JFK Jr : comment il s'est mis dans une situation mortelle

Aldo Sterone analyzes JFK Jr.'s 1999 plane crash. With only 180 flight hours and no instrument rating, Kennedy took off at night in poor visibility from Essex Airport toward Martha's Vineyard. Spatial disorientation led to a rapid 4,700-foot-per-minute descent into the ocean; Sterone dismisses conspiracy theories, attributing the crash to human error and weather conditions.
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Mes amis, bien le bonjour. Aujourd'hui, j'aimerais vous parler d'une famille, la famille Kennedy, qui a donné énormément de personnalités importantes à l'État américain. Ils ont même eu un président, celui qui s'est fait flinguer à Dallas au Texas. Et puis aujourd'hui, on va pas parler de lui, on va parler de son fils. Il faut savoir au passage que c'est une famille à fort potentiel accidentogène. J'ai du mal, sans googler, à vous trouver le dernier Kennedy qui est mort dans son lit. Généralement, on est toujours dans un contexte de mort violente, dans des vies qui sont très riches, mais malheureusement assez courtes. Aujourd'hui, on va parler donc de JFK Junior. Alors, le JFK Junior a été connu, on va dire, par l'Amérique, ou par le monde plutôt, j'ai envie de dire, lors du décès de son père. Il y a le cercueil du président américain et lui, quand il voit le cercueil de son père, il va faire ça, donc il va faire le salut militaire, ce qui n'est pas, ce qui n'est pas usuel. Les petits-enfants généralement ne saluent pas le cercueil de leur papa qui est mort sous les balles d'une agence à trois lettres de cette manière-là. En tout cas, on réalise c'est une famille qui est toujours dans le script, qui est toujours dans le show, qui est toujours dans le démonstratif, et ceci pratiquement de père en fils. Donc JFK va grandir, Junior va grandir, et en 1982, il commence à s'intéresser à l'aviation. Alors c'est un intérêt passager, ça veut dire c'est une personne qui est très occupée, il a beaucoup d'autres choses à faire, il a sa vie, mais l'aviation, il va faire ça comme il peut. Donc 1982, il va commencer l'aviation et il va la poursuivre pendant 6 ou 7 ans. Et pendant ces 6 ou 7 ans, il va changer 6 fois d'instructeur et il va faire seulement une cinquantaine d'heures de vol. C'est dire que c'est quelqu'un qui, de loin en loin, allait trouver le temps de faire peut-être un petit vol ou deux et puis revenir à l'aéroclub. Il va après laisser tomber l'aviation pendant presque une décennie et on va le retrouver en 1998, donc 10 ans plus tard, on va le retrouver reprenant son aviation dans un contexte similaire à celui de la décennie précédente. Ça signifie il va changer régulièrement d'instructeur, 6 fois là aussi, mais il fera plus d'heures de vol, il fera à peu près 180 heures de vol. Et généralement, c'est considéré, c'est considéré comme un, comme un élément assez négatif dans une formation que de changer sans arrêt d'école, d'aéroclub, d'instructeur, parce que bien sûr il y a une rupture pédagogique qui fait qu'il y a plein de choses qui vont passer entre les gouttes. Alors, 1999, il va acheter un avion, il va acheter un PA-32, c'est un avion très bonne facture, haute performance, monomoteur à hélice capable d'emporter 6 personnes. Et puis il commence à voler avec, le plus souvent il vole avec instructeur, en particulier en cet été 1999 parce qu'il s'était ramassé lors d'un accident de deltaplane. Il faisait du delta, il a touché le sol assez brutalement Il s'est cassé une jambe, chirurgie, il marchait avec des béquilles. Il va marcher avec des béquilles jusqu'à ce jour, jusqu'au 16 juillet 1999, où il arrive à l'aéroport. On est dans l'aéroport d'Essex dans le New Jersey, pas très loin de New York. Il arrive avec des béquilles pour monter dans l'avion afin de le piloter. Alors il arrive, donc on est la fin de la journée, il Il semblait, il semble-t-il, a tondé sa femme. C'est une femme assez