
Ibn Hibban, a 9th-century scholar, identified roughly 20 sources of weak hadiths, from deliberate fabricators and political manipulators to memory lapses and concealment tactics. The speaker warns against treating canonical collections as infallible and emphasizes that hadith authentication remains contested among scholars.
... ... ... ... ... Quels sont ceux qui ont fait la prière et l'appel à Allah?
Bonjour mes amis, je vous remercie de l'accueil que vous aviez bien voulu réserver à la dernière vidéo. J'ai été très touché par vos très nombreux commentaires et vos interventions dessous. Ça prouve que c'était un sujet qui était attendu. Donc aujourd'hui, je continue cette thématique-là, toujours dans la paix, dans l'harmonie et sans trop de prise de tête. Alors d'abord, j'aimerais vous dire quelque chose. Ces choses-là, il faut toujours les aborder de manière relaxée avec l'esprit ouvert. J'ai vu quelques prises de tête entre certains intervenants sous la vidéo et ils ne sont pas vraiment dans l'esprit de ce que je suis en train de faire. Quand j'étais enfant, j'ai vu des gens, y compris dans ma famille, des frères des fois, ne pas se parler, se prendre la tête, se disputer avec des éclats de voix qui arrivent jusque dans la rue au sujet d'un hadith, au sujet d'un détail sur la religion. Et en fait, Ça prouve souvent que les deux camps sont dans l'ignorance. Pourquoi ? Parce que, tout simplement, la religion, chaque groupe ou chaque personne va s'approprier et finalement, au-delà des grandes lignes qui sont les mêmes d'une personne à l'autre, qui définissent donc des personnes qui appartiennent à la même religion, quand on rentre dans les détails, on va trouver énormément d'écoles, énormément de voix, énormément d'explications qui sont autant de manières de s'approprier de la même chose. Qu'est-ce que vous pensez si je vous dis que un hadith faible est plus fort qu'un hadith authentique chez certains ? Certains hadiths faibles sont plus forts que certains hadiths authentiques. Vous en pensez quoi ? Quelqu'un peut tout de suite dégainer et dire « t'es dans l'ignorance ». C'est pas ça. C'est que tout simplement, Il y a énormément de factions, il y a énormément d'écoles, encore une fois. Et chacun a sa sensibilité, chacun a sa manière de voir les choses. La majorité des gens, des musulmans, pensent que Bukhari vient avant Muslim. Dans les livres de Bukhari, le livre sahih de Bukhari arrive avant Sahih Muslim. Mais il y a des factions qui vont trouver le contraire. Sahih Muslim est plus puissant que Sahih Bukhari. Il ne faut pas se prendre la tête. Il y a beaucoup d'écoles. Quand on regarde dans le livre d'Islam, on va trouver souvent la phrase suivante. Il y a deux paroles là-dessus. Ça veut dire que, très souvent, vous allez trouver une question, et dessous, ils vont vous dire, il y a deux paroles à son sujet. Ça veut dire, il y a deux explications. Et parfois, il y en a même beaucoup à son sujet. c'est pour ça que la prise de tête et le fait d'être 100% sûr de soi et les autres sont ignorants, les autres ne savent pas et tout, c'est pas une attitude qui est viable, ce n'est pas une attitude qui est même justifiable par les livres eux-mêmes, qui eux-mêmes, les livres, relativisent les textes. J'ai par exemple lu un commentaire qui disait que les hadiths c'est de la parole divine. Ok. C'est une affirmation très hardie. Mais ce n'est pas une information qu'on peut confirmer en lisant les livres de Hadith. Le problème qu'il y a eu avec Bukhari et Mousseline et d'autres, mais ça a frappé en particulier Bukhari et Mousseline, c'est qu'ils ont écrit des livres qui très rapidement ont été idolâtrés. C'est-à-dire que les gars sont arrivés deux siècles après la mort du prophète, et sans prétention, ils ont fait un travail de recherche et ils ont consigné un certain nombre de choses dans leurs livres. Assez rapidement, et en particulier dans la période récente, des musulmans ont commencé à comparer