La démission silencieuse... Comment la pratiquer ?

A French YouTube monologue explaining how to practice 'démission silencieuse' (quiet quitting). The speaker stresses that the primary rule is intention (Anniya) and argues that toxic jobs destroy health, relationships, and life quality. He advises prioritizing physical and mental health over company demands, recommends leaving when possible, and—if stuck—doing the minimum: focus on visible work, participate superficially in meetings (no camera), delegate or ignore complex tasks, and perform communicative actions (emails, calls) while disengaging mentally.
Mes amis, bien le bonjour. Je suis venu pour vous parler de démission silencieuse. La première règle de la démission silencieuse, c'est l'intention. Vous savez, si vous regardez chez les musulmans, quand ils commencent un acte religieux, par exemple faire le ramadan, ils commencent par quelque chose qui s'appelle Anniya. Anniya, c'est l'intention. Ça signifie je vais le faire et je pense le faire très fort. et je le fais intentionnellement. Ce n'est pas par accident que c'est en train d'arriver. C'est-à-dire que, par exemple, chez un musulman, c'est quoi la différence entre une journée où il n'a pas le temps de manger, juste il n'a pas eu le temps, voilà, il travaillait, il était sur la route, tout ça, et une journée où il a fait le ramadan et qu'il compte comme tel. C'est quoi la différence ? La différence, c'est l'intention, ce qu'on appelle nier. Donc la première règle du Quiet Quitting, c'est-à-dire ce qu'on appelle la dimission silencieuse, c'est l'intention de le faire. Si vous sentez que ce travail dans lequel vous êtes est en train de dégrader vos nerfs, dégrader votre santé, peser sur votre relation, même dans votre couple. Je vous donne un exemple. Le gars, il est avec une nana extraordinaire. C'est la plus belle femme de la ville. Et quand il rentre chez lui le soir, il fait quoi ? Avec sa nana ? Ils sont assis sur le divan ou ils sont assis à la table de la cuisine. Il est en train de lui raconter sa journée. Il est en train de raconter les coups bas, les coups dans le dos. Il est en train de raconter les trahisons, les mensonges, les conflits d'intérêts, les corruptions. Les choses qu'il doit couvrir, les choses sur lesquelles il doit se taire. Voilà ce qu'il raconte. Et vous savez, Il y a tout qui fout le camp quand un travail est toxique, tout. Ce n'est pas uniquement une histoire de travail. Ça déborde sur la vie de tous les jours. Quand quelqu'un a mal dans son travail, qu'il finit une journée, une journée qui finit à 18, 19h, 20h, où on n'en finit jamais en réalité, vous croyez quoi ? Vous croyez que dans sa vie privée, il va faire quelque chose de productif ou d'agréable ? Vous croyez que c'est quelqu'un qui va s'occuper de lui, de ses enfants, il va s'occuper de sa femme, de sa vie ? Non, non, non. Il a plus tendance à aller se vautrer dans un sofa, à fumer clope sur clope, à ouvrir une bouteille, à dégrader son corps, faire des dépenses intempestives depuis son téléphone, juste pour faire passer les choses, juste pour essayer de détourner son attention de la réalité. Donc, à un moment donné, il faut comprendre une chose, à un moment donné, il faut revenir à la règle principale. Dans une entreprise malheureusement, c'est des humains qui sont réunis. Ils sont réunis par la volonté d'une force. Ils ne sont pas réunis là-dedans parce qu'ils sont de la même famille, ou c'est des amis, ou ils sont proches philosophiquement ou autre, non. Ils sont réunis juste parce que le hasard les a jetés là. Et puis ils sont là pour faire de l'argent pour l'actionnariat. Donc vient un moment où il ne faut pas accepter de voir sa vie, sa santé, ses relations foutent le camp. juste parce que, voilà, on doit faire de l'argent à l'actionnariat. Et tellement le vice, vous savez, comme ils poussent le vice, ce qui me choque, c'est que je parle à des gens sur le numéro que je donne sans arrêt, je parle à des centaines de gens, et vous savez quoi ? Ce qui me choque, des personnes, des personnes qui détruisent leur santé, leurs relations, leur bonheur, leur équilibre, leurs années qu'ils détruisent, leur vie en train de partir à petit feu. pour faire de l'argent pour l'actionnariat. Et vous savez quoi ? En plus de cela, ils se sentent coupables, ils ont l'impression de ne pas assez en faire, ils ont l'impression de ne pas assez travailler. Tu imagines quelqu'un qui ramène des millions et qui a l'impression de ne pas assez faire ? Tout simplement parce que son quota est plus haut que ça ou parce qu'on va lui faire sentir qu'on n'est pas content, que ce n'est pas assez. C'est comme si tu croises quelqu'un dans la rue, il sort une enveloppe, il dit bon voilà, juste comme ça, t'es l'heureux élu, t'es l'heureux gagnant. Tiens, je te donne 10 000 euros. Tu regardes l'enveloppe, tu dis, mais ce n'est pas assez. Voilà. C'est ça le problème avec ces gens. Donc, à un moment donné, moi, je vous dis un truc. À un moment donné, il faut apprendre à lâcher. Il faut apprendre à lâcher parce que c'est la seule manière qui vous permettra de préserver votre santé. Et votre santé plus chère, votre santé physique, votre santé mentale, votre équilibre, votre famille, vos enfants, votre partenaire, valent beaucoup plus. Valent beaucoup plus