en vue, assez poursuivie par les paparazzi. En ces temps-là, les paparazzi étaient quelque chose. On se rappelle la mort de Diana, qui était poursuivie justement par des motards et des voitures et tout ça. Aujourd'hui, c'est un métier qui se meurt un petit peu parce que les intéressés eux-mêmes publient leur contenu, y compris le contenu le plus intime ou le plus privé le publie assez volontiers en ligne. Donc avec ton télézoom à 800 mm, il n'y a rien de plus que tu ne vas trouver. Donc je disais, il monte dans l'avion et il attend sa femme. Sa femme est partie acheter une robe. Alors effectivement, c'est pas— j'ai pas envie de lui jeter la pierre, mais il lâche sa femme pour acheter une robe dans New York. C'est clair, c'est pas quelqu'un qui va revenir, qui va revenir à l'heure. On connaît tous ces choses-là. Donc je disais, sa femme finit par arriver sur les coups de 20 heures, et puis elle est accompagnée de sa propre sœur. Donc il y a la belle-sœur de Kennedy qui arrive aussi. Quelque part, elle est peut-être là pour adoucir un petit peu la situation, parce que Kennedy et son épouse À l'époque, ils étaient relativement à couteaux tirés, il y avait pas mal de problèmes entre eux. Donc ce qui va se passer, ils vont embarquer. Donc lui va monter à l'avant de l'appareil, il se met au siège de pilote, donc à l'avant gauche. À l'arrière, on a son épouse et la sœur de l'épouse qui montent ensemble, 4 sièges qui se font face à face à l'arrière. L'appareil décolle et il va aller vers Martaz Vineyard. Alors, pour aller vers Martha's Vineyard, il faut donc décoller d'Essex, et puis ce qu'il faut faire, il faut aller vers la mer, il faut aller vers le large. Un moment où on a le soleil qui se couche, on a une nuit sans lune, on a aussi un ciel qui est assez brumeux, on commence à aller vers l'océan. Rajoutez à cela toute la couche vers 2500 pieds, toute la couche de de pollution qui est sur New York. Il faut savoir que cette couche-là est d'autant plus marquée, d'autant plus visible que nous avons un air stable. Quand il y a un air instable, il a tendance à créer un phénomène de brassage, mais quand on a un air qui va rencontrer une couche de stabilité, eh bien, la pollution va s'accumuler à ce niveau-là et devenir pratiquement un véritable nuage dans toute sa dignité. Alors, je disais, Il décolle, monte à 5500 pieds, et sur ce, le soleil se couche. Alors il faut savoir une chose il est en train de faire ce qu'on appelle du VFR de nuit, du vol à vue de nuit. Dans énormément de pays, jusqu'à maintenant, ceci est considéré comme une hérésie. Il est soit interdit, soit il est fortement restreint, dans le sens où le vol à vue Le vol à vue, eh bien, il faut voir, il faut être capable d'avoir des références et d'acquérir des références visuelles. Quand on vole la nuit, eh bien, on voit rien. C'est que soit on est en train de survoler des étendues avec des lumières, de lumières, de lumières, c'est très difficile après à distinguer, hein, parce que sur les cartes VFR, on n'a pas les lumières, on a plutôt des repères, et ces repères ne sont pas visibles la nuit. En plus, si on survole une étendue, par exemple, comme la mer, un lac, une forêt, par un ciel noir, il n'y a rien à voir en réalité. Il n'y a même pas d'horizon par moment. Donc on est dans le noir total. Et ça, effectivement, beaucoup de pays disent que non, ce n'est pas possible, on peut pas, il n'y a aucune formation, il n'y a aucun entraînement qui permet de s'adonner à ce type de vol en toute sécurité. Dans ce cas-là, on dit c'est Si tu veux voler de nuit, tu vas voler aux instruments. Lui, il n'était pas qualifié aux instruments. Donc il va donc partir, et puis ce qui va se passer, c'est qu'à un moment donné, il entame sa descente. Il entame sa descente à partir de 5500, il est en train de piloter en manuel. Donc là, au départ, le radar va le suivre, tout va bien, jusqu'au moment où il arrive vers 2000, 2200 pieds. Quand