le livre de Bukhari, par exemple, au Coran, en disant que c'est le livre le plus vrai après le Coran. C'est déjà une comparaison, c'est déjà une forme d'idolâtrie, parce que c'est déjà mettre dans la même échelle, si on parle dans le référentiel islamique, le livre de Dieu avec le livre d'Adnan, écrit deux siècles après. Vous comprenez donc, Ces attitudes extrêmes n'ont pas de justification, et en général, elles crient l'ignorance. Mais ce n'est pas grave, ce n'est pas grave. On est là tous pour apprendre, pour découvrir, pour explorer. Et le propre de l'humain, c'est l'ignorance. Beaucoup de gens viennent par exemple des fois sous les commentaires et balancent « t'es un ignorant ». Soit des fois à moi, soit des fois à d'autres commentateurs. Et en fait, c'est comme une insulte. Donc ils disent, ils la pensent comme une insulte. En vérité, ça ne l'est pas. Le propre de l'homme, c'est l'ignorance. Au lieu de nous ignorer en plein de choses. La majorité des forces de l'univers, la majorité des choses qui se sont passées, la majorité des sciences, la majorité des phénomènes, la majorité de ce que vous voulez, nous l'ignorons. Donc, dire à un humain « t'es un ignorant », c'est comme lui dire « t'es un humain ». Je veux dire, c'est normal d'être ignorant. Il n'y a pas de souci. Nous sommes tous ignorants. Et nous essayons tous d'avoir un petit bout de lumière. Par contre, au lieu de nous traiter d'ignorants, ce qui est notre condition humaine, J'aimerais bien que tu nous enrichisses. J'aimerais bien que ceux qui disent vous êtes des ignorants, j'aimerais bien qu'ils nous aident à nous sortir de notre ignorance. Parce que nous avons tous besoin des lumières les uns des autres. Ne nous dites pas que vous êtes ignorants. Éclairez-nous. Donnez-nous un peu de lumière que vous avez. Vous êtes aussi un ignorant, mais vous avez un peu de lumière. Et cette lumière est valable et on a envie de la voir. D'accord ? En tout cas, aujourd'hui, je vais parler d'une troisième catégorie de hadiths. On a dit la dernière fois qu'il y avait trois types de hadiths. l'authentique, qu'il y avait le hassan, ou qui était, on va dire, le hadith valable ou valide, et on avait dit qu'il y avait une troisième catégorie qui était le hadith faible. Ces hadiths ont été jugés en grande partie sur la chaîne de narration, pas sur le contenu. Bien sûr, je ne cherche pas à affirmer devant vous que les musulmans ou les gens qui ont collecté ces hadiths se fichaient pas mal du contenu, ils ne s'intéressaient qu'à La chaîne de narration, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas complètement vrai. C'est une critique très souvent formulée, mais qui n'est pas complètement valable. Mais je comprends d'où elle vient. Elle vient du fait que, quand vous regardez, on a cette classification qui a été basée rien que sur la chaîne de narration d'après un tel, d'après un tel. Du moment que l'homme de confiance parle à l'homme de confiance ou l'homme de confiance a transmis à l'homme de confiance, on dit que le hadith est authentique. Dans le cas contraire, il ne le serait pas. Sans regarder nécessairement ce qu'il y a dans le hadith, mais ça a été quand même regardé, on en parlera une autre fois. Aujourd'hui, j'aimerais vous parler d'un livre qui a été écrit, on va dire, à la fin au début des années 900 par Ibn Hibban. Ibn Hibban est né pratiquement, vous pouvez dire, il est né en Afghanistan d'aujourd'hui, pratiquement vers la fin de la vie de Bukhari Muslim. Bukhari Muslim, si vous vous rappelez, il est né au début des années 800 et il est mort vers la fin des années 800. À ce moment-là, on va avoir la naissance d'un homme qui va être hyper influent dans l'histoire de l'islam par la suite. C'est ce qu'on appelle Ibn Hibban. Il est né en Afghanistan d'aujourd'hui, je disais, et il a vécu à Naïsabour. Il a vécu très longtemps à Naïsabour en Iran. Et vous remarquez encore ici, on voit un schéma, on voit une répétition. Vous