
A French-language monologue comparing UK and French immigration policies. The speaker argues the UK has moved from a period of mass immigration (1990s) to much stricter, pragmatic controls—frequent regulatory updates, Home Office enforcement of student and investor visas, employer and landlord sanctions—while criticizing France for allowing exploitable loopholes (paternity-recognition 'business', Schengen visa issues) and laxer enforcement. The talk mixes historical context, concrete examples (T4 student visa rules, investor visa rising from £50k to ~£250k, employer fines ~£30k per illegal worker), and normative claims about integration and social impacts.
Questions this video answers
T4 (student visa).
£250,000 (mentioned as the level 'the last time I checked').
£50,000 (previous threshold mentioned).
~£30,000 per employee.
Bonsoir mes amis. Donc, comme vous savez, je porte la ceinture de sécurité dans un parking parce que les temps sont durs. Il faudrait même un harnais, n'est-ce pas ? On n'est jamais trop prudent, comme on dit. Alors aujourd'hui, je viens vous parler de l'immigration en Angleterre. Et pourquoi je vous parle de cela ? Parce qu'il y a beaucoup de gens, lorsque je critique la politique d'immigration française, ils me disent « Oui, mais en Angleterre, vous n'êtes pas mieux ». Alors, c'est pour ça que J'aimerais quand même vous inviter à la retenue par rapport à cela, parce que les Anglais, ce ne sont pas des Français qui parlent en anglais. C'est un peuple complètement différent, avec des schémas intellectuels très différents. Et en particulier, ils sont extrêmement pragmatiques. Ils ne sont pas du tout dans la même lancée que la France. Alors, je m'explique et je vais même vous donner des exemples extrêmement précis pour illustrer mon propos. En Angleterre, vers le début des années 90, l'immigration fait un bond spectaculaire. C'était... On va pas chercher à comprendre quelle mouche a piqué les gens dans les années 90, mais toujours est-il qu'à un moment donné, ils ont ouvert les vannes très grands, et puis ils ont eu un appel d'air qui a ramené une immigration massive en très peu de temps. Cette immigration massive a été concomitante à une désindustrialisation de régions entières du pays. Donc, on se retrouve très rapidement, en une décennie, une décennie et demie, avec des usines qui ferment, des mines qui ferment, des emplois qui sont de manière définitive exportés à l'étranger. Et donc, vous comprenez bien des gens sur le carreau. Des gens qui, des fois, travaillaient dans cette mine ou dans cette usine, de père en fils, se retrouvent soudainement dans la précarité et devront chercher un travail tout aussi précaire qu'avant. Et à ce moment-là, ils vont faire concurrence à une nouvelle main-d'œuvre importée qui est encore plus corvéable qu'il en a toujours été. Et vous voyez, ça a créé des situations au niveau social, ça a créé des situations désastreuses qui n'ont été ni dans l'intérêt des populations locales, ni dans l'intérêt des nouveaux arrivants. Ici, je vais essayer de tenir un discours extrêmement équilibré, extrêmement raisonnable. Je pense que même si quelqu'un est pro-immigration, il peut sympathiser, sinon adhérer à mes propos. Parce que l'immigration massive n'est ni dans l'intérêt de la population, nouvellement arrivé, qui vient s'implanter, ni dans l'intérêt de la population locale. Parce qu'en termes d'insertion sociale, d'insertion économique, d'intégration, c'est le désastre. Aucune société au monde, tu ne peux pas prendre une île avec 500 habitants et leur en ramener 250 en deux ans. Ce n'est pas possible. Ils ne vont pas pouvoir s'intégrer là-dedans. Et c'est exactement ce qui s'est passé en Angleterre avec des résultats épouvantables pour certaines régions. OK, les Anglais sont extrêmement pratiques. Ils ont très rapidement constaté la dérive. Et après un certain laisser aller, et là, j'aimerais attirer votre attention de manière particulière