
A French monologue on Western decline, linking concrete losses like a cancelled Saudi naval contract and flight restrictions to broader decay: weakening industry, media control, energy precarity, and rising inequality. The speaker cites figures like 2 million UK households facing winter disconnection and warns of eroding sovereignty.
Questions this video answers
About 40 years.
Domestic flights can be banned when a train alternative exists that takes approximately 2h30.
About $500,000 (a half-million dollars).
Approximately 2 million households.
Approximately 4.5 million households.
Mes amis, bien le bonjour. J'aimerais vous parler d'une nouvelle qui est passée pratiquement inaperçue. C'est une nouvelle qui était prévisible. J'en avais parlé sur ce canal il y a quelques années. Les chantiers dits groupes navals, en France, viennent de perdre un contrat massif avec l'Arabie Saoudite. Ils étaient positionnés en Arabie Saoudite, pardon du peu, depuis 40 ans. et il devait construire des navires de guerre pour ce pays. Il vient de perdre le contrat à un groupe, cette fois-ci non américain, mais un groupe espagnol. Maintenant c'est en creuse, on va peut-être trouver des intérêts américains. Je n'ai pas creusé. La situation était tellement prévisible, et j'anticipe des situations pareilles dans le futur. J'en avais parlé dans une vidéo il y a quelques années. Il faut savoir une chose. Dans les contrats industriels, il y a un élément très important qui entre en jeu. C'est ce qu'on appelle la confiance. Ça veut dire que quand on a un contrat industriel, il va sous-tendre des intérêts économiques, des intérêts financiers, C'est un contrat qui va s'étaler sur un certain nombre d'années, qui va généralement transcender un président, transcender un gouvernement, transcender un régime. Mais on a besoin de pouvoir faire confiance au pays avec lequel on fait un accord pour que l'accord signé aujourd'hui, qui va s'étaler en général sur une livraison qui sera dans quelques années, on a envie que ce pays respecte cet accord-là, malgré les changements de régime ou les changements à la tête de l'État. Quand il s'agit de contrats de l'armement, ce sont des contrats industriels aussi, mais d'un type particulier. Là, l'intérêt n'est pas financier. Là, on n'est pas en train de signer avec un groupe partenaire ou autre, on est en train de signer avec un État. L'enjeu est très important. Ce sont des enjeux géostratégiques. Parfois, ce sont des enjeux liés à la survie de l'État-même. Donc, c'est des enjeux extrêmement sérieux et par bien des aspects bien plus sérieux que des enjeux économiques. Donc, l'État saoudien cherche à commander des navires de guerre. La livraison, généralement, ce n'est pas pour demain. Ce n'est pas comme si tu vas chez un concessionnaire et tu achètes une voiture. C'est des années de recherche, de développement, de construction. Et il va falloir, quand une telle commande est passée, être sûr que le pays en question va livrer, qu'il ne va pas endormir la mise, qu'il ne va pas soudainement se retourner pour des raisons idéologiques ou suite à un incident diplomatique ou suite à une actu particulière qui arrive sur Twitter ou qui arrive dans les news, que ce pays ne retourne pas sa veste. Or, qu'en est-il de la France ? Le problème de la France, c'est pas partenaire solide. Sur le plan économique, purement économique, rappelez-vous, il y a un certain nombre d'années, il y avait des frégates qui avaient été commandées par la Russie. Les frégates ont été commandées, la Russie avait payé, elle avait attendu des années pour en obtenir la livraison, et que fait la France ? Elle décide à la dernière minute de ne pas les livrer, et elles ont été revendues à l'Egypte. Vous vous rappelez de cet incident. Mais peut-être que vous ne vous rappelez