Incroyable : ils sautent en parachute à travers les nuages

A French-language YouTube monologue (published Feb 7, 2024) recounts a tragic 1967 parachute jump from a vintage B-25 Mitchell in Ohio. The pilot overloaded the aircraft, took off into a compact cloud layer (about 4,000–6,000 ft), and — after navigation confusion with a following Cessna and a radar controller — dropped parachutists roughly 8 km off the coast over Lake Erie. Of the 20 people who ultimately jumped from the B-25, 18 exited through two different openings into cloud; after emerging over open water most were not wearing functional flotation gear. Two were rescued immediately but 16 of those 18 died. The story covers rescue efforts, the investigation (pilot lacked proper qualification, aircraft operated beyond allowable use), and the later fatal crash of the aircraft under a subsequent owner.
Questions this video answers
1967
30 boarded initially for the event; 20 remained on board after weight limits; 18 of those 20 jumped from the B-25 during the cloud drop.
16 died; 2 were rescued at the scene.
Jump altitudes referenced: level 200 (~20,000 ft) and level 260 (higher); cloud layer roughly from 4,000 ft to 6,000 ft. Other mentions: some advertised jumps up to 30,000 ft.
Approximately 8 km offshore over Lake Erie.
Mes amis, bien le bonjour. Nous sommes en 1967 et nous avons un pilote qui possède un avion, une sorte d'antiquité. Un B-25. Alors le B-25 n'est pas un Boeing, contrairement à ce que son nom pourrait suggérer. C'est un Mitchell. L'armée américaine en a acheté tout plein durant la deuxième guerre mondiale. Ils ont été utilisés en particulier dans la campagne du Pacifique. Aussi sur l'attaque au Japon. Beaucoup ont été détruits, ont été coulés, ont été coupés en deux par de la DCA ou abandonnés dans des retraites précipitées. Et n'empêche que, au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, l'armée américaine en avait encore tout plat. Donc au bout d'un moment, ils ont commencé à les vendre au surplus militaire et c'est comme ça que ce pilote a pu en avoir un. En 67, ce B-25, sorte de bimoteur à hélice, était déjà une sorte d'antiquité. il a décidé de l'utiliser pour faire sauter des parachutistes. Alors ce qu'il a fait, c'est que dans les semaines précédant cet événement, qui va se passer en août 67, il va faire de la publicité dans tous les clubs, les aérodromes de la région, pour le grand jour. On va sauter, on va faire un... un grand saut avec beaucoup beaucoup de monde et puis on vole, ils vont se tenir les mains, faire des figures, tout ça. Et c'est un vol, c'est un saut à haute altitude. On est en train de parler de 20 000 pieds. C'est un saut quand même qui se fera très haut. 20 000 et même 30 000 pieds pour certains. Alors, ce jour, je disais, il y a 30 parachutistes qui se pointent. Certains ont fait 250 km de route pour être là. Le problème, c'est qu'ils réalisent assez vite que son avion est trop lourd. Ça veut dire qu'avec 30 personnes à bord, plus le pilote et le copilote, c'est pas possible. Donc qu'est-ce qu'il va faire ? Il va devoir décevoir 10 personnes. Donc ils prennent les plus jeunes, les moins expérimentés, ils leur disent écoutez les gars, excusez-nous, il va falloir descendre. Donc 10 personnes vont descendre et ils vont garder les 20 heureux élus, si je puis me permettre. Donc ceux-là restent dans l'avion et puis il va prendre son envol. Il est suivi en même temps, Nous sommes, je disais, dans l'Ohio, dans l'aéroport d'Ortner, c'est pas très loin d'une ville qui s'appelle Birmingham, c'est un peu comme au Royaume-Uni. Beaucoup de migrants européens, quand ils sont partis aux États-Unis, ont recréé des villes, on trouve ça aussi en Australie, qui portaient les noms des villes d'où ils étaient originaires à la base. Donc, je disais, Il décolle, très poussivement, il a du mal à monter, même avec les 22 personnes à bord, franchement il a du mal. Et puis derrière lui il va décoller un