sur un trait de caractère chez les Anglais, c'est qu'ils ne parlent pas. Ils agissent, mais ils ne parlent pas. Toujours le sourire, toujours décontracté, sympa, toujours prêt à offrir un thé, mais en même temps, Il y a une action qui est en train de se passer, mais celles-là, ils ne vont pas en parler. Ils sont très minimalistes quand il s'agit de s'exprimer. Je vous explique. Si un français, un latin, était ici et qu'il regarde un peu les politiques d'immigration, il dirait, n'est-ce pas, mais c'est de la politique de l'immigration zéro qui est en train de se passer ici. Presque. Pas vraiment zéro, mais... Si vous regardez ces dernières années, la courbe de l'immigration s'est infléchie de manière très brutale vers le bas. Alors, il y a eu bien sûr le Brexit. Ça, c'est évident. Bien entendu, le Brexit. Le Brexit a réduit, a découragé énormément d'immigration venant de l'Europe. Il y a même des gens qui étaient ici qui ont décidé de partir. Surtout ceux qui étaient là depuis relativement peu de temps. Ils ont préféré, voyant que les lois commencent à devenir hostiles, ont préféré partir vers d'autres cieux. Mais on ne parle pas que de cela. Je vous parle de l'immigration extra-européenne, qui très souvent, c'est cette immigration qui est problématique. Pourquoi elle est problématique ? Ce n'est pas du racisme, ce n'est pas ça. C'est une immigration qui, très souvent, vient de pays défaillants, il faut le dire, vient de pays très pauvres, vient de pays où il n'y a pas de structure économique digne de ce nom, il n'y a pas de structure de formation digne de ce nom. Et quand ils arrivent sur un marché comme celui-ci, qui est extrêmement pointu, qui est extrêmement exigeant, leur chance de... d'obtenir des positions honorables dans ce marché-là sont extrêmement faibles. Voilà la réalité. Et bien sûr, si quelqu'un ne peut pas s'intégrer économiquement, son intégration sociale ou son intégration culturelle, oubliez-le. Ce n'est pas possible. L'intégration économique est quand même, je pense, le premier pilier quand on arrive dans une société. C'est la première chose qu'il faut assurer. Sinon, le reste, oubliez-le. Alors, je vous donne des exemples. Avant, il y avait, par exemple, le visa d'étudiant, le T4. Ce visa d'étudiant était relativement facile à obtenir. N'importe quelle école, avec un... donner un certificat au candidat aux études, et puis, il pouvait obtenir un visa T4. Il faut savoir qu'on était créé, à un moment donné, des fausses écoles à Londres qui ont ramené des milliers d'étudiants, chacune, qui en fait étaient de faux étudiants, mais de vrais migrants. C'est des gens qui arrivaient au bénéfice d'un visa d'études, ils disparaissaient dans la nature et l'école, bien sûr, empochait les frais de scolarité. Donc c'était win-win pour ces gens-là. très rapidement, parce que les anglais n'aiment pas qu'on les prenne pour des abrutis, contrairement aux français. Parce que le problème du français, je vais vous le dire, le français joue perdant. Le français, les failles, les failles de son système d'immigration sont publiées dans des journaux en Afrique, littéralement. Et il ne fait rien pour les fermer. Donc, il se fait truander les yeux ouverts et ne bouge pas. Donc, c'est vrai qu'en ce sens, le français joue perdant. Je vous donne, on va faire un fast forward. Vous pouvez regarder le site gov.uk, je vais vous le donner dans le descriptif de la vidéo. Et vous allez voir, je vous invite à lire les lois sur l'immigration. Et vous allez constater un détail très intéressant sur les formulaires sur les lois. Vous allez constater que les formulaires sont en général assez récents. Vous n'allez jamais trouver un formulaire où c'est écrit 2004 ou 2007 ou 1998. Non ! En général, les lois de l'immigration ici dans ce pays changent tous les trois mois. D'accord ? Quatre fois par an, vous avez les procédures d'immigration qui vont changer. Généralement, ce n'est pas pour se simplifier. C'est pour