pas de cet incident. Ce n'est pas important. Parce que ce ne sont pas des contrats qui se font avec le grand public. Le temps passe. Pourquoi à l'époque ces frégates avaient été vendues à l'Egypte ? On ne se rappelle plus de la raison. On sait que ça a été fait, mais pourquoi ? Qu'est-ce qui avait trendé sur Twitter à l'époque ? C'était quoi la sensibilité de l'époque qui avait justifié cela ? On ne sait plus, on ne se rappelle plus. Sauf que les mémoires des clients, les mémoires des États sont très longues. Elles peuvent durer des générations des fois. Et comme j'avais commenté à l'époque sur ce sujet-là, et je ne suis pas là pour vous dire que j'avais raison, ce n'est pas ça le but de la vidéo, c'est qu'effectivement la France allait perdre, pas seulement perdre les frégates qui n'avaient pas livré à la Russie, mais aussi perdre des contrats futurs face à d'autres fournisseurs qui ne vont pas être plus solides. Parce que l'Arabie Saoudite peut... acheter des frégates aujourd'hui et espérer une livraison dans un certain nombre d'années. Et puis finalement, peut-être deux semaines avant la livraison, pour une histoire de quelques coups de fouet perdus par-ci par-là, pour quelqu'un qui aurait balancé un blasphème, pour une histoire d'un voile, pour un hashtag qui va trainder sur Twitter ou sur Instagram. le président de l'époque pourra dire non je n'ivre pas l'Arabie Saoudite ses frégates et je les vends au Burundi ça peut arriver ça peut arriver on n'est pas à une absurdité près donc effectivement parce que c'est déjà arrivé ça peut arriver encore et ceci vient dégrader si vous voulez la confiance qu'a la France à l'étranger Et malheureusement, ceci ne va affecter pas l'emploi de M. Macron, ceci va affecter Les gens qui travaillent dans les chantiers vont affecter ces personnes-là, qui vivent en réalité avec ces contrats, et quand il n'y a pas de contrat, ils n'ont pas de travail. Vous voyez, ça a toujours des conséquences. Les décisions, ils réfléchissent, les décisions sont prises comme ça. On a vu la France aussi, on a vu avec l'histoire de Renault, le constructeur automobile, une lutte, une histoire, qui avait demandé ça, on ne se rappelle plus qui avait demandé quoi, mais finalement non. Renault va sortir, voilà. Grande bruise et fracas, Renault sort. Pareil, ils avaient sorti des constructeurs français depuis l'Iran. Donc en fait, la réalité, c'est voilà. On a un pays avec des politiques qui travaillent sur le court terme, qui travaillent à l'échelle d'un mandat. Il n'y a pas d'ordre d'État, en fait. Il n'y a pas des De Gaulle, par exemple. Ils travaillent à l'échelle d'un mandat, je disais. Ils travaillent à l'échelle d'un scandale à l'autre, d'un article dans le point à l'autre. Et malheureusement, certains intérêts, eux, comme les intérêts géostratégiques ou les intérêts industriels ou autres, sont des intérêts qui se projettent sur des décennies. On met des décennies à construire. Ça fait 40 ans que le groupe Naval est en Arabie Saoudite. Il faut des décennies pour construire une relation, un partenariat, une stabilité. Or le problème, Quand on a des gens qui réfléchissent d'un mandat à l'autre, ou d'un article de presse à l'autre, ou d'un hashtag à l'autre, le résultat net c'est que ça devient incompatible avec toute forme d'industrie. Voilà, ça c'est un gros problème. Autre chose, sur une thématique presque similaire. Vous savez, la France va maintenant interdire les vols intérieurs, du moment qu'il y a, qu'il existe, ne sera-ce que sur le papier, ne sera-ce que théoriquement, s'il existe, une alternative par le train de l'ordre de 2h30. Donc du moment qu'il y a un train qui peut le faire en 2h30 sur le papier, peu importe les horaires, peu importe d'où il part, où il arrive, peu importe si des gens font des transits