
A French monologue answering Malik from Tunisia about riba, the Islamic prohibition on interest. The speaker cites the Prophet's Farewell Sermon and Qur'anic verses to show why Islam forbids any interest on loans, then critiques modern banking's fractional reserve system as creating debt slavery.
Bonjour tout le monde, je fais cette vidéo à la demande de quelques personnes qui m'ont écrit aujourd'hui. Le dernier en date c'était il y a 15 minutes. Il s'appelle Malik et il est de Tunisie. Et la personne m'a écrit pour me poser des questions sur ce qu'on appelle RIBA ou bien l'usure. Et aujourd'hui, Ce thème de l'usure est un thème qui est devenu très important dans le monde arabo-musulman. Il y a un réveil, mais bon, ce réveil touche bien sûr, comme tous les réveils, touche toujours une sorte de, si vous voulez, une minorité ou une sorte d'élite intellectuelle dans les courants islamiques. Les autres, malheureusement, sont toujours en train de chercher à savoir s'ils mettent du parfum halal ou haram, parce que les parfums contiennent de l'alcool, comme vous le savez. Donc il se demande si un maître est quelque chose que Dieu approuve ou pas. Et en même temps, il s'occupe de ces détails-là et en même temps, il rate des choses qui sont essentielles en cette année 2013. Alors, je vais essayer d'expliquer à tout le monde, aux musulmans comme aux non-musulmans bien sûr, un petit peu cette histoire d'usure et de rebat qui est en train de jouer un rôle important dans notre monde aujourd'hui. Si vous voulez vous en convaincre, vous n'avez qu'à voir ce qui se passe en Grèce. En fait, dans la religion islamique, si vous voulez, il y a trois types d'échanges entre les humains. Il y a trois types d'échanges qui sont envisagés. Et ces trois échanges-là, deux sont autorisés et le troisième est strictement interdit, mais avec une interdiction que 99% des musulmans ne réalisent pas. dont les musulmans ne réalisent même pas la portée. Parce que même dans leur propre pays, généralement, on n'est pas enseigné parce qu'on passe ça sous silence, vu que même des états qui aujourd'hui se disent islamiques utilisent justement l'usure de manière ouverte. Donc ils seraient mal inspirés d'aller enseigner à leurs citoyens que c'est quelque chose que l'islam réprouve de manière très très forte. Mais je vais vous expliquer cela dans cette vidéo. Alors en fait, Les trois échanges sont, il y a ce qu'on appelle zakat, ça signifie la charité. Dans le contexte de la charité, la personne donne, mais ne reçoit rien en retour. C'est juste donné, c'est dans un seul sens. La charité est obligatoire pour ceux qui peuvent. Donc c'est quelque chose, c'est un commandement divin, si vous voulez. Le deuxième type d'échange, et ce qu'on appelle albaïa, ça signifie le business, le commerce, ou ce que vous voulez, vous l'appelez comme ça. En fait, dans le commerce, c'est du donnant-donnant. Tu donnes quelque chose et tu reçois quelque chose. Tu donnes un service, un produit, et tu reçois quelque chose en retour. Et en fait, le troisième type d'échange, c'est ce qu'on appelle le rebar, ou bien l'usure. C'est-à-dire que prêter de l'argent sur un intérêt. Et dans la définition islamique de la chose, c'est prendre et ne rien donner du tout. Et je vais vous expliquer pourquoi. En fait, l'usure, ça ne veut pas dire qu'il y a des lois en France, par exemple, qui définissent le taux d'usure à partir d'un certain point. En fait, non, il n'y a pas de seuil. Le seuil, c'est zéro. Au-delà de zéro, tu as le droit de prêter, mais au-delà de 0% d'intérêt, ça devient de l'usure. Même à 0,1%, ça devient de l'usure. Alors, je vais vous expliquer dans quel contexte ça a été interdit. Alors, le prophète des musulmans, sallallahu alayhi wa sallam, il a été au hajj, au pèlerinage. Il a fait le pèlerinage une seule fois dans sa vie. C'était juste avant sa mort. D'ailleurs, je dis ça en rappel à énormément de musulmans aujourd'hui qui sont dans les pays musulmans, qui sont prêts à payer de la corruption en cachette pour pouvoir aller au hajj. au passage un petit peu essayé de mettre la lumière sur un peu l'égarement de la nation islamique aujourd'hui. Alors ce qui se passe c'est que quand il a fini le hajj, il était sur le mont Arafat, qui est une montagne, et il a fait un discours qu'on appelle, que tous les arabes connaissent sous le nom de Khutba tul Wadaa, ça signifie le discours de la Dieu. Et à ce moment là, il a fini ce discours par dans une phrase qui est très célèbre chez les musulmans qui est Et en fait, ce que je traduis bien sûr, c'est-à-dire qu'il dit, aujourd'hui