
Aldosterone explains how inflation hits your wallet three ways: higher prices, smaller packages, and worse quality. He blames media hype and middlemen for creating fake shortages, pointing to missing eggs and paracetamol in UK shops, and argues bad policy choices protect useless intermediaries while hurting producers and consumers.
Mes amis, bien le bonsoir. Aldosterone à l'appareil, comme on dit. Je trouve toujours drôle les gens qui me disent, quand ils m'appellent, ils disent Intel à l'appareil. Alors les gens qui disent ça, généralement, tu sais tout de suite qu'ils sont au nord de leurs 50 ans. Parce que personne de ses 50 ans ne dit, il n'y a qu'un cas qui génère pour te dire à l'appareil. Parce qu'on n'utilise plus le terme appareil pour téléphone. Mais voilà. Tu sens qu'il y a du vécu derrière. Alors, ce que je voulais vous dire, je suis garé dans un parking de supermarché et je trouve qu'il n'y a pas un meilleur endroit pour vous parler d'inflation. Je fais littéralement une dépression post-course. Alors, j'ai constaté qu'il y a trois types de, pas de dépression, mais d'inflation. Alors la première, C'est l'inflation toute simple. C'est l'inflation, le prix augmente. Alors en termes d'augmentation de prix, je suis assez choqué par ce que les autorités nous disent. Parce qu'ils nous disent, oui, ce mois-ci, il y a eu 3% d'inflation. Ça veut dire que si quelque chose coûtait, par exemple, un livre ou un euro, pour ceux qui comptent en euros, ça coûterait aujourd'hui un euro et trois centimes. Ça veut dire qu'en pratique, je ne l'aurais même pas vu. alors que moi je vois des trucs qui doublent. Je vois des trucs qui étaient à un livre, ils sont à un livre 65 maintenant. Des trucs qui étaient à 1.40, qui aujourd'hui ils sont à 2.95. Et on me dit, non c'est 3%. Donc ça c'est la première façon de voir les choses. La deuxième, que j'ai constaté, c'est la baisse des quantités. Ça veut dire que tu te dis, waouh c'est génial, c'est le même prix, mais ce que tu ne vas pas remarquer, c'est que le paquet est devenu plus petit. Et en fait, Je suis comme tout le monde, 80% des achats que je fais ou 90% sont les mêmes choses parce qu'on a nos habitudes à la maison comme tout le monde. Ça veut dire que j'achète les mêmes choses et avec un pool constant, il y a des choses qui changent en fonction des saisons, des opportunités. Donc je réalise quand le prix change ou quand la quantité devient plus petite. 700 grammes, ça devient 750. La tablette de chocolat à 100 grammes, maintenant on a des tablettes à 90, à 85, même à 80 grammes. Il y a ça, c'est un autre type d'inflation. La troisième, et peut-être je la trouve la pire, c'est la dégradation de la qualité. Ça veut dire que tu achètes un produit, tu vas voir que le prix est le même, qu'il a légèrement augmenté. Légère augmentation, ce n'est même pas de l'inflation de nos jours. Et après, ce que tu vas voir, c'est que la qualité s'est dégradée. Je l'ai constaté récemment avec du chocolat que j'aimais bien. Et là, je l'achète. Le goût a changé, c'est plus le même cacao, c'est plus il y a plus de sucre, il y a plus de saloperies. Je n'ai plus l'ancienne version pour comparer, mais tout de suite, tu sens que ce n'est pas la même chose. Donc, ça, c'est les trois inflations que nous sommes en train de subir aujourd'hui. C'est littéralement un bombardement inflationnel. Il y a un mécanisme aussi derrière, que j'ai constaté, un mécanisme particulièrement odieux, qui est un mécanisme qui rappelle les heures les plus glorieuses du tiers-monde. Ça me rappelle, pour être clair, ma vie dans les années 80 en Algérie sous le parti unique. Alors, mais ça c'est maintenant en Angleterre, Royaume-Uni aujourd'hui, pendant que je mets sous presse. Ça marche comme ça. T'as un produit qui disparaît. Le dernier qui a disparu, par exemple, c'est ces petits sachets avec du paracétamol, du citron, machin, qui sont vendus par packs de 10, qui sont utilisés dans de l'eau chaude pour les gens qui ont un coup de froid et autres. Alors, soudainement, ils disparaissent des étages. Il n'y en a plus. Il n'y a plus. Et après, ce que tu as, tu as les médias qui vont... Et là, je trouve que... les médias britanniques sont tombés plus bas que les médias du Parti Unique dans les années 80. Parce que les médias algériens des années 80 ne faisaient pas dans le sensationnel et ne cherchaient pas à créer de la panique chez les consommateurs. Or ici, ce qu'ils font, par exemple, ils ont lancé des articles en première page, les