
Aldo Sterone recounts the July 29, 2022 crash of a CASA 212 in North Carolina. After wind shear damages the aircraft during landing, the 23-year-old copilot opens the cargo ramp for air, loses his balance, and falls 400 feet without a parachute. The captain lands safely with one main gear missing.
Chapters
Mes amis, bien le bonjour. C'est une histoire ahurissante que je vais vous raconter aujourd'hui et qui va commencer par un échange entre un contrôleur aérien et un pilote. Le pilote dit je suis seul parce que le copilote a sauté de l'avion. Le contrôleur a du mal à comprendre. Il a bien entendu les mots, mais est-ce Il a du mal à les intégrer dans sa tête. Il demande qu'on répète. Le pilote répète à la fréquence le copilote a sauté de l'avion, il est parti vers l'arrière et il a sauté. Et puis un peu plus tard, pour qu'on se méprenne pas sur la situation, parce qu'il y a des raisons de sauter d'un avion en tout bien tout honneur, j'ai envie de dire, il confirme il a sauté sans parachute. Ça veut dire que l'issue est nécessairement fatale. Alors, comment on est arrivé jusque-là? Je vous raconte. On est le 29 juillet 2022 et puis on a un avion de type CASA 212. Nous sommes aux États-Unis, en Caroline du Nord. Le CASA 212, juste entre parenthèses, c'est un bimoteur à hélice originaire d'Espagne, même s'il est fabriqué en Indonésie aujourd'hui. C'est un appareil très rustique qui sert pour les parachutistes le fret, les militaires, il est fabriqué jusqu'à nos jours. Rustique parce qu'il n'y a pas de train rentrant, il n'est pas pressurisé. C'est un appareil très facile à piloter et qui a une caractéristique intéressante STOL, ça signifie qu'il est capable d'opérer au décollage et à l'atterrissage depuis des terrains extrêmement courts. Alors aujourd'hui, il sert à quoi? Ce jour-là, donc je disais on est en juillet 2022, il va servir pour des parachutistes. Même si le NTSB va classer l'histoire ci-jointe sur le Part 91, ça signifie c'est un vol privé, en réalité l'appareil appartient à Rampart Aviation. C'est une société assez discrète qui travaille pour le gouvernement américain, n'a que des contrats avec les militaires, ne sert pas du tout le public. Et ce jour-là, il semblerait qu'il y avait des sauts de parachutistes des forces spéciale américaine. Donc l'appareil atterrit, prend des parachutistes, leur permet de sauter, revient, prend notre groupe, une autre cohorte, et ainsi de suite. À bord, on a deux pilotes, on a un captain et un copilote qui va nous intéresser de manière très particulière. Il a 23 ans, il est né au Pérou, il est américain, et puis c'est quelqu'un qui est passionné d'aviation. Et Rampart, c'est son premier job. Honnêtement, les gens ne traînent pas longtemps chez Rampart, mais tout simplement c'est un passage, presque un rampart pour une compagnie aérienne une fois qu'on a assez d'heures de vol. Nous sommes en train de faire la troisième approche ce jour-là, et puis ce qui se passe, c'est le copilote qui est aux commandes, qui va faire cet atterrissage. La météo, très estivale, 33 degrés de température, un peu de vent, peu de turbulences. Cisaillement de vent aussi, mais sur ces avions-là, vous savez, il n'y a pas de système qui permet d'anticiper un cisaillement de vent, ni même le détecter. Quand par exemple sur les Boeing, les Airbus et autres avions de ligne sérieux, il y a des systèmes qui surveillent en permanence devant l'avion, qui surveillent aussi l'énergie de celui-ci, et qui vont calculer la variation d'énergie, et qui sont capables justement d'aider le pilote ou de le rendre beaucoup plus, beaucoup plus clair sur la présence ou le risque d'un cisaillement de vent. Sur ce genre d'appareil, il n'y en a pas. En tout cas, ce qui va se passer, c'est ceci on a notre pilote qui est en train de faire son approche tranquille, la piste est là devant lui, très grande, il a la bonne vitesse, il est sur le plan de descente, il fait rien de mal, tout est parfait. Et soudainement, sans avertir du tout, l'avion commence à s'enfoncer brutalement. Ça Ça signifie qu'il est en train de piloter et soudainement il y a son vario qui part, son vario qui part profondément en négatif et l'avion commence à tomber comme un hélico. Le temps de remettre les gaz, donc lui décide de