
French spoken monologue (Nov 2019) retelling the legend and biblical account of Solomon's Temple. The narrator frames the temple's chosen site as the threshing floor of the Jebusites selected because of an observed act of mutual generosity; describes Solomon seeking help from Hiram of Tyre and Hiram Abif (craftsmen/metallurgists from Syria organized in guilds) to build the temple over 33 years with reputedly no deaths among workers. The temple's purpose is presented as housing the Ark of the Covenant; the narrator then makes an extended symbolic interpretation equating historic temple-building impulses with a modern "New World Order" idea (a global, non-physical "temple").
Bonsoir mes amis, je suis en train d'émettre depuis une chambre d'hôtel. Vous savez, même si j'enregistre beaucoup de vidéos depuis ma voiture, il y a des mois où je passe plus de temps dans un avion que dans une voiture. Celui-ci en fait partie, ce mois de novembre. Alors là, je suis dans une chambre d'hôtel en train de passer des heures extrêmement ennuyeuses à attendre la suite. Alors, je vais vous raconter une histoire. Je raconte cette histoire parce qu'il y a des femmes et puis des hommes aussi qui m'ont dit qu'ils écoutaient des fois mes vidéos avant de s'endormir. Je l'ai pris pour un compliment parce que je sais que parfois j'écoute des personnes avant de m'endormir et puis je m'endors avec ces voix et Il faut que je fasse confiance. Il faut que je fasse extrêmement confiance à la personne que j'ai en face pour utiliser des images que je vais emporter avec moi dans mes rêves, dans mon sommeil. Et puis, elle va m'accompagner et puis certainement faire ma nuit et très probablement la journée suivante. Alors aujourd'hui, je vais vous raconter une histoire, une légende. On va parler de la légende iramique. Vous savez, chez beaucoup de peuples, qui ont atteint un certain niveau de développement, un certain niveau de civilisation, il y a eu ce sentiment très archétypal de vouloir construire un temple, de vouloir construire un temple qui serait quelque part dans leur vision, qui serait le lien entre le sol, entre la terre, entre le matériel, et littéralement la dimension divine, la dimension divine où vivent, où vit Dieu, où vivent les dieux, comme ils veulent bien les appeler à l'époque où ils vivent. C'est une force extrêmement puissante. On ne s'en rend pas compte aujourd'hui dans notre monde de consommation. Mais c'est quelque chose, c'est un moteur qui a été extrêmement puissant chez pratiquement tous les peuples de la Terre. On retrouve ça en Inde, on retrouve ça en Terre Sainte, ce que je vais vous raconter aujourd'hui. Mais on peut argumenter que les pyramides d'Egypte, par exemple, n'ont été rien d'autre, en tout cas en grande partie, n'ont été rien d'autre qu'un temple. construit par un peuple mystérieux qui a atteint un niveau de civilisation qu'il a voulu couronner, justement, par la construction d'un temple. Alors, nous allons vers le moment de la mort du roi David. C'est décrit au début du Livre des Rois. Si vous avez une Bible, vous pouvez prendre cela. Il est sur son lit de mort. C'est comme ça que l'histoire commence. Il est sur son lit de mort. Et il tente de le réveiller. Il tente de le réveiller. Il tente de le ramener à la vie. par une méthode qu'aujourd'hui certains trouveraient extrêmement controversée. À une époque post-MeToo, la réalité c'est que ce qu'ils vendent ça fait pas partie de l'histoire mais c'est quand même un détail. J'aime bien étudier souvent l'histoire sous l'angle des détails. Ils ont pris une jeune fille qu'ils ont placée dans son lit, n'est-ce pas ? en espérant que... l'idée n'est pas mauvaise en soi, l'idée n'est pas complètement... ça prouve que les gens qui ont fait cela n'étaient pas complètement dénués de raison, mais le cas précise que ça n'a pas marché, parce qu'il est mort, il est mort de sa belle mort à l'époque, et d'ailleurs il est toujours mort jusqu'à maintenant. En fait, Le