
A French speaker reflects on Johnny Hallyday's death and his outsized place in French culture across generations. He skips the funeral but praises France's public farewell, where three presidents gathered at the Madeleine. He pushes back against online critics calling Hallyday a tax exile, arguing people emigrate for life quality, not just money.
Bonjour mes amis voilà j'écris cette vidéo j'allais dire enfin je fais cette vidéo pour pour exprimer le fait que j'ai été très touché par la mort de Johnny Hallyday on a l'habitude de voir des célébrités partir mais Johnny Hallyday C'était une catégorie très particulière pour moi en tout cas et pour beaucoup de monde, j'en suis sûr, parce que son oeuvre avait touché plusieurs générations et il y a beaucoup de personnes qui n'ont connu que cela. Il y a énormément de gens aujourd'hui, la majorité je pense, si on regarde la démographie, qui ont toujours connu Johnny Hallyday chantant. Moi, je suis né il chantait, j'étais enfant il chantait, j'étais ado il chantait. Et puis, jusqu'à maintenant, à mon âge adulte, j'ai encore dans mes playlists des chansons de Johnny Hallyday. Donc, c'est vrai qu'il faisait partie de ces monuments, de ces jalons immortels qui ne peuvent pas mourir ou qui n'ont pas le droit de mourir. Donc, pour cette raison-là, je n'ai pas pu voir, par choix, ses funérailles. Mais j'étais content que la France lui réserve un « send-off » comme on dit en anglais, digne de son œuvre. qui m'ont touché. Par exemple, j'ai vu une image sur le journal où ils montraient à l'église de la Madeleine, ils montraient trois présidents français et leurs épouses. Je pense que Chirac, je sais que Chirac allait beaucoup voir les spectacles de Halidé, mais je crois que c'est un vieux monsieur maintenant, il doit être un peu malade, c'est peut-être pour ça qu'il n'a pas pu faire le déplacement, à moins que je l'ai raté, à moins qu'il était là, je ne sais pas. Mais en tout cas, permettez-moi de vous dire, en tant que quelqu'un qui vient d'Afrique, ça m'a fait, malgré toutes les critiques qu'on peut faire sur la démocratie française, il y a un déficit démocratique clair en France, mais il y a quelque chose qui m'a touché, qui m'a fait plaisir, c'était de voir trois présidents français, trois présidents français, alignés, là. Je vous garantis qu'il n'y a pas un seul pays arabe, ou un seul pays africain qui est capable d'aligner trois présidents comme ça. Ce n'est pas possible. Chez nous, ils sont présidents à vie. Certains, je leur demande même d'en aligner un seul. Enfin. Je veux dire, c'est quelque chose, moi, qui m'a fait chaud au corps. En tout cas, la destination à laquelle Saint-Barthélemy, là où il avait souhaité être enterré, m'a rappelé une chanson de Brassens, « Supplique pour être enterré » sur la plage de Saint-Barthélemy, juste pour paraphraser. Et puis, j'ai été aussi touché, là sur le côté négatif, j'ai été touché par un certain nombre de critiques, critiques qui venaient de Français, de toutes les zones politiques, des critiques très acerbes, gratuites parfois. Bon, il y a cette gamine qui dit sur le fil, sur un fil de news, commente. Oui, moi, j'ai jamais écouté des chansons de Johnny Hallyday, mais j'ai lu des romans, des livres de Dormesan et je suis triste qu'on ne parle pas plus de Dormesan. J'ai envie de dire à cette gamine, si tu continues à force de lire des livres compliqués, puis à force de fermer tes oreilles à de la musique comme celle de Johnny Hallyday, tu vas oublier de vivre. C'est ça. Il y a d'autres aussi. Je comparais, juste pour vous situer, je comparais un fil de news. sur Facebook, sous un journal algérien qui a annoncé le décès, sous un journal français qui a annoncé le décès. Et je peux vous dire à cette occasion-là que je crois qu'un francophile averti vaut bien quatre Français, parce que chez les Algériens, dans le fil algérien, il y avait énormément de postes ou de réponses de gens peinés, de gens qui laissaient des textes très élogieux. Alors que le Français, j'ai l'impression aujourd'hui qu'il a du mal Il a du mal à reconnaître la qualité, le talent quand il vient de chez lui. Il a toujours cette honte d'être français, cette volonté toujours de casser ce qui est français. Pour vous dire, je vais le faire sobre, vous savez, vu l'occasion. Johnny Hallyday, c'est quand même un des derniers, artistes ou artistes de renom, on va dire, à mourir et être enterrés en France et dans les fénérailles sont célébrés dans une église. Alors, il y en a encore d'autres de la génération de Johnny, mais vu le contexte, il ne peut être que de mauvais allois de citer des noms. On est bien d'accord là-dessus. Par contre, vous voyez ce que je