Incroyable : comment j’ai dû payer un dédommagement pour l’ESCLAVAGE !

When Britain abolished slavery in 1833, the government paid slave owners for their lost property, not the enslaved people. Those compensation payments came from public funds and continued until 2015, illustrating how states protect wealthy interests at taxpayers' expense.
Mes amis, bien le bonjour. Savez-vous qu'on parle souvent de dédommagement pour l'esclavagisme ? Eh bien moi, dans mes impôts, j'ai payé ça, j'ai dû me priver de choses et d'autres, et puis donner de l'argent à l'État, qu'il a utilisé pour dédommager l'esclavagisme. Mais alors attention, nous vivons dans un monde aux valeurs inversées, il a dédommagé avec, les esclavagistes, les propriétaires d'esclaves. Comment ça marche ? Je vais vous raconter. 1833, nous sommes au Royaume-Uni, et cette année-là, parmi plein de choses qui sont arrivées, on a aboli l'esclavagisme au Royaume-Uni. On a dit l'esclavagisme stop. Alors, surtout, s'il vous plaît, ne défendez pas la thèse que c'était pour des raisons morales, qu'on se dit oui, c'est inadmissible, comment on peut faire ça à des gens? Non, non, non. Surtout pas. Cette thèse est absolument indéfendable. Parce que si vous regardez à cette époque, en 1833 et les années, les décennies qui ont suivi, on n'hésitait pas à faire travailler des enfants, des mômes, des enfants en bas âge jusqu'à la mort. OK? On n'hésitait pas à les faire travailler dans des usines, dans des les faire ramper dans des cheminées pour qu'ils les nettoient de l'intérieur, les envoyer dans des caves, enfin des caves, plutôt des mines pour travailler dans le charbon et tout ça. Donc franchement, on a fait ça à des hommes, on a fait ça à des femmes et tout ça, donc il n'y avait pas de morale vraiment. Il n'y en a pas aujourd'hui, hein, aujourd'hui, mais c'est juste un petit peu déguisé, un petit habillage par-dessus, un petit vernis. Mais à l'époque, on n'hésitait pas à prendre, voilà, des... des pas entiers de la population, les déplacer quelque part, les faire travailler jusqu'à la mort, ou jusqu'à l'article de celle-ci, et puis après les renvoyer, puis ramener d'autres. OK ? Donc y a pas... on parle pas de morale ici, on parle de quoi ? On parle d'argent. C'est que, en 1760, nous sommes à peu près... Allez, grosso modo, 70 ans, 80 ans, grosso modo, avant l'abolition de l'esclavage, il y a quelque chose qui est arrivé. C'est ce qu'on appelle la révolution industrielle. Ça veut dire qu'à un moment donné, on faisait plus l'argent avec des esclaves, qu'en fouettait sur les champs, mais c'était beaucoup plus facile de se faire de l'argent par des machines, des machines à vapeur, des machines qui pouvaient travailler plus que des que beaucoup de chevaux, d'ailleurs la puissance des machines exprime jusqu'à maintenant un chevaux, donc elle pouvait faire le travail de beaucoup de chevaux et bien entendu de beaucoup d'humains. Donc, qu'est-ce qui s'est passé ? On a commencé à industrialiser, on a commencé à aller dans l'industrie. L'industrie a besoin d'humains, mais elle a besoin surtout de machines, et elle tire sa puissance, non pas de l'effort physique de l'homme, mais elle tire surtout, le plus gros de sa puissance, elle le tire de machines à vapeur. Donc soudainement, l'esclavage était révolu, était désuet sur le plan économique, n'avait plus aucun sens. Il y avait encore les Américains, si on est en 1833, les Américains allaient encore s'accrocher à l'esclavage pendant encore 20 ans, 25 ans, surtout dans les États américains qui étaient un petit peu en retard sur l'industrie, qui étaient plutôt agricoles et tout ça. Je parle des États sudistes et ceci a justifié la guerre de sécession aux États-Unis qui allait se terminer vers la fin des années 50, vers la fin des années 1850. Et donc, avec l'abolition aussi de l'esclavage parce qu'économiquement, ça ne servait plus à rien. Donc, voici l'idée. En 1833, quand on a aboli l'esclavagisme, c'était pas vraiment une abolition, c'était... OK, on n'en a plus besoin. Maintenant, les grands propriétaires d'esclaves, ils étaient très embêtés parce qu'ils voyaient l'esclave comme un outil, comme une sorte de machine pour lequel ils avaient payé assez cher, ils les avaient achetés sur des marchés. Et soudainement, ils étaient désués. « Maintenant, je vais ramener une machine, je vais me mettre à l'industrie, je vais faire croire moi de tous ces gars. Ok, tu me dis, libère-les. Moi, je veux bien. Voilà, je peux ouvrir le portail et leur dire de partir. Oui, mais Ils représentent une valeur, ils représentent un capital que j'ai investi. Donc, l'État britannique leur a dit écoutez, pas de souci, on va vous compenser. Juste vous les laissez partir et on va vous compenser. Mais la compensation, c'était pas envers les esclaves, c'était envers les esclavagistes. C'était en leur rembourser, si tu veux, les frais qu'ils avaient engagés pour acheter ces esclaves, pour qu'ils ne perdent pas d'argent. Et en fait, la raison est très simple, c'est qu'une bonne partie de ces esclavagistes, ces riches, étaient eux-mêmes dans les rouages de la politique