
A French-language YouTube monologue in which the speaker strongly criticizes company social events (after-work drinks, weekend gatherings, multi-day off-site hotel events), arguing they exhaust employees, intrude on family life, and often offer poor conditions. The speaker also warns these events are politically important: non-participation can lead to social exclusion, missed high-visibility projects, and blocked promotions, so attendance can materially affect career progression. The piece closes with brief self-promotion about the speaker's books.
Mes amis, bien le bonjour. Je déteste les sorties d'entreprise. Vraiment, je déteste ça. Pour moi, dire bonjour à un collègue, c'est travailler. Je n'ai pas envie de les voir après le travail. Déjà, imaginez, on commence tôt le matin, j'arrive à 8h ou à 7h ou à 9h, peu importe à quelle heure je commence. Eh bien figurez-vous que vers la fin de l'après-midi, quand il est 16h ou 17h ou autre, j'ai qu'une envie, rentrer chez moi. J'ai envie d'enlever ces chaussures, j'ai envie d'enlever cette cravate ou cette chemise ou autre, j'ai envie de me relâcher, j'ai envie d'autre chose. J'ai plus envie de les voir, c'est terminé. Or le problème, c'est que dans beaucoup d'entreprises, il y a cette tradition de dire, ah oui, là, on a un pot de départ. Voilà, jeudi soir, on va se faire un pot de départ. On se retrouve dans un restaurant, on se retrouve dans un pub et là, on est On a démarré peut-être à 6h du matin, on a eu une nuit courte, et puis on a eu une journée difficile, on s'est pris la tête avec des clients, on a fait plein de choses, et là il est 21h30, et au lieu d'être chez soi, on est toujours là à répéter, à échanger des urbanités avec des collègues. Certaines compagnies débordent même sur le week-end. Certaines compagnies disent, oui, on va organiser un événement le week-end. Ou des fois, elles organisent des événements plusieurs jours. On va vous inviter dans un hôtel et puis il va falloir, on va organiser un truc hyper sympa. Le problème, c'est que le truc hyper sympa, finalement, il va t'éloigner de ta famille, il va t'éloigner de ta vie. Tu vas te retrouver dans un hôtel à l'autre bout du monde parfois. Et ce n'est pas toujours un cadeau. Ça m'est arrivé d'être invité dans des hôtels. Alors, quand tu t'invites dans un hôtel d'essence, c'est déjà bien, mais tu peux te faire inviter dans un hôtel pourri. Tu peux te faire inviter dans un hôtel qui est en dessous du standard de tous les jours, qui est moins confortable que chez toi, qui est moins confortable que ta vie quotidienne. Et puis, on considère que parce qu'on t'a invité loin, on dispose de ton temps 24 heures sur 24. Donc, on va dire oui, venez, on va prendre un petit déjeuner ensemble. Tu vas te retrouver à prendre le petit déj ensemble. Après, tu pars sur des meetings, coller les uns aux autres jusqu'à point d'heure. Et après, on va dire, oui, on a privatisé un resto et on va manger ensemble. Ça m'est arrivé d'être dans des boîtes où honnêtement, je me retrouve de littéralement avoir leur gueule, j'ai envie de dire, de 7 heures du matin jusqu'à 22h30. Je veux dire, voilà, au bout d'un moment, les gars, ça suffit, quoi. Il y a bien sûr des gens qui m'écrivent sur le téléphone, que je donne tout le temps, je ne sais pas où je l'ai mis, là, il doit être quelque part. Et en fait, qui me disent qu'ils n'aiment pas ce genre de choses. Mais bien sûr, je comprends qu'on n'aime pas ce genre de choses. Personnellement, je n'aime pas ce genre de choses. Et je considère que les événements entreprises doivent se faire pendant les heures de travail, pendant les heures de bureau, pas en dehors. Les gens ne nous appartiennent plus en dehors des heures de bureau. Néanmoins, si je fais de la réelle politique, j'aimerais vous dire un truc. Ces événements-là sont malheureusement, malheureusement, j'aurais envie de vous dire autre chose, mais je ne peux pas, sont cruciaux pour votre carrière. Si vous avez envie d'évoluer, vous devez jouer le jeu. Vraiment, c'est comme ça. C'est du. C'est la situation qui l'exige tout simplement. Énormément de choses. Je l'ai vu de mes propres yeux. des gens qui étaient absents étaient critiqués. Ça m'est arrivé de voir, d'être dans une table, avec du management et des collègues par exemple, et soudainement il y a le nom d'un collègue qui arrive, et parce que ce collègue n'est pas là, parce que tout simplement il a préféré aller avec sa famille au lieu de venir boire du vin pas cher et échanger des mondanités, Et bien, que se passe-t-il ? Ce collègue-là, il commence à casser du sucre sur son dos. Il commence à être critiqué, parfois même par le management. Parfois même par le management et encouragé par les employés qui sont autour. Et chacun ira de son anecdote, chacun ira de son