que n'emploi. Une entreprise, aujourd'hui elle est là, demain elle n'est pas là, demain elle a été vendue, elle a mergé, demain elle a coulé, demain elle a fait faillite, demain elle est au tribunal de Nanterre. Ça va, ça vient ces choses-là. Mais si tu détruis ta santé pour une entreprise, tu ne récupéreras pas ta santé. Quand bien même l'entreprise aura été vendue et les bénéfices qu'ont récupérés certains auront été mangés et dépensés dans des choses pas racontables. Tu vois ce que je veux dire ? Il va falloir faire très attention à vous. Et votre santé est plus importante que tout le reste. Alors, un point important, la démission silencieuse. On commence par l'intention. Je démissionne silencieusement. Dans l'idéal, il faut partir. Si vous pouvez partir, partez. Parfois, ce n'est pas possible. Parfois, on a besoin de cet argent. Parfois, le marché n'est pas bon. Je veux partir, mais le marché n'est pas bon. Et des CV comme le mien, pour le moment, ça ne se vend pas bien. Il y a un peu de problèmes dans l'industrie, dans mon secteur. Sa vie ira qui mieux mieux. Je ne me vois pas bouger en ce moment. OK, c'est légitime, c'est valable, c'est acceptable. Vous êtes dans une situation d'otage, vous êtes otage. Donc ce que vous faites, vous faites le minimum. De toute façon, de toute façon, si vous regardez ces dernières années, qu'est ce qui s'est passé? Les salaires ne sont pas en train d'augmenter, ils sont fixes. Votre salaire est fixe à la fin du mois. Il ne dépend pas d'une quantité de travail. Votre Si vous êtes dans des emplois à commission, vous avez remarqué, parce qu'il y a des cabinets conseils qui ont fait pratiquement le tour de toutes les compagnies, la majorité des gens aujourd'hui qui sont dans des emplois dits à commission ne touchent pas la commission. Ils travaillent que pour le salaire de base. Pourquoi ? Parce que la commission, on a progressivement changé les conditions de sorte que Vous ne l'aurez jamais. Et beaucoup de gens se reconnaissent là-dedans, et beaucoup de gens m'écrivent, me disent, je travaille plus que pour le salaire de base. C'est comme si je vous disais, je vous recrute. Et en vous recrutant, je vais vous donner un salaire de un million d'euros par mois. Travaillez pour moi. OK, venez. Alors, un million par mois va se diviser comme ceci. Je vous donne un euro de salaire fixe. Et un million par mois, je vous le donne sur une cible, sur un but, une target que vous n'allez jamais atteindre. Et la target, des fois, elle est très haute, elle est trop loin, c'est un pont trop loin, c'est fait exprès en fait. et vous allez toujours échouer avant et vous toucherez que le 1€ et le million, il sera toujours là comme une sorte de carotte là que vous voulez atteindre et vous l'atteindrez jamais. C'est ce qu'ils sont en train de faire aujourd'hui. Donc, faire le minimum. Je veux faire le minimum. Je fais quoi ? La visibilité, premièrement. Je ne fais que ce qui est visible. Je fais ce qui est visible. Je fais ce qui est facile. Ce qui est compliqué, je délègue, je délaisse, j'ignore. je vais prendre les choses simples et je fais du bruit autour. Il faut qu'il y ait des actions, des actions de communication. La communication, c'est, j'envoie plein d'emails. Voilà, je chatte avec un client par email, tac, tac, tac, tac, tac, toute la journée. Et après, le lendemain, on reprend. C'est du deux côtés. Ça se trouve, lui, ça l'arrange aussi plein d'emails. Lui aussi, il a envie que dans les métriques de sa compagnie, il a envie que l'histogramme email remonte. Je fais des appels, je participe aux meetings, à tous les meetings. Je vois les meetings. Allez, je participe, je participe. Je ne mets pas ma caméra. Et puis voilà, je participe aux meetings. Je laisse tourner. Et puis pendant ce temps là, je suis en train de faire autre chose. Pendant ce temps là, je suis en train de lire un bouquin. Je suis en train de regarder en ligne. Je suis en train d'écouter de la musique sur mon iPhone. Je suis en train de faire autre chose. Voilà, je les ignore direct. Voilà, vous voulez un meeting, je participe au meeting. Voilà, mon corps est là, mon âme n'est pas là. Si je prends un exemple, je vais être dur là, si je prends la prostitution, on peut vendre son corps, on n'est pas obligé de vendre son âme avec aussi. Donc, vous faites le minimum. Ce n'est pas l'entreprise de votre père, on connaît la règle. Ce n'est pas l'entreprise que vous allez hériter. Vous n'allez pas l'hériter cette entreprise. Donc vous faites le minimum. et vous préservez votre vie, vous préservez votre vie familiale, vous préservez votre santé physique et mentale qui compte bien plus que tout le reste, vraiment bien plus que tout le reste. Et l'entreprise, vous savez, elle est là aujourd'hui, elle sera peut-être là demain, elle ne sera pas là demain, le travail ne s'arrête jamais, c'est à vous de savoir quand est-ce qu'il faut arrêter. Il ne faut pas travailler jusqu'à ce que le travail s'arrête, ça n'arrivera pas ça, d'accord ? Donc mes amis, merci d'avoir écouté cette vidéo jusqu'ici, c'est juste Je tenais à vous la faire, je ne voulais pas attendre d'aller dans la voiture. Je tenais vraiment à faire cette vidéo. Prenez bien soin de vous et puis on se revoit dans une prochaine.
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