
French-language video criticizing early Muslim biographical sources about the Prophet (notably Ibn Ishaq/Ibn Hisham) and tracing how political dynasties (Umayyads, Abbasids) shaped Islamic tradition. The speaker argues these early works are unreliable—produced under caliphal patronage, containing invented or paid-for reports—and links that textual history to later radical interpretations; he calls for a moderate counter-discourse.
Bonjour mes amis voilà je viens de finir une journée extrêmement longue extrêmement difficile je suis fatigué mais le devoir m'appelle comme on dit donc il m'incombe la tâche de faire une sorte de plongée encore dans les méandres de la pensée islamique n'est ce pas pour essayer de tirer un certain nombre d'enseignements ou un certain nombre d'éléments qui permettent de justifier un petit peu l'actualité que vous êtes en train de regarder sous cet angle là que je m'intéresse à la religion alors Première chose que j'aimerais vous dire, qui vous permettra peut-être d'appréhender un peu cette vidéo, mais les vidéos aussi qui viennent, c'est qu'il y a, en plus de la dualité sunnisme-chiisme, que j'avais évoqué très longuement et sur laquelle je vais revenir plus tard, il y a une autre dualité. Il y a une autre dualité dans l'islam, et cette dualité-là, c'est l'islam qui se trouve dans les Samsonites, cette dualité-là. Elle divise les Samsonites en deux islams, en deux religions complètement différentes. Il y a l'islam sunnite de la Mecque et de Médine, d'accord? C'est l'islam sunnite prophétique, si vous voulez. C'est cet islam qui est originaire de là où vivait le prophète des musulmans, donc entre la Mecque et Médine, grosso modo, dans ce qu'on appelle aujourd'hui l'Arabie saoudite. Et il y a un autre islam sunnite encore. Cet islam là est né plutôt, on va dire, en Syrie et en Irak. Il est né avec les Omaïdes, il est né avec les premiers califs Omaïdes et il a été continué avec les califs Abbassides. Il faut savoir que ces deux islams se mélangent sans arrêt avec des points d'affrontement extrêmement violents entre eux. Vous le savez, j'en ai parlé, Ibn Kathir en parle dans ses livres d'histoire, d'autres historiens en parlent en détail, des historiens sunnites, chiites et même des historiens non musulmans, c'est un fait établi. Il faut savoir qu'il est arrivé à l'islam de Bagdad et de Damas jusqu'à aller attaquer L'islam de la Mecque et de Médine, les femmes de Médine ont été violées massivement. Il y a eu des soudards qui ont violé des milliers et des milliers de femmes à Médine. J'en ai parlé il y a quelques dizaines de vidéos de cela. Il y a encore... La Mecque a été attaquée. Vous savez, ce cube noir qu'on appelle la Kaaba, il a pris le feu, il a été brûlé aux ordres de l'islam de Damas et de Bagdad. Donc il faut bien... comprendre ces dualités. Il est arrivé à une époque même où ces islams-là étaient tellement en divergence qu'il y a des années où les musulmans de la Mecque et de Médine faisaient le pèlerinage autour du cube noir à la Mecque alors qu'en même temps les tenants de l'islam de Bagdad et de Damas tournaient autour du dôme du rocher à Jérusalem, qui a été construit pour ça. Ils faisaient le hajj, ils se mettaient en blanc, ils se rasaient les cheveux, ils sacrifiaient des moutons, etc. à Jérusalem. Ce dôme-là a été construit pour eux par leur calife en leur disant c'est une autre Mecque, c'est une Mecque bisse. Tout ça, si vous voulez, ce genre de choses que je vais creuser avec vous en détail, permettent de bien comprendre aujourd'hui les différentes tensions qui existent à l'intérieur de l'Islam. Il faut savoir que les Omeyades, qui est la première dynastie de califes, qui est arrivée après les quatre premiers califes que les musulmans, enfin les sunnites, appellent les bien guidés. bien guidés, mais quand on regarde les saloperies que beaucoup d'entre eux ont fait durant leur vie, on se demande d'où ils ont mérité, comment ils ont mérité ce surnom de bien guidés. On parle du premier qui a massacré des villages entiers, on parle du deuxième qui a créé des fatwas complètement abracadabrantes, qui a brûlé des textes qui dataient de l'époque du prophète, qui étaient validés par le prophète lui-même, etc. On parle du troisième qui a amassé, ou dire même des musulmans, il a amassé des corans en pile, il a foutu le feu dessus et puis il le bénisse pour ça, d'accord ? Donc ça c'était les quatre premiers califes. Le quatrième, j'ai beaucoup de respect pour lui, c'est pour ça que je ne vous sors pas de... Il a été tué, il a géré assez peu de temps. Mais j'ai beaucoup de respect pour lui. Je retrouve chez lui une tentative, si vous voulez, de ramener les choses sur les rails. Il s'appelait Ali, et il a été en fait le quatrième et le dernier calife de cette série des bien guidés. Après il y a eu les Omeyad. Les Omeyad étaient extrêmement extrêmement violent. Les Omeyades étaient à Damas. Déjà on voit l'arrivée, n'est-ce pas, on voit déjà l'arrivée de l'islam de Damas. C'est pour ça que vous avez ISIS qui attaque aujourd'hui la Syrie, qui veulent rétablir le califat, parce que c'est l'islam de Damas et l'islam de Bagdad qu'ils veulent rétablir. Vous comprenez, c'est cet islam-là. C'est deux religions complètement différentes. Et dès qu'il y a eu les Omeyades, ils ont Entre autres choses, ils ont attaqué, comme j'ai dit, Médine, ils ont attaqué la Mecque, ils ont massacré la famille du prophète, etc. Donc, ce sont deux religions qui portent le même nom, mais ce sont deux religions extrêmement différentes. Alors, les Omaïades, là, je suis en train de vous faire des siècles d'histoire, je vous les fais en super résumé pour que vous compreniez l'histoire. Il y a les