
A French-language YouTube monologue in which the speaker recounts a restorative trip to Algeria and uses that perspective to critique European responses to the 2015 migrant/refugee crisis. The speaker contrasts cultural identities (Algerian vs. European), argues that European interventions (e.g., in Libya and Syria) contributed to displacement, questions the moral and practical costs of mass immigration for host societies (healthcare strain, social transformation), and expresses scepticism about large-scale open-border policies while highlighting humanitarian images (children drowned) as evidence of the crisis's severity.
Bonjour mes amis, je suis de retour. J'étais en Algérie pour recharger les batteries comme disent les maghrébins. Je ne sais pas si tu les recharges ou si tu les décharges. En tout cas, ça m'a fait du bien dans le sens où quand je reste trop longtemps en Occident, quand je reste trop longtemps ici, j'ai tendance à m'occidentaliser. Vous comprenez ce que je veux dire ? Parce que dans ma tête, il y a deux cultures. qui vont générer de type de force. Certaines acquises lors de la première partie de ma vie en Algérie, d'autres acquises ici en Europe. Et à tout moment, je suis que ce que cet équilibre de force fait de moi. Le problème, c'est qu'avec le temps, quand je reste trop longtemps en Occident, j'ai tendance à m'occidentaliser. Je veux dire par là que ce sont les forces acquise ici qui commence à jouer un rôle extrêmement prépondérant ce qui n'est pas toujours une bonne chose pour moi dans le sens où quand je vais en Algérie par exemple je reviens j'arrive à avoir un petit peu plus de recul par rapport aux choses de la vie par exemple je me laisse moins affecté par les petits bobos alors qu'ici on a très facilement tendance à se laisser emporter par des parce que j'appellerais des problèmes de riches en fait. D'ailleurs, dans ce sens, je conseille un petit tour en Afrique ou en Asie ou autre, ou des régions comme ça, à toute personne qui n'arrive pas peut-être à relativiser sa vie. Vous comprenez ce que je veux dire. Donc, c'est vrai qu'allons là-bas. Je reviens et je sens que pendant quelques temps, je suis un peu plus, un peu plus sage. D'accord. Je sens, ça ne veut pas dire que je suis plus sage. Je ne dis pas ça. Juste, je sens. Ça vaut ce que ça vaut, vous comprenez. Oui, j'ai regardé sur les réseaux sociaux des images liées au grand déplacement de population qui a lieu maintenant avec ce qu'on appelle la crise des réfugiés. Alors ça raconte énormément de choses, vous savez, ça nous dit beaucoup de choses. Ça nous dit premièrement qu'on ne peut pas jouer comme les États-Unis. Vous savez, les États-Unis, ça fait des décennies que leurs agences à trois lettres foutent la pagaille en fonction des désirs hâtards, soit des forces occultes qui les animent, soit en fonction des désirs du locataire de la Maison Blanche, etc. Ça fait des années, je disais, qu'ils foutent la pagaille. ils l'ont fait en Somalie, ils l'ont fait en Afghanistan, en Irak, en plein d'endroits. Mais eux, si vous regardez où ils sont situés, il est extrêmement difficile, par exemple, à un Somalien de monter dans une barque et puis de traverser jusqu'au port de New York. Alors c'est vrai qu'il reste géographiquement, tout du moins, éloigné de l'épicentre de la crise qu'il crée, en quelque sorte. Ce n'est pas le cas de l'Europe, d'accord ? Donc l'Europe, en voulant imiter un petit peu le jeu de l'impérialisme américain, ils ont été foutre la pagaille, par exemple en Libye. Mais ils ont oublié que la Libye c'est pratiquement une demi-heure de vol des côtes européennes, d'accord ? Quand il y a eu la pagaille en Syrie, quand ça a commencé, au lieu de jouer un rôle positif dans la chose et essayer de on va dire, d'arrêter le terrorisme, essayer d'aider le gouvernement local, ou bien à la rigueur même pas aider, même ne pas se mêler du tout. Ça aurait été suffisant. Ils auraient réglé leurs comptes aux terroristes qui débarquaient de partout. Non. La