devenir de plus en plus exigeante. Je vais vous donner des exemples. il y a eu aujourd'hui ce qu'on appelle le home office qui contrôle l'immigration dans ce pays ont eu énormément de latitude ont eu énormément de pouvoir qui leur a été donné par les politiques pour qu'ils puissent réguler l'immigration et ils ont sévi de manière assez brutale alors aujourd'hui par exemple et donc ça a été très rapide crescendo mais relativement rapide comme crescendo Le visa d'étudiant, aujourd'hui, ce n'est pas n'importe quelle école qui peut le fournir. L'école doit s'inscrire auprès du Home Office et donner des garanties extrêmement élevées au Home Office pour qu'elle puisse sponsoriser les étudiants. Quel genre de garantie ? Par exemple, si une école fournit 10 dossiers d'immigration pour étudiants, On a 10 étudiants qui veulent venir, ils veulent inviter les étudiants. Si on a plus qu'un pourcentage relativement faible, je crois que c'était 1 sur 10 ou 2 sur 10, qui sont refusés, l'école peut perdre son agrément. Ça signifie que l'école, avant de fournir des dossiers, doit valider que les étudiants qui vont venir ont un projet d'études sérieux, que leurs dossiers sont absolument carrés. Parce que, peu importe, même si ce n'est pas de leur faute, si quelqu'un leur fournit des documents faux, si quelqu'un ment sur son parcours académique ou autre et que c'est découvert au moment du visa, le visa est refusé et ça comptera contre l'école. Ça, c'est le premier point. Deuxièmement, l'étudiant qui obtient le visa T4 n'a pas le droit de s'absenter. Et chaque absence doit être reportée au home office. Ça signifie que l'école, pour les étudiants étrangers, a un dossier sur des tableaux Excel où ils rentrent chaque jour la présence, et dès que la présence tombe en dessous d'un certain niveau, le home office va sévir. Sévir contre qui ? Sévir contre l'école, qui sera amendée, et sévir contre l'étudiant qui risque de perdre son visa. Donc c'est devenu extrêmement sérieux. Je connais un directeur d'école, ils ont débarqué chez lui, ils ont trouvé qu'il y avait une Saoudienne qui s'était absentée régulièrement, et ils ne l'avaient pas reporté au Romofès, parce qu'il y a le devoir de l'annoncer au Romofès que telle étudiante ne vient pas, il ne l'a pas fait, il a perdu son agrément. et son école badelait littéralement parce qu'il travaillait avec beaucoup d'étrangers, c'est une école de langue, et donc il a littéralement perdu son gagne-pain à cause de cela, à cause d'une étudiante qui s'absentait régulièrement et il ne l'a pas reportée au Home Office. Donc juste pour vous donner un exemple. Autre exemple, les visas d'investisseurs. Avant les visas d'investisseurs, quelqu'un avec 50 000 livres pouvait prétendre un visa d'investisseur. Aujourd'hui, ils ont multiplié, la dernière fois que je vérifiais, je crois que c'était 250 000 livres. Ça s'est multiplié par 5. Et probablement, d'ici 2-3 ans, ça va sauter à 300, 400, 500 000. Ça signifie qu'il y a eu quoi ? Il y a eu une baisse de l'immigration, mais une augmentation de la qualité. Pourquoi ? Parce qu'avant, on avait des étudiants aulé-olé qui venaient. Aujourd'hui, il y a beaucoup moins d'étudiants qui viennent. Par contre, c'est des étudiants sérieux. C'est des étudiants qui, sur une année, s'absentent pas une seule fois. Ils ont peur, parce qu'ils savent que s'ils s'absentent, s'il y a une absence injustifiée... Il sait que l'école va lui tomber dessus. Il sait que l'école va la lancer au RomoFace. Il sait que ça va chauffer pour lui. Par rapport aux investisseurs, c'est pareil. Avant, on avait le gars qui faisait le tour de sa famille, qui récoltait 50 000 livres, qui venait en tant qu'investisseur pour ouvrir une kebaberie ou un commerce ethnique. Ça signifie qu'il n'y a pas de mauvaise volonté de ma part ici, mais en termes de plus-value économique pour la société d'accueil, c'est vrai que ça reste très discutable. Alors qu'aujourd'hui, Ceux qui viennent