Omaïades. Les Omaïades, c'était des brutes. Les Omaïades, t'es pas d'accord avec eux, ils te tuent, c'est très simple. Maintenant, une fois que les Omaïades tombent, enfin ils ne tombent pas par hasard, c'est leur brutalité qui a fini par les faire tomber, arrivent à leur place les abbassides. Les abbassides arrivent avec l'idée de dire on va restaurer l'islam originel, mais en fait ils n'ont rien fait du tout, ils ont juste pris, ils ont massacré les Omaïades et puis ils ont été tout aussi violents qu'eux. Mais attention, Les abbassides, une fois qu'ils arrivent au pouvoir, réfléchissent un peu. Ils se disent, si on continue sur la lancée homéade, ça signifie tuer tous ceux qui sont contre nous. On ne va pas aller loin. On ne va pas s'en sortir. Il faut faire quelque chose. Et ils commencent à travailler sur l'idéologique. Les abbassides travaillent pas que sur la répression, ils sont très répressifs, tout aussi répressifs que les Omaïdes, en fait. D'ailleurs, si vous regardez pourquoi, par exemple, le royaume du Maroc a été fondé, vous allez voir que c'est à cause de la répression abbasside qui ont continué à massacrer tous les descendants du prophète que certains ont fui et sont partis en courant. Je vous donne un petit peu plus de détails ici pour que ce soit plus clair. les Abbasides, tout comme les Omaïades, tuent sans problème tous leurs opposants. Par contre, il y a une partie des opposants qui leur pose vraiment un gros problème chez les Omaïades et aussi chez les Abbasides, ce sont les proches du prophète, que ce soit ses compagnons les plus proches ou bien ses descendants. Et ce qui se passe, c'est que beaucoup de ces gens vont être exclus, vont être assassinés, etc. Alors, à l'époque, des Umayyads, ils vont, même à l'époque de Othman par exemple, ils vont assassiner les proches et les amis, d'accord, qui avaient vécu avec lui et qui disaient ce n'est pas son message. Il y a des histoires dans les livres. Dans les livres, il y a quelqu'un qui dit une phrase très intéressante, qui dit 30 ans après la mort du prophète. Il dit si on cherche l'islam maintenant, on ne le retrouve plus. D'accord, donc on est 30 ans après la mort du prophète. Bon, je vous laisse penser 1400 ans après. Rien du tout. Alors, ce qui se passe, c'est que les abbassides, à leur époque, il n'y avait plus de compagnons du prophète, mais il y avait les descendants de sa famille. Donc, ils ne voulaient pas. Ils ne voulaient pas que ces gens s'opposent à eux parce que ces gens, vu que quand ils parlent du prophète, ils disent mon arrière grand père ou mon grand père. ça gênait énormément les abbassides parce que ça leur donnait à ces personnes une légitimité que peut-être un opposant lambda n'avait pas. Donc il fallait les tuer également. Ils en sont tombés dessus un jour où ils allaient en pèlerinage, ça s'appelle l'attaque de Fakh, F-A-K-H, vous pouvez chercher l'attaque de Fakh, où ils ont décidé de massacrer le reste de la famille du prophète. Ils ont massacré ce qu'ils ont pu faire, les abbassides, et les autres ont pris la fuite. Ils ont pris la fuite, ils sont partis vers l'ouest, ils sont partis en courant sur leurs chevaux, ils ont avancé, avancé, avancé, jusqu'à ce que l'Atlantique les arrête, jusqu'à ce que l'eau les arrête, le continent africain se termine, et là on voit, ils fondent un royaume, c'est le royaume du Maroc. D'accord ? Certains se sont arrêtés en Algérie, au sud de Msila, ils ont fondé un village qui s'appelle Msif. Et ce qui se passe, c'est qu'à partir de là, va naître ce qu'on appelle un arche, c'est une sorte de branche importante qu'on retrouve en Algérie, qui va après se diviser en sub-branches, etc., puis qui va peupler, on va dire, une partie de l'Algérie. Alors, ce qui se passe, c'est que là, je suis en train de vous parler de l'arrivée, par exemple en Algérie ou au Maroc, de l'islam. De qui ? De l'islam des descendants du prophète. Donc de l'islam des gens qui ont été massacrés par les califes. Après, vous avez une autre arrivée. Vous avez après une arrivée dans le Maghreb, vous avez une arrivée de l'islam de Damas, de l'islam de Bagdad. Et là, c'est une autre histoire. Là, ça se fait à l'épée, ça se fait au massacre, etc. D'accord, voilà. Alors aujourd'hui, je vous disais que les abbassides ont travaillé sur la répression comme l'ont fait les oumayyads quelque part, mais ils ont aussi décider de travailler sur l'idéologique parce qu'ils ont compris que c'est pour maintenir les gens en laisse, l'idéologique est très important. Et c'est pour ça qu'on constate qu'à l'époque des abbassides, il y a une construction importante de mosquées. Ils n'ont jamais construit autant de mosquées. Il ne s'est jamais construit autant de mosquées qu'à l'époque des abbassides. Il n'a jamais écrit autant de livres sur l'islam qu'à l'époque des abbassides. Si vous regardez les principaux livres que vous pouvez imaginer, comme Bukhari, Muslim, les différentes écoles du sunnisme, etc. Vous allez voir que toutes ces idéologies-là, fondatrices, sont nées durant l'époque abbaside. Parce que les abbasides ont beaucoup travaillé sur le brainwashing des gens. C'était assez moderne, en fait, dans leur vision de la tyrannie. Alors, aujourd'hui, je vais vous parler de quelque chose. Vous savez, Très souvent, les musulmans reçoivent des tweets comme celui-là. J'ai regardé un assassin tweet du 4 juillet, je crois. J'ai caché le nom de celui qui a tweeté. Vous pouvez lire la partie en rouge. Alors, c'est un tweet qui parle du prophète des musulmans et il prend un livre. Je vais vous dire lequel. Alors, le tweet dit... Donc, il fait dire au prophète des musulmans M'entendez-vous aux gens de Khouraïch ? Khouraïch c'était