
A French-language YouTube lecture explaining takfirism (the practice of declaring others non-Muslim) and arguing it has driven a persistent, widening ‘eternal war’ within Islamic history. The speaker traces takfirism to early Islamic texts: Quran 4:94 (warning against hastily declaring someone non-believer), and a Sahih hadith (in Bukhari and Muslim) reporting the Prophet’s command to fight until people testify there is no god but Allah—used later to justify wars. The speaker recounts immediate post-Prophetic conflicts: Abu Bakr’s wars against tribes refusing zakat, and Umar extending punishments to hajj/prayer neglect; he links later Wahhabi/salafi interpretations and modern groups (e.g., ISIS) to this expanding ‘Pandora’s box.’ The video is critical and polemical toward traditionalist leaders and early caliphs.
Bonjour mes amis, bienvenue dans votre émission préférée, les égouts de l'histoire. Donc on va, un coup de grimoire, on va plonger dans les baffons pour essayer de comprendre un certain nombre de mots qui nous touchent aujourd'hui. Vous savez, nous sommes, dans le monde arabo-musulman ou assimilé, nous sommes de plus en plus nombreux à à penser que peut-être nos parents, nos arrière-grands-parents étaient un petit peu légers au moment où ils ont signé un chèque en blanc, un héritage qui aujourd'hui, avec le temps qui passe, plus on le découvre, commence à ressembler à une véritable malédiction. Ça signifie qu'on est en train de voir que nous ne trouverons jamais la paix, que nous sommes obligés de nous sacrifier, que nous sommes obligés de sacrifier nos enfants, les générations futures, juste pour que ce chèque en blanc qui a été signé probablement sous la contrainte, il y a quelques générations de cela, continue à être honoré. Vous savez, quand Bush a lancé La guerre contre le terrorisme, beaucoup d'observateurs politiques, même dans son propre camp, lui ont reproché d'avoir lancé une guerre éternelle, d'avoir lancé une guerre qui n'était pas clairement définie. Ni le début, ni la fin, ni l'adversaire, ni le temps n'étaient clairement définis. Les États-Unis se sont retrouvés avec une guerre éternelle. Mais peut-être qu'ils ont lancé une guerre éternelle parce qu'en face, même s'ils n'ont pas voulu le nommer, ils avaient un ennemi qui était aussi inscrit dans une guerre éternelle. On va en parler aujourd'hui. Je vais essayer d'aborder le sujet du takfirisme et une fameuse boîte de Pandore qui va s'ouvrir il y a très longtemps et qui après va continuer à faire sortir, faire surgir des monstres et cela sans arrêt depuis 1400 ans. Vous allez voir aussi dans quel sens il y a une guerre éternelle et on va essayer de comprendre aussi quelques notions de wahhabisme et de salafisme. Alors, le taqfirisme c'est quoi ? Le takfirisme dans l'islam, c'est le fait de dire à quelqu'un tu n'es pas musulman. Cette notion existe peu ou prou dans toutes les religions. Un juif peut dire à quelqu'un toi tu n'es pas juif. Un chrétien peut dire à quelqu'un toi tu n'es pas chrétien. Sur quelle base ? Peu importe, sur la base que peut-être la personne en face ne croit pas ou ne suit pas les fondamentaux de telle ou telle religion. dans les deux religions que je viens de citer, ça ne prête pas énormément à conséquences. En islam sunnite en particulier, celui qui nous intéresse, ça a une conséquence très importante. Et on va voir un petit peu sur quoi ça va déboucher. Alors, le taqfirisme, beaucoup de gens pensent que c'est une notion récente. Mais en fait non, le taqfirisme est une notion pratiquement qui est née avec l'islam. Je vous donne un exemple. Je vous donne un verset, je vais prendre le verset 4 sur la Tannissa, verset 94. Je vous le montre, je vous le lis en arabe, en français et je vais commenter ce verset là. Je lis en arabe d'abord. Partie arabe, je vous lis en français. Ô les croyants, lorsque vous sortez pour lutter dans le sentier d'Allah, entre guillemets faire du djihad, voyez bien clair, entre parenthèses, ne vous hâtez pas, parenthèses, dans le texte, Et ne dites pas à quiconque vous adresse le salut de l'islam, tu n'es pas croyant. Je reprends. Ne dites pas à quiconque vous adresse le salut de l'islam, tu n'es pas croyant. Alors là, il y a un verset qui est en train de dire d'ordonner aux musulmans de ne pas dire à celui qui leur dit As-Salam, parce que vous savez, les musulmans se reconnaissaient par le salut de l'islam, qui était As-Salamu Alaikum, enfin c'est plus lent que ça, mais je vous donne la version raccourcie, As-Salamu Alaikum, et il était supposé que toute personne qui dit As-Salam ou qui y répond, est un musulman. Et si, il y a un cas où le Coran interdit expressément de douter de l'islamité ou de l'islam de quelqu'un qui utilise cette salutation. Si on regarde rapidement, si on n'est