roi David, une fois qu'il meurt, il va laisser le pouvoir à son fils Solomon. Et donc c'est Solomon qui va entreprendre cette histoire de construction d'un temple. Il a voulu construire un temple extraordinaire sur une terre qu'il avait déjà repérée. Cette terre, c'était une aire de battage, ce qu'on appelait l'aire de battage des Gébusites. C'était une aire... C'est quoi une aire de battage ? C'est un endroit, une sorte de cours, couverte de galets. Et puis, on ramenait le blé. Et puis, il était battu sur cette terre-là pour séparer les graines du reste de la plante qui est moins intéressante. Et cette terre là appartenait justement au Gébusite. Et puis, il y a une anecdote très intéressante qui s'est passée dessus. c'est qu'un soir seulement, vous savez, la légende dit, parce que nous sommes ici, ce que je suis en train de vous raconter est pratiquement, se situe sur un territoire intellectuellement parlant où l'histoire et la légende vont s'entremêler et il sera très difficile de savoir où finit l'un ou commence l'autre. Donc il est juste quand même que je vous prévienne. Et Solomon, il y a beaucoup de légendes qui tournent à son sujet, il aimait bien sortir incognito, le soir, dans son peuple. Et puis il l'observait. Il l'observait parce que je pense qu'il ne croyait pas réellement ce qu'on lui rapportait. Il voulait se rendre compte de lui-même réellement, de l'état de la nation quelque part. Et puis un soir, qu'il observait cette terre, Il a vu quelqu'un. Il a vu une ombre marcher dans la nuit. Et il a vu une personne arriver. Un homme est arrivé. Et cet homme a été vers un tas de blé qui était à lui, parce que le blé restait la nuit, parce que le batage se passait sur plusieurs jours, et donc il y avait des tas, chaque personne avait un tas, une pyramide de blé, de grains de blé, si vous voulez. Alors cette personne était un homme qui possédait un champ, Et le rendement de sa terre a été meilleur que celui de son frère. A été bien meilleur que celui de son frère. Et donc qu'est-ce qu'il a fait la nuit ? Il a décidé de réparer ce qu'il percevait comme une injustice. Et donc ce qu'il a fait, c'est qu'il a pris un seau, il a commencé à prendre les graines de son tas, et il a été vers le tas de son frère, et il a versé sur le tas de son frère. Puis après, il est rentré chez lui. Tout cela au vu au sud de Salomon, qui était caché dans l'obscurité. Il restait là seulement à observer, à méditer sur cette scène. Et puis, il a vu la suite de cette scène, une suite qui est tout autant extraordinaire. Il a vu un autre homme arriver, tout aussi subrepticement dans la nuit. Et cet homme n'était autre que le frère de celui qui s'était adonné précédemment à la manœuvre que j'avais décrite. Et puis, c'était le frère infortuné. C'était le frère dont la terre produisait moins. Et qu'est-ce qu'il a fait cet homme ? Il a pris un seau et il a commencé à prendre les graines de son propre tas et à les mettre chez son frère. Parce que son frère avait une plus grande famille et il pensait que, malgré que sa terre produisait plus, il lui appartenait de lui donner encore plus de graines pour que ça puisse suffire pour toute sa famille. Et donc il y a eu cet échange, il y a eu ces frères qui, sans le savoir, chacun, chaque frère dans le dos de l'autre, a fait du bien, a fait un acte de générosité pour lequel il n'attendait aucune récompense. Cet acte de générosité normalement devait, s'il n'y avait pas Soloman qui avait observé cela, et l'histoire s'était transmise à travers le temps, par le temps et par les circonstances jusqu'à nous, ces actes de générosité n'auraient même pas été sus ou connus. Et donc Solomon venait de trouver, à son sens, venait de trouver l'endroit où le temple devait être construit, où le temple de Jérusalem devait être construit. Il a dit, sur cette terre qui est consacrée par la fraternité entre les hommes, pas consacré par des prêtres ou par des rabbins ou des prières ou tout acte de ce