Cessna, un Cessna 180. Alors ce Cessna est piloté par un gars qui avait été rencontré à l'aéroport. Et puis il est là pour prendre des photos. Donc l'idée était la suivante. Le B25 décolle, monte au dessus de la couche, parce que malheureusement ce jour là il y avait une couche nuageuse. Et puis, il sera suivi par le Cessna et le Cessna prendra des photos lors du largage de parachutistes. Bon. Le problème pour organiser ce genre de sortie, c'est la pression opérationnelle parce que on enlève les jours de semaine où tout le monde travaille. On enlève les jours où l'avion, l'antiquité j'ai envie de dire, est en maintenance. On enlève les jours où le pilote n'est pas disponible. On enlève les jours où la météo est épouvantable. On enlève les jours de fêtes nationales. Que va-t-il rester ? Vraiment, je vous le demande. Donc, à un moment donné, c'est une équation assez impossible. Et d'ailleurs, c'est parachutiste à de nombreuses reprises en vue des événements, parfois préparés depuis longue date, annulés à la dernière minute pour des raisons que je viens de mentionner. Ce jour-là, il fallait absolument y aller, même si la météo n'était pas de la partie. Pourquoi ? Quand ils sont dans cet aéroport, ils constatent qu'il y a du vent. OK, il y a du vent. Mais surtout, il y a une couche nuageuse. Elle s'étale environ, grosso modo, de 4000 pieds à 6000. Au-dessus, il y a le ciel bleu. Mais elle forme une couche assez compacte. Le météorologue local leur dit, écoutez, dans l'après-midi, il y aura des trous un petit peu dans les nuages. Ne vous inquiétez pas, ça va commencer un petit peu à se séparer. Le truc c'est que ça ne se sépare pas. Donc vers 15h, ils décollent et ils se disent, c'est pas grave, on finira par trouver un trou dans les nuages. Donc c'est sur ces entrefaits que ces deux avions décollent. Le problème, c'est que notre B-25, est tellement chargé qu'il a du mal à monter. Donc pour arriver au niveau 200, il va mettre une heure. Donc pendant une heure, il est là pousseivement avec un vario qui est littéralement sur le zéro avec de temps en temps qui donne 100 pieds, 150 pieds minute. Il est limite, limite, limite en train de monter et il finit par arriver au niveau 200. Quand il arrive à ce niveau là, il n'y a plus trace du Cessna. Le Cessna n'arrive pas à trouver le B-25 et pareil pour le B-25, ils sont où ces gars ? Bon, ils réalisent qu'ils se sont paumés. La météo, les vents, que voulez-vous, ils se sont perdus les uns les autres. Notre B-25 avait un problème de navigation. C'est que si vous regardez les avions aujourd'hui, ils ont ce qu'on appelle Les radios naves qui sont utilisées pour la navigation, c'est des récepteurs radios qui permettent d'utiliser un ILS, une balise VOR, une balise 1DB, enfin, les systèmes de radionavigation qui sont au sol, c'est des balises qu'on capte avec des radios et puis par la suite, les infos sont transmises à des instruments comme un plateau HSI ou une aiguille d'un RMI ou autre, qui permettent donc de naviguer. Mais il y a aussi des radios qu'on appelle des radios de com, communication, qui font de la communication, qui permettent de parler, par exemple, au contrôleur aérien. Cet avion, vu que c'est une antiquité, eh bien, il n'a pas ça. Il n'a qu'une seule radio avec un gros bouton. Elle peut être utilisée soit, mais pas en même temps, soit en mode nav, soit en mode com. Ça veut dire que quand il la met sur mode nav, il ne peut pas parler au contrôleur aérien. et puis il met la fréquence, il arrive à capter un vor plus ou moins et après s'il veut parler au contrôleur aérien, il va basculer, il va la mettre en mode com, mais il perd à ce moment là la navigation. C'est quelque chose qu'on ne voit plus de nos jours bien entendu, mais on est en train de parler d'une antiquité datant des années 40. Alors, une fois que notre pilote arrive enfin au niveau 200, Ouf, il est content, voilà, c'est le moment fatidique, il faut larguer. Mais pour cela, il va contacter