à travers la France ou voyagent à l'autre bout du monde et doivent aller vers un autre aéroport. Peu importe. Du moment qu'il y a une solution par le train, donc l'avion sera interdit. Alors, quel avion sera interdit ? C'est l'avion de ligne. C'est l'avion de ligne, n'est-ce pas ? Tu pourras pas acheter un billet de la France pour voyager à l'intérieur de la France. Par contre, le jet privé, lui, ne sera pas interdit. L'hélico ne sera pas interdit. Et d'ailleurs, les dirigeants qui donnent des leçons, eux, n'hésitent pas à faire des trajets de 20 minutes, de 25 minutes, et des trajets qui auraient pris des fois 40 minutes en voiture, ils n'hésitent pas de les faire en jet privé. Donc qu'est-ce qu'on est en train de faire là ? On est en train de créer, on est en train d'avancer de plus en plus en Europe, vers, en Occident de manière générale, vers des sociétés construites pour les plus forts. Vers des sociétés où aujourd'hui, c'est vrai, tu vas dire, bon, ma foi, je vais... c'est pas grave, hein, combien de vols intérieurs j'ai pris ces dernières années, ben finalement je vais galérer, je prendrai la voiture ou le train. Mais il s'agit pas de ça. Il s'agit pas de ça. Il s'agit... d'un changement profond de société. Ils sont en train de créer une société pour les plus riches. Aujourd'hui, ça sera le vol intérieur qui sera pas disponible. Demain, ça sera le chauffage. Le chauffage, c'est déjà pas disponible. Un jour, il va falloir obtenir du pain sur condition de fortune. Un jour, on montera dans le bus sur dossier. C'est ça. On est en train de créer une société de privation. Ce n'est pas du conspirationnisme. Macron avait dit que c'était la fin de l'abondance. La fin de l'abondance. Pas pour lui et ses semblables. Pas pour les riches qui lui financent ses campagnes électorales et pour lesquelles il va financer leurs joujoux. Pourquoi le contribuable français doit-il par exemple financer par ses impôts des subventions qui sont en centaines de millions, si ce n'est pas en milliards, à des groupes de presse appartenant à des manières, appartenant à des riches, à des milliardaires ? Pourquoi un milliardaire achèterait-il un groupe de presse ? Et c'est l'État qui doit lui financer le fonctionnement. Pourquoi cela ? En fait, vous savez la réponse. La réponse, c'est pour imposer le narratif de la classe dominante. Ils ont besoin des médias. Et ils en, même aujourd'hui, ils descendent en dessous des médias, ils créent même des officines de terreur intellectuelle pour, qui s'appelle pour décoder, en réalité, c'est pour venir dans la société civile, pour essayer d'apporter du terrorisme intellectuel de proximité. Le journal lui fait du gros, le journal va ratisser large, la télé va ratisser large, ils n'ont pas le temps d'aller s'intéresser aux tweets d'un tel ou un tel, ils n'ont pas le temps d'aller s'intéresser aux posts Facebook d'un tel et un tel, ou telle page ou tel groupe. Mais par contre, ils ont créé par-dessus cela, ce qu'ils appellent des decodeurs qui vont venir imposer un terror intellectuel de proximité, pour toujours empêcher le débat, pour empêcher le dialogue, et il n'hésite pas devant les falsifications, n'hésite pas devant les sophismes, n'hésite pas devant tous les moyens possibles et imaginables pour faire taire les gens, pour faire taire, pour faire déraper les débats, pour décrédibiliser les lanceurs d'alerte. Si demain un lanceur d'alerte dit, oui, dans telle société, tel groupe, dans quelle entreprise, généralement, toujours, c'est soit ils défendent l'État et les forces de l'argent, c'est très simple. les dominants donc si par exemple un lanceur d'alerte va dire oui je travaille dans telle entreprise et j'ai vu tel tel tel truc ce qu'ils vont faire ils vont téléphoner voilà est-ce que est-ce que telle situation est