
A French monologue titled "Islam de Culture et Islam Authentique" where the speaker opens with personal reflections on health and a recent family death, then develops an argument distinguishing 'musulman de culture' (cultural Muslims) from 'vrai musulman' (those following literal/textual Islam). The speaker argues that recruiting cultural Muslims toward literalist readings is a key vector for radicalization, criticizes policy approaches that simply fund 'non-radical' imams, and suggests that literalist interpretations are historically well-documented and thus difficult to refute solely by argumentation.
Bonjour mes amis, je suis de retour pour faire une petite vidéo, on va parler de choses et d'autres. Aujourd'hui j'ai l'impression que je vais canner. En fait, ça fait 3-4 jours que j'ai mon cœur qui fait des bizarreries. C'est-à-dire que normalement, dans une vie normale, tu ne sens pas ton cœur battre. Moi ça fait 4-5 jours que je sens des drôles de palpitations sans arrêt. L'autre jour j'ai pris juste un J'ai pris un virage serré, un rond-point que je connais très bien où le sol est fait en béton, donc la voiture s'accroche très bien à ce rond-point. Je le fais généralement à une vitesse qui peut paraître surprenante. Rien qu'avec l'accélération, j'ai senti quelque chose de bizarre. J'ai dû lâcher. Enfin, si je n'avais pas été de la mauvaise herbe, j'aurais pensé que je suis en train de caner. Mais bon, je ne pense pas que ça m'arrive. En tout cas, même si ça m'arrive, je n'aurais pas l'impression d'avoir été arnaqué sur la monnaie. Tu sais, c'est un petit peu comme si tu rentres chez un épicier, puis tu sors et après tu vois qu'il t'a floué de 2 euros. Je n'aurais pas cette sensation du tout. Il y a quelques jours, une personne de ma famille est morte d'un cancer. Et je ne l'ai pas vu depuis dix ans et soudainement j'ai appris sa mort. Et effectivement, quand tu entends ce genre de narratif sur les dernières semaines ou les derniers mois de personnes comme ça, effectivement tu te dis, si je dois décarrer à la brutale comme ça, ce ne serait pas une mauvaise affaire. En tout cas, je n'ai pas envie de mourir dans cette voiture. Je n'ai pas envie qu'elle se transforme en corbillard non plus. Donc voilà, ça fait bizarre. En tout cas, si ça devait m'arriver, je tiens à vous dire que ça a été une très bonne aventure. Ça a été quelque chose de très enrichissant. Je pense que vous m'avez porté pendant toutes ces années. Et je vous remercie énormément de votre soutien, de vos commentaires, même les plus critiques, même les plus acerbes. Je les ai pris, je les ai intégrés dans ma réflexion et dans ma sensibilité, et chacun à sa façon, même ceux qui sont contre moi, m'ont apporté et continuent à m'apporter, et j'espère que je reviendrai dans une autre vidéo. En tout cas, en attendant ce jour, on va parler d'autre chose aujourd'hui. Je pensais à ce qu'on appelle la problématique de la radicalisation. Aujourd'hui, ça devient un petit peu une préoccupation centrale dans les sociétés occidentales. La radicalisation, dans le sens, il y a des musulmans qui sont radicalisés, donc qui vont devenir, ou qui risquent de devenir des terroristes, et puis d'autres qui ne seraient pas radicalisés, puis qui sont extrêmement loin, et qui n'ont rien à voir avec cette problématique, et qui... qu'on peut considérer leur doctrine avec un peu plus de, on va dire, de bienveillance. Ce modèle-là a ses intérêts, je ne le nie pas. Mais il a, je pense aujourd'hui, un certain nombre de faiblesses. Une de ces faiblesses-là, c'est le corollaire de ce que je viens de dire. Si je crois qu'il y a un islam radical et un islam non radical, je vais faire comme le font tous les pays