France, l'Europe en général, s'est impliquée auprès des terroristes. Ils ont aidé les terroristes, ils ont financé les terroristes, probablement à la demande des États-Unis, n'est-ce pas ? Puis bon, maintenant, une fois que toute la chose est partie en tête à queue, voilà le résultat. Donc c'est vrai que Moralement, autant en tant que contribuable, je n'ai pas envie, je veux dire assez égoïstement, je n'ai pas de problème à être égoïste sur ce point-là. Je n'ai pas envie de me priver de soins médicaux ou de me priver de, je ne sais pas, de me priver de la qualité de vie que je paie ici pour aider des gens qui viennent de Macédoine, qui viennent d'Afghanistan, qui viennent d'Afrique noire, etc. Je n'ai pas envie de le faire. Mais autant moralement, d'un côté je comprends par exemple que des syriens qui se fassent massacrer chez eux par mes impôts puissent avoir envie de débarquer et dire bon tu vas foutre mon pays en l'air moi je viens d'accord c'est vrai que c'est un peu difficile moralement de leur dire bon nous on vous envoie des terroristes on les arme, on les finance, mais en retour vous restez chez eux ou vous vous faites massacrer par eux. C'est vrai que c'est très dur de... Mais ça nous montre aussi, ça nous montre quand on observe ce que les gouvernements comme ceux de Sarkozy, comme ceux de Cameroun, comme ceux de Hollande ont fait, n'est-ce pas ? Parce qu'ils ont participé, ils ont été des facteurs aggravants de ces crises-là, s'ils n'ont pas été des facteurs même déclenchants. On a aujourd'hui, on constate qu'il est très important, quand on vote, de réfléchir non pas seulement aux urgences locales, pas seulement voir en quelqu'un qu'est-ce qu'il va faire, c'est quoi son programme localement, mais essayer de voir aussi qu'est-ce qu'il va faire à l'échelle internationale, d'accord ? Parce qu'avec la mondialisation et la mondialisation des économies, on a aussi la mondialisation des problèmes. Donc on a besoin de voir, avant de voter pour quelqu'un, de savoir si c'est quelqu'un qui va aller foutre le feu sur les centaines et les milliers de foyers de guerre, de foyers de révolution, de foyers de nettoyage ethnique qu'il y a sur cette planète, vous comprenez ? Et donc malheureusement, malheureusement il faut dire que les européens en général, les français en particulier, ont extrêmement mal voté depuis un certain nombre d'années et puis aujourd'hui ils se retrouvent avec ce... Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Je ne suis pas en train de dire, par exemple, que tous les gens qui sont en train d'arriver sont des pauvres syriens qu'on allait égorger chez eux dans la nuit, puis dans la journée, ils ont préféré filer en Europe. Je ne crois pas en cette vision. Je ne suis pas... Je crois qu'il y a peut-être un certain nombre, un pourcentage de ces réfugiés qui correspondent à ce schéma simpliste, mais je suis sûr qu'une bonne partie correspond à autre chose. Par exemple, aujourd'hui, l'image que donne l'Europe de loin. J'ai regardé les news d'Europe depuis l'Algérie, donc c'est vrai que ça me donne une plus grande distance par rapport à quand je vis ici. Et c'est vrai que tu as l'impression que c'est un continent dont les frontières se sont abattues, les frontières sont tombées. Donc ça va attirer énormément de gens qui se disent maintenant ou jamais. Alors on arrive à avoir des gens qui viennent de pays où il n'y a ni guerre ni rien du tout, mais juste parce qu'il y a un mouvement de foule. Vous savez, la foule, des fois, l'obéit à une logique pas toujours très mathématique. il y a un mouvement, les images font le tour du monde, on voit des gens dans les gares, on voit des gens dans les trains, on voit la police déborder, bon, ça pousse plein de gens sur la route. Il y a plein de gens qui disent, maintenant ou jamais, si je vais maintenant, si j'arrive à mettre les pieds en Europe, j'ai une résidence permanente, j'ai un appartement, j'ai une rente à vie, je soigne mes enfants, je me soigne, etc. Ils se disent, c'est maintenant ou