
This is a YouTube video titled "Immigration Sauvage" containing a monologue delivered in French on February 3, 2013. The speaker discusses personal experiences and reflections on immigration, cultural integration, societal challenges, and frustrations related to living in a Western country after emigrating from Algeria. The content is a single-speaker narrative expressing strong opinions on social behavior and immigration issues.
Bonjour tout le monde, je suis venu vous parler d'immigration sauvage aujourd'hui. En fait, il y a plein de gens qui m'écrivent, qui me disent, toi, tu es né en Algérie, tu as grandi en Algérie et puis tu as beau jeu aujourd'hui de venir critiquer l'immigration, mais tu en fais partie. En fait, ce que je cherche à vous dire, c'est que je me sens moi-même victime de l'immigration parce que j'ai quitté mon pays, plein de gens ont quitté leur pays. Et il y a un truc important qu'il faut tout de suite voir. c'est que le fait d'avoir quitté mon pays, c'est un aveu, quelque part, que ma société, que mon pays ne fonctionne pas comme je l'aurais voulu. Donc, la dernière chose que j'ai envie de faire, c'est vouloir reproduire des éléments de ma société d'origine ici. Même si je ne comprends pas complètement le fonctionnement de la société occidentale, même si je ne suis pas d'accord avec tout, la dernière chose que j'aurais envie de faire, serait de vouloir reproduire mon pays ici. De toute façon, il y a plus facile. Si je voulais reproduire mon pays ici, j'aurais qu'à prendre l'avion et rentrer chez moi. C'est beaucoup plus rapide. C'est beaucoup plus radical, en fait. Succès garanti. Je ne comprends pas les immigrés qui quittent leur pays. Ils arrivent ici et la première chose qu'ils voient, c'est oui, mais Ça ne marche pas comme chez moi. Ça ne marche pas comme dans mon pays d'origine. Alors, je ne comprends pas du tout cette approche et je suis très sincère avec vous, il n'y a aucune mauvaise foi. Pourquoi ? Parce que vous savez, émigrer, ce n'est pas facile. C'est... Tu payes très cher, tu payes vraiment cher. Tu perds des années de ta vie que tu aurais pu consacrer peut-être de manière plus constructive dans ton pays d'origine. Et tu les perds à te réinsérer socialement, économiquement, dans un autre pays. C'est une renaissance, mais c'est une renaissance qui n'est pas gratuite. Ta première naissance te coûte neuf mois, tu perds neuf mois dans le ventre de ta mère. Une deuxième renaissance, une immigration, c'est... Je parle de dix ans minimum. Quinze, vingt ans, c'est peut-être plus dans la moyenne que j'ai constaté. Et tout ça, pourquoi ? Tout ça pour, dire aux gens, Vous n'êtes pas assez musulmans, vous ne mangez pas assez halal. Mais pourquoi ? Parce qu'en fait, si les Occidentaux reproduisaient exactement notre société d'origine, très rapidement, ça se transformerait en enfer et on n'aurait qu'une seule envie, c'est de partir. Je vous donne un exemple. Il y a deux jours, j'ai répondu à la violence par la violence. J'étais en train de rouler. J'arrivais vers un feu rouge, donc je commençais à ralentir. Et en fait, je vais dépasser un noir qui roulait à vélo. Il roulait à vélo, mais il avait lâché le guidon, il zigzaguait. Donc moi, je lui laisse assez de distance et je le dépasse et je continue à freiner. Et à un moment donné, Il pédale très vite. Il arrive devant moi et il me coupe la voie. Il est passé un mètre devant moi. Alors, qu'est-ce que j'ai fait ? Je le vois surgir. J'ai freiné brutalement. J'ai freiné tout en regardant dans le rétroviseur. Mais en fait, j'ai freiné, on va dire, un quart de seconde avant de regarder dans le rétro. Et là, il y avait un motard derrière, casque intégral et tout ça, qui a dû freiner comme un malade pour ne pas m'entrer dedans. Donc, en fait, à cause de ce type qui était en train de faire l'imbécile sur la route, J'ai failli causer un accident et j'ai failli aussi causer un accident dont la première victime aurait été probablement le motard derrière qui lui roulait normalement. Et j'étais extrêmement fâché parce que ce gars qui était à vélo, c'est le genre de type qui quand ils sont dans leur pays sont prêts à se cacher dans un train d'atterrissage. et ils prennent des risques énormes pour arriver ici. Mais une fois qu'ils arrivent ici, la première chose qu'ils ont envie, c'est de cracher sur sa société, cracher sur les principes qui font qu'on n'est pas en train de les tuer à la machette ou qu'on n'est pas en train de les brûler autour d'un pneu, mais qu'on est en train de les respecter, de les traiter comme des êtres humains par entière. Et ceux-là, ils crachent dessus. Je me dis, reste chez toi, achète-toi une machette là-bas et puis essaye de t'en sortir. Si t'es bon à ça, c'est peut-être ton truc, ça. Et en fait, le mec, Je me suis fâché en vérité, je me suis vraiment fâché. Et j'ai klaxonné, j'ai klaxonné pour lui dire que ça se fait pas ce qu'il vient de faire. Et il a commencé à gueuler, à faire des gestes menaçants. Après, il est remonté sur son vélo, il a grillé le feu rouge. Il a continué, il a continué en zigzaguant. Et puis, à ce moment-là, je me suis extrêmement fâché. Je me suis extrêmement fâché contre la Terre entière en fait. Contre vous d'abord, je me suis dit bon, Je me suis dit les occidentaux c'est des trous du cul. Vraiment, je l'ai dit comme ça. C'est des trous du cul, je l'ai