avez entendu la dernière vidéo, on a vu que Moussib ibn Hajjaj L'auteur de Sahih Muslim est né à Naïsabourg. Il a vécu à Naïsabourg. Bukhari, M. Bukhari, est né dans ce qu'on appelle le Zubéquistan d'aujourd'hui. Il est né à Bukhara. Il a vécu à Naïsabourg pendant un bon moment. Et après, il a quitté Naïsabourg vers la fin de sa vie. Il est mort. Il est enterré à Samarkand. Il a sa tombe à Samarkand. On a parlé aussi la dernière fois de Al-Hakim al-Naïsabouri qui a écrit Al-Mustadrak al-Sahih Haim, qui a écrit le livre de rattrapage sur les deux sahihs. Et là c'est... il a vécu aussi à Naïsaboul, son nom, al-Hakim al-Naïsaboul, celui de Naïsaboul. Et ce qu'on va voir aujourd'hui, on va voir Ibn Hibban, qui même s'il est né en Afghanistan, a vécu aussi à Naïsaboul. Et on va constater en fait que vers cette période de l'Islam, l'Islam était en train de s'écrire et se construire, non pas vers Sanfief, ça veut dire autour de la Mecque et de Médine, en Arabie Saoudite d'aujourd'hui, mais très loin, à 3000 kilomètres de là, où il y avait, on peut dire littéralement, l'école de Naïs Abou. Et c'est là où s'étaient en train de s'écrire les livres les plus importants qui sont utilisés jusqu'à maintenant. Alors, Ibn Hibban, ce qu'il a fait, Il a écrit des livres, il a écrit une soixantaine de livres, dont beaucoup nous sont parvenus, beaucoup ont influencé les penseurs et les auteurs islamiques par la suite, comme Ibn Hajar, comme Al-Nasa'id, tout ça, qui ont été influencés par Ibn Hibban. Et en fait, deux de ces livres vont sortir, on va dire. Il y a... Bon, il y a son Sahih déjà, Sahih Ibn Hibban. Il y a... Atukat, le livre des hommes de confiance. Donc c'était quelqu'un qui a excellé dans la science des hommes, dans les biographies. Et en fait, il a écrit deux livres super importants, le livre des hommes de confiance, et il a écrit un autre livre, le livre des discrédités, ou le livre des menteurs, si vous voulez. Alors le livre des discrédités, on va l'analyser aujourd'hui. Ce livre, il va expliquer Quelles sont les raisons pour lesquelles on va trouver des hadiths faibles ? Quelles sont les raisons pour lesquelles on va trouver des propos qui sont inacceptables, des propos qu'on ne peut pas considérer ? Et vous allez voir les catégories. Il en a créé 20. Il a identifié 20 catégories. Ce n'est pas des catégories qu'il a créées de manière théorique dans sa tête. C'est des catégories qui correspondent à des histoires qu'il a lui-même relevées. On va en parler aujourd'hui. Et ça vous montre la dangerosité d'avoir cette attitude idolâtre envers les hadiths. Parce que les gens même qui étaient là à cette époque où les hadiths s'écrivaient, nous disent attention, il y a beaucoup de gens qui racontaient n'importe quoi. On commence. Donc c'est réellement là qu'on commence dans le vif du sujet. les 20 catégories la première c'était ce qu'il a appelé le menteur il y a des gens qui étaient comme il disait zanindika, des hérétiques et ces hérétiques ce qu'ils faisaient c'est tout simplement ils écrivaient des hadiths ils disaient bon voilà les musulmans tiens ils semblent être friands des hadiths je vais en fabriquer des hadiths moi je vais lâcher des hadiths et donc ce qu'ils faisaient ils faisaient littéralement du terrorisme mémoriel parce que comme les musulmans n'était pas... était surtout porté, on va dire, sur la tradition orale. Ça ne veut pas dire, ça serait faux de dire, il n'écrivait pas. Non. Il y avait beaucoup d'écrits, il y avait beaucoup de manuscrits, mais le manuscrit représentait, on va dire, un courant minoritaire de transmission de l'information. La plus grande partie du savoir n'est transmise pas de mémoire, de père en fils, de maître en disciple, d'imam à communauté. Et donc, Il était facile pour quelqu'un d'arriver là-dedans, d'observer un petit peu les hadiths et en balancer un faux là-dedans. Et si son acte était couronné de succès, les gens allaient commencer à se répéter les