remettre les gaz, le captain aussi gueule remise des gaz, il pousse les manettes à fond. Le temps que les hélices accrochent l'air, il commence à accélérer, l'appareil tape brutalement sur le sol et par la suite il rebondit. Et prend son envol. D'ailleurs, c'est pour ça que sur les checklists, qui sont de mémoire d'ailleurs, sur les Airbus et les Boeing, quand il y a une, quand les pilotes doivent réagir à une alerte cisaillement de vent, ils rentrent pas le train d'atterrissage tout de suite. Ils doivent attendre qu'ils aient un bon vario positif avant d'y aller. Pourquoi? Parce qu'il y a malheureusement sur un cisaillement de vent en courte finale, il y a le risque, malgré une réaction à temps, malgré une remise des gaz, il y a quand même le risque d'aller vers le sol et taper. Donc l'appareil, je disais, rebondit, monte à 400 pieds. Le captain dit au copilote «Donne-moi les commandes.» Il prend les commandes lui-même et cette fois-ci il faut évaluer les dégâts. Donc ce qu'il fait, il décide de faire un passage au-dessus de l'aéroport, un passage à basse altitude. Pendant ce temps-là, il y a un gars qui a vu l'impact. Qu'est-ce qu'il fait? Il prend une voiture, il va sur la piste et là il trouve quoi? Il trouve un tube en métal et au bout il y a une roue. Et donc c'est très clair, ils vont dire aux pilotes écoutez, le train d'atterrissage droit, le train principal droit, eh ben nous l'avons ici dans le coffre d'une voiture. Donc voilà, il est tombé tout simplement. Là, les pilotes sont dans une situation délicate. Ils savent que la journée va pas se terminer normalement, donc il faut atterrir, il faut atterrir. Voilà, avec un train sorti d'un côté, il y aura sortie de piste. Là, c'est clairement inévitable. Maintenant, la bonne nouvelle, c'est que comme je vous ai dit, c'est un avion qui a des capacités d'atterrir sur de très courtes distances, donc il peut se présenter très, très lentement avec une très faible énergie. Et donc potentiellement, ceci peut limiter les dégâts. Alors, que font les pilotes? Comme c'est un aéroport qui est très petit avec une piste courte, ils décident de se donner plus de chance en allant vers un aérodrome qui s'apprête mieux à un atterrissage d'urgence. Donc ils contactent l'aéroport de Durham, on est toujours en Caroline du Nord. Ils expliquent la situation, le contrôleur leur donne des vecteurs, et en même temps on a des pompiers, des véhicules, des véhicules d'assistance et tout ça qui se positionnent le long de la piste sur les taxiways pour pouvoir les aider dès qu'ils touchent. Alors jusque-là, tout est bon. Ils sont à 3500 pieds, il y a des turbulences. Ça secoue un petit peu. Et puis notre pilote là, il est extrêmement nerveux, voilà. Il se sent très mal, il a l'impression d'avoir fait une grosse bourde, tout ça. Et quelque part, on le comprend, il est jeune, il vient de casser du matériel, c'est probablement la première fois. Donc voilà, il se sent coupable, mais c'est une culpabilité en réalité qui n'a pas lieu d'être. J'ai dans mes contacts, des pilotes qui ont écrasé des avions, et non des moindres. Je vous parle, je vous parle d'appareils, d'avions de transport public à réaction et tout ça. Et ils les ont ramassés bien, bien, bien. L'avion n'a pas, n'a pas revolé. Et malgré tout, malgré tout, il y a eu peut-être un petit peu un petit tunnel dans leur carrière, et par la suite ils ont revolé. Et puis voilà, tout va bien. Mais lui, Quelque part, il va le prendre au premier degré et il a toute la foi de la jeunesse, il a 23 ans et tout ça. Donc il se sent de plus en plus mal. Et qu'est-ce qui se passe? À un moment donné, il a envie de vomir. Et il fait quoi? Il ouvre le hublot sur le côté, il sort son visage à l'air comme ça, et ça ne lui suffit pas, ça lui suffit pas. Il est vraiment très mal. Et ce qu'il va faire, il va à un moment donné enlever son casque, enlever la ceinture de sécurité, s'excuser auprès du capitaine. Il dit je vais te laisser seul une petite minute. Il part à l'arrière et sur ce, le capitaine voit la lumière qui s'allume, la rampe à l'arrière du CASA. Donc le CASA a une rampe, un petit peu comme l'Hercule. L'Hercule, c'est beaucoup plus grand, mais la rampe permet de faire rentrer du fret hors gabarit, permet de permettre à des à