une tribu importante à l'Amérique à l'époque. Par celui qui tient mon âme, je vous ai apporté l'égorgement. Alors, le prophète des musulmans, d'après ce livre, dit à la tribu de Khouraïch, je suis venu avec l'égorgement. Il le répète plusieurs fois en fait. Alors, de quoi parlons-nous ici ? On parle d'un livre. Ce livre, d'où vient cette histoire, vient de la Syrah d'Ibn Hicham. Syrah d'Ibn Hicham. C'est un livre très important, dont il sera question aujourd'hui, qui a été écrit à l'époque à Basside. Ce livre est utilisé par Deccan, et là j'aimerais quand même attirer votre attention, vous qui êtes en ligne, vous aimez les claviers, vous tapez des trucs, vous faites des attaques comme ça, J'aimerais vraiment attirer votre attention sur un point important, que avant de taper des choses, avant de faire des choses, il faut comprendre dans quel cran vous êtes en train de jouer. D'accord ? Parce que je vais vous expliquer un point super important tout de suite. Le point que je vais vous expliquer est le suivant. Celui-là est un islamocritique ou un islamophobe, si on reprend la terminologie de la presse, etc., qui écrit ça. Pourtant, à sa décharge, il ne fait que prendre un livre qui est très connu et très reconnu par les musulmans, Siret Ibn Hicham, d'accord, qui est un livre très mainstream, qui est en fait une biographie, sirah en arabe, c'est peut-être la biographie, si vous voulez traduire, la biographie du prophète, d'accord, donc il prend cette page et il la balance. Le prophète dit, je vous ai apporté l'égorgement. Qu'il y a encore, je vous ai apporté l'égorgement. C'est Daesh, c'est ISIS. ISIS disent, nous sommes venus avec l'égorgement. Et c'est pour ça qu'ils égorgent des gens par des populations entières. OK, je prends un autre. Je vous prends le Shaïkh. Cheikh al-Albani, comme son nom l'indique, est né en Albanie et c'est un cheikh qui est mort en 99. C'est un cheikh salafiste extrêmement réputé, extrêmement connu, respecté chez le groupe salafiste. Et puis malheureusement, comme chez les musulmans il n'y a pas de barrière très solide entre les différentes factions, ça finit par contaminer tout le monde. Le plus agressif finit par contaminer tout le monde. Donc, l'Albani, c'est vrai que c'est un salafiste. Donc, tu peux, toi, penser que ben, il n'y a que les salafistes qui l'écoutent. Ben non, il y a tout le monde qui l'écoute aujourd'hui. J'ai vu des imams très modérés, sunnites, qui citent très libéralement M. l'Albani. Alors, que dit M. l'Albani? M. l'Albani, il a écrit ce livre qui s'appelle Sahih al-Sir al-Nabawiyya. Il a écrit aussi une biographie du prophète. Donc, il a écrit une biographie du prophète qu'il appelle Sahih. ça signifie qu'il n'a appris que les parties qui lui ont semblé à lui, dans son étude, les plus solides de la biographie prophétique, la biographie du prophète. Donc j'ai pris, moi, son livre, page 149, d'accord, page 149, et pour ceux qui lisent l'Arama, vous pouvez le lire, je vais vous le lire et le traduire, comme à mon habitude. Donc qu'est-ce qu'il dit ? Alors, l'histoire commence comme ça, c'est dans les pages précédentes, mais je vous explique rapidement. C'est qu'il y a Quraysh, donc c'est la tribu, une tribu très forte, très puissante à l'amègue. C'est la plus puissante, en fait, à l'époque. Et en fait, ce qu'il se passe, ils sont des notables, ils sont riches, ils ont des commerces, ils ont des soldats, ils ont tout ça. Ils sont extrêmement excédés par ce nouveau prophète qui arrive, qui commence vraiment à leur casser les pieds avec ces histoires. Et ils en parlent. Et ils disent, il a insulté nos dieux, il a dit des mauvaises choses sur nos parents, il a remis en cause nos traditions. Et il commence à dire qu'ils sont excédés par lui. Et en fait, lui, pendant ce temps-là, il est en train de tourner autour de la Kaaba, ce cube noir qui est en train de tourner autour. Alors il passe et il sent qu'ils sont en train de parler de lui, d'après la description du livre. Donc ils disent quelque chose, ils font des signes, ils se rendent compte qu'ils parlent de lui. Il passe une deuxième fois, il comprend qu'ils parlent de lui. Puis au bout de la troisième fois, il est tellement excédé qu'il leur dit ceci. Je le lis en arabe et je vous traduis. Elle dit, vous m'entendez, vous m'entendez leur gueule comme ça. Vous m'entendez? Je jure par Allah, donc je jure par celui dans le texte arabe, ne dit pas je jure par Allah. Il dit c'est une expression d'époque qui était très utilisée. Je jure par celui qui a mon âme entre ses mains. C'est Dieu. Je jure par Dieu. Je jure par Allah que je vous ai apporté l'égorgement auquel je suis venu avec l'égorgement. Voilà le texte. Alors le problème c'est que comprenez le pauvre musulman lambda au milieu de tout ça il est un petit peu dans une situation très délicate. Pourquoi ? Parce que on lui balance des trucs comme ça à la figure Alors ça, ça, ça vient d'un côté islamophobe. Il peut à la rigueur dire, oui, mais celui-là, c'est un islamophobe, je n'écoute pas, etc. Mais bon, celui-là, tu en fais croire. Celui-là, tu en fais croire, d'accord ? Puis après, il y a ISIS. Après, il y a ISIS, il y a des terroristes. Et en fait, le pauvre musulman, il ne sait pas quoi faire. Il court comme ça au milieu et il ne sait pas quoi faire. C'est pratiquement du tir au pigeon, quoi. Alors, problème. Je vous explique le problème. Un point très important, crucial, c'est que indépendamment de la motivation, de l'histoire, indépendamment de tout ça, on va enlever le discours, on va laisser la factualité qui parle. C'est que celui-là, Et celui-là disait exactement la même chose, défendait exactement le même point de vue, vous êtes d'accord ? Alors celui-là a des raisons, mais celui-là en a d'autres. Celui-là, c'est quoi sa raison ? Celui-là, sa raison, c'est par exemple exciter les troupes et leur donner un exemple de tuerie, d'assassinat et de violence pour justement les envoyer vers le front du terrorisme et tout ça. Celui-là, c'est quoi son but ? C'est la même chose que celui-là ? Non, pas vraiment. Celui-là, il se sert de ça comme une sorte de... Je t'envoie une nain et je te balance un truc comme ça pour te casser les pieds, pour t'insulter, etc. Mais le problème, c'est qu'ils défendent les deux le même point de vue, comprenez ? Ça signifie que celui-là, il a un point de vue qui vient résonner avec celui-là. D'accord. Et c'est pour ça que moi, je ne veux pas être là. Vous comprenez, je ne veux pas être là dedans. Je ne veux pas moi, à mon âge, venir commencer à faire le répétiteur de celui là. Je ne vais pas commencer à prendre un mégaphone et répéter ce que dit celui là et confirmer ce qu'il dit. Parce que sinon, je ferais mieux de mettre un turban et commencer à recruter pour Isis aussi. D'accord. Voilà. Ce n'est pas du travail, ça. Je comprends que celui-là ne sera pas content quand il écoutera cette vidéo, parce que je vais lui enlever des billes, des billes, des pierres, s'il voulait qu'il jette sur les musulmans. Mais attention, ces pierres-là, c'est de l'arme chimique. Ces pierres-là, elles nous retombent dessus tous. D'accord ? Voilà. Mais en tout cas, je le remercie d'avoir involontairement attiré mon attention sur ce genre de choses, parce que finalement, ça permet toujours de... On peut toujours transformer le plan Nord et essayer de sortir avec quelque chose de... Parce que, moi je vous dis un truc, moi je veux aider, alors voilà, je veux dire mon intention derrière cette vidéo, je veux aider les musulmans modérés, je veux les aider à quoi ? Je veux les aider à créer un contre-discours qui vient contre-carrer l'islam radical, l'islam terroriste, l'islam de Bagdad et de Damas. Vous avez compris ? C'est ce que je veux faire. Ça, c'est mon intérêt. Parce qu'il y a une grosse partie d'échec qui est en train de se jouer. Il y a ta vie, ta tête, ma tête, l'avenir de tout le monde qui est dessus. Et il faut savoir c'est quoi, où va ta force. Est-ce que ta force va renforcer le discours de haine qui t'a plaire à ton égo ? Tu as vu ce que je lui aurais mis ? Ou bien est-ce que ta force va casser les discours de haine ? Ça, c'est le truc. Alors, je vous raconte une petite histoire. La Syrah, cette Syrah, cette biographie prophétique, cette biographie prophétique. J'ai failli utiliser un mot extrêmement grossier pour la décrire, parce qu'elle ne vaut pas plus. Je vais vous dire pourquoi. Cette biographie prophétique, on appelle la Syrah d'Ebin Hicham. Alors juste, je vous explique très rapidement la Syrah d'Ibn Hicham d'où elle vient. La Syrah d'Ibn Hicham vient de la Syrah d'Ibn Ishaq. Ah ok, il y a deux gars en enfilade l'un derrière l'autre. Ils n'ont pas vécu la même époque, l'un derrière l'autre. Je vous explique. La Syrah, cette biographie, le premier qu'il a écrit, ce n'est pas Ibn Hicham. Celui qu'il a écrit, c'est Ibn Ishaq. Encore très important la différence. Ibn Ishaq écrit une Syrah. Mais il écrit dans quel contexte, Ibn Is'haq ? Est-ce que c'est comme ça ? Il s'est dit, tiens, je vais écrire une biographie de prophète. Non, pas du tout. Mais pas du tout. Pas comme ça. Pas comme ça. Il faut s'intéresser aux livres. D'accord ? Vous voulez faire un travail d'histoire, intéressez-vous aux livres. Comment il a été écrit ? Dans quel contexte ? Je vous explique. Alors, Ibn Is'haq, l'auteur original du livre, a été convoqué par qui, à votre avis ? Eh bien par le calife, par le calife Abbasside, deuxième calife Abbasside. Voilà, il est convoqué, il arrive chez lui, et le calife Abbasside lui dit, tu vois cet enfant, tu le reconnais ? Il dit oui, c'est votre enfant l'émir des croyants, c'est tout simplement l'émir des croyants. Alors il lui dit c'est votre enfant. Et qu'est-ce qu'il lui dit, le calife ? Est-ce que vous ne voulez pas lui écrire une histoire qui serait l'histoire du monde depuis Adam ? Voilà. Ça commence comme ça. Ça commence par un livre pour enfants, cette histoire. Ibn Is'har, je veux dire, quand c'est le calife qui te demande, tu vas pas dire non. Ibn Is'har, c'était bon, un petit auteur comme ça, il avait écrit 2-3 trucs, donc bon. Il ne peut pas refuser le marché. Donc, il dit bien sûr que je vais le faire. Et donc, il part, il quitte le calife et il va le faire. Il va le faire pour de l'argent. Attention, j'arrive. Ce calife qui a demandé ce livre, c'était qui ? Ce calife, c'est le deuxième calife abbaside. Il a régné, je crois, 15 ans. Son prédécesseur de sa même famille, son père, a régné 4 ans. Et le premier calife abbasside, donc son propre père, celui qui a régné quatre ans, on l'appelait Asafah. On l'appelait Asafah, ça signifie le sanguinaire. Pourquoi ? Parce que quand il est arrivé au pouvoir, il a massacré tellement de gens qu'il a mérité ce surnom sanguinaire. Même les gens des tombes, il les sortait, il torturait même les morts des tombes. D'accord ? sa spécialité pour laquelle il est rentré dans l'histoire, il massacrait des gens à la baïonnette ou au couteau et cependant qu'il mourait, il étalait dessus une très grande nappe et il posait des festins et il mangeait. Il adorait manger, il aimait bien manger, sur une nappe en dessous de laquelle des humains sont en train d'agoniser et de saigner. Voilà le genre de famille. Vous comprenez le genre de dynastie qui a commandé le livre de ce livre-là. Voilà, ça c'est le premier point. Donc, Ibn Is'har va écrire le livre. Il revient chez le