pas attentif, on va comprendre deux choses. D'abord, probablement ce verset, parce que je vous ai dit que les versets du Coran n'arrivaient pas par hasard. Ils arrivaient toujours suite à des événements anecdotiques auxquels ils arrivaient comme réponse. On peut imaginer qu'ici, il y a des gens qui ont commis cela. Il y a quelqu'un qui les a salués avec la salutation de l'islam. Et ils ont dit, toi, tu n'es pas musulman. Et puis, bien sûr, Dieu vient les gronder ici avec ce verset. Lisons un peu plus, juste quelques mots de plus. En arabe et puis français. En français. Oh, c'est auprès d'Allah qu'il y a beaucoup de butins. Étonnant en Soudan. On est en train de parler de butin, on est en train de suggérer que les gens qui ont douté de l'islamité de la personne qui les saluait, l'ont fait par convoitise. Qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là ? Dans ces cas-là, on regarde les exégètes. Ce sont les livres, ce qu'on appelle en arabe des tafassils, ce sont des livres qui expliquent les versets coraniques et donnent justement le contexte de leurs révélations et tout ça. J'ai lu cinq ou six exégètes qui sont tous d'accord, qui racontent tous la même histoire à quelques détails non importants près, non fondamentaux dans l'histoire. Ils sont tous d'accord au sujet de l'histoire. Il s'agit de quoi ? Il s'agit d'une histoire où, n'est-ce pas, des sahabas, des amis, des compagnons du prophète, étaient partis dans une razia, un razua, comme on dit en arabe, faisaient du djihad. Et ce qui se passe, c'est qu'ils sont arrivés sur une tribu, les membres de cette tribu ont tous pris la fuite, un en particulier qui est en train de garder un troupeau, c'est caché dans la montagne. Et après, il a entendu, il a entendu du tekbir. Pour savoir ce que c'est qu'un tekbir, écoutez les vidéos de Daesh, vous saurez. Toujours est-il qu'il les a entendus crier Allahu Akbar, c'est ça tekbir. Allahu Akbar, ça signifie Dieu est le plus grand, Dieu c'est la plus grande divinité, ce qui en soi comporte une reconnaissance des autres divinités moins grandes. On a ici un concours de divinités, ce qui est à la base une forme de polythéisme musulman, parce que Akbar, ça signifie le plus grand, c'est un superlatif. Quand tu utilises un superlatif, tu n'utiliseras jamais de ta vie un superlatif pour quelque chose d'unique. Si quelque chose est unique, On ne peut pas utiliser un superlatif pour elle. On utilise un superlatif que pour ce qui est multiple. Et donc là, on a petit, grand, plus grand. Ça, c'était juste une parenthèse. Ça n'a rien à voir avec le thème de cette vidéo. Vous pouvez juste couper ça. Alors, je continue. Le gars, lui, qu'est-ce qu'il fait quand il entend ses propos ? Il descend de sa montagne et il leur dit « Assalamualaikum ». Il les salue. avec la salutation de l'islam. Et qu'est-ce qu'ils font ? L'un d'eux en particulier va prendre un arc et puis il va le tuer. Il le tue, prend les moutons, les bêtes, et il rentre en ville. Quand le prophète apprend ça, bon, ça se passe extrêmement mal parce que Voilà, ils ont fait ici, si vous voyez, c'est exactement octaclérisme. Ils ont décrété, contrairement aux apparences, ils ont jugé quelqu'un, ils ont décrété qu'il n'était pas musulman, et puis ils l'ont assassiné, puis ils ont pris. C'est Saint-Tropez, donc il y a clairement ici une convoitise, et ça arrive très souvent, parce que souvent, jusqu'à maintenant, quand on décrète, quand ils décrètent que les gens sont non-musulmans, ils vont les tuer, il y a souvent une convoitise. C'est pour leur prendre leur bien, leur maison, leur femme, leur voiture, leur pays, etc. Alors, toujours estime, quand le prophète prend ça, ça se passe très mal. Et donc, Je vous passe le détail, c'est vraiment fâché et tout. Il y a quelques légendes qu'on retrouve dans certains exégèles qui disent que l'homme qui a tué, donc l'assassin, a été enterré, il est mort une semaine plus tard, il a été enterré, puis la terre l'a recraché, donc le lendemain, ils ont retrouvé le corps qui avait ressurgi de la tombe et tout, puis ils l'ont enterré après sur le bord d'une montagne ou le flanc d'une montagne en posant des grosses pierres dessus et tout. Enfin, une histoire qui a l'air extrêmement légendaire, qui a tous les signes en fait de légende, mais peu importe. Alors, regardons bien le verset. Regardons bien le verset. Et regardons l'exégète. Je vous relis le verset une dernière fois, et l'exégète, et vous allez comprendre un truc très important. « Ya ayyuhalladhina aamanu idha darabtum fisabilillah fatabbayyano ». Ecoutez bien ce mot « fatabbayyano ». En français, c'est quoi? Les croyants, lorsque vous sortez pour lutter dans le sentier d'Allah, voyez bien clair et ne vous hâtez pas et ne dites pas à quiconque vous adresse le salut. En