occidentaux, la France en tête. C'est-à-dire que je vais me dire, je vais par exemple financer des mosquées, je vais ramener des imams non radicaux qui m'aideront à prophéter un islam non radical et qui vont donc m'aider à lutter contre la radicalisation. Et ça effectivement, c'est un corollaire qui est logique. Mais quand on regarde dans les faits, ce n'est pas quelque chose qui va rajouter de l'huile ou de l'essence sur le fond. Donc, j'aimerais essayer d'arriver à un autre modèle, un modèle peut-être éloigné de cette idée de radical par radical. Pour moi, dans ce que j'ai constaté, c'est que les musulmans se divisent en deux catégories. Il y a ce que j'appelle Le musulman de culture. Le musulman de culture, si vous voulez, c'est celui qui naît dans une société qui a comme référence l'islam. C'est une référence civilisationnelle plus qu'autre chose. Une société où tout le monde se déclare musulman, où tout le monde même se déclare arabe, un peu comme en Algérie, alors qu'il n'a rien à faire avec cela. Et en fait, ils utilisent l'islam comme référence. Ces gens en général, un petit peu, prenez mon grand-père par exemple, sont extrêmement pacifiques, sont sympas, vivent leur vie, n'est-ce pas ? Ils ont des qualités, ils ont des défauts. Mais ce n'est pas ce qu'on va appeler le musulman. Ça c'est le musulman de culture. Le terroriste qui va rejoindre ISIS et qui va pratiquer les exactions que l'on connaît, celui-là je l'appelle intérieurement le vrai musulman. Avant d'être choqué ou quoi que ce soit, écoutez la suite. Donc, moi, au lieu d'opposer le radical et le non radical, donc au lieu d'opposer, pour utiliser la terminologie française, l'islam radical ou bien l'islam des lumières, je préfère opposer les musulmans de culture et les musulmans. Quand les islamistes sont arrivés en Algérie, qui était un pays, on va dire, musulmans de culture, Qu'est-ce qu'ils ont dit ? Quelle est leur première déclaration ? Ils vont déclarer aux musulmans de culture, ils vont leur dire, vous, vous n'êtes pas des musulmans. Vous n'êtes pas des vrais musulmans. Ils vont leur dire exactement ce que je suis en train de dire. Ils vont leur dire, vous n'êtes que des musulmans de surface, vous êtes des musulmans d'apparat, vous êtes des musulmans de culture. Et bien sûr, le musulman de culture ne sait pas qu'il est musulman de culture. Le musulman de culture se prend pour un musulman à part entière. même si ce mot, il serait incapable de le définir. J'ai vu des gens qui ont passé pratiquement une demi-vie à exercer cette religion, parfois même de manière déraisonnable, et quand tu leur demandes de définir c'est quoi l'islam, déjà là ils plantent. Même des questions de base sur l'histoire de l'islam ou autre, ils ne sont pas capables de répondre. C'est des musulmans de culture. Et ce qui se passe, c'est que face à eux, vous avez les vrais musulmans. Alors, une fois que ce musulman de culture, on le déstabilise en lui disant « t'es pas un vrai musulman », il va commencer à se poser des questions. Et à ce moment-là, qu'est-ce qu'il fait ? Il va revenir vers, donc, les sources de l'islam, qu'on va donc très rapidement lui poser sous les yeux, on va lui poser les livres des hadiths, on va lui poser des livres de Sira, des livres écrits même longtemps après, comme ceux d'Ibn Taymiyyah et tout ça. Et quand il va lire ces livres, alors à ce moment-là, il va se rendre compte effectivement que ceux qui lui ont dit qu'il était juste un musulman de culture avaient raison. Il va se rendre compte qu'effectivement, il est très éloigné de l'enseignement de l'islam. C'est ça un petit peu le cheminement qui est arrivé à beaucoup beaucoup de gens en Algérie et qui arrive chez vous également en