survenue chez vous la personne chargée de la com va dire absolument non raccroche c'est faux verdict faux ils défendent toujours les puissants donc on est en train de créer C'est très important de voir les deux choses en parallèle, parce qu'en même temps qu'on est en train de dégrader la qualité de vie des gens, pendant qu'on est en train de les laminer avec l'inflation, avec la précarité énergétique dans laquelle on poussait millions de gens, en parallèle, ils sont en train de créer justement le contrôle absolu du narratif. Ça c'est très important. C'est pour ça entre autres qu'ils ont menacé d'interdire Twitter en Europe et tout ça, et ils pourraient même le faire, d'accord ? Sachant que dans les années 90, je me rappelle qu'ils avaient, la France, les Français, le régime français avait l'outrecuidance d'aller critiquer la Chine en disant la Chine censure l'Internet. Les temps ont beaucoup changé depuis. Vraiment, l'eau a coulé. sous les pans, comme on dit. Alors, ce que je voulais vous dire également, c'est qu'en termes de... J'avais parlé de Macron, j'avais parlé aussi de ce qu'il a appelé la fin de l'abondance. Je voulais vous dire que Macron, quand il a été aux États-Unis, chez Biden, le fou de la Maison-Blanche, le séni de la Maison-Blanche, ils ont eu un repas. Ils ont eu un gueuleton. pas mal d'invités, qui a coûté un demi-million de dollars. D'accord ? Alors, ce qui est extraordinaire, c'est qu'on voit bien la fin de l'abondance pour qui ? C'est pas pour eux, ok ? C'est pas pour eux et leurs semblables. Et je peux vous dire que les steaks qui étaient sur la table, c'était pas de la fausse viande « climate friendly », c'était pas ça. Ça c'est pour vous, la vermine, les cafards broyés, les araignées broyées, tout ça avec du soja transgénique et tout, d'accord ? À l'époque, moi quand j'étais ado, José Bové arrachait ça, comment il s'appelait ? Les frascagates ou quelque chose comme ça ? Vous vous rappelez ceux qui chantaient la chanson Le maïs, c'est au sujet du maïs transgénique et José Bové qui l'a arraché. Comment ils s'appelaient ces gens? C'est des Bretons, je crois. J'ai la chanson en tête, mais je ne me rappelle plus complètement des paroles. Enfin, l'un d'eux a mangé du maïs transgénique et il a eu des problèmes par la suite. Alors, revenons à la précarité énergétique aujourd'hui. On est en train de s'enfoncer dans une précarité qui est by design. Ce n'est pas une précarité accidentelle. Je vous parle, par exemple, au Royaume-Uni, on a 2 millions de foyers qui vont cet hiver se déconnecter de la grille énergétique. Ça signifie se déconnecter du gaz et de l'électricité parce qu'ils n'ont pas de quoi payer. On a, et c'est le côté victorien de ce pays, mais ça vient chez vous, On a 4,5 millions de foyers qui sont connectés par des compteurs prépayés. Je ne sais pas si c'est connu en France. Alors, le compteur prépayé, c'est un compteur où tu mets soit des pièces, tu dois jeter des pièces dedans. Au moment où il n'y a plus de pièces, il s'arrête de fonctionner. Et puis, de temps en temps, il y a un préposé qui vient ouvrir la boîte, qui prend de l'argent. Dans une version un peu plus modernisée, il marche avec une sorte de carte, une sorte de carte qui est insérée dedans. Et ce qu'il faut faire, il faut régulièrement prendre la carte quand le solde qu'il y a dedans se termine ou est épuisé. Il faut la prendre, aller à la poste, aller chez l'épicier, lui donner la carte, il la met dans un appareil, il faut le payer. Et là, il rentre combien tu veux mettre dedans. Après, tu prends ta carte. et tu vas l'insérer dans le compteur pour réaccéder aux privilèges de la lumière et de la chaleur. D'accord ? 