fait, c'est pas et ne dites pas et ne vous hâtez pas pour dire à quiconque vous adresse le salut de l'islam, tu n'es pas croyant. C'est une traduction, ce que je viens de faire, une traduction beaucoup plus fidèle au texte arabe. L'exégète Tabari, qu'est ce qu'il dit? Il dit aller mollo les gars, soyez doucement quand vous devez décider si quelqu'un n'est pas musulman ou pas avant de le tuer. Ne vous précipitez pas pour prendre une telle décision. Ne la prenez pas à la légère. Ne décidez pas facilement ou rapidement ou légèrement si vous êtes musulman ou pas. C'est ça le point de débat de ce verset. S'il est clair qu'il n'est pas musulman. Là, effectivement, la question ne se poserait même pas. Le fait de l'assassiné lui prendre ses bêtes n'aurait pas été un problème. Regardez ce que dit Tabari. Je vous le lis en arabe et je vous le traduis. Tabari est un grand exégète chez les musulmans. Et les autres exégètes, d'ailleurs, traduisent et expliquent exactement de la même façon. Et c'est de cette façon que le texte se comprend quand on le lit attentivement. فَتَأَنُوا فِي قَتْلِ مَنْ أَشْكَلَ عَلَيْكُمْ أَمْرَهُ فَلَمْ تَعْلَمُ حَقِقَةَ إِسْلَامِهِ وَلَا كُفْرِهِ وَلَا تَعْجَلُوا فَتَقْتُلُوا مَنِ الْتَبَسَ عَلَيْكُمْ أَمْرَهُ Allez-y lentement pour tuer celui sur lequel vous avez des doutes. Si vous ne savez pas si c'est un musulman ou pas un musulman, ne vous précipitez pas pour tuer. D'accord. Donc ici, on est clairement, on est clairement, parce que vous savez, ça, ça, le verset, le verset d'après l'islam, n'est-ce pas? Ça, c'est pas les paroles du prophète, ça, c'est les paroles de Dieu, n'est-ce pas? Donc Dieu, après avoir créé, je ne sais pas, créé l'univers, créé le temps, les galaxies, tout ça, et créé un monde dont nous continuons toujours à en explorer les frontières. Une fois qu'il a fait tout ça, il a commencé à parler aux Bédouins. Il a commencé à parler, en l'occurrence ici, à des voleurs de bétail. Il leur a dit, observant de distance, de loin, il leur a dit c'est pas possible, au moins vérifier, pas aussi vite, ne commettez pas de dommages collatérales quand même. Vous voyez la vision qu'il faut avoir de Dieu pour croire en des choses comme ça. Ibn Taymiyyah, quand il réduit Dieu à un gros bonhomme avec son panne vert ou rouge et ses chaussures en or et imberbe, les cheveux crépus et tout, il décrit comme ça. En fait, ne fait que retranscrire en texte un petit peu la vision très réductrice qu'il y a dans la société islamique de Dieu, comme une sorte de bonhomme Nerveux, comme ça, extrêmement instable, extrêmement inquiet, insecure, comme on dit en anglais, avec beaucoup de... avec un mood très, très, très variable, comme ça, et qui a envie qu'on tue pour lui et qui donne même des conseils à des voleurs de bétail. Il leur dit... Il n'y a pas d'interdiction de type, tu me tueras point. Il y a juste, on le reproche de ne pas avoir vérifié bien que le gars était musulman ou pas. C'est tout. On leur a reproché la précipitation. Ça, c'est du takfirisme. Les gars, ils ont décidé que quelqu'un n'était pas musulman parce que la décision, une fois qu'ils la prennent, leur permet justement de profiter personnellement des biens de cette personne. On continue. On continue. On va avoir un hadith. Ce hadith est un hadith qui va fonder, qui va fonder dans l'islam, qui va fonder une guerre éternelle, qui va fonder une guerre éternelle dont l'adversaire c'est l'humanité entière, tout ce qui n'est pas musulman. Ce qui n'est pas musulman. Faites gaffe, ce n'est pas nécessairement les gens qui disent je ne suis pas musulman. Ce n'est pas nécessairement les nations dites non musulmanes. Celles-ci sont incluses dans le lot, bien entendu. Mais c'est aussi les musulmans qui, de l'avis des fois de ceux qui suivent cette voie, peuvent ne pas te considérer comme musulman ou pas assez musulman. D'accord ? Quand des islamistes posent des bombes dans des bus à Alger ou au Caire ou autre, ils tuent aussi des gens qui se disent musulmans. Mais selon le même concept ici, il se peut que le gars te déclare non musulman, il te tue quand même. D'accord ? Pourquoi il déclare non musulman, on va voir. Non musulman, on va voir. Ce hadith, on va trouver plusieurs fois, dans Sahih Muslim, Sahih Bukhari, donc c'est une hadith qu'on appelle Sahih Mutafaq'Alai, ça signifie c'est une hadith Sahih qui fait consensus, et quand on dit consensus, c'est le consensus des deux sheikhs, c'est les sheikhs, donc Muslim et Bukhari. Quand c'est deux six hadiths, ce hadith devient hadith Sahih, C'est le niveau le plus haut que tu puisses imaginer d'authenticité de hadith chez les sudnites. Il n'y a pas plus haut que ça. Ça signifie qu'il a été cité dans les deux livres piliers fondateurs du sudnisme. Ce hadith en fait partie. Alors, ce hadith est