hadiths. Il y a un exemple de quelqu'un qui s'appelait Abd al-Karim ibn Abil Awja, Et puis, M. Ibn Abil Awja, à sa mort, il a admis avoir créé 4000 hadiths. Il a créé 4000 hadiths durant sa vie. Est-ce qu'ils ont pu être tous identifiés et arrêtés? Ce serait difficile d'arrêter de la parole, ce serait difficile d'arrêter une tradition orale. Donc, il est possible que certains de ces hadiths circulent jusqu'à maintenant. Donc Nabil Awjer, on l'a écrit beaucoup. Il y a M. El-Kelbi aussi, Mohamed Ibn Sa'ib El-Kelbi. Mais bon, lui c'est un cas particulier, on en parlera une autre fois. Donc, première catégorie, le menteur professionnel qu'il fait pour mentir. Deuxième catégorie, c'est... c'est un menteur, mais qu'il va le faire pour la bonne cause. À l'époque, suivant le prophète des musulmans et pendant les siècles après, il y eut énormément d'écoles islamiques qui considéraient que mentir pour guider les musulmans était tout à fait valable, était légitime. Donc on pouvait avoir quelqu'un. un guide spirituel, un imam ou autre qui allait créer des hadiths à partir de sa tête littéralement parce qu'il voyait par exemple il voulait il voulait par exemple que les musulmans soient plus assidus sur le ramadan ou il voit que les musulmans ne vont pas passer à la mosquée ou il voit certains problèmes dans la communauté il veut les régler alors qu'est-ce qu'il fait ? il trouve rien de mieux que Arrivé un jour dans la communauté, il dirait, écoutez, d'après un tel, d'après un tel, d'après un tel, le prophète a dit que celui qui, etc. Et il va créer un hadith à partir de rien du tout. Et ça, c'est terrible. Parce que ces hadiths ont été créés avec une bonne intention affichée. Mais la réalité, c'est que quand on regarde sur la mémoire par la suite, ça va causer énormément de dégâts. Alors, j'ai un carnet, je n'allais pas retenir les 20 de tête. Alors après, il y a eu une troisième catégorie qui sont des gens qui ont créé des hadiths qui les ont attribués à des gens de confiance. Ça veut dire qu'une fois que la science des hommes commençait à évoluer, Certains ont compris que s'ils voulaient mentir et que leur mensonge soit couronné de succès, soit transmis, il fallait raconter d'après des hommes de confiance. Donc typiquement, ce qu'ils faisaient, ils étaient dans une autre ville, mais ils avaient voyagé. Ils savaient que telle, telle personne, enceinte dans telle ville et c'est quelqu'un de confiance. Et qu'est-ce qu'ils font? Ils créent des hadiths racontés d'après lui. Donc, ils racontent d'après des gens de confiance. Une autre catégorie, et ceux-là, ceux-là ont été particulièrement, ont commis pas mal de dégâts, ce sont les vendeurs de Hadith. C'est des gens qui ont travaillé pour les hommes politiques. Donc si on était aujourd'hui, potentiellement on les trouverait dans les salons des députés, dans les assemblées ou dans les partis, dans les salons des ministres, chez les présidents, tout ça. Mais là c'est pareil. À l'époque ils traînaient chez les califs, chez les vizirs, chez les walis, chez les juges, c'est tout ce qui avait une once de pouvoir Il y avait ces gens qui tournaient autour et qui leur vendaient littéralement du hadith sur mesure en fonction de leur désir. Ils recevaient de l'argent en échange. Il y a un hadith par exemple qui a été fabriqué parce que le fils d'un homme important a reçu une claque de la part de son prof et il y a un gars qui était assis là qui lui a créé un hadith sur le champ et lui a dit d'après un tel d'après un tel le prophète a dit que les pires de ma communauté sont ceux qui enseignent vos enfants et ce sont ceux qui ont le coeur le plus le plus dur envers les pauvres et envers les orphelins Donc vous voyez, ce hadith qui s'attaque à l'éducation nationale, malgré ses apparences qui montrent quand même une certaine universalité des problèmes que les gens ont avec l'enseignement, est un hadith qui est faux. Parce qu'il a été écrit spécialement dans une