
A French speaker explains why they're leaving Croatia for the UK after earthquakes, including a deadly 6.4 magnitude quake, traumatized their child. They cite €1,500 in bureaucratic fees, insect infestations, food shortages, and mandatory hotel quarantines as reasons to go.
Questions this video answers
Approximately €1,500.
The United Kingdom.
Bonjour mes amis, ceci est la dernière vidéo depuis la Croatie. Demain je rentre en Angleterre. Je sais, c'est une folie, je sais. Mais j'ai atteint les limites d'un système ici. Quand je suis parti il y a trois mois, je suis parti, vous savez, précipitamment, même si la fuite était préparée. mais la réalisation s'est faite dans la précipitation j'avais décidé un samedi et le dimanche matin j'étais à l'aéroport ceci vous raconte quelque chose, ça vous raconte que ben j'ai toujours des responsabilités au Royaume-Uni je continue à payer pour la maison, je continue à payer les taxes locales, je continue à payer l'assurance des voitures, je continue à payer plein de choses d'accord, je suis parti comme ça sur le moment j'espérais que dans trois mois J'avais besoin de trois mois. Je me disais, dans trois mois, les choses vont se décanter, on n'y verra plus clair. Ça va se calmer. Le pic de l'hystérie, si ce n'est de l'épidémie, sera passé. Et... Plus on avance, plus... Je vois que ça ne va pas s'arrêter. Je vois que ça ne va pas s'arrêter, ni au Royaume-Uni, ni ailleurs. Donc... Ici... Il s'est posé la question, parce qu'au bout d'un moment, au bout de trois mois, il s'est posé une question très sérieuse. La question sérieuse, c'était rester ici pour toujours ou bien rentrer. La petite était traumatisée de ce pays. Il y a eu un nombre important de tremblements de terre. Je peux vous montrer, je prends mon téléphone, je peux vous montrer une application tout le monde regarde ici, on va voir aujourd'hui on a eu 3.4, 1.9, 2.9, 1.5 il y a eu une Serbie 3.4, c'est un petit peu loin, 440 km 1.9 2.0 alors le truc c'est que quand t'es... on vit au rythme de ça ça s'est calmé ces derniers temps mais la petite était traumatisée Il y a trois jours, elle était en train de manger son petit-déj. Ça a bougé un petit peu. Elle est venue en courant, les yeux qui sortaient du crâne, la peau encore dans la bouche et tout ça. J'ai... J'ai senti qu'elle n'allait pas pouvoir rester ici éternellement. Elle est partie hier. Elle s'est réveillée cette nuit. Elle est en Royaume-Uni maintenant. s'est réveillé cette nuit 4 heures du matin en pensant qu'il y avait un tremblement de terre au Royaume-Uni. D'accord ? Juste pour vous dire que c'est traumatisant. Ok ? C'est traumatisant. Je vais vous faire visiter la maison. Tenez, je vous montre un petit peu. c'est... je crois que je ne vous ai jamais montré où je vis, donc là je vais dans le coin du... je vais dans le coin du salon, je vous montre un petit peu à quoi ça rassemble c'est le salon, vous voyez mes valises sont prêtes la cuisine là la cuisine, il va falloir que je range un peu plus Il y a une salle de bain, là, et deux chambres, une à gauche, une à droite. Et ce que j'aimerais vous montrer, c'est ça. Alors avec l'obscurité, je ne sais pas si vous allez voir. Voilà, c'est la montagne. Et d'ici, on voit le changement des fois très rapide de la météo. Il peut faire très beau, ciel bleu, et puis cinq minutes après, il peut pleuvoir, faire gris, des fois on a de la neige, des fois... On a un gros sapin ici, un peu trop grand pour décorer pour Noël. Mais c'était sympa à Noël, il y avait un petit peu de neige dessus. Donc... Là, c'était... C'est le toboggan de la petite. Malheureusement, on n'a pas pu le prendre, il est énorme. Tu peux pas embarquer ça sur un... je ne peux pas embarquer ça dans un avion il va falloir... je ne sais pas, je vais l'abandonner, je vais parler au propriétaire c'est ok, ils vont le prendre, le donner à d'autres enfants donc oui c'est moi à replacer la caméra en fait si vous voulez La décision, c'était... il devenait difficile. Le Royaume-Uni va imposer à partir des jours qui viennent, ils vont peut-être l'annoncer aujourd'hui, va imposer une quarantaine à l'hôtel, une quarantaine obligatoire pour tous les voyageurs qui arrivent au Royaume-Uni. Et puis, imposée dans des hôtels. Il y a des hôtels qui sont en