absolument terrible. Je vous le montre. en arabe, je vous montre la traduction. J'ai en anglais, je n'ai pas de traduction en français, mais je vais vous le traduire en français. Voilà donc ça en jaune, vous voyez la partie, je souligne la partie en arabe et puis. Ici, vous avez la partie en anglais, alors. Ce hadith. Pratiquement, normalement, tout gamin de 15-16 ans qui a été un petit peu au lycée ou autre, ou à la mosquée, le connaît par cœur. Ce n'est pas un hadith qui est étranger, si vous voulez, à la sensibilité ou à la connaissance des musulmans, même les plus jeunes. Alors, il est donc, je l'ai pris, c'est un sahih musulman, mais chez Bukhari, il est écrit exactement de la même façon. Il est dans le chapitre de la foi, d'accord ? Il est relativement au début du chapitre de la foi. Alors... Donc, d'après un tel, d'après un tel, d'après un tel, tous les hadiths commencent comme ça. Cette version que j'ai là, c'est d'après Abi Huraira, l'homme au chat. Drôle de bonhomme, je vous en parlerai une autre occasion. Alors, que dit le hadith ? Je vous le dis en arabe et je vous le dis en français aussi. Et ça, ça vient du prophète. Ça, c'est relativement vers la fin, donc, de l'arrivée de l'islam. Ce hadith est terrible parce que voilà ce qu'il dit. J'ai reçu l'ordre où on m'a ordonné. Donc, il parle de Dieu. Dieu lui a ordonné. J'ai reçu l'ordre de combattre les gens. Et là, ils utilisent le mot au cas tel. Ça signifie combattre à mort. Et je vais dorénavant, dans toute la vidéo, utiliser combattre à mort. C'est un combat pour tuer. Ce n'est pas un combat pour mettre hors d'état de nuire. C'est une guerre d'agression dont le but est de tuer toutes les personnes qui ne vont pas obtempérer à ce que tu leur demandes. Au cas tel. Donc on m'a ordonné de tuer les gens, ou de combattre à mort les gens. Regardez la cible de cette guerre. C'est les gens. Plus général que ça, tu ne le fais pas. C'est pas qu'on m'a ordonné de combattre telle tribu, ou on m'a ordonné de combattre les Arabes, ou on m'a ordonné de combattre tel ennemi, je ne sais pas. Non mais non, c'est les gens, l'humanité en fait. Et là, c'est vraiment Dieu qui va donner un mandat aux Bédouins d'Arabie pour combattre la terre entière, l'humanité entière. Alors, donc j'ai reçu l'ordre de combattre à mort les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'y a aucun autre Dieu qu'Allah et qu'ils croient en moi et ce que j'ai ramené, donc l'islam. Et s'ils font cela, ils auront préservé de moi leur sang et leur argent et leurs biens. D'accord, c'est clair. J'ai reçu l'ordre de combattre les gens qui croient en Allah, qui croient en moi et dans ce que j'ai ramené. Et s'ils font cela, d'accord, s'ils font cela, ils vont protéger de moi ou préserver de moi leur sang et leurs biens. Et dans une autre version que je trouve qui est assez connue, qu'on trouve en ligne, mais je ne l'utilise pas parce que je n'ai pas réussi à trouver la source. Vous voyez que je suis quand même loyal, je ne suis pas en train de... Je suis juste en train de partager mes recherches avec vous. Il n'y a pas d'escamotage ici. Dans une autre version, on l'dit, ils auront protégé de moi leur sang, leur bien et leur honneur. Ça signifie leur femme. En arabe, il disait... On trouve cette version. Si quelqu'un sait d'où cette version vient, je serais très curieux de le savoir. Mais je n'ai pas réussi à la trouver dans les Sahahs Sahih Bukhari ou Sahih Muslim. Probablement, c'est une version qui doit venir d'autres livres. Ça ne me surprendrait pas qu'elle vienne du Mustadrak par hasard. En tout cas, c'est quand même des paroles extrêmement graves. Ce sont des paroles qui vont lancer, littéralement, c'est un mandat pour une guerre éternelle contre toute l'humanité. Alors, ce verset, ce hadith, Sahih, va-t-être utilisé, je vais chercher la première fois où ce hadith sera utilisé. Et vous allez voir un truc absolument extraordinaire, c'est que littéralement, les premières têtes commencent à tomber, les premiers morts commencent à arriver avec ce hadith, à la base de ce hadith, littéralement au lendemain de la mort du prophète des musulmans. Il n'a pas fallu attendre 2000-2016 pour que ça commence. Ça a commencé littéralement au lendemain de la mort du prophète. Je vais vous donner exactement l'histoire et le contexte et tout ça. Je prends ce hadith, je le prends de Sahih Muslim. C'est aussi un hadith Sahih Muttafak'Alai parce qu'il se trouve exactement à peu de choses près, à quelques mots près chez Bukhari. Donc c'est un hadith extrêmement solide. Et que dit ce hadith? Je vous le montre en arabe, je vous le montre en anglais. Attendez, je commence comme ça et je remonte doucement, comme ça ceux qui ont des l'idée que quand le calife Omar est arrivé, pas Omar, Aboubakar, ça signifie le