avec un visa d'investisseur, peu importe leur nationalité, ont réellement des fonds et arrivent à créer des entreprises beaucoup plus sérieuses que le petit shop classique qui vend des journaux du tapas. Donc, je vous donne un autre exemple pour vous montrer la naïveté française et là où les Anglais s'en sont plus malins. Il y a un business en France littéralement qui est des pères qui reconnaissent des enfants. Parce qu'une mère ne peut pas reconnaître des enfants, parce qu'elle ne peut en faire qu'un à la fois. Même si elle est en flux tendu, elle ne peut pas en faire plus qu'un par an. Alors qu'un père, lui, à ma foi, il peut reconnaître autant qu'il veut. Il peut reconnaître 150 enfants. Il y a eu, en France, des cas, vous pouvez chercher, où des gars ont reconnu des dizaines d'enfants. Ils étaient payés pour le faire. Donc le gars, il est en règle, il a la nationalité française, j'allais dire le passeport français. C'est une manière de s'exprimer qui trahit un peu ce que je pense de ces gens qui ont été un peu régularisés à la va-vite. Je pense qu'il n'y a pas eu de... Les nationalités, ça se respecte, ça se distribue pas comme ça, comme des cartes de poker. Bon, on en parlera une autre fois de ça. Mais ce que je cherche à vous dire, c'est qu'en France, par exemple, il y a un business de reconnaissance de paternité. On trouve des petites annonces littéralement dans des journaux, dans des sites africains. OK ? Si le gars, il reconnaît que l'enfant que porte la femme, la femme, elle est mariée avec un gars. Mais lui, il va reconnaître son enfant à elle. Et en échange, moyen d'en croire. L'enfant, il est de nationalité française et la femme devient inexpulsable et elle est régularisée, etc. Alors que ce n'est pas le père de l'enfant. Et on a découvert de vrais business en France. En Angleterre, tu ne leur fais pas ce coup-là. En Angleterre, c'est très simple. Si le couple, il y a un couple, la nana, elle est la mère, le gars dit moi, je suis le père. S'ils ne sont pas mariés, Même s'ils vivent ensemble, s'ils ne sont pas mariés, on appliquera à l'enfant le statut d'immigration de la mère. S'ils sont mariés, seulement on peut appliquer le statut d'immigration du père. Donc, ça signifie qu'on pratique. Une étudiante, vous pouvez avoir une étudiante qui fait un enfant avec un gars, L'enfant va être rajouté à son visa d'étudiant à elle, c'est tout, s'il n'est pas marié avec le gars. Même si le gars c'est un anglais. Les autorités veulent, ils disent, si c'est un nana, si c'est un enfant, si vous êtes sérieux, mariez-vous. Et si vous vous mariez, on va vous appliquer le code britannique. parce que le père est britannique, donc on va lui appliquer le code qu'il faut et tout. Sinon, la personne tombera sur le coup de la loi sur les étrangers et son enfant aussi. Donc vous voyez, ils sont très malins. Il n'y a pas ici de business pour reconnaître des enfants à qui mieux mieux. Autre élément, je vous donne un autre exemple. En France, tu as des gens qui travaillent sans papier et puis après, ils vont à la mairie pour régulariser ou des fois, ils font des marches pour régulariser et tout. Ici, si tu travailles sans papier, c'est une entreprise qui t'emplace en papier. Tu vas avec tes papiers pour régulariser. Je peux te dire, dans la journée, t'es en centre de détention et l'entreprise a subi un débarquement de l'immigration, voire même de la douane et des impôts. Parce que c'est un crime d'employer des gens sans papiers. C'est un viol dans tous les pays, d'ailleurs. Juste en France, comme la France, encore une fois, on joue perdant. La loi existe, la loi est claire, mais on permet à des entreprises de recruter des gens sans papiers. Et c'est complètement aberrant. Ici, c'est à l'employeur de veiller à ce que ses employés sont en règle. Et s'il emploie des personnes sans vérifier leur statut, c'est pas que ces personnes sont régularisées, c'est qu'il va se retrouver avec des amendes, et c'est