Israël – Hamas : pourquoi ils ont laissé faire ?

Vidéo monologue en français (10 oct. 2023) où l’auteur analyse l’attaque récente du Hamas contre Israël — exclusivement l’attaque de samedi — en discutant des possibles défaillances du renseignement israélien, de divisions internes au Hamas, du rôle (probable ou invoqué) de l’Iran, et des distinctions entre la réaction d’un État et celle d’un groupe terroriste. L’auteur annonce arrêter les commentaires publics et promet des analyses quotidiennes réservées à Patreon.
Les amis, bien le bonjour. Ceci est la dernière vidéo que je fais sur le sujet de cette histoire entre Israël et le Hamas, en tout cas sur le plan public. Les prochaines vidéos, je les ferai, je vais faire une analyse quotidienne, mais je vais la réserver à mon Patreon. Raison très simple, c'est que, comment dire en justice, c'est forum non-convenience. Tout simplement, les esprits sont trop échauffés et il n'y a plus moyen de parler de ce sujet-là dans la sérénité. Je répondrai à quelques questions que les uns et les autres se posent. Premièrement, il y a des gens qui me disent oui, on a l'impression que tu es trop froid par rapport à cette situation. Oui, je suis très froid parce que en général, c'est un réflexe que j'ai. Quand les gens, quand les esprits s'échauffent, je suis souvent le plus froid dans le groupe. D'accord, donc c'est normal. Deuxièmement, je ne suis pas en train de parler de la guerre ou du conflit israélo-palestinien d'ensemble. Je ne suis pas en train de te parler du Fatah, d'Arafat, des frontières de 1967, du Yom Kippour et des choses comme ça. Je suis en train de parler uniquement de l'attaque de samedi dernier. Je suis en train de parler de cette attaque qui est en train de faire réagir le monde entier aujourd'hui. Donc, c'est cette attaque là qui m'intéresse et ma réaction doit être comprise et lue dans le contexte de cet événement. J'ai ramené deux cartes aujourd'hui. J'ai ramené une carte bleue. J'ai ramené une carte bleue. Celle ci à gauche et l'autre une carte verte. Ça s'appelle les cartes du doute. Je vais en offrir une à Israël, je vais en offrir une au Hamas. Ne focalisez pas sur la symbolique des cartes, je les ai trouvées dans un bac à jeux, donc je ne sais même pas trop ce qu'il y a dessus. Ce que je vais vous dire, c'est qu'il y a des éléments très troublants dans cette histoire. La première, c'est est-ce que les Israéliens ne savaient pas qu'ils allaient être attaqués? Ma réponse à cela, et je vais utiliser à un moment donné la carte bleue. Ma réponse, c'est que Les israéliens ne pouvaient pas ne pas savoir. Ils savaient qu'ils allaient être attaqués. Le contraire, quelqu'un peut, si tu veux, tu peux aller défendre la position contraire. Essaye, essaye. Je suis sûr que si tu cherches bien, tu trouveras des arguments qui tendent à démontrer qu'ils ne savaient pas. mais ta position sera absolument intenable. Israël a aujourd'hui, parmi les plus grandes sociétés d'entreprise d'espionnage au monde, qui sont généralement construites par des gens qui étaient dans le renseignement israélien, qui sont vraiment à la pointe. Rappelez-vous de cette histoire de scandale qu'on a eue il y a 2-3 ans avec des spywares dans tes téléphones et tout ça. La société qui était derrière, c'est une société israélienne. Donc c'est un pays qui est à la pointe de l'espionnage et de la surveillance. qu'ils ne sachent pas ce qui se passe juste de l'autre côté du mur, c'est absolument inimaginable. Ça serait de la... Ça serait, comme on dirait vulgairement, de la conspiration. De dire qu'ils ne savaient pas. Non, ils savaient. D'accord ? Ça, c'est clair. Ils savaient, mais ils ont laissé faire. Moi, je ne suis pas dans leur tête pourquoi ils