prophète meurt, le prophète meurt, d'accord? Le détail de la mort du prophète ces derniers jours, les jours après sa mort, mérite une vidéo détaillée. Je ne vais pas rentrer dans ce sujet là, ça va nous entraîner très loin. Mais une fois que le prophète meurt, arrive là, c'est la création du califat. Je ne vais jamais parler de califat ou autre, mais il y a Il y a un pouvoir, on va dire, qui va se mettre en place. Et celui qui va se retrouver catapulté à sa tête, c'est quelqu'un de très controversé à l'époque. C'est quelqu'un qui ne fait pas l'unanimité. Et celui-là s'appelle Abou Bakr. Abou Bakr Ibn Abi Kouhafa, ou bien Atiq Ibn Abi Kouhafa, pour reprendre son vrai nom. Mais on l'appelle aujourd'hui chez tous les musulmans. Et dans les livres, ils l'appellent As-Siddiq. Ça signifie le juste. Abou Bakr As-Siddiq. Et si tu as une mauvaise opinion de Abu Bakr Sidiq, je peux te dire, et que tu l'exprimes, en tant que quelqu'un qui vient d'un pays arabo-musulman, je vais dire un truc assez grave, mais je vous assure que je ne caricature même pas, tu ne prends même pas de la soupe ou de la chorba des mains de ta propre mère, de peur qu'elle te mette de la mort au ras dedans. Il faut savoir qu'avoir une opinion extrêmement haute et extrêmement positive des hommes politiques arabes il y a 1400 ans est un des devoirs les plus importants que tu puisses imaginer et concevoir dans ta tête. En termes de gravité, pour ceux qui connaissent un petit peu la société arabo-musulmane, je veux dire, tourner homo et se marier avec un autre mec et mettre les photos sur Facebook, c'est moins grave que de penser du mal d'Abu Bakr ibn Habib pour Hava, d'accord ? Juste pour vous situer, pour vous montrer un petit peu la gravité de ce que je suis en train de faire. Mais en fait, je ne suis rien du tout, je ne pense pas, je suis juste en train de m'instruire et d'aider les gens à s'instruire, c'est tout. A moins que l'ignorance soit un devoir. C'est quand même la seule religion dont les adeptes reprochent de lire leur propre livre. C'est assez dingue, ça. C'est un petit peu comme si l'ignorance était un devoir sacré. Toujours est-il que, excusez-moi de l'intégration, à la mort du prophète, l'âme a taufi à Rassoulou, à la mort du prophète, ou est-ce que le khalife Abou Bakr est arrivé comme khalife après lui. Kafara man kafara min al-arab. une partie des arabes sont devenus koufal, certaines tribus ont rejeté l'islam. Et donc, Abu Bakr le calife a décidé de les combattre, les combattre à mort, parce qu'ils ont rejeté l'islam. Et regardez ce que Omar II, qui allait devenir deuxième calife plus tard, après lui, parce que Abu Bakr a été calife pendant deux ans, d'un bain de sang, si vous voulez. Après, Omar est arrivé. Et regardez ce qu'Omar va dire à Abu Bakr au sujet des guerres qu'il menait contre les Arabes qui n'étaient plus musulmans. Regardez ce qu'il va lui dire. Qu'est-ce qu'il est en train de lui dire, Omar? Regardez la La contradiction immense qu'il y a dans ce texte, c'est une contradiction de la taille du dôme des invalides. Le texte nous dit, ils ne sont pas musulmans, ils sont devenus des kuffars, ils ont rejeté l'islam. Et immédiatement après, Omar les défend et les défend avec quel hadith ? Omar les défend face à Abu Bakr, Omar qui est une brute entre parenthèses, mais il les défend. Omar lui-même est choqué par la brutalité de son comparse. Et il utilise quoi ? Dans son argumentaire, il utilise ce hadith. Ce hadith que je vous ai lu juste avant et qui dit que j'ai reçu l'ordre de combattre à mort les gens jusqu'à ce qu'ils disent il n'y a pas d'autres dieux qu'Allah et qu'ils croient en moi, etc. Et celui qui le fait protège de moi sa vie, s'en sent et c'est bien. Pourquoi Omar? utilise ce hadith pour défendre des gens dont le texte nous dit sans déconfort. Si ces gens n'étaient pas musulmans, soyez clair là, si ces gens n'étaient pas musulmans, la question ne serait même pas posée. La question d'aller les tuer, les massacrer n'aurait même pas été posée. Vous allez demander même à des enfants à la sortie d'une école maternelle en Algérie ou en Tunisie ou au Maroc ou en Libye ou en Égypte, auxquels on raconte cette histoire, je vous montre, c'est un petit livret comme ça, un joli livre, un petit livre pour enfants. On leur raconte cette histoire et on leur dit que ces gens n'étaient pas musulmans. Et si ces gens n'étaient pas musulmans, la question d'aller les assassiner ne fait même pas débat dans la société musulmane. Il n'y a pas de débat sur ça. Je ne vais pas à moi soulever le débat. Ici, il n'y a pas de débat. D'accord ? Ici, on a les guerres d'apostasie. Alors qu'en fait, c'était des guerres pour aller tuer des apostas, ce qui est un lieu commun en islam. Mais Omar est en train d'utiliser un hadith qui suggère