énorme, c'est de l'ordre de 30 000 livres par employé. Il y a des restos qui ont été fermés. Parce que ce qu'ils font ici, vous les voyez avec des fourgons, vous voyez Immigration Enforcement, j'avais une fois tweeté ça, ils circulent à 2-3 fourgons, ils débarquent au hasard, ils arrivent dans le parking d'un resto, ils rentrent, ils veulent voir les papiers de tout le monde. Ils trouvent 3 personnes sans papiers, c'est 90 000 livres. Les employeurs deviennent très tatillants maintenant, parce qu'ils savent qu'ils ont le devoir de vérifier qu'ils obéissent et qu'ils suivent les lois sur le travail. Elles existent, c'est le même en France. Juste en France, voilà, je ne sais pas comment ils... Il y a du travail au noir ici, mais... En général, c'est des gens qui bossent avec des faux papiers. Ça signifie que la compagnie ne sait pas que la personne est en droit. Mais débarquer et travailler sans papier, ça n'existe plus ici. C'est fini. Ça a été éradiqué littéralement. Autre exemple, une loi qui a été passée il y a 2-3 ans. Aujourd'hui, le propriétaire, le propriétaire qui loue un logement est tenu de s'assurer que la personne à laquelle il loue un logement est en droit. D'accord ? C'est devenu... Alors, les propriétaires, ont été très mécontents parce que c'est très technique, c'est très compliqué. Les lois sur l'immigration sont tellement compliquées qu'ils n'avaient pas envie qu'on reporte sur eux cette vérification-là. Mais n'empêche que cette vérification tombe sur leur dos aujourd'hui. Ça signifie que quelqu'un qui loue une chambre, il loue un appart, une maison à une personne ou des personnes qui ne sont pas en règle dans ce pays, il risque de se taper sur les doigts très fort. C'est des exemples. J'en ai beaucoup d'autres, en fait. J'en ai beaucoup d'autres. Donc, les Anglais, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont compris. Ils ont compris qu'ils ont été naïfs. Ils ont compris qu'il y avait un abus. Ils ont compris que cet abus n'était dans l'intérêt de personne. D'accord ? Une société, ce n'est pas une anarchie. Il y a des lois. Les lois sont là pour être respectées. Bien sûr, si on n'aime pas les lois ou on est contre, il y a des processus démocratiques pour les changer ou les faire évoluer et tout. C'est tout à fait honorable. Mais une fois que la loi est écrite, On est tenu de la suivre, tous. Donc, moi par exemple, je suis issu de l'immigration, mais je suis issu d'une immigration légale. Je suis issu d'une immigration qui est venue pour s'intégrer, qui est venue pour travailler. Et cette immigration, ce type d'immigration existait même il y a 1000 ans. Des gens qui ont voyagé depuis toujours, il y a des humains qui ont voulu rester sur place, d'autres qui ont voulu partir. Ça a toujours existé. Mais tant que c'est en petite quantité, tant que c'est dans le respect de la société d'accueil, ça signifie que j'arrive, je n'arrive pas avec mes valeurs, je n'arrive pas avec mon système, avec ma culture et tout pour venir le pousser dans la gueule, au visage des locaux. Ce n'est pas cela. Je ne dis pas, attention, je ne dis pas que cette société est parfaite et que la terre entière doit aimer comment fonctionne l'Angleterre ou comment fonctionne la France. Non, je ne dis pas cela. Vraiment, quelqu'un a le droit, par exemple, de détester la France. Par exemple, quelqu'un peut dire, je n'aime pas la culture française. Franchement, s'il y a un truc que je ne supporte pas, c'est la France. Il a le droit. Par contre, s'il n'a pas le droit, c'est professez cela et allez vivre en France. C'est ça que je ne comprends pas, vous comprenez ? Moi, il y a des pays avec lesquels je n'ai pas une sympathie particulière. Il y a des cultures qui ne m'ont jamais parlé, peut-être par ignorance de ma part, je l'admets. Je ne vais pas aller vivre chez eux. Je ne vais pas aller vivre chez eux pour leur dire chaque matin comment je les trouve odieux et comment je ne suis pas content