genre ou des sacrifices. Il a dit je veux que ce soit sur une terre qui est consacrée par des actes de fraternité de cette nature. C'est cette terre et aucune autre terre qui mérite qu'on construise un temple dessus. Et donc Solomon a voulu construire ce temple. Mais C'était pas possible pour lui. Seul, il n'aurait jamais pu le faire. Il a fallu qu'il appelle à l'aide. Et donc, il a appelé à l'aide les royaumes environnants. Et puis, cette aide est venue à un des rois qui a voulu l'aider. C'était un ami à David, un ami à son père, c'est un ami à la famille, si vous voulez, qu'on appelle Hiram, le roi de Tyr. Et cet Hiram, il lui a envoyé des ouvriers, il lui a envoyé des ouvriers de toutes sortes. Il lui a envoyé aussi son architecte, son architecte en chef, qu'on appelle Hiram Abif. D'ailleurs, c'est de lui que va venir cette légende, le nom de la légende iramique. Et puis, c'est lui qui est officier, justement, à la construction de ce temple. Ils sont venus de Syrie, ce qu'on appelait à l'époque des artificiers. En fait, c'est des métallurgistes, en réalité. Donc c'était des métallurgistes qui travaillaient le métal et ils étaient organisés comme très souvent à cette époque et comme très souvent au cours de l'histoire de l'humanité. Ces artificiers, ces métallurgistes syriens étaient organisés en guildes ou en confréries et ces confréries se transmettaient le secret de leur savoir-faire, de leur art. Et la divulgation du secret a été punie de rien de moins que de la mort. Et très souvent, ces confréries ont réussi à garder leur secret pendant des générations, sans que jamais il ne soit partagé. Et très souvent, des fois, à la suite de circonstances tragiques ou extraordinaires, il est arrivé que que la confrérie disparaisse, que ce soit d'ici mai ou autre, et que ces secrets partent à fait. Si vous cherchez, par exemple, le secret du feu grégoire, ce feu qui brûlait sur l'eau, qui était utilisé dans des batailles navales, il y a des scientifiques de nos jours qui ont tenté de l'imiter. Mais la vraie recette, la recette qui était utilisée à l'époque, a été perdue. Alors, les artificiers sont venus de Syrie. Et le métal syrien, le travail du métal syrien, est très réputé jusqu'à nos jours, d'ailleurs. Et ils ont commencé tous à travailler. à travailler dans une harmonie telle, la légende dit, qu'il y avait une telle harmonie entre ces gens qui travaillaient qu'on n'entendait même pas le bruit d'un outil, qu'on n'entendait même pas le bruit d'un cri, d'une dispute, d'une invective, d'un appel ou autre. Le chantier est en train de monter en silence. Le chantier a duré 33 ans, 33 ans pendant lesquels chaque personne a œuvré à la construction ultime du bâtiment. Chacun a mis sa propre vision, sa propre manière de voir les choses de côté. Parce que quand un maçon taillait la pierre, par exemple, Il ne la taillait pas comme lui l'aurait voulu, mais il utilisait son savoir-faire pour la tailler d'après le plan, pour qu'elle puisse rentrer exactement et s'ajuster avec les pierres taillées par les autres. Donc chacun devait travailler selon le plan général et pas selon sa propre fantaisie. Et en fait, Andy, et c'est là qu'on se rend compte, on s'en est rendu compte il y a longtemps déjà, qu'il y a une grande partie de légende et de symbolique. Cette histoire est faite de symboles depuis le début. On dit que durant les 33 ans de la construction de ce temple, personne n'est mort. Personne n'est mort, que ce soit de mort naturelle, ni d'accident de chantier comme il en arrivait souvent. Il en arrive toujours d'ailleurs. De la sorte, l'image la plus puissante qui ressort de ce que je viens de cette affirmation, c'est que tous les gens qui ont participé à édifier le temple, à édifier les fondations du temple, tous les gens qui ont creusé les fondations du temple, ont vécu jusqu'à assister et profiter de ce temple fini, de pouvoir l'admirer, de pouvoir s'extasier devant. Chaque personne qui a travaillé sur les