œufs, c'est fini, il n'y a plus d'œufs. C'est fini. Tous les supermarchés avaient des œufs. pendant que les médias faisaient cela. Et tous les jours, des articles, des articles, des articles, pendant 15 jours, et pendant 15 jours, il y avait des œufs partout. Aujourd'hui, il n'y en a plus maintenant. Aujourd'hui, les étals sont vides. Il n'y en a plus parce que c'est ce qu'on appelle une self-fulfilling prophecy. Ça signifie que c'est quelqu'un qui fait une prévision, mais c'est une prévision qui va se réaliser parce qu'il va influencer le monde en faisant cette prévision. Donc les médias disent qu'il n'y aura plus tel produit, et puis ils garantissent que les consommateurs vont se ruer dessus, ils vont le stocker, et ça va justifier a posteriori ce qu'ils disaient. Alors que ça ne serait jamais arrivé s'ils n'avaient pas fait cela. Maintenant, que va-t-il se passer ? Le produit disparaît. Il disparaît des états. Tu ne vas pas le voir pendant 15 jours, 3 semaines. Et après, il va revenir. Un jour, tu arrives, il est revenu. Et là, je te le donne en mille. Le prix aura doublé, triplé. Et le consommateur a l'impression qu'il a une mémoire... Il a une sorte de span mémoriel tellement court que finalement il ne réalise pas, que finalement il oublie complètement et les oeufs qu'il payait en 40, il va les payer en 30 et il va trouver ça normal maintenant. Et on fait ça régulièrement, de plus en plus régulièrement. Et ça, c'est le travail aussi de force de spéculation qui sont derrière cela. Ça, ça n'arrive pas par accident. Il y a des spéculateurs, ça signifie des intermédiaires, qui arrivent, qui se graffent sur le marché, qui n'apportent aucune plus-value, si ce n'est acheter, stocker, créer la pénurie, par les relais médiatiques, faire paniquer les consommateurs, augmenter les prix, par gestion finalement de l'offre, il y a l'offre et la demande, donc déséquilibrer l'offre, déséquilibrer l'offre en gardant les produits, déséquilibrer la demande en faisant paniquer le consommateur et par la suite, se faire du fric au passage. C'est un cercle vicieux. Et ça me rappelle, par rapport à ces intermédiaires, ça me rappelle un sujet très connexe à ce que je suis en train de dire. Ça me rappelle, par exemple, vous regardez en France, l'inflation énergétique. L'inflation énergétique qui fait aujourd'hui que des compagnies comme William Sorin ont fermé. 200 personnes ont été lourdées, chômage technique, parce que tout simplement ça coûte trop cher de produire, parce que l'énergie est tellement chère que ça ne fait aucun sens. Si c'est pour sortir une boîte de temps à 12,50€ de prix de revient, parce que la part énergétique dedans est tellement grande, ça ne vaut pas la peine, on ne va pas la vendre à 18€ non plus. Donc ils lâchent l'affaire, et d'autres sont en train de lâcher l'affaire. Si vous regardez le système, ce qui est extraordinaire, c'est que l'État encourage les parasites. À tous les niveaux, l'État lui-même est un parasite et les politiques, pour leur majorité, sont des parasites. Et on peut comprendre qu'ils ont cette affinité avec le parasitisme. Donc exemple. En France, c'est un pays qui normalement, par rapport à l'énergie, prenant l'énergie électrique, tellement il investit dans le nucléaire et tout ça, investit pour construire des centrales nucléaires, mais investit aussi dans la technologie nucléaire, que finalement, on aurait pu se dire que c'est un pays, il a tellement de ses piles pour fonctionner que, garantie, jusqu'à la fin des temps, il pourra tourner à l'électrique en ayant des quantités d'électricité sous sa gestion, sous sa souveraineté, est disponible à un prix raisonnable, permettant de faire tourner l'économie. Parce que l'économie, c'est quoi ? C'est l'utilisation de l'énergie qu'on va croiser avec le savoir-faire, c'est tout. Que fait l'État français ? Il va libéraliser le margé de l'énergie. Mais alors comment ? De manière complètement artificielle, en créant des parasites, en ne créant pas de la concurrence. S'il voulait, si l'État voulait créer de la concurrence énergétique, par exemple, il aurait permis à d'autres entreprises de venir créer des centrales nucléaires, par exemple, ou d'autres méthodes de production électrique et vendre leurs courants électriques. Ça, c'est de la vraie concurrence. Mais là, ils ont plutôt fait quelque chose de complètement ahurissant. Ils ont obligé EDF à vendre sans électricité, à prix coûtant, à des boîtes qui ne fabriquent pas d'électricité. Pardon. C'est comme si, c'est comme