train de frapper à la porte du gouvernement pour demander des contrats de passagers qu'on ramène sous escorte et qu'on enferme pendant 10 jours, à leurs frais bien sûr. Alors il faut savoir que déjà, Ce que je trouve catastrophique, c'est voilà des hôtels qui sont là dans leur business plan, dans leur business model, c'est accueillir des gens qui viennent volontairement, selon leur propre volonté, ils viennent à pied. Ils rentrent dans l'hôtel et ils sont libres de sortir, de rentrer. Et voilà qu'on leur demande de transformer leur hôtel en prison, en centre d'incarcération forcé. Et ils sont d'accord. C'est dingue. Ça explique pourquoi, et comment dans le passé, Des fois, quand les services de l'État avaient besoin de trains ou avaient besoin de produits chimiques ou autre, il y a des compagnies qui venaient frapper, qui étaient très heureuses d'obliger. Il n'y a pas un qui soulève l'objection sur les droits humains ou autre. Et on fait en plus payer les gens. Alors que le règlement de l'OMS, qui est contraignant pour les pays qui appartiennent à l'OMS, est très clair sur ce sujet-là. On ne peut pas faire payer quand il y a une mesure de quarantaine, qui normalement touche les malades, pas les personnes saines, mais on ne peut pas faire payer aux gens les frais de quarantaine. Ce n'est pas possible. Un État ne peut pas prendre des gens, les déclarer malades, les enfermer et leur demander de payer pour leur enfermement. Là, en fait, ils pensent introduire quelque chose qui serait à hauteur de 1 500 euros et plus par personne ou par chambre. Et puis les gens seraient enfermés dans la chambre, gardés, n'est-ce pas, avec des gardes dehors pour les empêcher de sortir. On leur posera les repas devant la porte. On leur amènera les saloperies qu'on voudra bien leur donner. Et puis ce sera à leurs frais. J'ai pas envie de subir ça. Parce que je sais que, quand je suis parti du Royaume-Uni, il fallait bien qu'à un moment donné je revienne pour régler mes affaires, il fallait bien que... J'ai tout laissé en vrac, j'ai tout laissé en plan. J'ai même les choses dans le frigo. Donc il fallait bien que je revienne régler ça. Le problème c'est qu'aujourd'hui, je ne pourrai pas régler ça. C'est... Ils vont fermer les frontières. Une fois qu'ils fermeront les frontières, Ils ne les rouvriront pas, probablement pas en 2021, peut-être en 2022 et encore, je ne sais pas. En tout cas, je vais y aller, je vais me jeter dans la gueule du loup, je vais me constituer prisonnier, n'est-ce pas ? Et puis, si je vois au bout d'un an ou deux que leur hystérie est toujours là et que le pays s'est transformé en Prison Island et tout, et tout, et tout, Je pense que je ferai, je réglerai mes affaires, je quitterai mes affaires, je vendrai ma voiture, je ferai ce qu'il faut. Et je partirai, je partirai pour Deban, sans jamais regarder en arrière. Mais voilà, pour le moment, j'ai pas vraiment le choix. Et en plus, j'ai fait partir la petite et sa maman tout de suite, dès que la nouvelle est tombée hier. parce que je ne voulais pas qu'elle prenne le risque d'être enfermée ici, parce que moi j'avais besoin de plus de temps, ne serait-ce que pour faire les bagages, ranger ici, parler aux propriétaires, il y a plein de choses que je devais faire. Je les ai juste foutues dans un avion sans bagages, sans rien. Il fallait qu'elles partent. Et puis moi, j'ai pris ces dernières 24 heures à faire ce qu'il faut. Et puis résilier le contrat, préparer les bagages, nettoyer un peu, jeter les choses dont on n'en a plus besoin et tout ça. Et j'espère que... Voilà. Donc demain, je vais rentrer. Puis je ne me prends pas la tête, honnêtement, je vais vous dire un truc, je vais vous dire la vérité. J'étais venu ici, dans ce pays, j'espérais réellement trouver la sérénité, la zénitude, comme on dirait. J'espérais trouver la paix, j'espérais trouver peut-être, essayer d'exorciser cette angoisse que me donnait le Royaume-Uni. Je me suis retrouvé ici à dormir, Avec les portes non verrouillées, je ne ferme même plus les portes. Vous savez pourquoi ? J'ai un ami qui travaille chez Air France. Il est pilote, il a subi quelques tremblements de terre. Ils ont des formations, des briefings à ce sujet-là. Ils briefent même l'équipage quand ils vont dans des