fondations a vécu pour admirer le travail fini. Durant tout leur travail, il n'y avait que trois personnes, en réalité, qui connaissaient le résultat. Donc, l'architecte en chef, le roi de tir, et bien sûr, Soloman. Il n'y avait que ces trois qui savaient à quoi allait servir le Temple. Le Temple, il allait servir pour que les juifs puissent cacher dedans, pas cacher réellement, cacher dans le sens planqué, mais dans le sens protégé, mettre dedans l'Arche de l'Alliance. L'Arche de l'Alliance était la chose la plus précieuse qu'ils avaient. Vous pouvez imaginer une sorte de grande boîte dans laquelle il transportait les tables de la loi telles que reçues par Moïse sur le Mansinai. Je vous laisse imaginer l'importance qu'avaient ces tables pour ces personnes à cette époque. Et donc tout le temple servait à ranger ces tables dans le cœur du temple, dans cet endroit très sacré dans lequel Les rabbins ne pouvaient rentrer qu'une fois par an et après beaucoup de purification. La chair humaine étant considérée comme impure chez eux. Et donc, je disais que durant tout ce temps, les travailleurs venaient recevoir leur salaire. Chaque fin de journée, ils venaient recevoir leur salaire. Et la légende dit qu'ils le recevaient sans scrupules, ils le recevaient sans méfiance. Pourquoi de cette manière-là ? En fait, ils le recevaient sans scrupule parce qu'ils le revenaient de plein droit. Ils avaient travaillé pour gagner ce salaire et donc ils le revenaient de plein droit. C'est pour ça qu'ils le touchaient sans scrupule. Ils le touchaient aussi sans méfiance, sans le compter, de par la grande confiance qu'ils plaçaient dans l'intégrité de leurs employeurs en ces temps-là. Le temple a été construit par les douze tribus d'Israël, aidées justement par les royaumes environnants. Et il s'est terminé. Les gens venaient de très loin l'observer. Et il est resté debout, je crois, 400 ans avant sa destruction. Cette histoire de temple qu'on va retrouver à Jérusalem, dont on va retrouver les traces aujourd'hui à Jérusalem, est quelque chose de profondément enraciné dans la sensibilité occidentale, ou en tout cas dans la sensibilité des élites occidentales, à un point tel que très peu mesure l'impact de cette histoire que je viens de raconter, qui pourrait servir à endormir un enfant ou un adulte, peu réalise l'importance ou l'impact qu'a cette histoire dans notre monde d'aujourd'hui. Parce que les peuples ont toujours voulu construire un temple, un temple extraordinaire et noble par sa taille, par ses dimensions, par ses caractéristiques. Et chaque fois que plus les peuples étaient forts et puissants, plus ce temple allait proportionnellement devenir grand et impressionnant. Nous avons atteint un stade aujourd'hui dans notre monde où ce temple aussi est entrepris, ce temple est en train d'être construit maintenant, pendant que je vous parle. Et ce temple là, vous n'allez pas pouvoir le retrouver, vous n'allez pas pouvoir prendre un avion et aller le voir, visiter les fondations, vous n'allez pas pouvoir le trouver sur YouTube, vous n'allez pas pouvoir le trouver sur Google Maps. En réalité, aujourd'hui, il a été considéré que finalement, au point où nous en sommes arrivés dans notre développement, que ce temple-là, la seule dimension qui devrait réellement correspondre à ce temple, serait le monde entier. Donc, construire un temple, dont la surface sera le monde entier, qu'on appelle de nos jours une nouvelle ordre mondial. Et ce nouvel ordre mondial correspondrait justement à une transposition de ces anciennes attitudes qui consistaient pour chaque civilisation à construire un temple localisé en un endroit, et dédier ce temple à une divinité supérieure ou un principe supérieur, aujourd'hui sa transcription arrive sous le nom de Nouvelle-Orde mondiale. Voilà, je ne vous en dis pas plus pour ce soir. Je vous laisse dormir tranquillement et puis je reviendrai une autre fois.
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