je vous ai complété votre religion, j'ai fini mon bien sur vous, je vous ai accepté l'islam comme religion. Et en fait, cette phrase, elle est dans un verset que je vais mettre dans la description de cette vidéo, c'est Surat Al Ma'ida, c'est la soin numéro 5, verset numéro 3. Et en fait, ce qui se passe, c'est que cette phrase, quand vous la lisez, elle donne un petit peu l'impression d'être une conclusion, parce que c'est là qu'il est dit que la religion est complète aujourd'hui. Et ce qui se passe, c'est que dans l'imaginaire arabo-musulman, que ce soit dans les écoles, dans les livres, la télévision, tout ça, cette phrase est souvent présentée, ce verset, parce que c'est devenu un verset dans le Coran, est présenté comme étant la dernière parole qui a été révélée. parce que c'est quand même une parole qui vient, on va dire, clore quelque chose. Et donc, tous les musulmans pensent, enfin la majorité, pensent que c'est le dernier verset jamais révélé. Maintenant, quand on regarde bien, il y a dans Sahih al-Bukhari, qui est un des livres les plus importants pour les musulmans à côté du Coran, qui en fait contient énormément de ressources liées aux circonstances, c'est-à-dire d'arriver du Coran et lié aussi à la vie et au discours et du prophète, etc. Et en fait, il y a un hadith qui est d'Abdallah ibn Abbas, c'est-à-dire qu'il a été rapporté par Abdallah ibn Abbas, qui était le cousin même du Et en fait, cette personne révèle que, après le discours de la Dieu, il y a eu une dernière révélation. Après ça a eu une révélation, parce que le prophète est mort dans les trois mois après ce discours-là. Mais dans ces trois mois, il y a eu encore une révélation, il y a eu un verset, et c'est en fait le dernier verset du Coran. Il faut vous situer, si vous n'êtes pas musulmans, bien sûr, il faut que je vous explique un petit peu la vision islamique, pour que vous compreniez l'importance de ce verset. Chez les musulmans, ils considèrent que leur prophète est le dernier prophète. Les musulmans croient en Jésus, les musulmans croient en Moïse, Moshe et Rabbeinu pour les juifs, Aïssa et Salam pour les musulmans. Et en fait, ils croient en tous les livres sacrés qui sont venus avant le Coran. Et il considère que le Coran est le dernier des livres sacrés. Donc vous imaginez bien que le dernier verset du dernier livre sacré est quelque chose d'extrêmement important. Parce que ce verset-là, il n'y aura aucune révélation après ce verset-là. C'est la dernière parole de Dieu jusqu'au jour du jugement dernier. Il n'y aura rien après. Il faut vraiment réaliser que ce verset-là est extrêmement important. Alors, c'est quoi ce verset ? Ce verset, il est dans ce qu'on appelle le Sourat al-Baqara, c'est le Sourat numéro 2, c'est le Sourat le plus long du Coran. Et en fait, je dis de mémoire, c'est le 271, mais ne prenez pas ce chiffre, je vais vérifier si c'est bien cela. Je pense que c'est bien 271, mais je vais vous le mettre en descriptif. Et en fait, Commence comment? Ça signifie, premièrement il dit, vous les croyants, craignez Dieu. En fait, dans le Coran, chaque fois que vous trouvez ce schéma, ayez peur de Dieu, craignez Dieu, craignez plutôt peut-être. En fait, en arabe, si vous voulez, ce mot comporte crainte, peur, respect, tout ça, c'est... Et en fait, chaque fois que vous trouvez cette façon, cette phrase-là dans le Coran, et bien, elle présuppose qu'il y a quelque chose d'important qui va venir. Si vous regardez par exemple sur la Talhaj, je crois que c'est le numéro 22, le premier verset. Et qu'est-ce qui vient après ? Ça signifie, vous les gens, si c'est l'adresse à tout le monde, les gens craignez Dieu. Ça signifie le tremblement de terre qui accompagne ou le tremblement qui accompagne la dernière heure est quelque chose de grandiose. Donc vous voyez que c'est en train de donner un warning, donner un signal sur quelque chose de terrible. Donc à chaque fois qu'il y a ça, il y a quelque chose de terrible qui vient après en général. On continue sur la suite de ce verset qui est le dernier de la Révélation. Donc il dit... Ça signifie... Laissez tomber l'usure. C'est un ordre. Il ne dit pas... L'usure est haram. Non, il ne dit pas ça. Il dit laissez tomber l'usure. C'est un ordre. Alors il faut savoir un truc. Dans le Coran, chaque fois qu'il y a quelque chose qui est interdite, généralement, il y a des assouplissements qui viennent après, parce que l'Islam, généralement, n'a pas cette mentalité qu'ont certains maghrébins, une mentalité brute, on va dire. C'est une mentalité toujours de facilité dans le sens noble du