calife, il dit voilà j'ai écrit le livre. Alors il écrit un livre, il commence alors il a pris le calife au monde. Quand il lui a dit écris-moi l'histoire du monde depuis le début, il a écrit depuis Adam. Donc il commence depuis Adam. Il raconte depuis Ève et Adam, il arrive. Et en fait, il met des poèmes, enfin à peu près tout ce qu'il trouve. Ça fait un livre immense, on dirait qu'il tirait à la ligne, on dirait qu'il était payé au mot en fait. Donc, il écrit un gros livre. Il arrive chez le calife, il montre. Le calife est un petit peu choqué, il dit « Ok, je comprends, mais là, le livre est un peu gros, surtout qu'il est fait pour un gamin à l'origine. Donc, il dit « Est-ce que tu peux pas me faire un petit raccourcir un peu ? » Attention ! Le prophète des musulmans, ici, dans ce livre-là, n'est qu'un sujet parmi tellement d'autres, d'accord ? Ce n'est pas vraiment le sujet du livre. Le sujet du livre parle plus de guerre et de tuerie qu'autre chose. Il parle de tuerie, de guerre, il parle même des noms des chevaux qui étaient dans telle guerre, les noms des prisonniers qui étaient dans telle guerre, etc., etc. Et trois quarts des trucs, il les ramène de sa tête, hein, d'accord ? Alors... Quand le calife n'est pas content, Ibn Ishaq, qu'est-ce qu'il fait ? Il part. Ibn Ishaq Ibn Yassar, il part. Et qu'est-ce qu'il fait ? Il réécrit le livre. En fait, il fait un résumé du livre. Voilà. Et donc, il fait une sorte de résumé de son livre original. OK. Le calife est content, il le paye. L'histoire ne dit pas combien. Et on arrive. Quoi ? Je vais dire peut-être 60 ans plus tard, 50 ans plus tard. Arrive M. Ibn Ishaq. Ibn Hicham, il veut, il trouve le livre d'Ibn Ishaq et à partir de là, il veut écrire l'histoire, la biographie du prophète. Alors, qu'est ce qu'il fait? Il arrive dans ce livre, mais il trouve énormément de choses qui n'ont rien à voir. Il trouve des poèmes, il trouve des trucs, donc il commence lui même à enlever. Il enlève, il enlève et il rajoute lui aussi. D'accord. Et le livre lui-même, quand on lit la préface du livre d'Ibn Hicham, il dit lui-même que dans son livre, il ne peut pas être honnête. Alors, je ne dis pas que je ne peux pas être honnête, mais il dit clairement, dans ce livre, je raconte ce que je peux, comme je dis de mémoire, je raconte ce que je peux. Je ne sais pas si je l'ai ici. Non, je n'ai pas l'intro, mais trouvez-le. C'est juste la préface. Ce n'est pas une page qui se trouve au milieu. C'est vraiment le début. Il dit Alors qu'il parle du prophète Mohamed, il dit qu'il est Mohamed, fils de, fils de, de, de, de, de. Puis il arrive jusqu'à Adam, donc comme a fait Ibn Ishaq. Et après, il dit dans ce livre, je ne peux pas tout raconter. Il y a plein de choses que je ne peux pas raconter parce que il y a des gens qui n'ont pas envie de l'entendre. D'accord. Ou qui pourraient prendre mal que je raconte. Donc déjà, il explique qu'il n'est pas 100% libre. D'accord. Il ne va pas dire non plus qu'il y a des choses qu'il raconte pour faire plaisir à certains. Mais au moins, il a l'honnêteté de dire qu'il y a des choses qu'il ne peut pas raconter. Et il écrit ce livre. Ce qu'on appelle la Syrah d'Ibn Hicham. Mais en fait, c'est la Syrah d'Ibn Hicham d'après Ibn Ishaq. Mais en réalité, même la Syrah d'Ibn Hicham le prophète apparaît comme un personnage secondaire dedans. Et chaque fois qu'il est évoqué, c'est juste pour raconter des saloperies sans nom. Il n'y a que des musulmans qui ne lisent pas, qui viennent de la nation illettrée, comme dit Bukhari, qui ne lisent pas pour donner le moins de crédit à ce tas d'incas. OK. Je vous donne un exemple. Parler, parler, parler, c'est bien, mais il faut donner des exemples. Vous connaissez ce livre. J'en ai parlé une fois. J'en ai parlé à l'époque des attentats de Charlie Hebdo. Je suis en train de le lire à l'époque. Il y a beaucoup de gens, parce que j'avais sorti dans cette vidéo qui a fait un million de vues. Beaucoup de gens croyaient que je vous avais dit, j'ai trouvé dans le coffre et des gens. Oui, je l'avais trouvé dans le coffre. Vraiment, parce que précédant les attentats du 11 janvier, je veux dire en septembre. J'étais en train de lire ce livre et j'étais en train de préparer une vidéo pour vous parler de ça. Et j'allais vous dire à l'époque, ça c'était avant les attentats, que ce livre qui se diffuse de manière très libérale, si quelqu'un le lit, il peut croire qu'il est autorisé à aller massacrer des gens, qu'il juge se moquer du prophète. D'accord ? Et puis là, les terroristes m'ont pris de vitesse et puis ils ont fait l'attentat. Ce qui fait que quand j'ai entendu l'attentat, j'étais un petit peu paumé comme ça. Après, j'étais dans la voiture, je me suis rappelé que le livre était dans le coffre. Je l'ai pris et je vous ai dit voilà, j'ai trouvé ce livre. Mais il était vraiment dans le... Il était vraiment dans le... Dans le truc, j'étais en train de travailler dessus de toute façon. Alors... Assalamu alaikum. De Ibn Taymiyyah, qui est sunnite, appelle Cheikh l'Islam, n'est-ce pas ? Celui-là, c'est l'islam à fond de Damas et de Bagdad. D'accord, juste pour vous expliquer. Alors, je prends la page 59 et je vous montre un type de relation qui peut exister entre un calife et un raconteur, comme par exemple les bénissins. Regardez ce qu'il se passe. Je vous le montre ici, comme ça cette partie en jaune. Ceux qui disent l'arabe peuvent arrêter ici et la lire. C'est en haute définition, donc vous pouvez arrêter et lire à l'écran sans problème. Alors, qu'est-ce qu'il dit ? Je vais vous lire en arabe et en français. Donc, cette histoire est racontée par un certain Ali ibn al-Madani. Ali ibn al-Madani, c'est quelqu'un