que ces gens n'étaient pas des apostas. Parce que le prophète dit que Grosso modo, celui qui dit ça, qui croit aux prophètes et qui croit en Allah et tout ça, protège, s'en sort et c'est bien. Pourquoi tu les attaques? Et là, Abu Bakr, qu'est-ce qu'il va répondre? Je vous le lis en arabe et je vous l'explique en français. Wallah, Et là qu'est-ce qu'il dit? Il dit, moi je ne fais pas la différence entre la prière et la zakat, l'argent, le cash. Voyez? Il vient de rajouter quelque chose au hadith. Parce que le hadith disait que pour protéger son sang et son bien, il aurait fallu croire en Allah et son prophète. Voilà ce qu'il dit le hadith. Mais lui il vient de rajouter, ça lui suffit pas, il vient de l'élargir. Il vient de rajouter quelque chose, il vient de rajouter la zakat. Parce que qu'est-ce qui s'est passé dans la réalité ? Qu'est-ce qui s'est passé ? La réalité elle est la suivante. Quand Abu Bakr devient calife, énormément de tribus arabes qui étaient musulmanes. Certains ont quitté l'islam, oui, parce qu'il y a eu beaucoup d'autres prophètes après. Il y a eu un phénomène de mode, un éclatement extraordinaire du nombre de prophètes. Un qui est très connu s'appelle Moussa-i-Lama, mais il n'était pas le seul, il y avait plein, pratiquement à chaque endroit, poussé un nouveau prophète. Et ce qui se passe, c'est que des tribus qui étaient musulmanes, si vous voulez, techniquement parlant, ont refusé de reconnaître à Bobank. Ils ont dit oui, on ne te donne pas d'argent. D'accord, toi, c'est qui? Nous, OK, on est fidèle aux prophètes, on est fidèle à Allah, ce que tu veux. Mais toi, pourquoi on te donne de l'argent? T'es qui? Il a dit je suis calife. Nous, on n'a jamais entendu parler de calife. Ils ont refusé de donner de l'argent et c'est là qu'il flippe et c'est là qu'il dit vous refusez de me donner la zakat, qui est un impôt, si tu veux. Il dit vous refusez de me donner les impôts. Moi, je m'en fiche, je ne fais pas la différence entre croire en Allah et aux prophètes et tout ça et payer les impôts. Donc je vais vous tuer pour ça. Voilà en fait l'histoire, comprenez? C'est comme ça que ça a commencé. Alors là, nous sommes généralement là dans la semaine après la mort du prophète. Alors. Et il dit. Il jure au nom d'Allah, il dit. S'il refuse de me donner un agneau qu'il donnait aux prophètes, il les aurait tués pour ça. Et là on remarque le niveau socio-culturel du bonhomme. Pourquoi ? Parce que les califs chez les musulmans sont toujours glorifiés. Il y a le calif là, il y a le calif là, ne dis pas qu'au-dessus c'est Allah. Allah est en dessous des califes. Vraiment, techniquement, il est en dessous des califes parce que, par exemple, malgré tous les crimes qu'ils commettent et tout, Allah n'ose pas les juger. D'accord ? Donc, le jugement dernier, imaginons le jugement dernier dans la vision islamique, c'est des milliards de gens qui attendent comme ça, nerveux, c'est normal. Le jugement divin, et puis soudainement, écartez-vous, éloignez-vous, et puis bon, il y a des fourgons qui arrivent, girofards, tout ça, direct, ni jugement ni rien, direct au paradis, il y a qui ? Il y a les... inclure burnous on l'imagine tissé en or et tout ça les hommes politiques arabes les hommes politiques bédouins bien entendu ceux là ceux là même dieu dit écoutez moi milliards de pauvres types etc moi je vais vous punir même pour un tu vois t'as été dans un magasin t'as mangé une graine de raisin moi je sais je l'ai noté je vais te punir pour ça mais les hommes politiques arabes non non pas du tout direct pas charline bilgena comme ils disent ils sont au dessus de la justice divine. Alors, regardez l'exemple qu'il donne, ce gars qui montre que c'était quand même un type, la tribu de Taïm était une tribu de misérables, c'est de là que vient Abu Bakr. Il insiste dessus parce que il est présenté comme étant quelqu'un qui était tellement noble, tellement respecté chez les arabes de l'époque que lorsque il est devenu musulman, pratiquement la religion de Dieu, Allah était trop content, Allah était honoré que ce type devienne musulman, tu vois. L'islam a été honoré, d'accord. Le prophète lui-même priait, disait, Allah honore ta religion par Omar Oupar Boubacar, n'est-ce pas ? Religion divine, nous dit-on, qui est honorée par l'entrée de deux bonhommes, enfin, l'un des deux bonhommes. Il dit, je les aurais tués pour un agneau. D'accord ? On voit bien tout de suite le niveau du gars. Il aurait été milliardaire comme mon présence, il n'aurait jamais dit ça. Il n'aurait jamais dit, je les aurais tués pour un agneau. C'est trop minable, ça. Pour un agneau, je les aurais tués. Donc il dit, Regardez directement, il se met déjà au niveau du prophète. Ça montre un petit peu la vision qu'ils avaient de lui. Il dit... C'est le petit