circonstance où il y avait le fils d'un homme de pouvoir qui a pris une raclée. Alors, on a la cinquième catégorie qui sont des gens qui sont mauvais, mauvais en savoir, mauvais en connaissance, mauvais en précision, qui racontent des choses. Ils ne vont pas mentir dans le but de mentir, mais... Au fur et à mesure qu'ils racontent dans leur vie, les choses changent. Une fois ils diront d'après un tel, une autre fois ils diront d'après un autre. Le texte même de ce qu'ils racontent, la scène qu'ils racontent est racontée plusieurs fois avec différents mots ayant différents sens. Donc ce sont des gens qui n'ont aucune malice nécessairement, mais ce ne sont pas des gens de confiance. Quand ils apparaissent dans une chaîne de narration, la hadith est considérée comme faible. On a aussi la sixième catégorie. La sixième catégorie identifiée par Ibn Hibban dans sa recherche. Il faut savoir que c'est des milliers, j'ai même lu le chiffre, qu'il y avait pratiquement 500 000 hommes, un demi-million, dont la biographie a été étudiée collectivement par tous ceux qui faisaient le hadith, donc pour vous dire que l'étude des biographies c'était vraiment une activité à temps plein. Et celle-ci a été très problématique pour eux parce qu'il y a des gens qui étaient très bons. qui étaient considérés comme des gens de confiance. Mais vers le tard, ils sont devenus séniles et ils ont commencé à raconter n'importe quoi. Ça veut dire que ça donne une étude très difficile d'une chaîne de narration, parce que quand cet homme-là est dedans, alors au début de sa vie, c'était quelqu'un de confiance, vers le tard, ce n'était plus quelqu'un de confiance. Donc il fallait pour eux identifier à quel moment il a commencé à raconter n'importe quoi, à quel moment il devenait sénile, à quel moment il a perdu la tête et il a commencé à sortir des choses qui n'ont plus de sens. Vous voyez, donc c'est parfois très délicat et c'est pour ça qu'il y a eu cette science dite des hommes. Alors, il y a des gens qui mélangeaient le faux et le vrai. Ça aussi, très difficile. Il y a certains hommes du hadith qui sortaient des choses vraies, qui racontaient souvent des choses vraies, mais de temps en temps balançaient un faux. Pourquoi ? On n'en sait rien. Est-ce qu'ils faisaient exprès ou pas ? Est-ce qu'eux-mêmes s'étaient fait intoxiquer ? Peu importe. C'est la septième catégorie. La huitième catégorie, c'était des gens qui racontaient des hadiths d'après des documents. Alors je vais vous dire un truc. À l'époque, à l'époque, à ce temps-là, les différents guides et imams et autres n'avaient pas le droit de raconter du hadith juste comme ça. Ils devaient toujours dire un tel m'a dit, que son père lui a dit, que un tel leur a raconté, que d'après un tel, le prophète a dit, le prophète a dit. Et toujours, les gens devaient raconter de leur perspective. Aujourd'hui, on dirait, je l'ai lu dans Bukhari, ou je l'ai lu dans Muslim, ou je l'ai lu dans Sahih ibn Hibban, par exemple. À l'époque, il fallait raconter clairement depuis sa position. Alors certains, ce qu'ils faisaient, par exemple, il y en a un, il a été chopé en train de faire ça. Il avait changé de perspective. Il avait trouvé un document, des documents qui appartenaient à quelqu'un d'autre, qui était mort. Il avait lu. Et en fait, il racontait les choses selon un tel oui un tel nous a dit d'après un tel etc alors qu'il n'avait jamais rencontré cette personne là et quand des gens venaient vers eux en leur disant on a appris que tu étais en train de raconter du hadith d'après un tel est-ce que tu l'as rencontré ? non je ne l'ai pas rencontré mais j'ai un document là j'ai un document qui dit qu'il a raconté ça d'accord ? donc ceux là quand ils apparaissent pareil ils signent la faiblesse d'un hadith La catégorie numéro 10, c'est des gens qui racontent d'après des chaires qu'ils n'ont jamais vues pour donner de l'importance à leurs propos. Il a écouté des choses d'après des personnes