ont laissé faire. Je ne sais pas. Mais je vais leur donner la première carte. Je vais leur donner cette carte. La carte du doute. La carte du doute, pour eux, je dis... Ils ont laissé faire. parce que comme ils sont en guerre civile entre des problèmes politiques, religieux, sur fond, de beaucoup d'histoires qui se passent dans ce pays, qui a sombré un petit peu dans le chaos ces derniers mois, eh bien, je pense que ceux qui ont laissé faire, et ça, la carte du doute que je leur donne, ne savaient pas la proportion que ça allait prendre. Ça veut dire qu'ils se sont dit Hamas va venir attaquer, ça fera des échauffourées au niveau de la frontière, il y aura des tirs, il y aura des ripostes, tout ça, ça va mettre Netanyahou en position délicate et tout, puis voilà. Donc ils voulaient exploiter un petit peu cette situation. Donc ils ont dit, on laisse faire le Hamas et puis voilà, ça fera un petit peu de grabuge, c'est toujours bien. Ils ne s'attendaient pas à l'histoire qui s'est déroulée samedi, il ne s'attendait pas que ça allait tourner justement au massacre de grande ampleur. OK, on est d'accord avec cette carte? Cette carte, cette carte là, un corollaire, c'est la carte verte que j'offre au Hamas. Quand je regarde les vidéos des membres du Hamas qui sont en Israël le samedi, il y a un certain nombre d'éléments qui montrent que Il y a des choses qui n'étaient pas claires entre eux. Je vous donne un exemple, je vous donne juste un ou bien même deux, sans aller dans des détails trop graphiques. Il y a un gars qui semble être le chef d'une catiba ou d'un groupe de Hamas. Il est dans ce qui a l'air d'être une caserne. Il y a des soldats morts par terre. Ils sont bien, bien morts. Et en fait, il filme, et puis il demande à ses hommes, donc il donne les ordres, il tient la caméra, il donne les ordres, donc on dirait que c'est lui le chef. C'est pour ça que je suppose que c'est lui le chef. Mais on ne le voit pas sur la caméra. C'est lui qui filme. Et en fait, il leur demande de prendre les armes en tant que butin. Donc ils vont commencer à prélever les armes des soldats. Et à un moment donné, on l'entend s'écrier contre quelqu'un. qui était venu avec une arme blanche dans le but de mutiler un soldat. Et il va l'engueuler en disant il est mort, il est mort, arrête, ne fais pas ça. Il réussit à le repousser une fois. Ce gars va plus tard vouloir s'attaquer à un autre mort et il est repoussé encore une deuxième fois. Et puis, finalement, il s'éloigne et il part. Peut être qu'il partira réaliser ses funès dessins ailleurs, plus loin que ce gars qui est en train de filmer, qu'il a empêché de faire. D'accord, donc. Il a été surpris par cette attitude parce que lui-même ne savait pas. Ce n'était pas quelque chose qui était écrit, quelque chose qui était discuté, quelque chose qui était préparé de cette manière-là. D'ailleurs, c'est pour ça que les Israéliens ne le savaient pas, parce que même les gens du Hamas ne le savaient pas potentiellement. Vous voyez le truc ? Une autre histoire. Il y a une vidéo qui circule. Il y a un enfant, un enfant israélien, en bas âge, lui donne, je ne sais pas, 6 ans, 7 ans, Et puis, il y a quelqu'un qui le ramène et un autre qui est en train de lui crier dessus, de le laisser partir, lui dit laisse le, laisse le, c'est un, en arabe, c'est un petit collant, laisse le partir. D'accord, vous voyez, on voit dans les vidéos qui circulent dans le Hamas, on voit que des fois, à l'intérieur même des groupes du Hamas, il n'y a pas une, il n'y a pas une unité, il n'y a pas une vision dans la même direction, il y a une désorganisation. d'ailleurs désorganisation au passage, qui justifie ma prise de position au début de vidéo, parce que c'est des gars