d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d'une d' a ouvert le cœur d'Abou Bakr au massacre, au ritel, j'ai compris que c'était la vérité. Point super important qui mérite une autre vidéo. Que, dans l'islam, tu ne connais pas la vérité et la vertu en soi, et après tu cherches d'or, et tu cherches quels sont les humains, contemporains ou pas, ayant vécu à longtemps aujourd'hui, qui exemplifient le bien et la vertu. Au contraire, tu prends des humains, et tu décrêtes que ce qu'ils font c'est le bien. Et après, par définition, tout ce qu'ils font, peu importe les crapuleries qu'ils font, ça sera le bien. C'est comme ça que ça se définit dans l'islam sunnite en particulier. Alors, donc, on avait la boîte de Pandore, on avait donc des gens qui avaient tué pour, je vous ai parlé au début de la vidéo, des gens qui avaient tué pour un troupeau, pour un troupeau de chèvres, Après, plus tard, on a le prophète qui donne ce hadith qui dit, moi je tuerai tous ceux qui ne croient pas en moi et qui ne croient pas en Allah. Et qu'est-ce qui se passe? Juste après sa mort, la chèvre est rajoutée officiellement de manière très symbolique dans la chose. Donc ici, on tue pourquoi maintenant? On tue pour ne pas croire en Allah, pour ne pas croire en prophète et pour la zakat. Ça a été rajouté par le premier calife. Continuons. Alors, je vous prends un autre livre de Muthakil Hindi, un proche de Surya, des gens extrêmement importants. Muthakil Hindi vivait en Inde à la base, mais après il a été à la Mecque et tout ça. Je ne vais pas vous raconter son histoire, mais il a écrit un livre très important, plein de hadiths, qu'on appelle Kenz al-Ummal, le trésor des travailleurs. Kenz al-Ummal. Et je vous demande, si vous avez ce livre, beaucoup de gens l'ont, nous on l'avait à la maison, de regarder le Hadith 12403, et vous pouvez même regarder ceux d'avant si vous voulez. Je vais vous les expliquer en... Je vais vous l'expliquer en français. Pour ceux qui se posent la question, Kenz al-Ummal compte énormément de livres d'islam. Ce n'est pas traduit en français, ni en anglais, ni rien du tout. Il n'existe qu'en arabe. On va dire que 99% des livres d'islam restent uniquement en arabe. Personne ne les traduit. Donc c'est vrai que ceux qui ne parlent pas l'arabe, je pense aux convertis par exemple, ou même des gens qui seraient nés dans une famille musulmane mais où l'arabe n'est pas la langue principale, c'est vrai qu'ils se retrouvent très diminués et dépendants un petit peu des fameux chers, des chiens de satelliteurs. Toujours est-il que Je suis dans le chapitre du hajj dans 15 al-Ummal, d'accord? Ici, je suis en train d'utiliser le volume numéro 5. Je suis dans le volume numéro 5 et je suis dans le chapitre sur le hajj. Donc, selon l'édition, le chapitre sur le hajj peut se trouver dans un autre volume. Mais en tout cas, voilà, tu vas dans le chapitre sur le hajj. Et qu'est-ce qui se passe? Je vais vous lire. Donc là, on est à l'époque d'Ummar Umar, le deuxième calife. Donc, le premier calife Abu Bakr. Et après maintenant on arrive à Omar, deuxième calife. Regardez ici. Donc, donc, donc, donc. Ici il parle de hajj, de pèlerinage. Et qu'est-ce qu'il dit Omar ? Il dit si les gens, regardez on a toujours ce terme généralisateur, qu'on trouve dans le hadith original des gens. Si les gens ont délaissé le hajj, ne serait-ce qu'une seule année, je les aurais tués pour ça. Je leur ai fait une guerre à mort pour ça, comme nous avons fait la guerre pour la prière et pour la zakat. Donc voilà, on a ici le deuxième calife. Et au deuxième calife, on a rajouté quoi à la boîte de Pandore? On a rajouté le hajj, n'est-ce pas? On a rajouté le hajj. Donc, on a commencé avec croire en Allah et son prophète pour protéger son sang, donc sa vie. Et c'est bien, sinon on te tue, on te pie. Et puis, qu'est-ce qui se passe? Premier calife arrive, il rajoute la zakat, l'argent. Il semblait vraiment y tenir. Et deuxième calife, Omar. Omar ibn al-Khattab al-Adawi, qu'est-ce qu'il fait ? Il rajoute dedans le hajj, le pèlerinage. 2016. Alors en 2016, j'ai pris un post sur un site internet. Je vais vous le lire en arabe et en français, je vais vous dire de qui il est. « Ida thawataa ahlu qaryatin aw jama'atin » à la tarque chéine min sha'air el-din al-dhahira kal-adhani wal-salati wal-zakaati qo'tilu ala dhalik kama qatala abu bakr al-siddiq radiyallahu and, comme il dit man imtana'a ani al-zakaati fi sahihaini, etc. Je vous le dis en français. Ça c'est contemporain. Ça, ça a été écrit en 2006. Si les gens d'un village, les habitants d'un village ou un groupe ou quelqu'un ont abandonné ou ont délaissé certaines des obligations apparentes de la religion, comme l'appel à la prière. La prière ou l'azaketh, ils sont tués pour cela, comme Abou Bakr a tué les gens qui ne payaient pas l'azaketh, comme c'est écrit dans les deux livres. 