et qu'est-ce qu'il va faire ? Il va les attribuer à quelqu'un de plus important. pour pouvoir crédibiliser et renforcer la teneur de son propos. Ça, c'est la catégorie numéro 9. Les 10. Ceux qui... Et d'ailleurs, la catégorie numéro 9 vous dit pourquoi la condition de Bukhari insistait à vérifier que les hommes se sont vraiment rencontrés. Parce que cette catégorie était très fréquente de gens qui racontent d'après des personnes qu'ils n'ont jamais rencontrées. La 10. Ceux qui arrangeaient la narration, la chaîne de narration, ils avaient une chaîne de narration, quand ils trouvaient qu'elle n'était pas très forte, ils pouvaient la bricoler pour changer la chaîne de narration. Donc le hadith, ils ne le touchaient pas, il n'était pas inventé, c'est un hadith qu'ils entendaient, mais ils modifiaient la chaîne de narration. La 11. La 11, ce sont ceux qui faisaient parler les morts. Catégorie numéro 11, c'est quoi ? Il y a un imam ou un guide spirituel. Il a des étudiants. Il y a des gens autour de lui, une communauté. Quand il meurt, on commence à raconter sur lui des choses vraies qu'il a dites, mais on commence à le citer sur des choses qu'il n'a jamais dites. On commence à raconter des choses sur lui, parce qu'on sait qu'il est mort, que personne ne pourra les vérifier. Donc, ce qui faisait parler les morts existait aussi. La catégorie numéro 12, et celle-ci vous prouve qu'à l'époque, on écrivait, que ce n'était pas tout qui était transmis par voix orale. Il y a des gens qui écrivaient, qui avaient des manuscrits de très bonne qualité, et durant la période de leur vie où ils avaient ces manuscrits, ils sont considérés crédibles, ils racontaient des choses très justes, très précises. À un moment donné, guerre, déplacement, incendie, vol, ils perdent leur manuscrit. À partir de ce stade de leur vie, la qualité de leur narration va se dégrader. Parce qu'ils avaient une mauvaise mémoire et le contenu du disque dur a été perdu. C'est comme si tu perds une entreprise percée de données. Vous arrivez le matin, les données sont perdues, les disques sont morts ou ont été chiffrés ou autre, bon voilà, c'est fini, à partir de là on fait n'importe quoi, c'est exactement ce cas. Alors, 13, c'est celui qui fait sans arrêt des erreurs. Ça, on a vu une catégorie un peu similaire, celui qui n'est pas précis. Mais il y a d'autres qui... Des fois, les catégories sont très proches les unes des autres. On avait parlé un peu précédemment de quelqu'un qui n'est pas précis, qui n'est pas bon dans sa qualité de témoigner. Il y a des témoins, on en voit même dans les cours, il y a des témoins qui sont précis, qui sont carrés, qui disent des choses qui vont concorder avec d'autres éléments. et il y a des témoins qui parlent, parlent, parlent, mais dès qu'on va vérifier un certain nombre de détails, ils ne collent plus. Il y a d'autres qui font ce qu'on appelle des erreurs, c'est des erreurs ponctuelles, mais assez fréquentes. Ça, c'est la catégorie 13. Alors là, il y a la version, on a une autre version un petit peu similaire ou similaire au 11. Le 11, j'avais dit que quelqu'un meurt. et les gens vont raconter sur lui, vont lui attribuer des choses, vont faire parler les morts. Là, celui-là, c'est de sang vivant que ça se passe. Ça veut dire que la catégorie 14, on a un imam, on a une source, quelqu'un qui est lui-même quelqu'un de juste, quelqu'un d'honnête, quelqu'un qui veut partager de l'information de bonne qualité. Mais par contre, il y a son entourage qui l'utilise, qui l'utilise sans ment, de sang vivant même, qui l'utilise sans ment, qui raconte sur lui beaucoup de choses qu'il n'a jamais dites. Et que va-t-il se passer ? Sa parole, vraie et fausse, va se mélanger dans la mémoire et il ne sera plus possible de faire de la séparation. Le 15, c'est quelqu'un qui a sorti un faux hadith, sans nécessairement le faire exprès. C'est quelqu'un qui a sorti un faux, mais une fois qu'il a été informé que le hadith