la tour de contrôle, parce que comme ses moyens de navigation sont assez restreints, il va leur dire, oui, voilà, je veux larguer des parachutistes au-dessus d'Hortner, est-ce que vous pouvez me donner ma position et m'aider à aller vers Hortner ? Le contrôleur de l'AFA dans sa tour, il regarde et ok, je vous ai là, donc voilà ce qu'il faut faire. Vous allez sur Horner, voilà, vous y êtes pratiquement en fait là et puis vous pouvez commencer à larguer. Notre B-25, donc là, il est au niveau de 100, va ouvrir les portes. Alors, il va ouvrir deux portes. Il n'avait pas été modifié depuis la Deuxième Guerre mondiale. Personne n'a eu les fonds vraiment de le modifier, de mettre des sièges. C'était vraiment la configuration de base de bombardier. il va ouvrir les soutes. Donc il y a des soutes, en dessous, il va les ouvrir. Quand on les ouvre, c'est par là où normalement sortaient les bombes, donc les soutes sont ouvertes, voilà. Certains parachutistes vont commencer à sauter par là. Derrière, il y a un poste, il y a une sorte de baie vitrée à l'arrière où était assis normalement quelqu'un avec une mitraillette. Celui-ci permettait de défendre l'avion contre les chasseurs qui venaient justement les poursuivre. Donc là, cette baie vitrée, elle a une porte, elle s'ouvre. Certains parachutistes ouvrent la baie et sautent par là. Donc ils sautent de deux endroits différents. Il y a aussi un autre problème qu'ils ont eu avant de sauter. C'est que la couche nuageuse ne s'est jamais interrompue. Or, les parachutistes, normalement, n'ont pas le droit de sauter à travers les nuages. Or là, ils sont très embêtés. Les gars, on est au niveau 200, on a fini par nous organiser, par arriver tous ensemble. Et puis, l'avion a fini quand même, après une heure, d'atteindre le niveau 200. Sauf qu'il n'y a pas un seul trou dans les nuages. Les nuages sont complètement compacts. Ils savent où ils étaient parce qu'ils ont traversé les nuages entre 4000 et 6000 pieds. Donc, ils avaient une bonne idée de l'épaisseur des nuages. Sauf qu'ils n'arrivaient pas à trouver de trou dedans. Alors on fait quoi ? On annule ou vous sautez quand même ? Donc là, Les parachutistes, après une rapide délibération, ont décidé de sauter à travers les nuages. Comme ils portaient des altimètres à leurs poignets, c'est des altimètres portatifs, ça ressemble à des grosses montres, et bien ils se disent, on saute, c'est pas grave, par la suite, une fois qu'on est à 3000 pieds, on sera sortis des nuages, et puis on ouvre nos parachutes, et puis voilà, c'est tout, c'est simple. Ok, donc assez rapidement, sur les 20 parachutistes, il y en a 18 qui sautent. L'un après l'autre, de deux endroits ils sautent. Deux autres vont en rester. Les deux autres qui vont en rester sont des gens qui sont plus expérimentés, qui eux voulaient sauter du niveau 300. plus haut encore. Bien entendu, tout le monde aurait rêvé de sauter du niveau 300, sauf qu'avec tout sa population dans l'avion qui était plein comme un oeuf, il n'était pas possible de monter au niveau 300. Mais maintenant que l'avion est allégé, le pilote demande l'autorisation et on lui donne en fait pas 300, on lui donne niveau 260. Il y avait trop de trafic au 300, on lui dit écoutez, on fait un compromis, vous montez au 260. Donc il monte au 260 et il lui faudra un moment pour l'atteindre. Pendant ce temps, Notre Cessna, lui, qui avait perdu le Michel, qui avait perdu le B25, lui avait commencé à roder au-dessus de l'aéroport. Comme il entend soudainement qu'il a largué, parce qu'il écoute à la radio, il se dit, il les a largués déjà ? Je ne le vois pas, mais il est où ? Alors, au bout d'un moment, le pilote du Cessna se dit, qu'est-ce que je fais ici ? Ils ont dû décider de larguer ailleurs ou je ne sais pas. Bon, j'atterris. Il revient à atterrir. Notre avion continue sa montée, il arrive au niveau 260, recontacte le contrôleur aérien, donnez-moi un cap pour Hortner, le contrôleur lui donne le cap, il