
A French speaker vents about left-wing certainties, using stories about his aunt and tourists in Africa to argue that some political positions rest on unwarranted absolutes. He questions the practical consequences of military intervention and rejects simplistic moralizing about Syria and Assad.
Bonsoir tout le monde, je vais vous raconter une petite histoire, ça se passe il y a longtemps, j'étais à Lausanne avec ma tante en Suisse et c'était le soir au dîner, on mangeait dans le silence, une sorte d'ambiance de Goethe et ma tante était, parce qu'elle est décédée il y a deux ans, était la personne la plus généreuse que je n'ai jamais rencontrée, une personne qui aidait tout le monde, qui aidait même des gens qu'elle ne connaissait pas, qui était extrêmement généreuse avec ce qu'elle avait, avec son temps et tout ça. Et à un moment donné, elle s'est arrêtée de manger et elle m'a dit... Elle m'a dit une phrase qui m'a beaucoup frappé à l'époque et à laquelle je repense souvent. Elle m'a dit, tu sais, je crois que je déteste les gens tu vois le truc c'est que moi aujourd'hui j'ai l'impression de m'acheminer vers vers une mentalité similaire ça ne serait pas par accident parce que quand même c'est elle qui a fait de moi ce que je suis je ne serais rien sans elle donc il est tout à fait normal que même pas par accident, mais par la logique de la vie, je récupère un certain nombre de ces tics ou de ces pensées. Alors en fait, je voulais vous dire que j'étais un peu sombre ce week-end parce que j'ai été manger chez des Français. Ça m'a démoli, si vous voulez. ça m'a pris beaucoup d'énergie vitale. Je ne sais pas comment vous faites les gars, mais moi en une soirée, j'en suis presque à aller, je ne sais pas, aller chez le psy. Ça m'a complètement assommé. C'est terrible, c'est terrible. En fait, je vais vous donner un exemple. Si tu me demandes, si on sort de la maison et tu me demandes si j'ai laissé la lumière allumée, si j'ai oublié la lumière, je vais te dire non, j'ai éteint la lumière, j'en suis sûr. J'en suis sûr. Parce que si je me trompe et que la lumière est en fait allumée quand même à la maison, qu'est-ce qui va se passer ? On va payer peut-être 5 centimes ou 10 centimes d'électricité en plus. Maintenant, si tu me demandes si j'ai laissé le gaz allumé, là, 9K sur 10, je vais te dire, OK, maintenant que tu ramènes la chose sur la table, je vais quand même aller voir. Parce que sur ce thème-là, j'ai peut-être moins le droit d'avoir des certitudes. Pourquoi? Parce que plus l'enjeu est énorme, moins l'humain a le droit d'avoir des certitudes absolues. Or, moi, ce qui me gêne chez les gauchistes, c'est qu'ils ont des certitudes absolues sur des choses, sur des thèmes, sur des aspects de la vie où, par définition, tu ne peux pas te certifier. Alors, vous savez, il a été question de... il a été question de... de Siri. Et j'ai entendu des choses terribles. Je suis désolé, je parle lentement parce que je suis... Je n'ai pas le mood de parler plus vite que ça, je suis désolé, je suis incapable de parler plus vite que ça ce soir. Et en fait, mais laissez-moi vous raconter, je suis en train de vous utiliser comme ce psy chez qui je ne veux pas aller, chez qui je ne veux pas. Je pense que vous me servez de psy, merci beaucoup de votre aide ce soir. Et en fait, ce qui se passe c'est que j'ai entendu de toutes les couleurs, j'ai entendu même, je pense la chose la plus horrible, je vais vous la dire quand même, qu'Obama ne peut pas être un mauvais gars parce qu'il est noir. Obama est noir, donc il ne peut pas être mauvais. Bachar al-Assad est blanc, donc il est mauvais. Alors, j'aurais pu jouer sur le fait que Bachar al-Assad est arabe, donc qu'est-ce qui va l'emporter, l'arabité ou la noirceur ? Mais à l'évidence, la noirceur de peau, pas la noirceur d'âme, la noirceur