jamais, même quand ils ne sont pas soumis à une guerre ou à une menace imminente, c'est des personnes qui vivent avec un dollar par jour et c'est vrai que la perspective même d'un HLM en Europe devient absolument extraordinaire. C'est un petit peu comme vous, si vous faites partie de la classe moyenne et puis on vous offre, je ne sais pas, un million de dollars par mois et un château, je ne sais pas moi, au Brésil, aux États-Unis ou autre, je suis sûr qu'il y a des milliers et des milliers qui partiront. sans souci. C'est juste, il faut se mettre dans la tête de celui qui part. Il ne faut pas dire, oui, mais qu'est-ce qu'on leur donne ? On leur donne des bouteilles d'eau, on leur donne un petit solde, on leur donne… Non, non. Pour eux, c'est beaucoup plus… Ils vivent à un tel niveau de misère que ce qu'on leur donne, c'est comme toi si tu gagnes à la loterie. Voilà, pour un petit peu situer. Ce qui se passe également, c'est qu'il y a beaucoup de cynisme là-dedans. Donc, je disais, il y a énormément de gens qui fuient pour des raisons économiques, qui veulent juste partir ailleurs, généralement se faire entretenir, qu'on me dise pas qu'ils cherchent une nouvelle vie, je ne crois plus, je vous ai parlé beaucoup d'immigration, je crois que les migrants, quelle que soit l'époque, qui cherchent une nouvelle vie sont extrêmement rares. La majorité veulent juste se déplacer, mais ils font partie d'un problème. Il y a une société qui est malade, il y a une société qui est problématique, qui est touchée, je ne sais pas, par la violence, par la corruption, par l'intolérance, par l'incivilité. Eux, ils font partie. Ils sont incivils, ils sont intolérants, etc. Et à un moment donné, ça devient invivable, même pour eux. Parce que même la personne qui s'allie à un endroit, ça ne veut pas dire nécessairement qu'elle aime vivre dans la saleté. Mais à un moment donné, elle trouve qu'il y a trop de saleté autour, même si c'est elle qui a créé la saleté, et elle aimerait bien se déplacer ailleurs. Donc je vois, pour moi, une très grande majorité des gens qui émigrent ne partent pas pour changer de vie, ils partent juste pour se faire entretenir. Parce qu'il faut savoir, par exemple, ceux qui viennent de pays musulmans, il faut savoir, et là je le dis, Il n'y a aucun cynisme dans ce que je dis. Il n'y a aucun cynisme ou volonté de critique ou autre. Mais je vous le dis quand même, c'est un constat. C'est pour ça que je dis qu'il n'y a pas de cynisme derrière. Un constat, c'est un constat. Je vois une voiture noire garée là. Il y a une voiture garée là, noire. Je veux dire, tu as beau me dire ce que tu veux, n'empêche qu'il y a une voiture noire garée là. D'accord ? Le constat, c'est qu'il n'y a aucun pays musulman qui a atteint une forme de paix civile, une forme de... Je ne sais pas. qui a offert des perspectives à ses habitants, qui a réussi à s'élever au-delà des tares sociales que sont la violence, la corruption, l'injustice et tout ça. Ça semble faire partie du lot. les gens qui viennent de ces pays sont obligés, si vous voulez, à partir ailleurs. Et partir chez qui ? Partir chez les sociétés qui ont été justement fondées sur des principes différents. Donc partir chez les sociétés non musulmanes. Vous voyez, il n'y a pratiquement personne qui fuit vers le Qatar ou vers l'Arabie Saoudite ou autre, justement parce qu'ils savent bien que ces sociétés, pratiquant les mêmes principes que leurs sociétés d'origine, ils savent bien que c'est foutu d'avance. Par contre, Là, ce que je leur reproche, c'est qu'une fois qu'ils arrivent... dans ces sociétés ici, qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont dire, ben écoute, il n'y a pas assez de halal, il n'y a pas assez de femmes voilées, vous laissez vos filles sortir, vous vous habillez comme ça, vous vendez du vin, vous vendez du porc, vous acceptez l'égalité homme-femme, vous acceptez l'homosexualité, vous faites ceci, vous faites cela, et en fait, si tu les écoutes, si tu écoutes toutes leurs doléances, tu