d'être là. Je veux dire, si tu n'es pas content d'être là, il y a la porte. C'est simple pourtant, je n'ai pas l'impression de tenir un discours déraisonnable. Je ne sais pas, si vous pensez que je tiens un discours déraisonnable, levez la main s'il vous plaît. Je veux dire, c'est des choses très simples. C'est la même chose quand on va chez les gens. Si on est invité chez les gens, on est tenu de savoir qu'on est chez eux. Il faut respecter leur culture, il faut respecter leur tradition, respecter leur façon d'être. Et puis, bien sûr, on a notre espace de liberté, c'est sûr. Mais en même temps, il faut savoir chez qui on est. Si on n'est pas content de cela, on peut aller ailleurs. C'est ça, c'est que l'immigration massive n'est dans l'intérêt de personne. L'immigration massive, ce n'est pas de l'immigration, même le mot immigration massive c'est faux, c'est un déplacement de population. Quand on a 2-3 personnes qui arrivent, c'est de l'immigration. Mais quand on a des blocs entiers, des blocs des fois comparables ou même plus grands que la population locale qui arrivent, ça devient du déplacement de population. Ce n'est plus réellement... Et selon comment ça se fait, ça peut être même un crime contre l'humanité. Un déplacement de population, ça crée du déracinement, ça crée des tensions ethniques, ça crée des guerres, ça crée... Ça crée les noyaux des guerres civiles, parfois. On connaît ça très bien en Afrique. Et donc, effectivement, ce n'est plus... Je n'aime pas le mot immigration massive, en réalité. Du moment qu'on arrive à ce mot-là, je pense qu'il vaut mieux parler de... qu'il vaut mieux parler de déplacement de population, je pense. C'est beaucoup plus approprié. Donc voilà, je cherche un peu à comparer entre la France et l'UK sur les affaires d'immigration. Et je peux vous dire que c'est extrêmement différent ici. Autre exemple avant de partir, tout bête, tout simple. La France fait partie de Schengen. Ici, il n'y a pas Schengen. Ils n'ont pas signé les accords de Schengen. Donc, un visa Schengen, une carte de séjour de Schengen, ne permet pas de venir en UK. Les UK ont gardé eux-mêmes le contrôle de leurs frontières. Ça signifie que si tu veux un visa pour la France, la Bulgarie peut te le donner. Je ne sais pas si la Bulgarie fait partie de l'espace Schengen, mais tu peux l'obtenir en Espagne, en Italie, en Allemagne, n'importe où en réalité. Ça signifie que la France est tenue de reconnaître des visas qui permettent aux gens de rentrer sur son territoire, alors que ces visas ont été donnés par plein de pays qui ne sont pas nécessairement aussi rigoureux des fois, même si Schengen était censé harmoniser et tout ça, il y a des chancelleries qui sont plus coulantes que d'autres. C'est pour ça que la Grèce, quand elle reçoit des migrants par barque, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle leur colle un visa de trois semaines ou autre, et elle leur dit juste « cassez-vous ». Et la France est tenue de reconnaître ce visa parce que c'est écrit « Schengen » dessus. L'Angleterre, Pour obtenir un visa, c'est l'homme en fait qui décide. Donc l'Angleterre a encore gardé localement la possibilité de contrôler qui vient, qui vient pas. Et c'est vrai que c'est très précieux quand il s'agit de gérer l'immigration dans un pays. Parce que si tu n'as plus le contrôle de tes frontières ou tes frontières n'existent plus, je veux dire, il n'y a plus de notion de contrôle d'immigration. Ça n'existe plus, c'est fini. Tu subis et tu regardes et tu subis. Ok, c'était juste pour un petit peu vous donner cette... Parce que beaucoup de Français vivent dans l'illusion que l'Angleterre c'est pareil. Non, l'Angleterre c'est pas pareil. Oui, il y a des erreurs qui ont été faites dans le passé. Elles sont en train d'être rattrapées. Il y a toujours une immigration extra-européenne qui vient, par exemple, qui est inévitable, incompressible, qui vient des, on va dire, des politiques du