France, en Belgique et ailleurs. Donc, à ce moment-là, ce gars se dit, Je me suis trompé toute ma vie. Je croyais que j'étais un vrai musulman, mais finalement, je ne l'étais pas. Je vais le devenir. C'est là le risque. C'est là quand il dit je vais le devenir, parce que certains s'en foutent. Certains se disent bon, moi, j'ai toujours fait ça et je vais continuer à le faire. Mais le problème, c'est quand vous avez des gens qui vont se dire, qui vont se sentir diminués, ils vont se dire je ne suis pas un vrai musulman et je vais le devenir. Et à ce moment-là, il va le devenir, en suivant donc à la lettre les textes les plus respectés chez les musulmans, chez tous les musulmans. Et il va commencer à voir les autres musulmans de culture comme des non-musulmans. Et là, vous êtes sur une bonne, sur une jolie voie vers le terrorisme, vers tous les extrémismes qu'on connaît. Alors, ce qui se passe, c'est que les textes qui sont respectés par tout le monde, même par le musulman de culture. Généralement, le musulman de culture ne les lit pas. Il y a plein de gens, je connaissais plein de gens, même dans ma famille, des gens qui ont des étagères pleines de jolis livres. Mais quand tu prends ces livres-là, je ne sais pas, tu prends Ihyya Ouloumeddine de Razali, par exemple, ou tu prends un livre de Bintaymiya ou de Barbahari ou autre, tu l'ouvres, c'est un livre écrit en arabe, un arabe pas très contemporain plus souvent, donc un arabe qui fait un petit peu, allez on va dire, si tu compares un journal écrit aujourd'hui avec un livre, avec un ancien livre, ça va te faire un petit peu comme si tu lisais du Montesquieu en français, tu comprends, même si toute proportion gardée, la différence entre le français d'aujourd'hui et le français de Montesquieu est beaucoup plus grande. que l'Arabe d'aujourd'hui, contre l'Arabe de ton journal sportif d'aujourd'hui, et l'Arabe d'il y a 1000 ans. C'est vrai que l'Arabe a peut-être un peu moins bougé, mais malgré tout, il va rester que ses livres sont extrêmement rébarbatifs. Ça signifie, pour utiliser les mots de Monsieur Tout-le-Monde, c'est des livres extrêmement chiants à lire, on va dire ça comme ça. Donc, finalement, le musulman de culture, même si parfois il avait un peu d'argent en poche et puis il a trouvé intéressant de s'offrir ses livres, Une fois qu'il va arriver à la maison, qu'il va lire la première demi-page, il va se rendre compte qu'il va les laisser là, qu'il va les lire plus tard. Et puis, il reste des années à prendre la poussière. Ça, c'est le musulman de culte. Mais il respecte ses livres. Mais en réalité, on est en train de signer un chacran blanc parce que ses livres, il ne les connaît pas. Mais il les respecte quand même. Il ne serait pas d'accord que tu viennes attaquer ses livres devant lui. Il ne sera pas d'accord que tu les casses. Pourtant, il ne les a jamais lus. Mais il est d'accord, d'emblée, a priori avec ce qu'il y a dedans. À ce moment-là, si un jour arrive, donc imagine une famille où il y a ces livres-là par exemple, où ils sont tenus en respect, enfin ils ne sont pas tenus en respect, on les respecte, imagine qu'arrive quelqu'un qui va prendre un des membres de la famille, prendre, je ne sais pas, peut-être le plus, j'allais dire le plus fragile, mais ce ne serait pas juste de dire ça. Un des membres de la famille, peut-être pas le, peut-être pas, on va dire, la lame la plus aiguisée de la boîte, si vous voulez. Mais bon, et ce qui se passe, c'est qu'il va lui prendre les livres qui sont les plus respectés par sa famille. et il me dit regarde tu vois ta famille ils sont pas de vrais musulmans parce que tu vois ça c'est le vrai islam ça c'est le vrai islam mais qu'est ce qui se passe