vas transformer ta société comme la leur. Et à ce moment-là, naître en dedans, toute l'état social dont je parlais, à ce moment-là, on partira tous. tous s'embarquent. Mais bon, je vous dis un truc, à la fin c'est... comme en France par exemple, il y a beaucoup de gens qui disent qu'il faut ouvrir les frontières parce qu'ils regrettent en fait que... parce que t'es un pays ou t'as pas de pays à la fin. Tu comprends ce que je veux dire? Soit t'es un pays, soit t'as pas de pays. Si t'es un pays, tu dis cette frontière, à partir de là, cette terre m'appartient. Cette terre m'appartient et tu ne passes pas et tu ne rentres pas. Quelles que soient tes intentions, si je décide que tu ne rentres pas, tu ne rentres pas. Je suis prioritaire sur cette terre-là. Alors c'est complètement arbitrable, ça fait 2000 ans que ça dure. Il y a ça. Ou bien il y a l'autre option. Dire écoutez, nous regrettons, nos ancêtres ont défendu cette terre. Ils l'ont fait, mais c'était une erreur. Ils n'auraient pas dû le faire. Cette terre appartient à tout le monde. Et puis, vous venez, vous êtes tous les bienvenus. Et puis lorsqu'on coulera tous, on coulera tous. Ici, en Angleterre, par exemple, là, en arrivant maintenant pour enregistrer cette vidéo, je viens d'apprendre que le système de santé est tellement sous pression, qu'ils sont en train de discuter de faire passer une loi pour que lorsque tu vas chez le médecin, tu ne vois pas nécessairement un médecin, mais tu peux voir par exemple ce qu'ils appellent un praticien qualifié. Déjà, quand vous voyez le niveau de compétence des médecins ici, genre médecin, vous êtes chez lui en train de googler, regarder sur Wikipédia, d'accord ? Qu'on voit les heures médicales qui se passent ici, même avec les médecins, je ne sais pas si on peut descendre plus bas que les praticiens qualifiés. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc on paye des impôts pour ça. Ce n'est pas gratuit cette médecine. On paye, mais parce qu'il y a une arrivée massive de gens qui ne payent pas. Parce que si les gens arrivaient et travaillaient et payaient des impôts et tout ça, on aurait proportionnellement plus de médecins, par exemple. On aurait pu financer plus d'hôpitaux. Donc proportionnellement, ça reste pareil. Mais non, on n'est pas dans ce cas-là. On est dans une arrivée depuis des années et des années d'une immigration de bouche. Donc des gens arrivent et pèsent négativement sur le système. Donc tu additionnes leurs frais, mais tu divises l'infrastructure totale par eux, sans que tu rajoutes quoi que ce soit, sans qu'ils apportent quoi que ce soit. Donc voilà. Quant aux enfants, j'ai vu des enfants noyés, des images terribles. J'en veux beaucoup aux gens qui les balancent à l'eau parce que je suis pratiquement convaincu, je sais que c'est très cynique ce que je vais dire, qu'il y a des gens qui les mettent à descendre dans des barques pour les noyer, pour que ça donne des images fortes. Ne vous inquiétez pas, c'est une vraie guerre. Les gens auxquels on a affaire n'ont franchement aucun respect pour la vie humaine. Et l'Europe, au lieu de faire comme l'Australie et de les arrêter, à la première barque, ils ont commencé à laisser faire, ils ont même commencé à encourager en disant il faut accueillir, il faut distribuer, il faut, il faut, il faut et ça a encouragé ce genre de mafia et je ne sais pas où sera le truc. même ceux qui veulent, même ceux qui disent qu'il faut accueillir, ils ne se rendent pas compte qu'il y a des millions et des millions de gens dehors. Ça signifie que si tu veux accueillir, tu vas accueillir, tu vas accueillir, tu vas accueillir, jusqu'au moment où tout ton pays va s'effondrer, toutes tes infrastructures vont s'effondrer, et puis il n'y aura ni pour toi, ni pour les gens que tu as accueillis, ni pour personne. Ça sera fini, c'est tout. Voilà, c'est... Enfin, je ne sais pas où ça va finir cette histoire. Je vous laisse et puis je reviens un autre jour.
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