le met à la verticale d'Hortner, et puis les deux parachutistes sautent au niveau 260. Ils atterrissent normalement sur l'aéroport d'Hortner, sur la piste et tout, ramassent leur bagage et tout, et tout va bien. Là, il y a un problème. C'est que ces deux paras qui ont sauté du niveau 260, Quand ils arrivent sur la piste d'Ortner, on leur dit que leurs collègues, les 18 autres, ne sont pas là. Ils auraient dû être là, mais personne ne les a vus. Et en fait, ils ont été vus, mais beaucoup plus loin. Et dans des conditions extrêmement dramatiques, malheureusement. Cette affaire fera des veuves et des orphelins. Parce que, tout simplement, même des veuves, parce que parmi les 18 qui ont sauté, il y avait une femme, une mère de trois enfants. En fait, on a, au nord d'Ortner, on a un lac. C'est le lac Eyrie. C'est un méga lac. Dans la partie la plus longue qui fait 390 km. Dans sa partie la plus de la largeur, si vous souhaitez, ça peut aller jusqu'à 92 km. Donc c'est énorme comme lac. Eh bien, il y a des gens qui étaient au bord du lac et qui, soudainement, au large, assez loin, plusieurs kilomètres au large, ils ont vu des parachutistes surgir sous les nuages. Tout de suite, des appels vers les gardes-côtes, des gens commencent à courir. Qu'est-ce qu'il se passe ? Ils foncent pour essayer d'arriver, malgré les vagues qui étaient assez hautes, pour essayer d'arriver sur le lieu d'atterrissage de ces malheureux parachutistes. Que s'est-il passé ? En fait, notre avion était en vol. Et il s'est complètement paumé, bien entendu, avec le vent, ses systèmes de navigation pourris, il s'était écarté complètement de l'aéroport d'Orna. Le Cessna, le Cessna, qui lui était plus moderne, et avait un pilote qui était mieux équipé pour la navigation et plus compétent sur la navigation aussi, et bien lui était bien, bel et bien à la verticale de l'aéroport. Mais le contrôleur, il a confondu les deux avions, c'est-à-dire que, Quand le B-25 lui a dit, écoutez, je suis près de Hortner et je veux faire un largage, est-ce que vous pouvez me confirmer ma position ? Qu'est-ce qu'il a fait le contrôleur ? Il a regardé son radar, il a vu un avion tourner au-dessus d'Hortner, c'était le Cessna. Mais lui, il a confondu, il a cru que c'était le B-25. On est en 1967, les radars ne sont pas aussi performants. Il n'y a pas de radar secondaire, on est sur un radar primaire tout simplement. Il n'y a pas l'étiquette avec le code et l'immatriculation et ce qu'il y a au transpondeur. Il n'y a pas du tout ça. On a juste des retours primaires. Donc, le contrôleur voyant le Cessna, il a confondu avec le B25. Il lui dit, ah bon, oui, oui, je vous vois là. Donc, oui, vous y êtes pratiquement tourné à tel cap et vous êtes au-dessus d'Ortner. Notre pilote commence à larguer alors qu'il était 8 km au large. Il était au-dessus du lac Erie. Il était 8 km au large des côtes. D'accord. Donc, il a largué des parachutistes au-dessus de l'eau, en fait. Plus tard, une fois que ceci, on s'est largué. Notre Cessna, lui, il entend à la radio que le largage a été fait. Il dit, mais qu'est-ce que je fais là, alors ? Il va atterrir. Dans ce cas-là, une fois que le Cessna est sorti de l'équation, le contrôleur ne peut plus faire d'erreur. Cette fois-ci, quand notre avion arrive au niveau 260, il dit, hé contrôleur, est-ce que vous pouvez m'indiquer où je suis par rapport à Hortner ? Cette fois-ci, le contrôleur ne se trompe pas, parce qu'il n'a pas deux avions. Il a un seul, maintenant. Donc il dit, ah oui, vous êtes un peu loin, là. Je vais vous donner un cap, voilà, je vous dirai quand vous êtes à la verticale. Il a lui dit, vous êtes à la verticale. Il commence à larguer les deux parachutistes et qu'ils tombent exactement au bon endroit. Parce qu'il n'y a pas eu de confusion cette fois-ci du radariste. Donc, que s'est-il passé avec les parachutistes ? Donc, nos paras, ils descendent. En vol, ils cherchent à s'attraper les uns les autres, mais oublié, c'est