de très important chez Bukhari et tout ça. Il prend beaucoup de hadith de lui. Il dit Je suis rentré chez l'émir des croyants et il m'a dit, regarde ce que dit l'émir des croyants, regarde ce qu'il dit au gars. Excellent. Il dit, est-ce que vous connaissez un hadith qu'on attribue aux prophètes Et c'est quelqu'un qui a insulté le prophète et qui est tué pour ça. Regardez le calife, la question qu'il pose, jamais vu une question aussi précise. Il lui dit clairement, est-ce que tu peux me raconter une histoire avec un bien attribué, avec un isnad très solide, ça signifie une chaîne de narration solide, où quelqu'un a insulté le prophète et il s'est fait tuer pour ça. D'accord? Comprenez? Il est en train de lui mettre les paroles dans la bouche. J'imagine, c'est un calife abbasside. J'imagine très facilement que le calife a été... Je ne sais pas, on a fait une caricature sur lui, ou on a dit une blague dans un marché, ou on l'a critiqué, ou il y a un opposant qui a dit un truc, et il a envie de croire et envie de le tuer. Donc il a besoin d'un exemple, parce que ces gens-là se prétendaient être l'émir des croyants. Donc l'émir des croyants ne doit agir que par un exemple prophétique. Il a besoin d'exemples prophétiques pour agir. Voilà. Donc... Que dit le gars qui s'adresse la question, Ali ibn al-Madani ? Il dit oui, bien sûr, mais il peut dire que oui, il ne peut pas dire non. Alors, je lui ai parlé de ça, donc il lui donne un exemple. Il y a un homme qui était en train d'insulter le prophète, puis le prophète a dit, qui s'occupe ou qui règle le compte de mon ennemi ? Et puis vient Khal ibn al-Walid, et il a dit, moi je le ferai, moi je lui règle son compte. Le prophète le lui a envoyé et donc il l'a assassiné. Et donc, l'émir des musulmans, l'émir des croyants, donc le calife, n'arrive pas à croire sa chance. Il dit, t'es sûr que la chaîne de narration est solide ? Il lui dit, oui, elle est très solide, cette chaîne de narration. Et il lui dit, voilà, elle a été racontée par un tel, par un tel, c'est des gens célèbres. Et là, et là, la chute, mes amis, là, il y a une chute, une chute absolument extraordinaire. J'ai mis en carré, comme ça, ceux qui lisent l'Arab peuvent la lire. Regardez ce que j'ai mis en carré, ce que j'ai encadré, s'il vous plaît. Lisez-moi ça, lisez-moi ça. Regardez, si vous avez un grand écran, ça va apparaître énorme dans votre salon, ça va apparaître énorme, énorme. Ça signifie que le calife a ordonné qu'on me donne 1000 dinars. C'est comme ça qu'a été écrite l'histoire du prophète. Donc, ce qui se passe, il a reçu 1000 dinars. 1000 dinars à l'époque, Minéral à l'époque, c'est comme si je vous dis 100.000 euros aujourd'hui. Le gars a reçu 100.000 euros sur canapé pour raconter une histoire. Cela a pris deux minutes à raconter. Il a pris 100.000 euros sur canapé. Il a raconté exactement ce que... En fait, il n'a pas raconté. Il a paraphrasé. Il a raconté ce que le calife a raconté au début parce que c'est le calife qui dit. Est-ce que tu connais un cas précis, documenté que quelqu'un a insulté le prophète, que le prophète le tue? Et qu'est-ce qui se passe ? L'autre dit oui, il lui raconte exactement, il lui resserre exactement ce qu'il lui a dit. Et après, qu'est-ce qui se passe ? Il reçoit pour ça 100 000 euros. D'accord ? Alors maintenant, je vous mets juste le point de vue de l'historien. Je vous mets juste le point de vue de l'historien, pas religion, oublions la religion. Le point de vue de l'historien, quand tu regardes et que tu vois que les témoins qui rapportent un certain nombre d'histoires ont été payés des sommes aussi astronomiques par des hommes politiques. Un homme politique, connu pour sa violence, paye un témoin 100 000 euros pour raconter une histoire. Quelle est la chance que cette histoire soit inventée, soit un mensonge, soit racontée pour les besoins de la cause. Ça, je laisse les... Ceux qui écoutent, je les laisse juger eux-mêmes. Je ne vais pas m'étaler plus que ça. Alors, on continue. Ça, c'était un exemple que j'ai pris pour vous montrer combien pouvait rapporter une seule histoire inventée sur le prophète des musulmans. Une histoire, elle rapporte 100 000 euros. Alors un livre. Alors là, c'est clair, là, tu achètes le Concorde. Un autre livre. Alors ce livre, il a été écrit par Ibn Hajar al-Asqalani. Ibn Hajar al-Asqalani, un pilier du sunnisme, un pilier. c'est lui à qui on doit l'explication, l'exégète enfin l'exégète mais l'explication du livre de Bukhari, Sahih al-Bukhari. Fath al-Bari qui est un livre très important qui explique sur énormément de tomes Sahih al-Bukhari a été écrit par Ibn Hajar al-Asqarani. Ce livre là est une encyclopédie des Mudallisin. Alors le Mudallisin c'était les fabriquant d'histoires, les menteurs en quelque sorte. C'est des menteurs, ce sont des gens qui racontent des histoires, qui racontent des hadiths sur le prophète de gens, soit qui ne les ont pas racontés, ça signifie qu'il n'est que le seul à qui cette personne qui a parlé à plein de monde a raconté cette histoire. Donc on soupçonne qu'il l'a inventé. Ou bien il raconte des histoires basées sur des inconnus qu'on ne connaît pas. Ou bien des histoires qu'il a reprises chez des gens qui sont connus comme étant des gens de mauvaise vie, des gens pas bien, des criminels, des menteurs, des... Vous comprenez ce que je veux dire ? C'est des gens qu'on accuse de fabriquer des histoires. Il fabrique des histoires sur qui ? Sur le prophète, c'est très spécifique. Ibn Hajar, il a classé les gens en cinq. Il a classé cette catégorie de menteurs spéciaux en 5 cases, en 5 positions, 5 grades. Le premier niveau est, on va dire, le moins grave. Mais déjà, être dans ce