des parachutistes de sauter et tout ça. Donc il voit qu'elle s'ouvre. Alors ce qui se passe, c'est que notre pilote ici, même si ça a été spéculé, n'avait pas envie de se jeter. C'était pas, c'était pas ça le but. Il n'avait pas envie de se balancer dans le vide. Non, ce qu'il voulait, c'est que comme il avait mal, il avait la nausée, il avait envie tout simplement de vomir. Voilà, c'est tout. Donc, et il voulait de l'air. Ce qui fait, il ouvre la rampe, il avance sur le bord de celle-ci prudemment, comme il a vu sans arrêt des parachutistes cette même journée le faire, sauf qu'ils avaient un sac à dos dans lequel il y avait un parachute justement. Et ce qui fait, il s'approche, il va mal, attention, il va mal, il a le vertige, il a envie de vomir comme je disais, il y a des turbulences. Et sur ce, ce qui va se passer, c'est que il va perdre l'équilibre et tomber dans le vide. Donc il va tomber dans le vide et c'est là que le commandant de bord, quand il se retourne, il le voit plus. Et c'est là qu'on a cet appel extraordinaire avec la TC où il leur dit je suis seul et le copilote a sauté. Donc ce qui va se passer, c'est que les secours vont aller chercher vers l'endroit présomptif où ce pilote a atterri. Ils vont le trouver, ils vont le trouver dans un champ. Il est bien sûr dans décédé, donc il a été tué par l'impact. L'autre, le commandant de bord, il est seul dans l'appareil. Qu'est-ce qu'il va faire? Il va continuer à dur-ham, il va finir par atterrir. Au moment où il touche, faut comprendre qu'il peut pas toucher le train d'entrée, il rentre pas les trains, donc il a d'un côté, sur le côté gauche, la roue est là, sur le côté droit il y en a pas, donc il touche. Après, ce qui va se passer, c'est que l'appareil donc va taper contre la piste, sortir, il est déstabilisé, donc il sort il va dans le champ, il glisse un petit peu et il s'arrête. Les pompiers sont là, tout ça, il y a pas de feu, il y a rien. Et le pilote est sain et sauf, il a juste été secoué. On est dans un atterrissage un petit peu agité. Et puis l'avion, juste pour vous dire, l'avion va revoler. L'avion a été tout simplement réparé, c'était pas trop grave ce qu'il y avait. Donc il a été immobilisé pendant quelque temps, il a été réparé, inspecté, et il a repris, il a repris sa carrière. Et ce pauvre pilote, donc, il est décédé dans cette histoire. Et franchement, vraiment, le matériel, il faut se rappeler, si tu es pilote en formation ou autre, rappelle-toi que la vie humaine est importante et que le matériel, sincèrement, il est assuré. Il est assuré, les assureurs payent, c'est pas un souci, ils ont l'habitude, ils encaissent très très cher pour les avions et ils savent que de temps en temps ils vont recevoir de jolies factures. Donc Donc franchement, il faut pas se faire du mouron pour ça, ça arrive de la casse. Même d'ailleurs le NTSB dans son rapport n'accuse pas le pilote pour l'impact contre la piste. Il dit c'est un cisaillement de vent. Personne ne peut en vouloir à un pilote qui tape un avion suite à un cisaillement de vent imprévisible. Honnêtement, il aurait été là, sa carrière n'aurait même pas été entachée par ça. Ça arrive aux plus malins. Voilà, mes amis. Donc je vous remercie d'avoir regardé cette vidéo jusqu'ici. Merci à ceux qui soutiennent ce canal en s'abonnant sur Patreon et aussi sur la partie payante de YouTube. Il y a énormément de vidéos aujourd'hui et je continue à, je continue à en rajouter. Il y en a 2 ou 3 qui vont arriver durant ce mois. Voilà. Et puis mon livre, et mon dernier livre, est disponible sur Amazon, Le Titan, une histoire assez glaçante. 5 personnes sont parties explorer le Titanic dans un submersible qui avait que des problèmes. Et vous allez voir au fur et à mesure que vous lisez le livre que l'implosion qui a eu lieu, qui a fait le tour du monde à l'époque, eh bien, était littéralement annoncée. Parce qu'on le sait, on le voit, on le voit incident après incident, il y avait presque pas une plongée qui ne se terminait pas avec un problème. Donc c'était juste une question de temps pour que ça finisse en tragédie. Disponible sur Amazon au format papier. Merci d'avoir regardé cette vidéo jusqu'ici et on se voit dans la suivante.
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