on te le radicalise on te le prend sur facebook en en trois mois tu comprends encore trois mois je suis gentil le le concept qu'il y a qu'il y a derrière cela le concept est que l'islam qu'on appelle l'islam de lumière, ou l'islam de la paix, ou l'islam de l'amour, est un petit peu comme le Yéti. On a quoi ? On a des traces sur la neige, on a des... quelqu'un a dit à quelqu'un qu'il l'a peut-être vu, on a une photo complètement floutée, et c'est tout. Personne ne l'a vraiment vu. L'islam des lumières, c'est ça. Alors que l'islam de la violence, l'islam d'Isis, l'islam des décapitations, l'islam de l'esclavage, l'islam des rasias, de la convoitise, de la destruction, l'islam de ces choses-là est quelque chose qui est extrêmement documenté sur 1400 ans, ça s'est quasiment pas arrêté sur 1400 ans et ça a littéralement, dès le début, c'était comme ça. C'est ça, c'est-à-dire que dans mon modèle, dans ma réflexion, là je suis en train de réfléchir à haute voix, Je cherche, au lieu de comparer musulman radical au musulman non radical, parce que... Ce musulman radical, tu vas l'attaquer sous quel angle ? Tu vas lui dire que ce qu'il pense est faux ? Bonne chance, good luck. Oui, tu peux toujours trouver un hadith et le casser. Tu peux toujours trouver une histoire et dire qu'elle est fausse. Je l'ai fait, regardez ma vidéo sur la sira, la fausse sira d'Ibn Ishaq. Ibn Ishaq, Ibn Hisham, cette sira du prophète qui est fausse. La vidéo, vous la regardez, elle est très convaincante. Parce qu'elle est basée sur des réalités, effectivement. Mais, Il n'en demeure pas moins que sur une histoire que tu casses, sur un livre que tu casses, il y en aura des milliers d'autres. Parce que nous sommes en train de parler de 1400 ans d'histoire. Donc sur 1400 ans, tu pourras toujours trouver des choses qui... Ça fait très longtemps qu'elles ont été racontées. Ça fait très longtemps qu'elles ont été écrites. Tu pourras toujours trouver que ces gens, peut-être des fois, manquaient de rigueur quand ils ont écrit les choses. Tu pourras toujours les attaquer sur un vice de forme. Oui, c'est possible de jouer à cela. Mais le problème, c'est qu'il y en a trop. Tu pourras pas faire ça pour tout, pour la totalité. Tu comprends ? Donc, finalement, si tu attaques ton radicalisé dans un débat avec un radicalisé en lui disant que lui a tort, islamiquement parlant, tu vas au mur. Tu vas droit au mur. Je ne vois pas comment tu vas lui dire qu'il a tant islamiquement parlant. Parce que, lui, ce qu'il est en train de professer, ce qu'il veut faire, correspond à une histoire documentée qui ne s'est jamais démentie pendant des siècles. Alors que toi, ce que tu es en train de lui dire que l'islam est une légende de paix et d'amour, il n'y a que ton opinion. Tu n'as que ton opinion, en fait. C'est tout. Je veux dire, oui, tu le penses, c'est sympa, c'est très gentil de le penser, tout ça, mais tu n'as pas de quoi le prouver. Tu vois le truc ? C'est pour ça que je pense qu'aujourd'hui, il est très important d'essayer de réfléchir à peut-être d'autres modèles pour approcher la problématique. Mais moi, sincèrement, ce genre de personnes qui veulent vivre cet islam-là, moi, je les encourage tout simplement à aller vivre dans les pays où il est obligatoire. Il y a des pays Il y a des pays, t'inquiète pas, c'est la police qui fait en sorte que cet islam est suivi. Donc tu vas là-bas et tu suis l'islam. Mais bon, même dans ces pays-là, ils continuent quand même à poser des bombes, à faire des exactions et tout. C'est inséparable, on va dire. C'est inséparable de ces crimes. Enfin, je vous laisse et puis j'espère revenir dans une prochaine vidéo.
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