qu'il a sorti est faux, Il n'a pas fait marche arrière. Il a continué à l'utiliser. Il a continué à s'en servir. Donc celui-là aussi, ce n'est plus quelqu'un de confiant. Il y a un autre qui est presque la même chose. Celui-là ne sort pas nécessairement un hadith entier qui est faux, mais fait des erreurs sur une partie du hadith ou de la chaîne de narration, et quand plus tard il en est informé, il ne change pas d'avis, il continue à propager la faute. Pareil, ce n'est plus quelqu'un de confiant, ça c'est le numéro 16, catégorie 16. Le 17, le 17 c'est quelqu'un de particulier, alors le 17 c'est quelqu'un qui a qui a une bonne mémoire, qui ne ment pas nécessairement dans ses propos, qui dit des choses qui sont justes, qui sont vraies, mais en même temps son comportement le discrédite. Alors, par exemple, on prend le cas de M. Ibn Moubadir. Ibn Moubadir, ce qu'il faisait, il était un petit peu la peste des mosquées, c'est-à-dire qu'il allait dans le désert, il prenait des fioles, dans le désert, il ramassait des scorpions, Et ce qu'il faisait, il rentrait dans la mosquée, il regardait à droite, à gauche, ni vu, ni connu, il balançait des scorpions dans la mosquée. Puis après, il attendait l'heure pour voir les gens sortir en courant. D'accord ? Donc c'est... Ce qu'il faisait aussi, dans le livre de Ibn Hibban, il dit que ce que ce gars faisait, il allait vers le tard, dernière prière en général, bientôt le matin, quand il faisait sombre, Et les bâtiments étaient mal éclairés en ces temps-là. Il y avait peut-être une bougie quelque part. Et qu'est-ce qu'ils faisaient ? Ils balançaient de l'encre. dans l'eau des ablutions. Donc, il balançait de l'encre dans l'eau des ablutions. Et donc, les musulmans, quand ils venaient se laver avant la prière, ils ne pouvaient pas voir que l'eau était mélangée d'encre. C'est sombre, ils ne pouvaient pas voir. Donc, ils en mettaient sur leur visage et tout ça. Et quand ils sortaient de la mosquée, tout le monde qui avait le visage noir ou bleu ou autre, à cause de l'encre que M. Ibn Mubadir avait mis là-dedans. D'accord ? On va trouver des gens qui ont ce type de comportement et comme dit Ibn Hibban, il n'y a aucun homme qui a du bien en lui qui cite Ibn Hibban. Il disait... Donc c'est des gens qui sont discrédités tout simplement de cette manière. Alors, il y a aussi une catégorie très célèbre, c'est ce qu'on appelle le modellist, le modellicine, ça c'est le numéro 18. Alors le modellist, c'est quoi le modellist ? Le modellist, c'est quelqu'un qui va, au lieu de citer son prof ou son maître, il va citer le maître de son maître, pour se donner de l'importance. Je vous donne un exemple. Imaginons que j'étudie à Grenoble, dans une école ouverte l'année dernière, et qu'un des profs qui est là, c'est un prof qui a étudié à Oxford. dans une université prestigieuse, où je n'ai pas à étudier. Donc, j'étudie chez lui, et en classe, il nous dit, mon prof de telle ou telle matière à Oxford nous a dit que... Et il va parler donc de son prof. Lui, il a le droit. Moi, par la suite, quand je vais en public parler, je ne vais pas dire Mon prof à Grenoble nous a dit, durant un cours, que son prof à Oxford a découvert le fil à couper le beurre. Je ne vais pas dire ça. Je vais faire du Ted Liss. Où Ted Liss va faire la chose suivante. Il va dire, il va reprendre 100% les paroles de son prof, les mettre à son compte. Donc il va changer la perspective. Il va dire, oui, mon prof à Oxford nous a dit qu'il a découvert le fil à couper le beurre. Et en fait, ça c'est une caractéristique très fréquente. Des gens qui racontent, et ça c'est aussi une des raisons pour laquelle il y a la condition de Bukhari, qui est que les deux personnes soient rencontrées et que l'un apprie de l'autre, c'est parce que justement, il y avait Tadlis. Et Tadlis passerait plus facilement dans Sahih Muslim que dans Sahih Bukhari par exemple. Même si en réalité, les deux livres cherchent à éviter tout