2016. Il vient de rajouter quoi là-dedans ? Il a rajouté l'appel à la prière. Ça n'existait pas avant, il l'a rajouté. Vous voyez, on a une sorte de guerre éternelle, d'accord, qui a commencé par un troupeau de moutons et elle s'élargit. Et là, on peut tuer pour Facebook, on peut tuer pour un regard, on peut tuer pour un téléphone, pour une télé, pour un habit, pour une coiffure. Regardez Daesh, c'est tout. Regardez ISIS. Ça, ça a été écrit par un... Ce type, n'est-ce pas, je vais vous mettre le lien du post sous la vidéo, qui est un membre de l'Association scientifique saoudienne pour la Sunna. C'est une association qui se trouve à Riyad, qui est dépendante de l'université du Roi. Ça, c'est du wahhabisme pur. Donc, voyez ce qui se passe, comment ça marche. On a une boîte de pandore qui est ouverte et progressivement, avec le temps, qu'est-ce qui se passe ? On va élargir. Alors, c'est ça, si vous voulez, c'est ça le taqfélisme. Le taqfélisme, c'est décréter que des gens ne sont pas musulmans. Et là, leur mort ne fait même plus de débat. Ou bien des musulmans Mais pour un comportement quelconque, par exemple, ils n'ont pas fait d'appel à la prière ou ils ont refusé une zakat ou ils ont refusé un calife ou autre. Et là, ils sont tués. D'après les textes les plus sacrés, ce n'est pas des textes d'islamistes ou autre, c'est des textes très mainstream, très courants, des textes de monsieur tout le monde. Et on retrouve ici même dans un livre pour enfants qui est utilisé dans les écoles, on retrouve le descriptif justement des guerres, par exemple, qu'a mené Abu Bakr aux gens dits des apostats, alors qu'on voit bien qu'ils ne l'étaient même pas, en fait. Et en réalité, vous allez voir énormément d'imams qui passent dans les chaînes satellitaires et tout, qui vous disent, Abu Bakr, effectivement, il a sauvé l'islam en massacrant ces gens qui refusaient, en massacrant ces tribus qui ont quitté l'islam, ont les obligé à revenir dans l'islam. Ils disent clairement, il y en a même qui vont jusqu'à dire, Si il n'avait pas fait, l'islam aurait disparu. Il a sauvé l'islam en faisant cela. Clairement, avouant quoi ? Admettant quoi ? Admettant qu'il ne s'agit pas de conviction, que ça se maintient par la force. D'ailleurs, vous remarquez, les musulmans souvent disent, nous sommes un milliard et demi. Alors bon, écoutez, vous êtes un milliard et demi, mais vous vivez dans des pays, pour la majorité, vous vivez dans des pays où la religion islamique est une obligation légale. où la foi de l'individu, où la pratique de l'individu est contrôlée par l'État, par la police, par la famille, par la société, par tout le monde. Je veux dire, vivez librement, apprenez la liberté, après on va voir combien vous êtes vraiment. Mais... C'est comme si j'avais un club de... Je sais pas, j'ai un club de... J'ai un club de sport. Alors mon club, en termes d'équipement et tout, c'est le pire, en termes de maintenance, d'évolution, de développement, c'est le pire. Mais... Dans une ville d'un million d'habitants, moi, j'ai 500 000 membres. Mais comment ça se passe ? En fait, mon club, si tu rentres dans le club, tu veux le quitter, je te tue. C'est une obligation légale de s'abonner à mon club. Si t'as des enfants qui naissent, ils sont automatiquement, ils font automatiquement partie de mon club. Je vous ai dit ça, celui qui quitte le club, on le tue, etc. C'est normal que mon club a le plus de membres. D'accord ? C'est normal, ça. C'est pas surprenant, si on doit juger en termes de chiffres. 45 minutes, je n'ai même pas utilisé la moitié des documents que je prépare. J'arrête ici, j'arrête ici, je vais arrêter ici. J'allais lire un livre de Mohamed Ibn Abdel Wahhab, un livre de wahhabisme. Wahhabisme, qui dit wahhabisme, dit salafisme. Le salafisme, si tu veux, c'est juste une manière gentille de dire wahhabisme parce que la salafisation d'une société n'est rien d'autre que la wahhabisation d'une société. D'accord ? Parce que... Je vous expliquerai ça la prochaine fois. La vidéo fait 45 minutes, j'ai pas envie de partir sur une heure et demie. Je vous explique ça la prochaine fois. On a une belle coupure ici. Je vais vous parler la prochaine fois des califes. Je pense qu'il y a intérêt aujourd'hui à comprendre un petit peu les califes. J'ai fait le troisième. J'ai fait Othmane, celui qui a été tué par les musulmans et qui a passé plusieurs jours sur des poubelles, d'après les livres des sunnites. Je vais vous parler des deux premiers après. Je vais vous parler d'Aboubakar et d'Omar. Et puis je vous parlerai justement de cette histoire de... Je vous parlerai de tout ça la prochaine fois. A bientôt mes amis.
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