destinations où il y a des risques de tremblements de terre élevés. Il a eu deux fois sept dans sa vie. Il m'a dit de ne pas fermer les portes parce qu'effectivement, quand il y a un tremblement de terre des fois, ça peut déformer les cadres des portes et des fois tu ne peux pas sortir. Donc c'est pour ça que je ne verrouille pas les portes. Je laisse la lumière allumée ici dans le salon. Je dors dans la chambre et je laisse la lumière allumée. Donc effectivement, j'étais venu pour me sentir bien et je finis par quoi ? Je me finis par me réveiller 15 fois par nuit, dormir la lumière allumée et les portes ouvertes. Vous comprenez, je veux dire, ce n'est pas réellement quelque chose qui me porte. Je ne supporte pas la nourriture ici. La nourriture, j'ai réalisé combien c'est important, ça fait partie des petits plaisirs de la vie. Je n'ai pas réussi à trouver ma nourriture ici. Elle me coûtait trop cher déjà, pour commencer, parce que quand on part et on est étranger, on a tendance à rechercher des produits dont on avait l'habitude déjà. Donc j'achetais des produits que je payais peut-être une fois et demie plus cher qu'en Angleterre, pour une qualité qui était deux fois moindre. J'ai une conscience, par exemple, quand je mange, j'ai une conscience d'éviter les produits génétiquement modifiés, par exemple, d'éviter les OGM, de faire gaffe d'où viennent les produits. Et en Angleterre, il y a un étiquetage, une protection, c'est très net, ce genre de choses. Ici, semble-t-il, l'OGM, c'est juste... Voilà, quoi, c'est no event, quoi. Donc j'ai eu des problèmes de la sorte. Il y a un insecte qui est en train de voler, on a une invasion de... Pareil, ils s'appellent des parasites diaboliques. J'ai montré une photo sur Twitter. Je les aspire. Au départ, j'étais gentil, je les ai attrapés avec un mouchoir, je les ai jetés dehors. Et là, je ne vous cache pas, je vous montre. Voyez l'aspirateur ? L'aspirateur, là, c'est un... C'est l'arme du crime, en fait. Parce que maintenant, je les... Maintenant, je les... Quand je m'en occupe, voilà, ils sont à l'intérieur du sac de l'aspirateur. J'en peux plus, il y a vraiment une invasion. Ça et les coccinelles. Au début, c'est gentil avec les coccinelles. Maintenant, j'aspire aussi les coccinelles. Il y en a partout, en fait. Partout, partout, partout. Je crois que ça vient des arbres en face. Donc, j'ai bien aimé. Pour résumer, ce que j'aime en Croatie, c'est... C'est très beau, comme vous avez pu voir. Je ne sais pas, je verrai après sur la vidéo, mais... Il y a une montagne en face, c'est magnifique, c'est très beau, l'air est très pur. J'ai bien aimé la sécurité, j'ai bien aimé la tranquillité du pays. Il y a des choses qui... J'ai bien aimé les marchés, tout ça. Même si j'en suis revenu des marchés, parce qu'au bout d'un moment, je ne savais plus ce qui était au GM, ce qui ne l'était pas. J'ai eu des doutes sur la nourriture. À un moment donné, après, c'est devenu très difficile de manger correctement. J'ai pas aimé... J'ai pas aimé plusieurs choses. J'ai pas aimé la bureaucratie. J'ai payé pratiquement 1500 euros en bureaucratie depuis que je suis arrivé. J'ai dû payer un avocat parce que le moindre... Le moindre... Je voulais m'établir ici, mais il y avait tellement des montagnes de paperas. Vous savez, c'est un pays avec 4 millions d'habitants, dont une grande partie travaille pour l'État. Il y a une administration tentaculaire, beaucoup de fonctionnaires qui ont le travail les uns aux autres. Ça m'a rappelé un peu l'Algérie des années 80. Ça veut dire que... Certaines formalités, tu es obligé d'aller à un bureau par exemple, qui va te mettre une signature, tu dois aller vers un autre qui met un tampon. Quand le gars veut mettre le tampon, il te dit oui, mais il faut payer un émolument. Mais lui, il ne prend pas l'argent, donc tu dois aller vers un autre bureau. Et ça, à chaque fois, à l'autre bout de la ville. Tu payes, il te donne un reçu, tu vas chez le gars qui met le tampon, il te met le tampon. Je veux dire, c'est tellement compliqué. C'est pas comme par exemple au Royaume-Uni ou dans des pays comme la Turquie ou autres qui ont modernisé leur infrastructure administrative. Ici, ça marche toujours à l'ancienne. J'ai pris un avocat. J'ai payé 1 500 € pratiquement en frais, frais de traduction. Ils veulent même des notaires. Je me suis même retrouvé chez un notaire parce que certains documents, tu dois les signer, oui, mais il faut aller chez le notaire et tout. Je veux dire, au bout d'un moment, franchement, j'en ai eu un peu ras-le-bol. Honnêtement, je ne vous cache pas, j'en ai eu un peu ras-le-bol. Donc, résultat des courses, je n'ai pas aimé les tremblements de terre. C'est réellement aujourd'hui Zagreb, je l'appelle la ville aux mille tremblements de terre. Ça s'est calmé ces derniers jours, mais le problème c'est quand t'es sur les nerfs, après tu les imagines, après t'as l'impression qu'il y a un tremblement de terre. Quand ma fille par exemple s'est réveillée à Londres à 4h du matin, croyant qu'il y en avait un, tu deviens hyper sensible à ces choses-là, t'arrives plus à avoir la paix. Vous savez, je vous montre, quand il y a eu le 6.4, qui a tué des gens à 40 km d'ici, on s'était planqué près de ce pilier. Vous voyez ce gros pilier ? En fait, le matin, enfin le matin je vous avais dit, j'avais fait une vidéo où j'avais entendu quelqu'un qui était en train de gueuler tremblement de terre, tremblement de terre, le matin avant le gros tremblement de terre en fait et ce qui s'est passé c'est que j'avais fait une vidéo en vous disant je me suis réveillé sur quelqu'un qui criait tremblement de terre et on avait fait un briefing, on avait fait un briefing, on s'était dit si jamais ça frappe On se met là, on se met près de ce pilier parce qu'il est énorme comme vous pouvez le voir. Il va vers cette poutre là et il va ici. Il y a une autre poutre noyée dans le mur, d'accord. Et j'étais là, j'étais sur ce sofa en train de, j'étais en train de tweeter en fait, ma fille était en train de jouer là. et à un moment donné je voyais ce pilier il est parti ce pilier là que vous voyez devant moi là il est parti sur la droite et la gauche de pratiquement 15 centimètres quoi c'était assez cette chose là ce lustre était en train de balancer mais alors si je dois mimer le balancement de ce lustre vraiment que j'y aille c'était c'était de ce niveau là d'accord c'était de ce niveau là ok en fait j'ai chopé ma fille, j'ai sauté là, j'ai sauté là, comme vous pouvez le voir, j'ai sauté là, je suis arrivé ici, on était tous planqués là, contre ce pilier, à la fin, cette image était inclinée, tous les tableaux d'ailleurs certains sont inclinés, ici regardez, on a une fissure là dans le mur, vous pouvez voir, C'était, je veux dire, ma fille qui criait « I'm scared, I'm scared, I'm scared ». Elle avait vraiment peur. Donc, c'est vrai que pour nous, c'était vraiment traumatisant. C'est traumatisant. Et on n'avait pas dormi pendant des jours et des jours. Jusqu'à maintenant, on a du mal à dormir, la moindre vibration... La moindre vibration... Ce coup-là, ça fait... Et donc, oui... À un moment donné, on n'a pas pu nous adapter à ce système. Voilà. Donc... Demain, je rentre. Demain, je rentre. Je ne pense pas revenir en Croatie un jour. Malgré toutes les qualités que j'ai décrites pour le pays, et les habitants qui sont très sympas et tout, on n'a pas pu socialiser avec eux parce qu'ils sont très Covid au croyant. Le seul moment de socialisation qu'on a eu, c'était quand il y a eu ce tremblement de terre et tout le monde était dehors, toute la ville était dehors, sans masse, sans rien, les gens les uns dans les bras des autres et tout ça. Il y a eu un moment d'humanité parce que on avait quand même vu un vrai danger face à nous, un danger qui pouvait nous tuer tout de suite, tous comme nous étions. Et c'est vrai que ça nous a... Sur le moment, on a été content de parler à des gens. J'avais presque envie de remercier ce tremblement de terre pour avoir permis un petit peu de m'approcher des gens, mais il n'y a pas eu ni avant ni après d'approche. Donc, socialement parlant, je suis mieux au Royaume-Uni qu'ici. Voilà. Voilà. C'était ainsi. Donc, prochaine vidéo, ce sera depuis le Royaume-Uni. Celle-là est la dernière depuis ici. Et puis, je sais pas, j'ai peut-être une ou deux vidéos enregistrées que je n'ai pas fait tracer. Je vais peut-être les uploader. Et puis voilà. Merci mes amis, et puis, on se voit une autre fois.
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