un ennemi, en fait, pour utiliser les termes qu'il faut. Et aujourd'hui, nous Algériens qui sommes en Europe, nous devrions encore bouger plus parce que si ça tourne mal, les gens ne feront pas la différence entre nous et les autres. Et vous savez de qui je parle quand je dis les autres. Alors laissez-moi continuer cette histoire. Mon frère, je vais vous parler de mon frère, est un Algérien. Ce n'est pas le genre d'Algérien qui fait la une des journaux. Mais c'est un Algérien dont je suis très fier. Je suis très fier d'être le frère d'un type pareil. C'est quelqu'un, il y a quelques mois, il était en train de conduire, il y avait un rampoint, et au sortir du rampoint, la porte de la voiture qui le précédait s'est ouverte, la porte arrière, et un enfant est tombé sur la route. Un enfant a roulé au milieu de la route. Et en fait, lui a regardé dans le rétroviseur et il a vu un camion arriver. Et vous savez, en Afrique, ça conduit assez brutalement, il faut le dire. Et en fait, qu'est-ce qu'il a fait ? Il a mis sa voiture en travers et il s'est arrêté là. En fait, Il voulait vraiment montrer au camionneur qui arrivait qu'il bloque la route et qu'il ne va pas bouger. Et le camionneur a mis du temps à comprendre et puis il a freiné brutalement et il s'est arrêté près du véhicule. Il roulait dans une ATOS. Donc je peux vous dire à quelle vitesse un gros camion peut vous pulvériser dans une ATOS. Et voilà, il a sauvé la vie du gosse. il aurait pu partir sur le fossé, il aurait pu dépasser le gosse, s'arrêter plus loin, et auquel cas le camion ne l'aurait peut-être pas vu, il lui aurait roulé dessus. Voilà, moi je suis fier d'être le frère d'un Algérien. Moi en tant qu'Algérien, il m'a été donné de sauver un chien, je pense que le pire que j'ai fait c'était de sauver un chien, un chien qui se noyait dans le lac Léman, à Lausanne, c'était en hiver, il avait sauté dans l'eau, et puis il commençait à se noyer peu à peu, c'était un berger allemand. Et puis il y avait son proprio qui regardait, paniquait. Puis d'autres gens qui arrivaient et qui regardaient aussi. Je passais par là. Je traite toujours d'abruti des gens qui sauvent les animaux. Je dis ne prenez pas de risques pour sauver les bêtes. J'ai sauté quand même, j'ai sauvé ce chien. Je connais un autre Algérien qui fait tourner un journal à lui tout seul. Un érudit. Il écrit un quotidien à lui tout seul. Ce n'est pas non plus le genre d'Algérien qui fait la une. Je connais des Algériens qui sont enceintes dans des universités, je connais des Algériens artistes, mais ce n'est pas ceux-là dont je suis venu vous parler aujourd'hui. Je suis venu vous parler de cette catégorie d'Algériens qui, je ne sais pas d'où ils sont sortis, j'ai l'impression que le sol s'est ouvert et ils ont surgi. Et moi, par exemple, et d'autres, avons été littéralement chassés de notre pays à cause de ces gens-là. Parce qu'avec eux, la vie est impossible. Il n'est pas possible de vivre avec eux. Ce qui se passe aujourd'hui, c'est que dans notre société, à cause de ces gens-là, des médecins, des ingénieurs, des cadres, des gens très bien sont en train de partir à l'étranger. C'est vrai que quand on entend parler d'Algériens à l'étranger, on voit bien aujourd'hui la connotation que ça a. Mais c'est parce que ces personnes nous ont poursuivis à l'étranger. Après nous avoir chassés dans notre pays, ça signifie qu'on leur a dit, ok, le pays est à vous, vous le voulez, bouffez-le, on ne peut plus rien faire. Bouffez-le, il est à vous. Et on est parti. Et ils ont suivi. Et en fait, la connotation d'être Algérien à l'étranger, c'est quelque chose de... Une image très négative est attachée à cela. Pourtant, je connais... Je connais un Algérien, par exemple, En Angleterre, vivant même sans papier, la personne a un pile de documents chez elle, qui correspondent chacun à un reçu qu'elle a obtenu lorsque elle a donné son sang. Voilà