il arrive vers 2200 pieds, ce qui va se passer, c'est qu'il rentre dans une couche nuageuse. Et quand on rentre dans ces couches-là, quand on n'est pas entraîné à piloter de cette manière, il y a énormément de problèmes qui peuvent survenir. Un des problèmes, par exemple, je peux l'expliquer, celui-là, assez facilement. C'est que, imagine que ton avion est comme ceci et après commence à s'incliner lentement. Alors le truc, c'est que si l'avion s'incline lentement, eh bien, l'oreille interne ne capte pas cette inclinaison. Pour l'oreille interne, on réalise pas, on a l'impression qu'on est à plat alors qu'on s'est incliné, mais c'est tellement lentement que l'oreille n'a pas enregistré. Alors notre pilote par exemple regarde l'horizon artificiel, dit Oula, je suis incliné à gauche! Qu'est-ce qu'il fait? Avec le manche, il corrige sèchement, tac, il revient à l'horizontale, c'est bien ça. Mais le problème, c'est qu'il revient à l'horizontale, mais l'oreille interne vient d'enregistrer ce mouvement-là. Ce mouvement, il a été enregistré. Donc maintenant on a un avion qui est plat, Mais l'oreille interne dit au pilote «Mais t'es incliné à droite!» Parce qu'elle a enregistré un mouvement brutal à droite à partir de ce qu'elle pensait être l'horizontale. De sorte que notre pilote, il est à l'horizontale, mais c'est ce que disent ses instruments, mais il est sûr qu'il est incliné à droite, il est sûr qu'il est comme ça. Donc ce qu'il peut faire, c'est corriger, donc revenir là où il était, peut-être même aggraver sa situation. Et avoir l'impression par moments, beaucoup de pilotes qui ont failli échapper à la mort dans ces situations, décrivent par la suite qu'ils pensaient que leurs instruments ne fonctionnaient pas ou que les commandes de vol ne répondaient pas ou qu'il y avait un problème avec l'avion, alors qu'en fait le problème était dans leur tête. Autre chose la nuit. La nuit, c'est que on va avoir— comment on va trouver l'horizon la nuit? Comment tu sais où est l'horizon? Alors l'horizon, on peut imaginer comme ça on a par exemple des lumières là-bas au fond, et puis après on a le ciel noir. Et on se dit tiens, au moment où l'endroit où se séparent les lumières du ciel noir, cette ligne-là, c'est l'horizon. Alors bon, c'est sympa de dire ça, mais sauf qu'il y a d'autres circonstances dans lesquelles on peut avoir cela. On peut avoir une ligne quelque part, par exemple une route nationale longeant une forêt, et puis la forêt est noire, et on peut penser que le ciel commence au niveau de la forêt, et puis que cette ligne-là, c'est la ligne d'horizon. Et après, on va se retrouver incliné. On a l'impression que c'est un faux horizon. Il y a la possibilité d'avoir des faux horizons. Donc en tout cas, monsieur Kennedy, ce qu'il va faire Il va descendre, à un moment donné le radar le voit remonter, donc il descend. Il arrive à 2200 pieds, là il commence un petit peu à se dire mais qu'est-ce qui se passe avec cet avion? Il tire sur le manche, il va remonter à 2500 pieds. Après il tente de rebrousser chemin, donc il va tourner et après il va retourner dans l'autre sens. Et la prochaine fois que l'antenne radar va balayer, On le voit descendre à 4700 pieds par minute. Donc là, on est réellement sur des vitesses de descente extrêmement élevées. Si on est à— si on imaginait, mettez-vous à sa place, on est à 2500 pieds de hauteur, n'est-ce pas, et puis on a un vario qui indique 4700 pieds par minute, quelque part dans les 30 secondes, on va toucher l'eau. Et le gars, Il se bat, il est seul dans son cockpit, il a les deux femmes derrière et il sait pas trop ce qui arrive. La vitesse augmente, la vitesse va augmenter, l'aiguille du badin va arriver jusqu'à 210 nœuds. Mécaniquement, elle pouvait pas aller plus loin, donc à 210 nœuds, elle va coincer, mais la vitesse ira encore plus. Et puis ce qui va se passer, c'est que l'appareil va se retrouver sur le dos et en perdition. À un moment