de peau semble faire de toi un saint c'est une catégorie de gens aujourd'hui alors il m'a rappelé une histoire une histoire d'amis d'amis plutôt UMP qui aimaient bien l'Afrique et ce que je vais vous rapporter aujourd'hui c'est exactement l'histoire telle qu'ils l'ont racontée ils ont été en Afrique je ne sais plus quel pays vous savez moi même je suis né en Afrique et je confonds un petit peu entre tous les pays africains et ce qui s'est passé c'est que Ils ont été en Afrique, donc, et ils étaient dans un minibus. Et le guide, n'ayant pas l'habitude de la région, s'est perdu. Il s'est retrouvé dans un village, un village où il y a l'Afrique brute, où il y a l'Afrique vraie, où il y a cette Afrique que les touristes ne visitent pas. Et en fait, ce qui s'est passé, c'est qu'ils sont tombés sur une scène de la vie quotidienne. Les villageois avaient arrêté un Noir eux-mêmes sont noirs donc, mais ils ont arrêté un des leurs et ils l'avaient accusé à tort ou à raison d'avoir volé des bouteilles d'eau et en guise de punition ils avaient décidé de le brûler vivant et en fait ils l'ont attaché et ils voulaient le brûler et sur ces entrefaits arrive donc la police et les touristes étaient là depuis un petit moment, ils étaient déjà extrêmement édifiés sur sur la situation, malgré qu'ils ne comprenaient pas le langage local, mais ils avaient bien capté ce qui était nécessaire de capter pour comprendre. Et ce qui se passe, c'est que la police est arrivée, et puis il y a eu un grand palabre, comme il y en a souvent dans les pays du tiers monde, pour des petites et des grandes choses. Et... Justement, les flics ont décidé, à la fin de la conversation, avec des locaux, ont décidé d'aller dans leur véhicule, de siphonner de l'essence et de le fournir aux villageois. Parce qu'en fait, justement, le voleur, ils avaient du mal à le brûler, parce que vous savez, en Afrique, on n'est pas extrêmement technicien. Heureusement, la police est arrivée et ils ont aidé. Voilà, ces amis étaient revenus d'Afrique et ils avaient quand même un regard nouveau sur ce continent-là. d'autres personnes, je pense de gauche, devraient aller visiter l'Afrique et voir de près à quoi ça ressemble. Et peut-être sortir un petit peu des sentiers battus aussi, pas aller juste là où il y a les touristes. Et en fait, ce qui se passe, c'est que la personne, les personnes qui étaient là, soutenaient qu'il fallait aller intervenir en Syrie, qu'il fallait envoyer l'armée française à intervenir en Syrie. Alors je leur ai dit, mais vous savez que j'ai essayé d'utiliser des arguments simples. J'ai dit, vous savez que des chrétiens se font massacrer, aujourd'hui, alors que, durant tout le règne de la famille Assad, c'était des minorités qui étaient protégées depuis des décennies. Elles vivent là-bas depuis des siècles, en fait. Mais elles sont protégées, alors qu'aujourd'hui, on est en train de les tuer. On est en train de les massacrer. Vous savez quelle était la réponse à ça ? Sérieux, je cite, textuel. Mais rien ne te dit que les chrétiens sont des jambons. Rien ne te dit qu'ils sont bons. Donc je veux dire, le noir, il est automatiquement bon. Les chrétiens, rien ne dit qu'il est bon. Peut-être même que ça dit qu'il est mauvais. Ça signifie que le fait qu'on les massacre adultes, enfants, tout ça, et qu'on joue avec leur tête, est quelque chose de tout à fait dans l'ordre des choses. Acceptable. Voilà, donc là, mon argument est tout de suite tombé à l'eau. Alors, Je suis parti un petit peu dans l'image forte. Très pratique, très terre-à-terre. Mais image forte, pourquoi ? Parce que, vous savez, si on est dans un paquebot dans le soleil, qu'on est couché à bronzer et puis on parle de naufrage, je vais utiliser des termes extrêmement soft pour te parler de naufrage. Maintenant, Si on est dans le même