le genre d'algérien qui existe aussi, mais dont on ne parle pas. Pourquoi ? Parce qu'on a toujours cette racaille, ces voyous, je ne trouve même pas de nom assez fort pour les désigner, qui sont très bruyants. et qui toujours occupent l'avant de la scène. Mais ils ne font pas qu'occuper la scène, ils ne font pas que faire du bruit. Avec eux, la vie est absolument impossible. Nous avons tenté, nous avons échoué. J'en suis la preuve vivante. Et plein d'autres Algériens aujourd'hui ont dû quitter leur pays parce qu'ils ne pouvaient pas vivre avec ces personnes. Et aujourd'hui, le problème de notre société, c'est que cette société-là est en train d'être saignée à blanc parce que le père tous ces cadres, tous ces médecins, tous ces ingénieurs. Pourquoi ? Parce que ceux-là peuvent partir. Du moment qu'ils peuvent partir plus facilement que les autres, ils s'exilient, ils partent. Parce qu'ils n'en peuvent plus. Et en fait, ce qui arrive chez nous, cette hémorragie-là, aucun pays au monde n'aurait pu y survivre. Ni les États-Unis, ni le Japon, ni l'Australie. Aucun pays n'aurait pu survivre à la disparition, à l'exil forcé. de toute son élite. Technique, professionnelle, intellectuelle et artistique. Et c'est ce qui se passe chez nous. Dans ce que fut autrefois mon pays, je ne pouvais pas vivre. Par exemple, j'ai voyagé à travers Oran il y a quelques années. J'ai mis trois heures de montres à obtenir ma carte d'accès à l'aéroport. Pourquoi ? Parce que j'étais dans une file d'attente, nous étions un groupe de gens qui attendions. Régulièrement, d'autres venaient, ils arrivaient, ils soulevaient ces séparations et puis ils rentraient. Des fois, ils s'engueulaient avec d'autres et puis ça partait en engueulade et il y avait à peu près une engueulade tous les 10 minutes. Et nous, nous n'avancions pas. Pourquoi ? Parce qu'il y avait toujours des gens qui arrivaient devant nous. Moi, en Algérie, ma liberté de me déplacer est restreinte parce que je n'ose pas conduire. Pourquoi ? Parce qu'il y a toujours des psychopathes. C'est des psychopathes que j'utilise dans le terme. J'utilise des termes cliniques, exprès. Je ne dis pas psychopathe par hasard. Parce que le psychopathe n'a aucun sentiment envers l'autre. Le psychopathe est quelqu'un d'extrêmement égoïste. Il n'y a que lui dans le monde. S'il peut gagner 30 secondes en envoyant une famille entière dans le platan, pour lui, c'est totalement justifié. Il n'a aucun sentiment, aucune empathie envers celui qui lui fait face. C'est pour ça que vous les voyez en France, des fois, Pour un regard ou autre tomber sur quelqu'un, il massacrerait par terre jusqu'à la mort. Ils n'ont aucune empathie, ils n'ont même pas l'impression d'avoir quelque chose de mal. C'est impossible de les toucher. Et en fait, ces personnes rendent la vie dans n'importe quelle société impossible. Et la preuve, c'est que même chez vous, il y a des zones, officiellement, qui sont des zones. perdu de la République. Il y a des zones d'endroits complètement où vous ne pouvez même pas y aller, ni la police, ni les pompiers. Personne ne peut y aller. On caillasse. Parce que dans vos filtres d'immigration, vous avez particulièrement favorisé ce genre de personnes. Moi, à une époque, j'étais étudiant en France. On ne voulait pas me renouveler mes papiers. J'ai dû abandonner mes études au milieu et partir. Il y avait le procureur, pas le procureur, le médiateur de la République. que j'ai rencontré et qui m'a dit que oui, que j'étais rentré en France légalement, que je faisais des études alors qu'ils ont en face des gens qui viennent illégalement, qui occupent des églises, avec femmes et enfants, et qui ne travaillent pas et tout ça. Donc c'est vrai qu'ils sont plus prioritaires. Et donc voilà le genre de personnes que votre société a sélectionné pour vivre ensemble. Et si vous arrivez à vivre ensemble avec eux, c'est que nous, on