ce qui est faible, les deux livres Cherche à éviter tous les hadiths qui ont des caractéristiques que je viens de vous citer. Mais malgré tout, on en trouve, même dans les hadiths dits authentiques. On avait aussi les gourous. Les gourous, des gens qui lançaient des sectes, qui lançaient de nouvelles religions. C'est arrivé à de nombreuses reprises, même à l'époque du prophète ou juste après sa mort, il y en avait plein. Des prophètes qui arrivent ou des gens qui veulent lancer une religion et pour souvent, pour se justifier, pour justifier leur secte, ou justifier se réclamer de quelque chose, ils allaient créer des hadiths à leur gloire. Oui, la légitimité de notre mouvement vient parce que le prophète des musulmans, d'après un tel, d'après un tel, un jour a dit que, vous voyez, ceci explique notre doctrine. Pareil, ce genre C'est la catégorie 19 La dernière catégorie est la C'est la catégorie des raconteurs d'histoire qu'on trouvait dans catégorie les marchés. J'en ai vu même parce que j'étais enfant. Quoique ceux que j'ai vus quand j'étais enfant ne racontait pas des hadiths, mais durant très longtemps, ils allaient dans les souks, les gens leur jetaient des pièces et ils racontent. Et parmi ce qu'ils racontaient, 20 ils racontaient aussi des hadiths et ils les attribuaient. Ils étaient bons. Certains étaient très bons dans leur façon de raconter et les attribuer à des gens de confiance. Et donc, pareil, ce sont des gens qui sont venus contaminer, on va dire, la mémoire. Donc voilà, quand quelqu'un me dit que le hadith est une parole divine, moi, j'ai quelqu'un qui a vécu à la même époque que Bukhari, juste après, qui fait une analyse, une rétrospective, on va dire, du siècle, et il a déjà trouvé une vingtaine de catégories de gens qui inventaient le hadith. Et certains, dont c'est des... Ibn Hibban, je vous donne le livre en téléchargement. Alors, ce que je vais faire, Les livres, je vais progressivement les mettre dans un serveur. Vous allez trouver déjà le livre d'Ibn Hibben en arabe. Ce n'est pas des livres qui sont tout le temps traduits. Donc, le travail que je suis en train de faire, parfois, c'est peut-être la première fois de l'histoire qu'un tel livre arrive comme ça sur l'Internet et expliquer tout ça. C'est des livres qui dorment des fois depuis 1500 ans, mais qui sont lus. Je ne dis pas que je suis le premier à les avoir ouverts en 1500 ans. Ce n'est pas le but. C'est tout simplement des livres qu'on va trouver que dans certains endroits spécialisés, on trouvera dans des mosquées, dans des universités islamiques, etc. Mais ce n'est pas du contenu qui est partagé comme ça, comme je suis en train de le faire, c'est tout ce que je suis en train de dire. Donc, il faut prendre la perspective comme ces gens l'apprenaient. On ne peut pas dire qu'Ibn Hibban ou que Bukhari ou Mousseline n'étaient pas des musulmans. Mais ils rejetaient, ils rejetaient beaucoup de hadiths. Et d'ailleurs, l'analyse du hadith a continué jusqu'à littéralement notre époque. Vous entendrez très souvent, surtout chez les salafistes, Saha Hawu, il a été authentifié, ce hadith, par Cheikh al-Albani. Le Cheikh al-Albani est mort dans les années 90, je crois qu'il est mort en 1999. Ce Cheikh là, déterminé du sahih et pas du sahih. 1400 ans après les faits. Je veux dire good luck, bonne chance, mais il a le droit de le faire s'il veut le faire. Mais ce que je cherche à vous dire, nous sommes très très très loin de la science absolue. On n'est pas du tout dans l'absolu. Et les attitudes absolutistes par rapport à ces choses là, sont des attitudes purement d'ignorance. Voilà ce que je cherche à vous dire, ok ? Donc on va s'arrêter là, et j'en viendrai la prochaine fois sur cette thématique, en fonction de vos questions et tout ça. Et puis on creusera peut-être les catégories de Hadith, il y a pas mal de catégories. On en parlera. A très bientôt mes amis.
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