
A French-language Christmas message recorded on Dec 24. The speaker plans to celebrate next Christmas on Aug 25, 2022, expresses disillusionment with the West, mentions treating a cold with amoxicillin, and recalls spending last Christmas in Zagreb.
Bonjour mes amis, je viens vous souhaiter joyeux Noël. Noël prochain, moi c'est très simple, je vais le fêter le 25 août. J'ai décidé que le 25 août 2022, je vais fêter Noël de l'année prochaine. Tout simplement parce que je crois qu'aujourd'hui, il va être très difficile d'avoir un peu de sérénité. durant l'hiver. C'est parti, je pense, pour un certain temps. Voilà, il faut juste changer, quand le monde change, il faut changer avec. Dans l'idéal, je vais essayer de trouver le moyen de me programmer, si c'est possible, un peu de temps à l'étranger durant l'hiver aussi. Ça me permettra un peu de m'éloigner de l'Occident. Mais en même temps, En même temps, tu sais, c'est un petit peu, au fond de moi, c'est un peu une sorte de divorce qui se joue, dans mon cœur en tout cas. Tu sais, on se dit toujours, où est-ce qu'on se prépare pour quelque chose d'important ? Quand on veut faire quelque chose d'important, qu'on veuille, je ne sais pas moi, escalader l'Everest, ou qu'on veuille demander la main à une femme, ou qu'on veuille Je ne sais pas moi, quoi qu'on veuille faire, vous savez tous ces défis personnels auxquels on fait face dans la vie. Tous ces défis-là, dont certains exigent beaucoup de préparation, mais la réalité c'est que la vraie préparation, quand vous réfléchissez, c'est une préparation qui se fait dans son cœur. C'est dans son cœur que ça se fait, c'est aussi dans son cœur que ça se défait, si tu demandes à une personne qui a divorcé, tu lui demandes où est-ce qu'elle a préparé son divorce, elle va te dire oui, j'ai préparé mon divorce, je ne sais pas moi, je suis l'avocat ou dans le tribunal, tu dis oui, mais où est-ce que tu as préparé ton divorce ? La réalité, c'est qu'elle l'a préparé dans son cœur, d'accord ? C'est ça la réalité, c'est toujours la réponse, je l'ai préparé dans mon cœur. Et en fait, moi dans mon cœur, et je suis désolé de ramener ce sujet en plein mois de Noël, en plein jour de Noël, un 24 décembre, mais vous savez, je suis comme ça, en appuyant sur REC très souvent, je ne sais pas trop de quoi je vais parler. Et en fait, je disais qu'aujourd'hui, je suis en train, dans mon cœur, en train de consommer une forme de divorce avec l'Occident. C'est un divorce, comme tout divorce, jusqu'à ce que la mort nous sépare, comme on dit, n'est-ce pas ? En fait, je constate aujourd'hui que sous une autre forme, bien sûr, les démons du passé, les démons du siècle passé, qu'il y avait en Occident, ressurgissent aujourd'hui. ressurgissent et en fait, dans leurs urgences, on constate qu'ils sont très vaillants. On constate qu'ils sont là, ils sont présents, que leur odeur nauséabande et putride a littéralement traversé les âges. Elle n'a rien perdu en fait. Elle n'a rien perdu au cours des décennies. Et je ne sais pas comment l'année 2022, 2023 et les années à venir vont se goupiller en Occident. Maintenant, la réalité, moi, c'est qu'au-delà de ce qui est en train de se passer maintenant, je me projette plus loin, laissez-moi regarder, je me projette plus loin. Je reste quand même... Je ne peux plus faire confiance à l'Occident. C'est un peu comme dormir. C'est comme si je dormais dans un volcan. Imaginons qu'il y ait un volcan qui a déjà explosé à plusieurs reprises, qui a déjà fait des veuves et des orphelins. Et imaginons que je dorme, ou je campe, ou je construise, ce qui est pire encore, dans le cratère qui semble apaiser momentanément de ce volcan-là. Ça veut dire qu'aujourd'hui, je ne sais pas ce que l'Occident va inventer dans 5 ans, dans 10 ans, dans 20 ans. Je n'ai pas la moindre idée. Mais je ne peux pas faire confiance. Je sais que ce ne sera pas du beau. Donc au fond de moi, au fond de moi aujourd'hui, au fond de moi, c'est peut-être comme souvent les fins d'année, C'est des périodes, c'est des temps de bilan, si vous voulez. C'est des temps de bilan. Et aujourd'hui, je pense, je me dis, faut-il peut-être divorcer avec l'Occident pour commencer. Déjà mentalement, déjà dans son cœur. Et la prochaine