4,5 millions de foyers dans cet état. Aujourd'hui, ce que Born ou autres appellent la sobriété énergétique, c'est pas quelque chose de temporaire. C'est une reconfiguration de la société. Ça vous est présenté, oui, il y a une crise en Ukraine, patati patata, c'est pas ça le but. Le but c'est changer complètement la situation, changer complètement la donne et créer une précarité de masse et une précarité permanente qui s'inscrira dans la durée. Aujourd'hui le monde, en particulier le monde qui a de l'énergie, le monde qui a des ressources naturelles, est en train de travailler ensemble. Les BRICS, c'est pas de l'imaginaire, ils ont réalisé qu'aujourd'hui ils vont faire des partenariats entre eux qui vont les rendre de plus en plus puissants. Et plus l'Occident cherche à se débattre là-dedans en imposant... Je me rappelle quand j'étais gamin, l'Occident bombardait des pays pour leur imposer l'économie de marché alors qu'aujourd'hui l'Occident veut faire de l'économie dirigée. Le contrôle des prix, il veut contrôler le prix de l'énergie. Ils avaient créé ce qu'ils appelaient un cap, une limite sur un plafondement du pétrole russe à 70$ le baril, maintenant ils viennent de baisser ça à 60$ le baril. Ils peuvent baisser ça demain à 0$ le baril et l'obtenir gratuitement. On n'est plus à une absurdité près. Le problème c'est que les pays en face, producteurs, sont en train de se réorganiser. Et si l'Occident croit qu'ils vont juste imprimer des billets, ne produit rien du tout. Ils sont en train de tout détruire. Regardez, les Pays-Bas vont racheter de force 3000 fermes qu'ils vont fermer. Le Canada va faire pareil. L'Allemagne est en train d'interdire l'utilisation de l'engrais pour baisser la production de ses fermes pour des objectifs climatiques. Ne croyez pas cela ! c'est de la destruction programmée, c'est du vandalisme civilisationnel qui est en train de se passer sous vos yeux. Les gens qui sont derrière, je ne parle pas des... je ne parle pas des vols, je ne parle pas... je ne parle pas des lambdas et des omégas qui sont juste en train de participer à ce mouvement-là par conformité, par intérêt personnel, par... pour plaire, pour plaire aux journalistes, pour avoir une bonne presse, pour plaire à quelques jeunes esservelés, je ne parle pas de cela. Je parle de ceux qui sont derrière. Ceux-là savent ce qu'ils sont en train de faire, savent qu'ils sont en train... Vous savez, dans les dessins animés, on voit ce gars avec une sorte de poignée comme ça, il va appuyer. Et qu'est-ce qu'il se passe ? Il y a un fil, il y a du TNT plus loin. c'est exactement ce qu'ils sont en train de faire. Et ils le font exprès, et ils le font en connaissance de cause. Donc, je disais que l'Occident ne pourra pas vivre en produisant rien du tout, en imprimant juste de l'argent et puis en distribuant à travers le monde pour acheter ce dont il a besoin. Les aliments, on les achètera ailleurs, on détruit nos fermes, et puis si on a besoin de nourriture, on ira l'acheter ailleurs, on ira la ramener du Brésil ou de... Le problème c'est que ceci va créer de la dépendance. On a une perte de souveraineté. On a déjà une perte de souveraineté énergétique. On aura une perte de souveraineté alimentaire. On aura des pertes de souveraineté surtout. Et un jour, s'il y a la monnaie qui collapse ou si on a un problème économique profond ou autre, on va aller faire des soupes au gazon et on va faire passer le café trois fois dans la machine. Si on en a du café. Enfin mes amis, c'est une... C'est écouru, parce que si on regarde sur le plan profond, parce que tout ce qui est en train de se passer là, c'est littéralement de niveau biblique, ça a des répercussions, enfin c'est même pas des répercussions, c'est plutôt le contraire. Ça vient du fond. C'est profond en civilisation. Vous savez, si on prend un humain, il peut avoir certaines caractéristiques dans son comportement, où on peut dire, cet