donné, impact. Contre la mer. Et puis le calme plat retombe. Ce qui va se passer, c'est que ça va devenir une véritable, une grande, grande histoire aux États-Unis. Il y a Bill Clinton qui était le président de l'époque, qui va donc demander à l'US Navy, à la Garde-côte, tout ça, des volontariats, tout le monde cherche Kennedy. Et en fait, on va le retrouver, on va le retrouver à 40 mètres de profondeur. L'avion est complètement déchiqueté, il s'est pris l'eau à très grande vitesse. Et puis quand on regarde les instruments, il y a l'horizon artificiel qui montre justement l'une des dernières images, parce qu'au moment de l'impact, l'horizon artificiel s'est figé. Ça vous donne une idée assez juste de ce que voyait Monsieur Kennedy quand l'avion était sur le dos. Une image très forte de de laquelle, qu'il n'a pas su interpréter, de laquelle il n'a pas su sortir. C'est facile, c'est facile de dire oui, c'est facile, je regarde, on peut le faire en simulateur et puis tenter de s'en sortir. Mais le fait est que quand on se met dedans, par désorientation spatiale surtout, là on a beaucoup d'inexpérience, c'est pas possible, c'est pas possible de s'en sortir comme ça. D'autant plus que pour être parfaitement honnête, à l'altitude à laquelle il était, là on est en dessous de 2500 pieds, une fois qu'il y a cette attitude qui est atteinte avec la vitesse qui va avec et le taux de chute qui va avec, il n'est pas dit que qui que ce soit puisse récupérer cet avion-là. Parce que quand un avion rentre dans une situation inusuelle, eh bien il faut pas mal d'eau sous la quille, il faut pas mal d'altitude pour pouvoir le récupérer, même quand on sait ce qu'on fait. Et donc là, clairement, c'était pas une c'était pas une situation de prospérité, il faut être franc. Donc là, l'autopsie du pilote, parce qu'ils sont morts, donc l'autopsie du pilote va, le seul point j'ai regardé, le seul point on va dire d'intérêt médico-légal, c'est qu'il y avait pas mal d'éthanol, il y avait pas mal d'éthanol qui avait été détecté, même si très difficile, vraiment très difficile post mortem de savoir d'où vient l'éthanol. Est-ce qu'il a été consommé ou généré après le décès? C'est assez compliqué, mais ils ont trouvé des quantités assez parlantes. Voilà, mes amis. Donc quand on regarde, il y a plein de gens qui se disent oui, est-ce que potentiellement il a été tué par, je sais pas moi, une agence à trois lettres, lui aussi, n'est-ce pas? La réalité, c'est que son accident ressemble à beaucoup d'autres. Il ressemble vraiment à beaucoup d'autres. Je suis assez occamiste dans mon approche. Je ne vois pas d'intervention de tiers. Ça signifie, si vraiment c'est la CIA qui l'avait tué, il aurait fallu qu'ils l'obligent à monter dans cet avion, qu'ils l'obligent à prendre sa femme et sa belle-sœur dans cet appareil, qu'il décolle à la tombée de la nuit pour aller foncer au-dessus de la mer Donc je veux dire, alors qu'il y a plein de témoins qui l'ont vu partir, il a même parlé au contrôleur aérien, et on sait qu'il l'a fait de son propre gré. Il était lui-même volontaire, il y a personne qui l'a forcé à faire ce qu'il a fait. Or personnellement, si je vois quelqu'un de son niveau d'expérience avec des béquilles décoller en pleine nuit pour aller vers la mer un jour brumeux, je m'attends à ce qu'il meurt. Je ne m'attends pas, je ne vais pas rajouter l'intervention tierce et dire il faut, ouais franchement c'était inimaginable, il faut absolument qu'il y ait quelqu'un qui a tenté à ses jours. Non, c'est franchement, c'est les choses en ce qu'elles ont l'air d'être. Voilà, ça me semble dans l'ordre des choses, dans la balance des probabilités, être à 100% un accident. Merci mes amis d'avoir regardé cette vidéo jusqu'ici. Je vous rappelle mon dernier livre, Le Titan, qui est disponible sur Amazon. Et puis nous, on se voit dans la prochaine vidéo. À très bientôt.
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