vraiment pensé. Et en fait, je me suis dit on va régler ça comme ça. On va revenir en Afrique. Moi je suis un bounioul, toi t'es un nègre. Et on va régler ça en pire tout pire, entre toi et moi. On oublie ces trous du cul de blanc qui t'ont ramené ici, on oublie ces gens qui n'ont aucune dignité, on oublie ces gens dont les grands-parents, dont les arrière-grands-parents se sont battus pour leur laisser cette terre en héritage et qui sont en train de la brader à tous les sauvages de la terre. On va les oublier ceux-là. D'accord ? On va se dire que c'est entre toi et moi. Moi je suis un beau nul qui se trouve en Europe, et toi t'es un nègre qui se trouve en Europe. Et on va régler ça à l'africaine, ok, comme des grands. Et en fait, j'ai démarré, j'ai très vite accéléré, dès que le feu est passé au vert, j'ai démarré, j'ai très vite accéléré à la vitesse légale. Et je suis resté tout droit. Cette fois-ci, y'a ni frein, ni bite de cheval, comme on dit chez nous. C'est... voilà, j'ai... j'ai foncé, et puis... et puis voilà. Si t'as envie de zigzaguer, tu zigzagues. Et... Il a entendu le bruit du moteur, il a entendu le ronflement du moteur derrière, et tout à coup il roulait droit. Il roulait droit parce que s'il n'avait pas roulé droit, je pense qu'il aurait bouffé un carter. Et en fait, je suis passé. Et j'arrive pas à avoir de tolérance parce que quand je suis en Afrique et je vois ce genre de comportement, ce comportement qui a rendu la vie pourrie au monde, parce que vous savez l'Afrique On ne part pas parce qu'il fait trop chaud chez nous. On ne part pas parce que... Non, c'est génial, franchement. Franchement, par beaucoup d'aspects, l'Afrique est beaucoup plus intéressante que l'Angleterre en termes de météo, en termes de couleurs, en termes de... C'est très intéressant, franchement, je ne vous le cache pas. On part à cause des gens. On part parce qu'on ne supporte pas le comportement des gens. Les gens sont des sauvages. Je suis désolé de vous le dire. C'est des sauvages. Je n'ai pas payé. 20 ans de ma vie pour être ici, pour changer de météo. C'est pas vrai, ça vaut pas la peine. Je suis parti parce que les gens sont insupportables, parce qu'ils ont une culture qui fait que c'est des losers qui vont à la perte, c'est des sociétés qui ne peuvent pas vivre ensemble. Vous me dites, en France, on n'arrive pas à vivre ensemble avec des Africains. Mais vous êtes con ou quoi ? Les Africains n'arrivent pas à vivre ensemble entre eux. Entre eux, sans différence de religion, sans différence d'ethnie, sans différence de couleur de peau, on n'arrive pas à vivre ensemble. Alors quand il y a une différence de... Ne serait-ce que de... Nous, en Algérie, on a eu des tueries. Ce n'était pas parce qu'on était de religions différentes, par exemple. C'était juste parce qu'on avait une lecture légèrement divergente de la religion. Donc sur des petites divergences, il y a 200 000 morts. Voilà, le vivre ensemble à l'africaine. Et c'est pour ça que des gens comme moi rêvent que d'une seule chose, c'est de foutre le camp. Mais on n'est pas les seuls. Ça signifie... Moi, je veux partir parce que je rêve de vivre dans un monde civilisé. Je suis prêt à respecter les lois d'un monde civilisé. Je suis prêt à changer pour avoir un peu de paix et donner de la paix aux gens et être une bonne expérience aux gens qui me rencontrent. Mais en même temps, il n'y a pas que ça. Il n'y a pas que ce genre de personnes qui partent. En même temps, il y a des sauvages. Et les sauvages, en général, réussissent mieux en Europe. Pourquoi ? Parce qu'en fait, Moi j'arrive ici, je respecte la loi, je suis carré, je ne triche pas, je ne trompe pas, je ne mens pas, je ne vole pas, je ne crée pas séquence d'identité pour prendre de l'aide sociale, je ne fais rien de tout ça. Et finalement je me retrouve comment ? Finalement vous savez à quoi je suis lié ? J'ai la vie d'un Européen blanc, j'ai la vie d'un con en fait, j'ai la vie d'un gars qui est en train de se faire génocider sur sa propre terre, ça signifie que Je me retrouve dans sa peau. C'est pour ça que je le comprends que je viens des fois parler à sa place. Parce que je me retrouve dans sa peau, moi. Moi, je suis juste un contribuable à la con qui est en train de crever ici. Alors que les sauvages... Eux, ils sont là pour tout prendre. Eux, ça ne les dérange pas de tricher, ça ne les dérange pas de te donner un point dans la gueule pour prendre ta place, ça ne les dérange pas de dépasser dans un virage et de tuer une famille, ça ne les dérange pas de tricher, de falsifier des documents. Rien ! Ça ne les dérange pas tout ça. C'est pas un problème. Et c'est pour ça qu'ils réussissent. Parce que nous avons un monde tellement pervers, tellement pourri, que c'est pas le plus gentil qui réussit, mais le plus pourri, c'est celui qui n'a plus de limites qui réussit, malheureusement. Voilà. Je vous laisse. Et puis... Merde, remontez vos pantalons, quoi. Remontez vos pantalons, je vis au milieu de vous. Je vis au milieu de vous, et puis le fait que... Ça va dans une direction qui m'arrange extrêmement peu, vous savez, parce que j'ai pas envie d'avoir dépensé 20 ans de ma vie pour m'insérer ici, pour que ça se retransforme en pays africain. Il y a assez de pays africains en Afrique, ça suffit comme ça. Allez, bonsoir.
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