pas possible. Pourquoi ? Parce qu'ils réalisent que deux problèmes. L'avion était en train de voler à assez bonne vitesse pendant le largage et ils ont sauté de manière non synchronisée de deux portes différentes. Certains de l'arrière et d'autres de la baie où il y a normalement les bombes. Et donc, une fois qu'ils sont en l'air, ils sont complètement séparés les uns des autres avec de grandes distances les uns par rapport aux autres. Alors en fait, on en est dans une situation de chacun pour soi. Alors, ils descendent en chute libre. Après, ils vont traverser les nuages, la couche nuageuse. Donc là, pendant quelques secondes, ils traversent la couche nuageuse. Et là, ils sortent environ à 4000 pieds, 3500 pieds. Et là, soudainement, quand ils regardent, il n'y a que de l'eau dans toutes les directions. Ils réalisent qu'ils sont au-dessus de l'eau. Personne n'avait de gilet de sauvetage, ni rien, il y avait un seul qui avait un gilet de sauvetage mais qui n'avait pas fonctionné. Il y avait un seul qui avait pris avec lui, mais en fait ce jour-là il n'avait pas fonctionné. D'où l'intérêt de tester son matériel de secours, en particulier le matériel qui s'utilise très rarement. Donc, une fois qu'ils passent sous les nuages, ils ouvrent leur parachute, et ils commencent à flotter là dans l'air sachant qu'ils ont une minute et demie. Alors certains, ce qu'ils ont commencé à faire, ils ont commencé à jeter leurs habits. Parce que le problème, je vous raconte ce qui a compliqué le problème, il y a toujours, quand il y a un problème, très souvent, il y a des facteurs aggravants qui vont avec. C'est comme ça qu'on arrive à une tragédie. S'il n'y a pas les facteurs aggravants, généralement, on se fait peur. On dit, wow, t'as vu, je suis passé à côté. Chaque situation où on se dit, je suis passé à côté, est un drame qui aurait pu se passer si les facteurs aggravants étaient là. Et donc, ce genre de situations dans la vie ne doivent pas exister. Dans le cas précis, Vu qu'on a un largage depuis... Nous sommes en mois d'août. On a un largage depuis le niveau 200. 20 000 pieds. 20 000 pieds, température standard, elle est quand même de moins 24. Il fait hyper froid. Donc, nos parachutistes étaient super habillés. Ils ont pris de grosses vestes et tout ça pour bien s'habiller. Pour survivre justement à cette chute à travers un air glacial. Quand ils sont en train d'aller vers l'eau, ils sont super habillés avec leurs vestes et tout ça. Et ça, ça n'aide pas pour flotter. Ils vont commencer l'un après l'autre à tomber dans l'eau. Il y en a, ils tombent dans l'eau. Il avait déjà commencé à enlever, à jeter ses affaires déjà avant même d'arriver. Pendant les 90 secondes de chute, il commençait à jeter tout ce qu'il pouvait enlever. Malgré ses harnais, tout ce qu'il pouvait jeter, il a enlevé quand même. Il a à un moment donné même réussi à enlever sa veste. Il a jeté malgré ses harnais, il les a ouvert alternativement l'un après l'autre. Et puis, il a tout jeté, il tombait dans l'eau. Il a tenté de flotter sur son parachute de secours, ça lui a servi quelques secondes, mais après, il a commencé à se noyer aussi. Il a utilisé son casque pour flotter. Et à un moment donné, il y avait deux gars, un gars et son beau-frère qui étaient sur un bateau d'une sorte de barque de 6 mètres. Eux, quand ils ont vu le parachute qui se tombait, ils ont foncé. Ils foncent, ils arrivent, ils le chopent et ils le rentrent dans leur bateau. Donc ça, c'était génial. Ils l'ont sauvé. Ils vont un parachute un peu plus loin. Ils y vont, malgré les vagues et tout, c'est pas évident, il faut plusieurs minutes pour y arriver. Et là, ils trouvent le parachute, mais il n'y a personne au bout. Un peu plus loin, il y a un autre parachute, sauf que quand ils arrivent à le sortir, ils trouvent qu'il y a quelqu'un au bout qui est complètement mêlé dans les fils du parachute et il est noyé. Ils ne réussissent pas à le ressusciter malheureusement. Un