britannique. Eux-mêmes avaient des titres honorifiques, ils avaient des titres politiques et des responsabilités, de sorte qu'ils se sentent dit « Écoutez les gars, on a un gros problème, l'esclavagisme n'a plus aucune utilité, je pense que nous voyons tous la même problématique, les machines arrivent, nous-mêmes on aimerait se mettre dans l'industrie, tout ça, On n'a pas envie de perdre notre capital. On peut ouvrir les portes et les laisser partir, mais c'est du capital qui est perdu, il faut bien que quelqu'un paye. Donc, ils ont fait passer des résolutions pour que l'État britannique rembourse les esclaves aux esclavagistes. Mais en fait, les esclavagistes demandaient des sommes énormes, et en fait, on peut bien comprendre pourquoi ils les demandent, parce que tout simplement, ils sont eux-mêmes dans les pouvoirs de... dans les rouages du pouvoir, et eux-mêmes, ils exigent de l'argent du trésor public, donc du contribuable, ce qui fait que ils peuvent se donner à cœur joie, on leur a dit « tiens, ce chèque, tu signes le chèque en blanc ». Donc, ils ont pu exiger des sommes astronomiques, qu'on a commencé à payer, que la société civile a commencé à payer en dédommagement, donc pour dédommager les esclavagistes, et le paiement était tellement énorme, et quand vous rajoutez à cela l'intérêt, il avait été grévé d'un intérêt, bien entendu, intérêt de retard, tu vas pas seulement payer l'esclave, mais tu vas en plus me payer, si tu peux pas payer tout de suite, on va échelonner, mais qui dit échelonner dit intérêt. On a continué à payer ça jusqu'en 2015, voilà. Ça signifie que moi-même, étant contribuable de ce pays, eh bien, dans les prélèvements que j'ai dû payer malgré moi, c'est pas par choix. Moi, si je pouvais contrôler où va la valeur de mon travail, je n'aurais pas, vous imaginez, j'aurais autre chose à faire que d'aller payer, dédommager un esclavagiste. Vous voyez ? Mais bon, comme je ne contrôle pas, comme je ne contrôle pas le fruit de mon travail, ce qu'on en fait, eh bien, l'État britannique l'a utilisé pour aller compenser des esclavagistes. Vous voyez le truc ? Aujourd'hui, bon, on n'a plus d'esclavagisme, mais on a des compensations. Par exemple, je vous donne un exemple, l'année dernière, de par nos factures d'électricité, on a payé des centaines de millions à des propriétaires d'éoliennes parce qu'il n'y avait pas de vent, ou parce qu'il y avait beaucoup de vent à 3h du matin, mais on n'avait pas besoin de leur électricité. Donc on les compense, on les paye. On peut leur dire, écoute, tu sais, si un boulanger produit beaucoup de pain, puis personne n'en a besoin, ben il jette le pain à la fin de la journée. Il peut pas aller prétendre que l'État le rembourse. Je veux dire, c'est ton business. T'as pris une mauvaise décision, t'as trop produit, ben débrouille-toi, quoi. Qu'est-ce que tu veux que je fasse? Sauf que, il y a certains proches, on va dire, de l'État et tout ça, qui ne perdent jamais d'argent. Parmi eux, les banksters, ça on le sait. Les banques ne perdent pas. Les banques, elles sont dans une logique de, toujours, mutualisation des risques. Elles savent bien quand elles agissent, s'il y a un gros risque, s'il y a un risque systémique énorme, tout ça, puis elles perdent beaucoup d'argent. Ne t'inquiète pas, le contribuable va venir rembourser. Si elle gagne de l'argent, c'est des dividendes pour l'actionnariat et des bonus pour les dirigeants. Voilà, aussi simple que ça. D'ailleurs, même pour vous dire que les deux situations ne sont pas mutuellement exclusives, même à l'époque en 2008, quand entre guillemets on a sauvé les banques, ça n'a pas empêché les dirigeants de se klaxonner des millions et des millions de bonus avec l'argent du contribuable qui venait d'être injecté dans la banque, n'est-ce pas ? C'est comme ça. En fait, tu le sais, tu sais ça quand tu réalises que l'État est un comité pour gérer les affaires des classes dominantes et des forces de l'argent. C'est aussi simple que ça. Tu réalises ça quand tu considères que l'État est un comité pour gérer les affaires qui sont pas les tiennes, de toute manière. Tu vois ce que je veux dire ? C'est pour ça que si tu regardes, si je te défie, je te dis, allez, donnez-moi ces 25 dernières années, dis-moi quelque chose qui a été fait par ton État dans ton intérêt, t'auras du mal à le trouver, tu vois ? T'auras du mal à le trouver parce qu'il y en a pas. Parce que l'État a toujours travaillé pour des intérêts qu'il considère super érotiens, mais pas tes intérêts. L'État n'est pas ton employé. L'État n'est pas à ton service, tu vois ce que je veux dire ? Il est toujours au service de force, de l'argent et de force politique et des gens connectés dessus. Toi t'es pas connecté dessus du tout, voilà. Toi on te parle, on vient te séduire une fois chaque élection pour te donner l'impression d'avoir du choix, on vient te faire un petit combat de coq, un petit défilé comme ça. Après tu votes et après on t'oublie, voilà. Merci mes amis d'avoir regardé cette vidéo jusqu'ici et on se voit dans une prochaine.
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