niveau-là, c'est déjà pas bien. C'est ceux qui sont rarement accusés de ça ou que rarement les a pris en flagrant délit de faire ce genre de choses, d'inventer des histoires et de les assigner à des gens qui ne les ont jamais dites. Le niveau 2, il dit, Probable. Le mensonge chez eux est probable. Le troisième, ils disent, parmi ceux qui mentaient le plus. Le quatrième. Il dit tout le monde est d'accord et un consensus sur le fait qu'on n'utilise jamais leur hadith. D'accord. Je vous dis en résumé et le cinquième, c'est les pires. D'accord. Donc si je vais à la page 46, les menteurs sont classés de catégorie 1 à 5, 5 étant la plus grave. Dans la quatrième catégorie, il y a 12 personnes dont Mohamed Ibn Ishaq Ibn Yasar. C'est un réputé raconteur de conneries. C'est réputé le gars. C'est pas moi qui le dit. C'est quelqu'un que je peux utiliser, qu'on preuve dans cette discussion avec des musulmans. Il dit que c'était un modellis de quatrième catégorie. Poids lourd, le mec. Poids lourd. Au-delà de ça, je ne sais pas ce qu'il y a. Donc. Là, ça commence à devenir intéressant, cette histoire. Alors. Je prends un autre livre. Moi, j'aime l'Odébert. Moi, j'aime l'Odébert. Écrit par Romi. C'est un livre qui raconte et biographie des gens. J'ai eu du mal avec celui-là. Une demi-journée pour trouver. Parce que c'est pas évident. Classification a été mal foutue et tout ça. Premier tome. Page... Regardez la page, vous comprenez ma douleur. 2418. Histoire 995. Il parle de qui ? Il parle de... notre ami. Mohamed Ibn Ishaq Ibn Yassar. Et il dit entre parenthèses, celui qui a écrit la Syrah, d'accord ? Il dit ça entre parenthèses, ok ? Sahibus Syrah, ok ? Alors qu'est-ce qu'il va dire de lui ? Alors... Il a raconté que... On parle de lui ici, dans la page 2419. On parle de la page 2419. On va pouvoir arrêter. Il citait, par exemple, juste un cas, il citait une femme dans son discussion, dans son livre, il citait une femme, Fatima bintulmundel, alors que le mari de cette femme dit que jamais ce gars n'est rentré chez ma femme et il connaissait pas ma femme. OK, d'accord, on sait pas. Autre histoire. Très importante, il est parti, il est parti en Irak. ce qu'on appelle l'Irak d'aujourd'hui. Et il dit que les gens de Bagdad, regardez ce que j'ai soumis en jaune, très intéressant, les gens de Bagdad l'ont cité beaucoup plus que les gens de Médine, alors qu'il est originaire de Médine à la base. Mais où est-ce qu'il trouve le succès ? Il trouve le succès chez l'ennemi à Bagdad. Alors en fait, il faut comprendre une chose, c'est que quand vous regardez les... les gens, les gens qui sont cités dans les hadiths et tout ça, aujourd'hui dans le monde sunnite, malheureusement, vous regardez, c'est toujours des gens qui étaient proches du clan de Bagdad et du clan de Damas. Je vais vous faire une vidéo sur ça, j'ai tous les documents prêts. Vous regardez même les proches du prophète. Tous ceux qui étaient proches du clan de Bagdad et de Damas sont des gens considérés comme des gens de confiance, des gens bien, des gens que n'importe quel livre de religion, il n'y a qu'eux qui reviennent. Alors que les proches du prophète, qui étaient proches de la population de la Mecque et de Médine, ceux-là, ils ont été tués, ils ont été exclus, ils ont été... Et on n'en parle jamais dans les livres des musulmans. On les cite pour ainsi dire jamais. Vous voyez le truc ? Donc, lui part à Bagdad et il trouve du succès à Bagdad. Alors, dans une histoire racontée, bon, une histoire un petit peu cocasse, c'est tout, il s'asseyait à l'arrière dans la mosquée près des femmes et en fait il draguait les femmes en fait il draguait les femmes à la mosquée alors bon juste pour vous parler du personnage je ne dis pas que parce qu'il drague les femmes à la mosquée que ça en fait un mauvais musulman je veux dire je suis juste en train de... et en fait il y a le Il y a l'émir de Médine, qu'il a puni en lui coupant les cheveux, d'accord, et puis en lui donnant quelques coups de fouet, puis il lui a interdit de s'asseoir là-bas. Je vous montre la première ligne, pour ceux qui lisent l'arabe, c'est assez cocasse. Donc, ce qui se passe, c'est qu'il y a eu des paroles, entre lui et Malek Ibn Anas, fondateur de l'école Malekite. Donc, pardon du peu. Ce n'est pas le premier venu quand même, Malek Ibn Anas. Vous savez comment il le décrit? Malek Ibn Anas, comment il décrit Ibn Ishaq? C'est un Dajjal parmi les Dajjal. Et Malik était tellement fâché qu'il a utilisé le pluriel Dajajila, d'accord, pour Dajjal. Donc il a créé ce pluriel qui n'existe pas en arabe en fait, Dajajila. La pluriel de Dajjal en arabe n'est pas Dajajila. Et en fait, Ibn Mandur, dans son encyclopédie de l'arabe, a retenu, il a dit qu'il n'y a que Malik quand il a parlé de Ibn Ishaq. avoir utilisé le pluriel sous cette forme-là, le pluriel de De Gelle. C'est rentrer dans l'encyclopédie de l'arabe, cette phrase, cette sortie. Voilà comment on peut arriver dans une encyclopédie parfois. Alors, donc, qu'est-ce qu'on dit de lui encore? Il s'est trompé énormément dans les arbres généalogiques. Parce qu'il décrivait dans les histoires des gens, il parlait un tel, fils d'un tel, fils d'un tel. D'ailleurs pour le prophète Mohamed, il va dire fils d'un tel, d'un tel, jusqu'à Adam et Ève. Et ils disent qu'il s'est trompé énormément dans ces arbres généalogiques. Donc c'était fantaisiste. D'accord ? Alors je vous dis en arabe et en français encore. Et il les nomme dans ses livres les Âges de l'État. Il prenait, il pompait, il yahmait l'eau, il pompait directement, il plagiait chez les juifs et les chrétiens. D'accord ? Qu'il appelait les gens du premier savoir. Ok ? Voilà. Ça, c'est une petite partie