étape sera probablement de quitter, de ré-migrer, comme dirait certains. de quitter cet endroit qui pue et qui... Et en fait, vous savez, j'aime pas dire que j'ai eu raison ou autre, c'est pas vraiment ça, mais pendant longtemps, pendant longtemps, je savais avec certitude que les salamalek des occidentaux, des dirigeants occidentaux, sur, y compris allemands d'ailleurs, sur ce qui s'est passé durant la deuxième guerre mondiale, je savais que c'était du pipeau. Je savais. Alors je n'avais pas le... Je n'ai pas exprimé, si vous voulez, ce doute sur leur sentiment. Je ne l'ai pas exprimé comme le ferait par exemple quelqu'un, comme Dieu Donné par exemple. Je ne l'ai pas exprimé sous cet angle-là, et avec cette verve, et avec cet humour. Mais par contre, Aujourd'hui, je constate que rétrospectivement, rétrospectivement, je constate que Dieu Donné avait raison de se moquer, avait raison de se moquer d'eux. Parce qu'en fait, il a vu, il a vu qu'ils étaient le degré zéro de la sincérité, en fait. Et aujourd'hui, aujourd'hui, ce que je vois m'inquiète beaucoup. Mais en même temps, je commence à devenir un peu apaisé quelque part. On s'inquiète au départ quand on ne sait pas vers où ça va, mais aujourd'hui je pense que... Tout le monde plus ou moins a compris, n'est-ce pas ? Donc aujourd'hui, on ne se fait plus d'illusions. Et parce que je n'ai plus d'illusions, c'est comme... Tu sais, tu peux être des fois déçu par quelqu'un, tu vois. Tu peux être déçu par quelqu'un. Mais si t'es déçu, c'est parce que t'avais placé la barre très haut. Ou t'avais placé une barre, t'avais pas besoin de la placer haut. Il y a des personnes, tu peux placer la barre 20 cm du sol, ils te déçoient quand même. Mais... N'empêche que... N'empêche que... Là, c'est vrai que... C'est vrai que la déception est là et le fait que je sois déçu veut dire que je n'ai plus de... Je ne m'attends à rien en fait. Enfin, rien de bon. Ça veut dire que là, tu vois, je suis relax, je souris. Plus ça s'enfonce, plus ça me fait rire, n'est-ce pas ? Et puis voilà, c'est tout. Aujourd'hui, c'est Noël. On va fêter ça en famille, on va offrir des cadeaux, sous l'arbre. Je suis un peu éclaté en vérité. J'ai chopé une crève depuis le début de la semaine. Là j'ai pas l'air, je suis sous antibiotiques et tout ça, la totale. Alors c'est une crève... Je vais me garder de te dire, oui, cette crève, tu sais, elle n'est pas comme des crèves, genre c'est la méga crève, tout ça. Oh non, non, non, c'est une crève, une bonne crève, une bonne crève. Surfroide, le matin littéralement les draps un peu, un peu les essoreurs, enfin, comme dire intermondiste, avec une nonce d'exagération. Et ça m'est arrivé une seule fois, je veux dire. Une seule fois, j'ai passé une mauvaise nuit. Après les autres nuits, c'était moyenne, c'était moyenne. Là, je suis sous antibiotiques. Je commençais à avoir une toux un petit peu inquiétante. Alors j'ai pris des antibiotiques, je suis sous amoxicilline, le thiermondiste, il n'y a que ça qui marche sur lui. Il n'y a qu'amoxicilline qui marche avec le thiermondiste. J'ai ouvert les yeux, on m'en donnait, on m'en piquait, tout ça. Aujourd'hui, je continue à en prendre. Oui, c'est comme ça, c'est la vie. Enfin, je disais, J'ai la crève et je suis en train de remonter un petit peu la pente. Le fait que j'ai la crève m'a empêché un peu de venir plus souvent, m'a empêché de parler plus souvent, j'ai annulé beaucoup de choses, énormément de choses ont été annulées, mais c'est pas grave, c'est pas grave. La vie est encore là devant nous et puis on a tout le temps de nous rattraper. Voilà. Donc écoutez, moi je suis... Je vous souhaite un joyeux Noël et puis je pense en particulier à ceux qui fêtent seul, ceux qui fêtent seul Noël. Je sais que... Ah, il y a des gens, toute la vie, ils sont seuls. Tu vas me dire, ouais, Noël, que si j'ai à foutre. Moi, tu me dis... Ça fait des années que je suis seul. Noël, vraiment... En fait, le truc, c'est que ça fait partie, comme je disais, c'est des moments symboliques, c'est des moments où peut-être, ou peut-être, de la solitude ou un défaut de compagnie, tout du moins, pèse, pèse sur la moyenne des gens beaucoup plus que le reste du temps, que la même solitude le reste du temps. De toute