paquebot qui est en train de couler et qu'on est allé jusqu'ici, c'est vrai que j'utiliserais peut-être un vocabulaire plus fleuri pour te ramener la même idée parce qu'on a moins de temps. Et là je leur ai dit d'accord, vous allez envoyer l'armée française pour aider donc les rebelles. Je leur ai dit, donc, le projet de massacrer un village chrétien ou musulman, peu importe, parce que tout le monde se fait massacrer là-bas, pas seulement les chrétiens. J'ai dit, donc, les Tchétchènes vont massacrer l'enfant, ils vont lui couper la tête, ils vont l'égorger, le gamin. C'est quoi le rôle de l'armée française là-dedans ? C'est quoi votre rôle ? Vous allez lui tenir les jambes pour qu'il ne bouge pas ? Ou bien vous allez encercler la ville pour que les victimes ne puissent pas fuir ? Ou bien est-ce que vous allez défendre les égorgeurs et les ramener jusque sur site, jusqu'à sur la scène du crime ? Et rester en dehors, les protéger pour veiller à ce que personne ne vienne les déranger ? C'est quoi le rôle ? C'est quoi le rôle de l'armée française ? Parce que si vous allez aider les terroristes, il faut définir votre rôle. Ce sera quoi exactement ? Peu importe. Le rôle, il sera dans les chapitres, dans les thèmes que je viens de vous raconter là. Ce sera soit tenir la victime, éviter que la victime ne fuie, ou bien protéger l'assassin. Ce sera ça. On sera en train de parler de choses pareilles. Alors, ils m'ont sorti des trucs, genre oui, la démocratie. Puis j'ai dit là, vous savez, les gars, là, j'ai été là, là, j'ai été un petit peu, j'ai donné dans le Je les ai donnés direct dans le racial, vous savez. Je les ai ramenés genre... Genre, vous savez, nous on est des Arabes, vous êtes des Européens, allez vous faire foutre, un truc comme ça quoi. Je veux dire, pour peu j'aurais sorti le colonialisme, tu comprends ? C'est pas mon répertoire le colonialisme, tu comprends ? Mais j'ai failli sortir ça, tu vois, genre... Parce que je pense que le gauchiste, il faut lui parler de trucs gauchistes. Je lui ai dit tout simplement, allez vous faire foutre avec votre démocratie, que nous on fonctionne pas de la même manière que vous, et puis que... que votre démocratie, et moi bien ce que ça donne chez vous. J'ai dit déjà, essayez de récupérer votre pays, n'est-ce pas ? Essayez déjà de récupérer votre... Essayez de récupérer la France, qui ressemble à certains endroits, ça ressemble à Péchawar. Et après, essayez d'être représentatif, n'est-ce pas ? Essayez de ne pas vous faire bouffer par les banquiers, essayez de ne pas vous faire bouffer par les clans mafieux, n'est-ce pas ? Essayez déjà de remonter le pantalon dans votre propre pays, essayez déjà de... de récupérer une ville comme Marseille ou autre, et après essayer d'imposer la démocratie chez nous. Mais bon, là, c'est ramener le débat très bas. Là, c'est vrai que là, c'est tout de suite le débat non civilisé, tu comprends. Je n'en refais plus jamais. Vous savez, il y a des choses que je ne referais plus jamais. Ça, je n'en referais plus jamais, par exemple. C'est fini. Terminé. Je ne joue plus de ça. OK. Merci d'avoir m'avoir écouté. Vraiment, je vous remercie ce soir d'avoir écouté parce que j'en avais beaucoup sur le cœur. pour une fois j'avais besoin de vous d'habitude je viens vous dire des choses je viens avec des idées complètes faites et je viens partager avec vous quelque chose que j'ai construit dans ma tête j'ai pris le temps de construire mais là je viens partager avec vous un ressenti en fait voilà c'est peut-être la différence de ce soir je suis en pyjama en train de rober en ville en fait voilà allez amusez vous bien et puis on se verra cette semaine dans des vidéos peut-être un peu plus avec le moral un peu plus haut hein d'accord allez bye les gars.
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