tellement indisciplinés, tellement désorganisés, que franchement, je les vois mal réaliser une attaque de telle ampleur et s'arranger pour qu'il n'y ait pas de signaux électroniques, qu'il n'y ait pas d'indiscrétion, qu'il n'y ait pas de... qu'il n'y ait pas de maladresse, qu'ils mettent la puce à l'oreille aux services israéliens. C'est pas possible, c'est impossible que ça se passera ainsi. D'accord ? Bon, on continue. Donc, je disais, et ça c'est la carte verte que j'offre au Hamas, j'ai l'impression qu'il y a deux groupes à l'intérieur du Hamas. il y a un groupe qui avait une vision militaire des choses. D'ailleurs, si vous écoutez le chef des brigades d'Al Qassam, il y a une vidéo qui circule en ligne, on ne le voit pas, mais c'est un audio d'à peu près deux minutes qui circule sur Twitter. On l'entend parler. Et en fait, on a l'impression que cette vidéo a été enregistrée avant l'attaque. Probablement avant l'attaque, ils ont enregistré des vidéos où ils parlent d'otages et si vous nous attaquez, on va s'en prendre aux otages et tout ça. Mais si vous regardez le début de la vidéo, qu'est-ce qu'il dit ? Nous sommes musulmans, nous respectons les règles de la guerre, nous ne touchons pas aux civils et tout. Et on se dit mais attends, 250, 260 personnes tu es dans une rave party ? Tu me dis que tu touches pas aux civils ? D'accord ? Mais pourquoi ? Pourquoi cette dichotomie ? Pourquoi cette contradiction ? Parce que probablement, ce qui s'est passé, c'est qu'il y a deux factions, comme très souvent dans tous les groupes du monde, Il y a probablement une faction du Hamas qui se vit comme des militaires et qui a organisé une opération qu'ils voyaient comme militaire. Et puis, il y a une faction qui a été, même s'ils ne sont pas sur la même idéologie, qui a été fortement influencée par Daesh et qui en utilise et qui en a adopté les méthodes. Une fois qu'ils sont arrivés en Israël, ces méthodes-là se sont réalisées. D'accord ? Autre réponse à des gens qui disent, ouais mais ils vivent, tu sais, quand tu regardes les conditions de vie et tout ça, c'est très difficile, c'est pénible, il n'y a pas d'eau, c'est la misère, l'école ne fonctionne pas, tout ça. J'ai compris ça. vous êtes dans le discours de la femme battue. C'est-à-dire qu'il y a des femmes qui sont battues quand elles arrivent au commissariat. Elles vont dire non, je ne vais pas porter plainte parce que de toute façon, elle a les yeux de panda. Mais oui, c'est de ma faute. C'était la dernière pizza qui restait dans le congélateur. Il m'a plusieurs fois demandé de la cuire bien, ne pas mettre une température trop élevée, puis mettre l'alarme sur le four et tout. Puis moi, j'ai brûlé sa pizza, donc c'est normal. Je vous raconte un truc. Les gens qui ont été tués dans le Bataclan. Les terroristes qui les ont attaqués, ils avaient aussi un problème d'eau. Ils avaient aussi un problème d'école. Le gars qui a roulé sur des gamins à Nice en camion, sur la promenade des Anglais, il avait aussi un problème d'eau, lui aussi. Il avait un problème d'eau courante. Les gens en Algérie qui ont placé des bombes dans des bus, dans des cinémas, qui ont massacré des villages, ils avaient aussi un problème d'eau courante. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça veut dire que quand vous rentrez dans la logique vous allez juste commencer à vouloir trouver des excuses et des explications à l'inexplicable. Parce que l'inexplicable, c'est que vous avez 260 gamins qui étaient en train de faire la fête, qui sont massacrés au sol. Voilà l'inexplicable. À partir de là, dès que vous tentez de rationaliser, vous allez foirer. Parce qu'il n'y a rien de rationnel là-dedans. Donc vous tentez de rationaliser, chaque rationalisation ira au mur. Autre élément, l'Iran. L'Iran, bon, moi j'en ai un petit peu ras-le-bol des Israéliens qui, depuis pratiquement 15 ans maintenant, chaque fois qu'il y a le moindre problème chez eux, c'est l'Iran, c'est l'Iran, c'est l'Iran. Donc, à cette occasion, j'ai entendu aussi parler de l'Iran, je n'ai pas été vraiment surpris. Parce que, voilà, c'est l'Iran, il faut le sortir à chaque... Maintenant, vu l'échec, voire la complicité des services israéliens dans cette histoire, Alors effectivement, ils ont intérêt aujourd'hui à dire, ah non, c'est vrai on a été attaqué, non pas par des gens du Hamas, en guenille, en t-shirt d'équipe de foot, c'est pas ça, c'est pas ces gens qui nous ont attaqué, mais c'était une coalition internationale avec l'intervention de l'Iran et tout. Je ne sais pas si ça aggrave leur chaos ou si ça le simplifie. Parce que si c'était une coalition internationale, vous êtes les derniers à la prendre. Il y a une coalition internationale contre vous, vous faites du renseignement, vous espionnez tout le monde. Mais alors, quand il s'agit des gars qui veulent vous attaquer, vous ne le remarquez pas. Et c'est l'Iran aussi qui a empêché l'armée israélienne de réagir jusqu'à 11 heures du matin. Je commence à avoir des messages maintenant, les premières alertes ont été données à 5h30, même pas 6h. Avant on parlait de 7h, après de 6h, maintenant on est en train de parler de 5h30. C'est l'Iran aussi qui a empêché les soldats israéliens de réagir. C'est l'Iran qui a empêché l'aviation israélienne de venir avant 11h du matin. Et c'est l'Iran qui a bloqué les hélicoptères jusqu'à 12h plus tard. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça n'a aucun sens. Je vous dis un truc. Comme ça, tout le monde est d'accord. si l'Iran participait à cette histoire. Ça veut dire que si, par exemple, le Hezbollah avait attaqué au nord, le Hezbollah est beaucoup plus puissant, beaucoup plus armé, beaucoup plus organisé que le Hamas. On est d'accord. Si le Hezbollah, si c'était une coalition internationale, et que le Hezbollah était synchro avec le Hamas, il aurait attaqué au nord. Il faut bien comprendre comment on ne peut pas être au four et au moulin. Si le Hezbollah voulait marquer un point, c'était le moment jamais d'attaquer. On est d'accord. Ils l'auraient attaqué parce que les Israéliens, là, ils auraient été attaqués au nord et au sud. Déjà, ils ont été débordés au sud. Ils n'ont rien pu faire. Alors, s'ils avaient en plus une attaque au nord, vous imaginez l'idée. Moi, ce que je dis, c'est que si l'attaque a été synchronisée par l'Iran, et que l'Iran avait attaqué aussi ce samedi-là, aujourd'hui, au moment où je mets sous presse, il n'y aurait pas un pays qu'on appelle Israël dans le monde. D'accord ? Il faut être clair avec ça. Il n'y aurait pas aujourd'hui un pays qu'on appelle Israël. En quelques heures, les forces du Hamas et celles du Hezbollah seraient rencontrées au milieu du pays. D'accord ? Après, ils seraient entretués peut-être pour que chacun garde une moitié. Mais bon, ça, c'est une autre histoire encore. D'accord ? On en est là aujourd'hui. Je veux dire, c'est un... Et là, je vois que c'est un pays, j'ai presque envie de vous dire, israélien, je veux dire, moi, je suis pas... Vous savez, moi, je suis contre personne. Juste, j'aimerais vous dire, faites gaffe samedi prochain quand même. Parce que là, arrêtez vos défenses chaque samedi, bon, il y a Ilyoum qui pour, bon, voilà. Après, on a ce samedi encore et tout, je veux dire, les gars, on comprend, Shabbat, tout ça, c'est bien. Mais vous continuez comme ça, vous allez un jour vous faire tous tuer un samedi. Il faut arrêter la déconne, quoi. Alors aussi autre chose, on