façon, honnêtement, quand il fait beau, quand il fait 35 degrés, quand le soleil se couche à 22 heures, Bon, c'est vrai que ça va, moi généralement, je suis rarement blindé quelque part. Mais là, tu vois, il est quelle heure ? Attends, je vais te dire quelle heure il est. Là, je suis au Royaume-Uni, il est 15h10. Il fait gris. Il a fait gris depuis ce matin. Depuis que nous avons ouvert les yeux, il faisait gris. Il faisait nuit. Ce n'est pas un jour, ça. Ce n'est pas un jour. Tu ne peux pas avaler ça un jour. Mais bon, ce n'est pas grave. C'est Noël. C'est le pied. C'est le pied. Je m'amuse. J'aime bien Noël, moi, tu vois. Regarde. C'est le pied, Noël. Donc, mes amis, en tout cas, merci de m'avoir m'avoir porté cette année. Noël dernier, en début d'année, j'étais à Zagreb, j'étais en Croatie. Je m'en souviens, c'était. C'était un pays que j'ai dû quitter parce que. La dernière image que j'en ai gardé, c'est un chien qui aboie. un chien qui aboie. Là où j'habitais, dans le quartier, toujours est-il, le quartier de Gracani, enfin je sais même pas te prononcer comment ils disent. Il y a beaucoup de maisons, n'est-ce pas, et c'est très pontu, c'est construit sur plusieurs collines, face en Lausanne. Et les gens de grandes maisons, et puis ils ont des chiens. Et puis des chiens assez grands. C'est pas le micro-chien, c'est pas la taupe là. C'est des vrais chiens. Et puis qu'ils lâchent dans leur jardin. Et c'est des chiens qui sont très mal élevés, qui aboient sur les passants, sur les gens qui passent. Ils aboient avec beaucoup d'agressivité. Et puis parfois même certains peuvent sortir. Ils aboient, puis tu passes. et il passe écrou à travers le grillage ou la herse ou autre, il te gueule dessus, tu vois, il a envie de te bouffer. Et tu avances et puis il arrive à trouver un autre trou dans le mur ou un autre passage et il te refait la même chose, il te refait la même chose. Et parfois, il arrive même à sortir, à sauter par-dessus un mur ou autre et t'attendre de l'autre côté. Tu comprends ? C'est... Ceci à l'époque, avec la froideur des gens, il y a des exceptions, mais en général la distance culturelle, les tremblements de terre, la bouffe dégueulasse, le poulet qui ne cuit jamais, la pomme de terre au GM, la tomate qui est presque fluo la nuit, Et quand tu rajoutes ces chiens, j'avais l'impression d'être dans un endroit inhospitalier. Voilà ce qui s'était passé l'année dernière. Il y avait ce feeling d'inhospitalité de plus en plus fort, couronné par les chiens. Tu comprends ? C'est juste un détail, les chiens. Les détails sont bons. Et voilà, c'est pour ça que j'ai décidé de partir. Je suis rentré. Je ne suis ni content d'être rentré, ni je regrette d'être rentré. Je ne veux rien. C'est juste comme ça, je regarde. OK. Aujourd'hui, je suis ici. L'année prochaine, je ne sais pas où je serai. Je serai peut-être au Liban. Je serai peut-être en Algérie. Je serai peut-être ici encore. Je ne sais pas. Enfin, mes amis, je vous laisse. Je souhaite un joyeux Noël encore une fois. J'ai essayé de me cogner un film, peut-être Le Père Noël du Nord. Tiens, je te conseille ce film. Je l'ai vu mille fois, mais je te conseille. C'est un film bien, surtout à cette saison-là, ou bien à défaut. À défaut, il y a un film que je regarde souvent, c'est Asperger de l'année. Avec... Comment il s'appelle ? Avec Lino Ventura. Il s'appelle La Bonne Année. Je crois qu'il s'appelle La Bonne Année, ouais. Il s'appelle La Bonne Année. Il y a même Mireille Mathieu qui fait un petit passage. On fait la fête avec chez Michou à Paris. Quand Paris était Paris, bien sûr. Enfin... Tu comprends. Enfin, un peu de nostalgie. Je suis nostalgique d'une époque... Je ne t'ai pas vécu parfois parce que je suis nostalgique d'une époque. Parfois, le roman comme ce film, je crois qu'il est sorti avant ma naissance. Je suis nostalgique d'une période que je n'ai pas vécu. Peut-on parler de nostalgie dans ce cadre là? Je ne sais pas. Étonnant, je ne sais pas. En tout cas, je vous laisse mes amis. OK, et puis, puis, amusez vous bien, n'est ce pas? Et puis, on va. On va... Je sais pas ce qu'on va faire. J'ai pas la moindre idée en fait. J'ai pas la moindre idée. À bientôt.
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