si quelque part... On obligeait un restaurateur, on arrive sur une rue, on dit bon, c'est le seul resto de la rue là. Question de compétition, concurrence, c'est pas bon ça, c'est pas bon. Donc qu'est-ce qu'on va faire ? D'autres restos vont ouvrir dans la même rue. On va t'obliger à vendre tes plats à prix coûtant à ces autres restaurants. Et puis après, ils pourront faire un bénéfice et revendre cette nourriture là. D'accord ? Vous trouvez ça normal ? C'est de la compétition ça ? Ça c'est de la régulation de marché, c'est de l'économie dirigée la plus abjecte, où on va créer des entités qui n'apportent aucune valeur ajoutée pour mettre en place une sorte de fausse concurrence, une concurrence qui n'a de concurrence que le non en réalité. Les British, lorsqu'ils ont privatisé leur rail, qui était une super mauvaise idée fondamentalement, parce que c'est très simple, il y a des choses qu'ils n'ont pas privatisables, il y a des choses sur lesquelles il n'y a pas de concurrence. Tout simplement, il y a des choses sur lesquelles le marché ne permet pas la présence de beaucoup d'acteurs. D'ailleurs, même des fois sur des secteurs sur des secteurs économiques qui ne sont pas soumis à la régulation étatique comme ceux-là, ou pas à une lourde régulation, ou pas à l'économie dirigée, vous allez voir que le marché de lui-même va vers la consolidation. Des fois, il y a des acteurs qui coulent, d'autres qui vont merger, d'autres qui vont acheter les uns les autres, et on va vers moins d'acteurs. Parce que tout simplement, des fois, il n'y a pas de quoi obtenir beaucoup d'acteurs qui tournent de manière profitable, c'est tout. Quand je disais que quand les British on privatisait le rail, on parlera de ce qu'on appelle privatisation chez les british, c'est pas vraiment une privatisation, c'est une abomination littéralement. Pour vous faire court, c'est tout simplement, on privatise et on va donner l'argent du contribuable à la compagnie privatisée pour la faire tourner. Ça veut dire qu'en gros, les bénéfices partent dans la poche du privé et les pertes sont mutualisées sur l'argent public. C'est hyper simple. Mais qu'est-ce qu'on a fait ? On n'a pas obligé la compagnie de rail historique à vendre des tickets ou des sièges au prix de revient à des compétiteurs qui finalement n'ont même pas de train. Vous imaginez ? Une société qui n'a même pas de train mais qui vend des tickets de train et qui est considérée comme une société de train dans toute sa dignité alors qu'en fait c'est juste un parasite qui intervient au milieu et qui prend de l'argent au passage pour faire de la concurrence. Ça n'a aucun sens. Donc ils ont ramené plusieurs compagnies qui ont commencé à poser leur propre matériel roulant sur les rails. et faire effectivement offrir vraiment un vrai service. Un vrai service, mais extrêmement coûteux, extrêmement pourri. Aujourd'hui, on est au Royaume-Uni, il y a des gens qui doivent prendre un prêt annuel pour acheter un ticket de train. Il y a un ticket de train annuel, par exemple, tu habites en dehors de Londres, à grosso modo une demi-heure de Londres, le ticket de train va te coûter grosso modo dans les 5-6 000 euros par an. pour voyager dans une bétaillère, littéralement. Si tu vas très loin, si tu vas très loin dans le pays, tu dois changer de train et probablement changer de compagnie de train et acheter chez plusieurs compagnies. D'accord ? Donc, encore une fois, c'est un système qui ne marche pas. Je ne parle même pas des accidents, des veuves et des orphelins qu'ils ont laissés sur les rails. Mais, ce que je cherche à dire, c'est qu'aujourd'hui, on a une économie qui n'est pas saine. On a une économie qui est dirigée dans l'intérêt des happy few, elle est dirigée pour offrir par des fonctionnaires extrêmement bureaucratisés et aussi idéologisés, parce qu'aujourd'hui, ces dernières années, on a l'idéologisation de la décision politique et donc la décision économique par derrière, et on a justement une gestion qui est dans l'intérêt d'une minorité, pas dans l'intérêt du consommateur. Voilà, c'est ça. Et donc voilà, c'était ma dépression post-course. Je ne vous parle même pas de ma dépression post-plein. Si je fais le plein, je vous fais une vidéo de deux heures. D'accord ? Merci de m'avoir écouté. Et puis, j'espère qu'on s'en sortira d'une certaine manière. Je ne sais pas comment, mais j'espère que ça arrivera. Merci, mes amis. Et puis, on se revoit dans une prochaine vidéo.
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