anecdote pour expliquer pourquoi ce collègue est mauvais. Et là, c'est parti. Et ce gars ou cette nana n'aura pas la possibilité de se défendre, n'aura pas la possibilité de dire ou de savoir ce qui s'est passé. Et c'est dans son dos que tout ça va se passer. Par la suite, voilà, on connaît les histoires de harcèlement, on connaît les histoires où les gens sont ostracisés, les gens sont isolés et tout ça. Et ça commence par ça. Et généralement, la terminologie que le manager utilise contre ces personnes, c'est Oui, j'aime bien son travail. Ce n'est pas que je n'aime pas son travail. Normalement, ça va s'arrêter là. Si il fait son travail, tu fermes ta gueule. C'est fini. Il fait son travail, il est payé, il rentre chez lui. Il a une famille, il a des enfants. OK ? Non, eux, ce n'est pas comme ça qu'ils réfléchissent. J'aime son travail, mais culturellement, il a du mal à s'adapter à l'entreprise. Culturellement, moi, je ne vois pas qu'il s'intègre. Et j'ai connu des gens qu'on a poussé vers la porte à cause de ça. Des gens qui délivraient du travail excellent, mais parce que, entre guillemets, culturellement, ils ne pouvaient pas s'adapter. Ça veut dire, ils ne viennent pas boire des coups avec nous. Eh bien, ils étaient, dans le meilleur des cas, isolés. Dans le meilleur des cas isolés. Ça m'est arrivé à moi, des fois, d'être isolé. Ça signifie que moi, je faisais mon travail, je me donnais à fond. Je n'avais pas le temps pour la politique. Quand c'est la fin de la journée, je rentrais chez moi. Et puis, finalement, ce que je découvrais plus tard, que les missions intéressantes, les projets intéressants. Ça signifie des projets qui sont faciles à faire, qui ont de la bonne visibilité, qui ont peut-être des primes à la clé, qui ont peut-être des clients sympas, des clients prestigieux, qui ont à la clé plein de trucs intéressants ou qui ont à la clé des voyages intéressants, des choses comme ça. Ces projets, je découvrais qu'ils étaient donnés pas au bureau, ils étaient donnés durant des réunions comme ça. Ils étaient donnés autour de barbecues, dans des restos, dans des pubs. Donc c'est vrai que ça, c'est très moche, mais c'est comme ça que l'entreprise aujourd'hui fonctionne. Ce que j'ai découvert également, c'est que les promotions sont données de cette manière. quelqu'un arrive, comme ça, puis soudainement, voilà, on t'aime bien, on a bu un verre ensemble, qu'est-ce que... ça te dirait, tu sais, on va ouvrir un poste, machin, tel, tel truc, ça te dirait de... ça te dirait de... de postuler ? Et le truc, c'est que... ce qui va se passer, c'est que cette personne-là, qui a été choisie autour d'une verrée, va postuler. Après, ce qu'on va faire, on va ouvrir le poste au marché. Ça signifie qu'on va le publier sur le portail de l'entreprise, on va le publier sur LinkedIn, on va l'annoncer partout par email, ces emails DHR qui circulent. En réalité, plein de monde vont venir mettre leur candidature. Et puis, par la suite, ils recevront le fameux email. Nous avons le regret de vous informer que tout simplement parce que le candidat a été choisi en pire tout pire, dans des conditions non professionnelles. Et malheureusement, c'est comme ça que l'entreprise d'aujourd'hui fonctionne. Donc, à ceux qui m'écrivent pour me dire est-ce que je dois participer à ce genre de verré ou ce genre de sortie? Moi, je vous dis voilà, je vous donne la réalité. Après, c'est à vous de voir. Si vous voulez ne pas participer, parce que vous vous dites j'ai des gens qui sont comme ça, ils me disent moi, je suis un père de famille, j'ai mon travail, j'ai mon taf, je ne souhaite pas évoluer, je ne souhaite pas évoluer ni en salaire, ni en fonction, ni quoi que ce soit. Mon travail est répétitif, je fais tous les jours la même chose et je n'ai aucun espoir pour des journées meilleures. OK, dans ce cas là, il n'y a pas de souci, tu n'y vas pas, tu restes dans ton coin. Mais malgré tout, il y a quand même un risque. Il y a quand même un risque, tu ne peux pas savoir d'où le coup peut venir. L'autre option, ceux qui veulent évoluer, je suis désolé, l'entreprise se vit dans le pas. L'entreprise se vit autour d'une bouteille de bière ou d'une bouteille d'alcool ou un truc comme ça. C'est malheureux. J'aurais eu envie de vous dire le contraire. J'aurais voulu vous dire que ce n'est pas comme ça, mais c'est exactement de cette manière que ça marche. Voilà, mes amis, je vous laisse. Je souhaite une très bonne, très bonne journée. Et puis, je vous rappelle encore une dernière fois mon livre toxique qui est en vente sur sur Amazon et je suis en train d'écrire une, pas une suite, mais un livre sur le survivre, l'entretien d'embauche qui arrivera bientôt. Voilà, mes amis, à la prochaine fois.
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