est des cans. C'est que nous, on a perdu dans un domaine où vous, vous gagnez le doigt dans le nez. Et je suis en train de vous observer. Et je vois que vous êtes aussi en train de vous casser la gueule. Exactement au même endroit où on s'est cassé la gueule. Donc voilà, je souhaite beaucoup de chance avec eux. Parce que j'ai l'impression que vous allez... Vous allez vraiment morfler, quoi. Quand je vois des villes comme... Lille, Marseille, ou B, j'ai l'impression qu'il y a eu un génocide. Parce que, vous savez, le génocide, c'est pas seulement les trucides et les gens. Le génocide, c'est aussi défavoriser un groupe et favoriser un autre. C'est rendre à un groupe, créer des conditions de vie pour qu'un groupe soit obligé de s'exiler ou ne puisse plus exister dans des conditions données. Et ça, c'est aussi une forme de génocide, génocide lent. qui se passe dans votre pays. Et vous savez, quand vous regardez des phénomènes comme le racisme, l'islamophobie, tout ça, ce sont des phénomènes relativement récents. L'islamophobie, c'est né quand ? L'islam, ça fait 1400 ans qu'il existe. L'islamophobie, elle date de quand ? Peut-être pas d'il y a 1400 ans. L'islamophobie est née, et je comprends très bien parce que je suis aussi islamophobe. L'islamophobie est née quand cette catégorie de gens desquels je suis en train de vous parler, que je suis en train de vous désigner, quand cette catégorie-là a découvert l'islam, a découvert la religion, et ce sont des gens qui, de toute façon, avec ou sans religion, sont des... sont juste des sauvages, quoi. Et donc, la religion ne les améliore pas, c'est clair. Et ceux-là font peur aux gens. comme les araignées. Il y a la phobie des araignées, il y a la phobie de ces gens-là. Je suis extrêmement noir ce soir, vous savez. Mais comme je me suis obligé à faire des vidéos tous les jours, il arrivait des jours où je ne faisais pas de vidéos pour ne pas faire une comme celle-ci. Mais c'est la vérité, c'est ce qui se passe aujourd'hui. Je me sens très triste d'avoir été chassé de mon pays, parce que ces personnes ont rendu la vie impossible, ont rendu la vie des Algériens décents, et il y en a beaucoup des Algériens décents, des Algériens honnêtes, et ils ont rendu la vie de ces gens impossibles au quotidien, en apportant une violence, une agressivité de proximité tout le temps, tout le temps, tout le temps, jusqu'au moment où tu te dis, je prends un avion, et je pars d'ici. Ou d'autres disent, je monte dans une barque et je pars. Ces gens partent aussi, bien sûr, il ne faut pas croire, mais pour des raisons différentes. C'est quand ils ne supportent plus la pourriture qu'ils ont créée autour d'eux, ils disent, partons ailleurs. Mais c'est de l'état allemand, ce n'est pas de l'immigration. Et en fait, on part et on se dit, c'est fini, on tourne la page. On oublie tout ça. On fait le deuil de notre pays d'origine. On les laisse le bouffer, c'est faire la part du feu. Il y a des zombies qui arrivent. Tu creuses une tranchée, tu te dis bon, tout ce qu'il y a avant la tranchée, ils bouffent. Tout ce qu'il y a après, ok, on garde. Et à ce moment là, tu remarques que les zombies ont passé la tranchée, qu'ils arrivent, qu'ils bouffent tout, qu'ils cassent tout. Ils ne sont pas là pour... Il y en a beaucoup. Beaucoup de ces gens ne sont pas là pour avoir une nouvelle chance dans la vie. Ils ne sont pas là pour s'intégrer avec vous. Ils ne sont pas là parce qu'ils vous aiment ou quoi que ce soit. Ils sont là parce qu'ils ont détruit tout autour d'eux dans leur propre pays. Une fois qu'il ne reste que le sable et les pierres qui ne peuvent plus le détruire, eh bien, ils se déplacent. Et ils se déplaceront jusqu'à ce que les glaces polaires les arrêteront, si c'est possible. Parce que la glace, on ne peut pas détruire. vous comprenez allez, je vous laisse et puis...
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