humain-là est peut-être en dépression, par exemple. quelqu'un, imaginons, quelqu'un qui ne se lave pas, qui ne s'occupe plus de lui-même, qui ne sort pas, qui ne dort pas, qui ne mange pas, qui ne fait rien convenablement, on peut des fois dire, ouais, il file un mauvais coton, lui, j'ai l'impression qu'il est en dépression. Alors, on peut dire ça pour un humain, mais il y a aussi des marqueurs de dépression civilisationnels. Les civilisations qui tombent en dépression, Il faut étudier tout simplement les anciennes civilisations qui sont passées, qui ont éclairé une bonne partie du monde, puis un jour elles ont disparu littéralement dans les égouts de l'histoire, sans qu'on sache vraiment comment. Parfois c'est spirituel, c'est très profond. Et en fait, il y a une dégradation morale qui précède tout. La dégradation morale, la déchéance morale précède toujours précède toujours la dégradation ou la fin sur le plan économique, sur le plan civilisationnel. Parmi les marqueurs, Une civilisation qui est en dépression est une civilisation qui ne sait plus, par exemple, créer de l'art, créer de l'art qui transcende, un art qui va plaire au-delà de cette civilisation-là, mais qui va plaire au-delà des générations, qui va où les gens vont rester, waouh, devant cet art-là, même quand nous ne serons plus là. D'accord ? La médiocrité de l'art, la médiocrité de la création artistique, d'une civilisation, est un marqueur de dépression civilisationnelle. Un autre marqueur très puissant aussi, c'est la capacité à se reproduire, la capacité à maintenir les générations, la capacité à créer un socle familial solide, un noyau familial qui va être le tissu, qui va être la pièce maîtresse d'un tissu social sans qui permettra à une société d'évoluer et de communiquer, non pas l'irresponsabilité, mais communiquer des valeurs, des valeurs solides à de nouvelles générations qui vont prendre le flambeau, que lorsque la génération d'avant aura les mains qui tremblent, et bien que le flambeau ne tombe pas par terre, qu'il y aura une autre qui le prendra, qui continuera à éclairer le chemin. Ça, c'est plus, ça n'existe plus. Aujourd'hui, en Occident, nous sommes la génération de l'avortement, nous sommes la génération de la sexualité non-reproductive, sous toutes ses formes. Et on en est fiers, sachant que la fierté précède souvent la ruine. Donc, il y a des marqueurs qui sont apparus sur la civilisation occidentale déjà, qui ont été consommés depuis un bon moment, et qui ont fait leur nid, qui sont installés, cette fois-ci, de manière durable, extensive. Par la suite, le reste est vivant. Le reste, après, c'est comme si tu avais un coelier de perles qui se cassent, une première perle qui tombe au sol, tac, tac, et après, ce qui va se passer, c'est toutes les perles d'un coup. C'est vers ça que nous sommes en train d'aller, à mon sens. Voilà mes amis, j'aurais voulu venir vers vous avec un message plus positif, mais il devient extrêmement difficile par les temps qui courent de trouver du positif. Je vous laisse et puis, juste un constat, vous savez, je suis bien, intérieurement je suis bien. D'accord, je suis en paix. Je ne suis pas noir, je ne suis pas sombre, je ne suis pas triste. Et donc, je fais un constat. J'aurais voulu faire un constat de joie, un constat de réalisation. J'aurais voulu vous dire, wow, regardez ce qui a été réalisé cette année 2022, regardez les avancées qu'on a pu faire sur l'économie, sur la société, sur les... Je ne sais pas moi, quand on a envoyé quelqu'un marcher sur Mars, J'aurais voulu qu'on ait des grandes réalisations collectives. Dès qu'elle en soit fière. Non, j'ai pas ça. J'ai pas ça. Et vous ne l'avez pas non plus. Merci mes amis et puis on se voit dans une autre vidéo.
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