terme. Ça signifie que, par exemple, si quelqu'un doit faire le Ramadan, S'il ne peut pas le faire, Dieu prévoit des provisions pour ne pas le faire. Et c'est généralement juste après. Par exemple, quand Dieu interdit le porc, il interdit le porc, l'animal mort, le sang, etc. Mais en même temps, il dit que si quelqu'un l'a fait parce qu'il est obligé, parce que, par exemple, s'il ne mange pas de porc, il va crever de faim, Dieu ne pose aucun problème pour ça. Donc, vous voyez, il y a une certaine flexibilité. Donc, chaque fois qu'on a un interdit, il est souvent suivi par une flexibilité immédiatement donnée. Sur l'usure, il n'y a pas de flexibilité qui est donnée. Il y a un ordre qui est donné. Ça signifie laisser tomber l'usure, arrêter l'usure. Et juste après, c'est quoi la suite? C'est... Ça signifie, si vous ne le faites pas, attendez-vous à une guerre de la part de Dieu et de son prophète. Ça signifie qu'il y a une guerre qui est littéralement annoncée dans le Coran contre les usuriers et ceux qui pratiquent l'usure. Ça signifie que la responsabilité est totalement partagée entre celui qui emprunte de l'argent et celui qui prête de l'argent. Ils sont placés au même niveau. Donc, ça c'est le dernier mot de la révélation islamique. C'est fini, il n'y a plus rien après. Vous voyez que non seulement l'interdiction est une interdiction impérieuse, non négociable, Et en fait, ceux qui ne le font pas deviennent automatiquement les ennemis de Dieu. Ça signifie que Dieu leur annonce une guerre, littéralement. Alors, combien vous allez voir d'islamistes dans le monde aller combattre, par exemple, l'usure ? Il n'y en a pas. Donc, il y a Dieu qui a déclaré la guerre à ces gens, mais les musulmans, eux, ils sont en paix avec eux. Ils n'ont aucun problème. Ça vous montre encore une fois l'égarement, on va dire, de la nation arabo-musulmane aujourd'hui. qui d'un côté brandit le drapeau de l'islam et qui d'un côté ne connaît pas ses propres textes sacrés, ne les respecte pas et n'a même pas envie, pour la majorité, d'aller en savoir plus. Pourquoi, rapidement, l'usure est interdite ? Parce que l'usure en fait est une manière de mettre en esclavage, la société entière. Je vous donne un exemple très rapide. Nous sommes sur une île, nous sommes 1000 personnes. Il y a quelqu'un qui pratique l'usure en prêtant de l'argent sur intérêt. Supposons qu'il prête de l'argent aux gens à 10%. Je vais vous dire comment ça marche. Quand la banque te prête de l'argent, quand la banque te prête 1000 euros, le plus souvent elle n'a pas 1000 euros. C'est ce qu'on appelle la réserve fractionnaire. Les banques n'ont pas l'argent qu'elles prêtent ou l'argent qu'elles prétendent avoir. La banque va écrire sur un compte qui a 1000 euros, mais elle n'a pas les 1000 euros, donc elle crée 1000 euros, elle crée l'argent. Toi, tu dois rembourser sur un an, tu dois rembourser 1100, d'accord ? Nous sommes sur notre île et chacun de nous, on a une majorité, une grande majorité à avoir été à la banque prendre 1000 euros, mais on doit rendre combien ? On doit rendre 1100. Mais on va les trouver où les 1100 ? Parce que la banque n'a créé, n'a imprimé que 1000. Alors bon, il y aura bien sûr toujours 2-3 petits malins qui arriveront à rembourser. Mais collectivement, en tant que société, on n'arrivera pas à rembourser. Parce qu'il n'y a pas, même si on veut rembourser, il n'y a pas l'argent. Dans les pays occidentaux aujourd'hui, si vous prenez la dette des pays occidentaux, elle dépasse l'argent qui existe en circulation. Pourquoi ? Parce que c'est un argent qui n'existe pas qui a été imprimé. Donc comment rembourser les banques ? il faut aller chez les banques encore, emprunter, tu veux leur rembourser 1100, tu vas emprunter 1100, ça signifie que la société va aller emprunter 1100 à la banque, donc la banque va leur donner 1100, et au bout d'un an, ça va devenir 1100 plus 110, qui correspond aux intérêts des 1100, et ainsi de suite. Et en fait, on est obligé, le cycle infernal, le cycle diabolique, c'est qu'on est obligé de réemprunter à la banque pour rembourser la banque, parce que La banque n'a créé que peu d'argent par rapport à l'argent qu'elle prête en réalité. Et donc, c'est absolument, on peut démontrer de manière mathématique par A plus B, que c'est impossible, qu'on ne peut pas rembourser, qu'on est mis en esclavage, qu'on doit donner l'argent qu'on a, l'argent qu'on n'a pas. Et aujourd'hui, on dit même les générations futures. Donc, voilà le sens de tout ça. Allez, je vous laisse. À bientôt.
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