de la vie de M. Ibn Ishaq. Majmour al-Fatawi et Ibn Taymiyyah. Ibn Taymiyyah dans son Majmour al-Fatawi, c'est une grosse encyclopédie qui fait des fatwas. Et donc là, on est dans le volume 13. On est dans la page 345. D'accord. Qu'est-ce qu'il dit de lui? Il dit qu'il y a des choses qui sont très... Il y a des choses auxquelles il faut faire très attention dans l'islam, comme celles qui sont copiées sur Ka'b, Ka'b al-Ahbar, c'est cet escroc qui était venu du Yémen, qui s'est prétendu le doyen des rabbins et qui est devenu le moufti sur Omar et tout, on en avait parlé. Il dit Wahab, Wahab ibn Mounabbah, c'est encore un autre personnage de ce même akhabi, il faudrait qu'on en parle. Et il cite encore, il met quoi dans la même catégorie ? Mohammed ibn Ishaq. notre Ibn Ishaq. Ça signifie même quand on arrive chez des gens comme Ibn Taymiyyah. Alors Ibn Taymiyyah, il faut savoir qu'il a une relation, je t'aime moi non plus, avec Ka'b al-Ahbar. D'un côté, il cite libéralement dans d'autres livres lui-même Ka'b al-Ahbar, très influencé par lui. Dans un de ses livres qui s'appelle Talbis al-Jamiyya, il dit même que c'est un homme d'un grand savoir et un homme de confiance et tout. Mais là, dans ce livre, il semble tout à coup se retourner. Il n'a pas été très linéaire dans sa vie, Ibn Taymiyyah. Il est très changeant. Mais en tout cas, en plus de... Voilà, qui est critiqué par qui ? Il est critiqué par Ibn Taymiyyah, d'accord. ce Ibn Ishaq qui a écrit la première biographie du prophète, est critiqué par Ibn Taymiyyah, juste pour ceux qui suivent Ibn Taymiyyah, que moi je leur donne une source à laquelle ils font confiance. Il est critiqué par Malik Ibn Anas, fondateur de l'école maléchite, qui le traite de Dajjal, d'accord ? C'est énorme. J'avais une autre source où il y a Ahmed, Ahmad ibn Hanbal, le fondateur de l'école Hanbalite, qui le traite lui aussi de menteur. J'ai, comme je vous ai dit, M. Ebn Hajar al-Asqalani, qui le met en quatrième dan de menteur. Ah, voilà. Alors, si vous regardez dans la dernière ligne là, Il cite Ahmed, Ahmed Ibn Hanbal, qui critique, qui confirme que ce gars c'est un modéliste. C'est un menteur qui raconte des choses que les gens n'ont pas racontées. Donc déjà sur les quatre écoles sunnites, j'en ai déjà deux qui le traitent de menteur. C'est énorme. J'ai Ibn Taymiyyah, j'ai Ibn Hajar al-Asqalani. Je veux dire, je ne sais pas ce que vous voulez. Ce gars n'intéresse finalement les seuls qui l'utilisent pour endoctriner les musulmans, ce sont ceux-là, les salafistes comme l'albanais. Ce que je viens de vous raconter, Cheikh al-Albani, qui a consacré toute sa vie à l'islam, n'était pas sans savoir, d'accord ? Il n'était pas sans savoir ce que je vous ai raconté aujourd'hui. Il n'était pas sans savoir que ce petit connard d'Ibn Ishaq était un menteur, qu'il racontait des saloperies toute sa vie, d'accord ? Et quand même, ce qu'il a fait, il a utilisé les histoires les plus horribles, les plus invraisemblables, les histoires qui sont... Je veux dire, les musulmans, j'aimerais que vous me disiez comment vous faites pour trouver par exemple que Charlie Hebdo sont des salauds et tout ça, parce qu'ils font des dessins du prophète. Comment vous trouvez que c'est des gens fiables ceux-là ? Je veux dire, ça c'est pas du Charlie Hebdo ça, ça c'est du... Ça franchement... Je ne sais pas comment vous arrivez à accepter des paroles comme ça, en citant ces gens, en les rendant... Vous leur donnez de la crédibilité, vous comprenez ? Et vous validez les saloperies qu'ils ont écrites sur votre prophète, d'accord ? Donc, voilà. Si vous avez une Syrah d'Ibn Ishaq, enfin la Syrah d'Ibn Ishaq reprise, corrigée par Ibn Hicham, parce que la Syrah originale d'Ibn Ishaq est partie, elle est disparue, personne ne l'a. Fini. Terminé. Ibn Hicham l'a vue quand il est arrivé 50 ans après, il l'a vue pour écrire son livre. Mais le livre original qu'il a vu lui-même et qu'il a utilisé, lui, est perdu, c'est clair. D'accord ? J'insiste que Ibn Ishaq n'a jamais rencontré le prophète. Je crois qu'il est né lui-même 70 ans ou 80 ans après la mort du prophète. Donc voilà mes amis. Tout ce qui est dans cette Sira, c'est de la poubelle en barre. Je vous le dis. Du point de vue de l'historien, ça ne vaut strictement rien. D'accord ? Voilà, si vous voulez savoir la silla du prophète, il faut chercher ailleurs. Si vous trouvez. Mais je veux dire, il y a des gens qui me disent, oui, mais si je jette la silla de Ibn Ishaq, il me reste quoi ? Ben, il te restera à trouver la vérité. Je veux dire, quand on rejette le mensonge, c'est déjà une bonne... C'est déjà un bon... Un bon départ, n'est-ce pas ? Pour trouver la vérité. OK ? Et puis, je sais qu'il y a même beaucoup d'islamophobes qui vont me dire « Ouais, mais c'est pas vrai, l'aldostérone, c'est pas cool de ta part, c'est pas très couvertant, la syllabe de Bin Zahar, nous on adore, ça nous permet de faire des tweets, on se fout de leur gueule et tout ça, on leur fait des tweets comme ça, puis elles empêchent de dormir et tout ». Ouais, je vous comprends, je vous comprends, mais bon, c'est de la merde cette syllabe, vous comprenez ? Ce qu'il y a dedans, je veux dire, je peux pas soutenir ça, tu comprends ? Même si ça t'aide et tout ça pour tes trucs, Tu peux pas soutenir un texte pareil. Parce qu'il y a plein de gens qui sont brainwashed, qui deviennent des terroristes sur la base de ces textes-là, d'accord ? Donc tu peux pas, toi, venir derrière ces textes les soutenir sur la base que ça te permet de faire des tweets, quoi. Enfin, voilà, mes amis. Je vous laisse et puis... Je vous souhaite tout de bon, quoi.
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