continue. Donc là, là, je pense dans cette vidéo, je crois et j'espère avoir tapé de manière suffisante sur les Israéliens, sur les Hamas. Je crois qu'on est à égalité à peu près. J'espère qu'il n'y a pas d'idées. Je continue. Sur la réaction aujourd'hui, je vois la réaction des militaires et des gens qui viennent de partout, qui prennent leur pactage, qui arrivent et tout ça. Je vais vous dire un truc, ça ne sert à rien d'arriver après l'événement. Quand l'événement était là, parce que les militaires c'est quoi ? L'armée, l'armée. C'est pas juste une question de présence, c'est aussi une question de moment, c'est une question même d'instant. Il faut être là quand la bataille est là. Il faut être là quand l'ennemi est là. Quand l'ennemi est en train de tuer des jeunes dans un concert, en plein air, oui, il faut être là. Là, vous n'étiez pas là. Là, la moitié dormait, les autres avaient leur téléphone éteint, les autres faisaient la teuf ou je ne sais pas ce qu'ils faisaient. Ça ne sert à rien d'arriver, fléchir ses muscles comme ça, venir trois jours, quatre jours après, fléchir ses muscles. C'est bien, c'est bien pour le moral, pour le mental. Jean, oui, j'étais là, tout ça. Mais bon, vous n'étiez pas là quand le moment était là. Donc là, le risque qu'on a, le risque, c'est de voir, c'est de voir un truc du genre et les débordements, les débordements de ces dernières heures sont quand même inquiétants. On a un ministre israélien qui parle d'animaux humains en parlant des gens à Gaza. Beaucoup d'Israéliens demandent une réponse. Je comprends l'idée de vouloir une réponse sur le plan humain. Je la comprends. Maintenant, il faut faire attention à quelque chose. il y a une différence entre un État et un groupe terroriste. Un groupe terroriste a beaucoup plus de latitude, a beaucoup plus d'options, a beaucoup plus de... a une palette de crimes beaucoup plus large que la violence légitime d'un État. D'accord ? C'est pas du tout... c'est pas du tout le même registre. Donc, maintenant, ce qui reste... le chemin qui reste vraiment pour l'État israélien, c'est... est-ce qu'il se comporte comme un État ? ou est-ce qu'ils se comportent comme un groupe terroriste concurrent à Hamas en disant, regardez Hamas vous faites ça, on va vous montrer nous qu'on peut être plus violent, on va vous montrer que nous on peut faire plus que vous. Voilà l'idée. Et là, ça présage rien de bon cette histoire d'animaux humains et tout ça, mais pour vous dire la vérité, Rien ne me choque depuis l'état israélien. Quand vous prenez un état qui a rassemblé les juifs sur sa terre, de partout dans le monde, en leur promettant la sécurité et en même temps les laisse se faire tuer sans réagir, ou bien a transformé le pays en laboratoire d'essais à grande échelle, d'essais médico-forcés. Je veux dire, si l'Iran avait envahi l'Israël, juste pour vous dire, si il y a 3-4 ans l'Iran avait envahi l'Israël et forcé les gens là-bas, à subir des expériences médicales forcées. On en aurait parlé pendant 60 ans, vous êtes d'accord ? Là, c'est Israël qui se les fait à elle-même, à leur propre peuple. Donc, à partir de là, il faut quand même relativiser les choses. Donc, l'idée, c'est quoi ? L'idée, c'est que, par exemple, si on reprend... Prenons le Bataclan. Même si on est au Bataclan puissance 10 ou puissance 100, mais prenons le Bataclan, je pense que c'est une image assez proche de ce que je cherche. Lorsque les théoristes ont attaqué le Bataclan et que les autorités françaises ont été lentes à réagir, la preuve, le bilan effroyable de cette attaque. Par la suite, l'État français a fait quoi ? Est-ce que l'État français aurait pu, par exemple, dire on bombarde la Seine-Saint-Denis, on va en Seine-Saint-Denis