peu plus loin, Ils arrivent, ils trouvent quelqu'un d'autre, mais celui-là était au bord de la noyade, mais ils réussissent à le sauver. Donc ils réussissent à sauver deux personnes. Et il semblerait qu'une des personnes, celui-là qui a été sauvé en deuxième lieu, il a dit, alors je ne sais pas trop si c'était du délire ou de la réalité, il a dit qu'à un moment donné, quand il est tombé, il y avait une barre qui était venue avec des gens, et puis qu'ils ne l'ont pas aidé, ils sont partis. Ce qui tranche un petit peu avec l'attitude quand même des gens de la région. Ils ont fait des efforts absolument extraordinaires pour sauver tout le monde. Pratiquement tous ceux qui avaient une barque, ou un objet qui flotte, ou un hélico, ou un avion, ou n'importe quoi sur ce lac, étaient sur le lac pour essayer de sauver ces gens. Donc, résultat des courses. Premier jour, on a deux personnes sauvées, un troisième mort. Et la recherche va continuer toute la nuit. Ils vont jeter même des illuminations au magnésium dans la nuit, pour essayer de repérer des gens, des avions, des bâtons, tout ça. Ils ne trouvent personne le lendemain. Le premier corps qu'ils ont retrouvé, c'est une semaine plus tard. Et après, il leur a fallu encore deux semaines pour trouver tout le monde. En fait, les gens étaient morts. Sur les 20 qui ont sauté, sur les 20 qui ont sauté en tout, on a les deux qui ont sauté du niveau 260, ceux-là ont atterri normalement. Il nous reste 18. Sur les 18, on a deux qui ont pu être qui ont pu être sauvés au début. Les premiers instants, finalement, ils ont eu de la chance. Ils sont tombés près, pas très loin d'une barque de pêcheurs. Les autres sont morts, d'accord ? Donc sur les 18, on a 16 morts, y compris la femme. Cette femme, mère de trois enfants, elle a été retrouvée malheureusement noyée avec les autres. Donc voilà, vous voyez un système où on voit des facteurs humains, on voit des décisions qui se mettent en place progressivement jusqu'à causer une tragédie. L'avion, lui, a été bloqué au sol pendant quelques temps. pour l'enquête, il a été bloqué. Par la suite, il a été vendu à un club, qu'il a vendu encore à un autre club, il a été vendu 2-3 fois. Et un jour, on est quelques années plus tard, je crois on est en 1970, grosso modo, il y a le nouvel acquéreur qui veut le tester, donc il l'achète, il veut faire 2-3 tours de piste pour le tester. Il décolle une première fois, tout se passe bien, il fait un tour, il revient pour atterrir, il le pose. remet les gaz, tire sur le manche et là il y a un moteur qui tombe en panne et puis l'avion bascule, passe sur le dos et s'écrase, tuant son nouveau propriétaire et prenant feu. L'ancien propriétaire, celui qui a largué des barges udistes, on découvre que Il n'avait pas de licence pour piloter cet avion. Il l'avait acheté, mais il n'était pas qualifié dessus. D'accord. Voilà. Il avait une licence de pilote, mais il n'avait pas de qualification pour cet appareil. Deuxièmement, comme son appareil était une antiquité, il n'était pas censé prendre des passagers ou des parachutistes ou autre. Ce sont des appareils qui volent sous des licences très restreintes, qui permettent de faire des vols de démonstration ou autre, mais uniquement avec l'équipage de conduite, pas de prendre des observateurs ou des passagers ou des paras ou autre. C'est absolument interdit. Donc. Ils étaient complètement en violation de tout ce que vous pouvez imaginer. Les parachutistes étaient en violation parce qu'ils ont accepté de sauter au-dessus des nuages. D'ailleurs, les deux parachutistes survivants, je finis sur ça, les deux parasurvivants ont reçu une lettre, chacun, de la FA. Ils ont reçu une lettre qui leur disait, voilà, nous avons appris que vous étiez dans cet accident. Nous vous présentons nos compliments pour être en vie maintenant. mais veillez trouver 6 juin une amende de 50 dollars à payer dans la semaine.
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