passé. Genre, si vous avez aujourd'hui un Pakistanais qui est arrivé dans les années 80, qui a été naturalisé, enfin des années 90 ou autre, qui a été naturalisé et qui veut ramener une fille de son pays pour se marier avec, tu ne peux pas l'en empêcher. S'il a un travail, s'il a un travail, il est naturalisé, il en a part et tout, tu ne peux pas l'empêcher de faire ça. C'est son droit. Maintenant, ce qui est probable, c'est que dans le futur, vu qu'il n'y a pas de nouveaux arrivants, les gens s'intégreront de mieux en mieux, il sera de plus en plus difficile de voir ce genre de cas. Je vous donne un dernier pour la route. Je n'arrête pas de dire un dernier, un dernier, je vous donne encore un dernier et cette fois-ci je pars. Par exemple, il y avait des gens qui exploitaient des filles ou des mecs, des fois des gens qui étaient asociaux, qui avaient des difficultés psychologiques ou psychiatriques ou autres, qui étaient parfois même handicapés officiellement. Et des fois, des gens les exploitaient, ou bien des fois, c'était une exploitation mutuelle. Genre le gars, il est vieux, il est alcoolo, il a 65 ans, il est asocial. Il peut se ramener une fille de 20 ans de Russie. Il sait bien qu'elle n'est pas là pour ses propres yeux, pour ses beaux yeux. Il sait qu'elle est là pour rester, pour obtenir des papiers, pour travailler ici, vivre ici. Il le sait. Mais bon, en même temps, il se tape une fille de 20 ans. Je veux dire, dans ses rêves, il ne l'aurait pas eue. Il n'aurait pas pu imaginer cela. Pourtant, il le fait. Ça, ça a été éradiqué également. Aujourd'hui, pour pouvoir ramener un conjoint, il faut travailler. Il faut que la personne travaille et justifie d'un certain salaire. Alors, c'est pas un salaire énorme, mais c'est un salaire qui correspond à un vrai travail. Donc, si la personne ne travaille pas, n'est pas capable de travailler, n'est pas en mesure de travailler, elle est à l'aide sociale, elle est sous une pension d'invalidité ou autre depuis très longtemps, comme le sont souvent des fois des personnes vulnérables, Elle ne peut pas ramener. Elle peut toujours se marier, c'est son droit. Elle ne peut pas empêcher quelqu'un de se marier. Mais elle ne pourra pas ramener son toy boy ou ramener... qu'elle a croisé sur une plage en Tunisie, ou le gars ne pourra pas ramener la fille qu'il a connue sur Internet à l'autre bout du monde. Ça ne marche pas. Il faut être socialisé, il faut être là, il faut vraiment être... donner des gages. Voilà. Et ça, sans qu'un seul mot ne soit prononcé. C'est toujours feutré, tranquille et tout ça, mais il y a un véritable changement qui s'est opéré, ça ne date pas d'hier. Aujourd'hui, on est en train de voir les résultats de ce changement-là. Donc il y a une véritable baisse d'immigration en quantité, une amélioration en quantité, en qualité, je veux dire. Je ne sais pas pour m'encenser ou je ne me considère pas personnellement meilleur qu'un autre, mais juste pour vous donner un exemple, moi-même, j'ai été viré de France. J'ai connu une mauvaise expérience en France. Alors que d'autres gens qui venaient juste faire du foin en France, ont obtenu littéralement certains de leurs passeports français. Regardez comment j'utilise le mot passeport français. Je dis mal de dire nationalité française dans ces cas-là. On a obtenu un passeport français en trois ans littéralement, d'accord ? Quelques années, je veux dire. Vous comprenez ? Pourtant, en Angleterre, on m'a littéralement posé le tapis rouge. Il y a une différence de politique extrêmement profonde quand il s'agit d'immigration entre l'Angleterre et la France. Il ne faut pas comparer ce qui n'est pas comparable parce que je pense que l'Angleterre est en train de réellement et de manière très sérieuse aller vers autre chose alors que la France continue à jouer perdante. Voilà mes amis, je vous souhaite une bonne soirée, un bon week-end et je reviens.
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