et puis on tue autant de victimes ou dix fois plus de victimes que ce qu'on a eu au Bataclan ? On leur coupe l'électricité ou l'eau ou le gaz. D'accord ? On ne peut pas faire ça. Ou bien quand vous avez la promenade des... l'attentat ignoble de la promenade des Anglais à Nice. Ils vont pas prendre le quartier d'où venait le terroriste et le raser. Ou le bombarder. D'accord ? Pourquoi ? Parce que c'est un État. Et un État ne se vit pas dans la vengeance. Un État ne se vit pas dans l'indigence, dans l'incapacité totale. et après ils se vengent. C'est pas ça l'idée, un État, je vous l'apprends peut-être, mais c'est pas comme ça que ça marche. Un État, c'est pas fait de gens incapables, de gens qui dorment quand l'ennemi est là, et qu'une fois que l'ennemi part, pour plaire à leur population et montrer qu'ils s'en vont, ils viennent dans une opération de vengeance pour faire dix fois plus de dégâts en disant, vous voyez, on était là. C'est pas ça, c'est pas comme ça que fonctionne un État. Ça, on est plutôt dans le groupe théoriste, on est dans le même registre que Hamas, mais avec des autres couleurs, des couleurs différentes. D'accord ? Vous voyez un petit peu l'idée ? D'accord ? C'est pour ça que je ne vais plus parler, je vais arrêter, parce que voilà, je vous dis des choses, vous percevez qu'elles sont réelles, c'est des choses réelles, d'accord ? Si vous n'êtes pas d'accord avec moi, vous me le dites dans les commentaires. Mais l'idée aujourd'hui, c'est que l'État israélien doit se vivre plus comme un état, comme un état organisé, comme un état sérieux, d'accord ? T'es pas un état sérieux quand tu dépenses des milliards en renseignements et que tu fais chier la planète entière avec tes spyware, etc. Alors que t'es même pas capable de réagir quand des gens veulent t'attaquer, t'es même pas capable de voir ce qu'ils font, puis une fois qu'ils t'attaquent, tu mets des heures à réagir, après tu viens flexer tes muscles. C'est bon, t'as foiré, t'as raté, c'est fini ! C'est fini, maintenant t'es rentré dans l'histoire, t'as une gueule sinistre dans l'histoire, t'as une gueule d'incapable, voilà la réalité, vous êtes des incapables. Mais maintenant, c'est pas une... Comment dirais-je ? On est entre nous, on est en train de parler, d'accord ? Quand je vous dis que vous êtes des incapables, c'est pas une attaque, c'est un constat. C'est un constat et c'est un constat amical. Ça veut dire qu'aujourd'hui, je vous dis que vous êtes des incapables, ça veut dire que ce qu'il va falloir à partir de maintenant, c'est d'essayer de remonter la pente. Il faut essayer d'analyser ce qui s'est passé. Comprenez ce qui s'est passé. Essayez de revenir en arrière, pas revenir en arrière à ce samedi. Revenir en arrière... Sur des années analysées dans détail jour par jour, heure par heure, les 20 dernières années. Comprenez ce qui s'est passé. D'accord ? Comprenez ce qui s'est passé. Il y va de votre survie vraiment. Parce que là, c'est... C'est absolument atroce, l'histoire. Grosso modo. Merci mes amis d'avoir écouté jusqu'ici. D'accord ? C'est la dernière vidéo sur ce topic-là. Sur ce canal. Parce que, comme je vous disais, le forum n'est pas convenable. Je vais faire une vidéo d'analyse chaque jour sur Patreon. Vous me retrouvez là-bas. Il y aura moins de vues là-dedans. C'est un groupe un peu plus fermé. Il y a tous les avis là-dedans. Ce n'est pas tout le monde qui est d'accord avec moi, mais c'est un petit groupe beaucoup plus discret pour les échanges. Merci mes amis d'avoir écouté jusqu'ici et on se voit la prochaine fois sur un autre sujet. Je ne sais pas lequel, mais je vous parlerai peut-être d'Ukraine. Tiens, à bientôt.
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