veux dire. Je pense que les générations qui vont venir, dans 10 ans, 20 ans, 30 ans, les artistes de leur époque seraient extrêmement rarement enterrés en France, je pense. C'est juste pour faire ça. J'ai aussi vu une critique qui revenait régulièrement. Je pense que c'était plus une critique du type extrême droite. C'était un exilé fiscal. Écoutez, mes amis, la dernière fois que j'ai vérifié, l'humanité entière avait le droit de venir en France. Tout le monde avait... C'est un droit humain de n'importe quelle personne qui naisse dans n'importe quel continent dans le monde avait le droit de venir en France. J'imagine que de manière, par un raisonnement parallèle, n'importe qui a le droit de quitter la France aussi. Ce n'est pas la Corée du Nord non plus. Exilé fiscal aux États-Unis. Sincèrement, mes amis, les États-Unis, c'est un pays doté d'une fiscalité peut-être légèrement inférieure à celle de la France, mais en même temps, il y a énormément de trucs qui coûtent très cher, comme les assurances maladies et autres. Donc l'un dans l'autre, franchement, l'un dans l'autre, je ne pense pas qu'on va aux États-Unis pour des raisons fiscales. Ce n'est pas le Honduras, ce n'est pas Hong Kong. Je pense plutôt qu'il est parti parce que votre pays offre un climat de plus en plus délétère. Pour vous faire une petite analogie, imaginez une rue ou un boulevard, le monde ressemble à cela. Dans l'analogie que je suis en train d'avancer, vous savez, une analogie, ce n'est pas la réalité, c'est l'ombre d'une réalité. Imaginons ce boulevard avec des hôtels, qui ont des chambres à louer et ils affichent différents prix. Dans ce boulevard-là, vous êtes d'accord avec moi, la France est un hôtel qui est extrêmement cher sous le plan de la fiscalité. Mais quelle qualité de service offre cet hôtel ? On va dire que c'est le genre d'hôtel qui vit sur un passé qui est révolu depuis belle lurette. la qualité des chambres, ça tombe en ruine, le service est mauvais, on peut te voler dans ta chambre, tu peux croiser des gens bizarres dans les allées, tu peux te suicider. Et puis, ils continuent encore à facturer comme à une grande époque. Voilà, c'est ça la France aujourd'hui. Alors en compétition, dans cette même rue, il y a énormément de pays, d'hôtels, qui à taxation égale t'offre une meilleure qualité de vie. Même l'air est plus respirable. Aux Etats-Unis, par exemple, surtout pour quelqu'un comme Johnny qui aimait les grands espaces, les motos, le rock'n'roll et tout ça, franchement, c'est l'endroit pour y être. Et je vous assure que peut-être vous auriez préféré qu'il soit parti ou que les gens partent pour des raisons fiscales, C'est un peu comme si je vous disais que les boat people qui viennent d'Afghanistan, d'Irak et de Syrie sont en train de fuir le système fiscal de ces pays qui sont mis à part cela. Parfait. Non, les gens ne partent pas pour des raisons fiscales. Ils partent pour des raisons de qualité de vie. La qualité de vie en France est en train de se dégrader. Et tous ceux qui peuvent se le permettre partent. Les statistiques sont très catégoriques là-dessus et très effrayantes. La France perd de grandes fortunes chaque année parce que Contrairement peut-être au gars qui est coincé dans sa vie avec ses enfants et tout, qui ne peut pas partir même s'il voit sa ville ou son quartier en train de se dégrader ou à la rigueur quand il peut, il change de quartier. Il y a des gens qui peuvent partir et beaucoup de pays se trouvent à distance compétitive de vous. Ça c'est très important. Ça signifie, ils se disent pour ce que je règle ici en France, je peux obtenir pour le même prix, je peux obtenir une meilleure sécurité pour mes enfants, une meilleure qualité de vie, une meilleure perspective en général. Il faut faire gaffe à ça. C'est pas juste jeter l'opprobre sur les gens. Ils sont partis exilés fiscales. Non, c'est pas un exilé fiscal. Ils sont partis pour une meilleure qualité de vie. Je pense. C'est plus ça qu'autre chose. En tout cas. Voilà, je voulais vous dire que ça m'avait touché. Pour moi, elle était dans la même catégorie que la Reine d'Angleterre. Vous savez, la Reine d'Angleterre, elle est la Reine d'Angleterre. Voilà, c'est tout. Et c'est comme ça. Et la majorité des gens n'ont connu qu'elle au pouvoir. Et c'est vrai que si un jour elle devait partir, ça ferait un choc pour beaucoup. Ils ont l'impression que le monde a changé, que le visage du monde a changé. C'est tout. C'est juste ces repères-là qui partent. Voilà, en tout cas, je vous laisse mes amis. Je vais rentrer chez moi. Je vais rentrer chez moi. Et puis, on se voit dans une autre vidéo.
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