
A French political monologue argues that France gets only two weeks of real democracy every five years during elections, while elites misbehave the rest of the time. The speaker warns that escalating verbal violence could turn physical, and calls compromise essential in politics and daily life, criticizing hardline anti-immigration positions as electoral suicide.
Bonjour mes amis. Écoutez, aujourd'hui j'aimerais vous parler de compromis. Mais avant cela, je voulais vous dire qu'en tant qu'observateur de la politique française, je constate que vous vivez maintenant deux semaines de démocratie. C'est extraordinaire. J'aurais voulu que vous ayez cinq ans comme ça. Mais non. Vous avez tous les cinq ans deux semaines absolument extraordinaires où Les politiques sont à l'écoute, ils viennent au contact, ils viennent dans la rue, ils parlent aux gens. Il y a même Darmanin qui a souhaité sur Twitter « Joyeux Pâques aux chrétiens », c'est extraordinaire. Il y a cette... Ils sont même en train d'appeler aux valeurs de la République, par exemple, valeurs qui sont bafouées le reste de l'année, le reste de l'année. On est bonne les gens le reste de l'année, on est poursuivis pour violences sexuelles sur des femmes et autres. Le reste de l'année, on fait du détournement de fond. On vend le pays, on vend sa souveraineté en petits morceaux à des copains, à des entreprises, tout ça. Ça, c'est le reste de l'année. Mais pendant 15 jours, on se rappelle que ce peuple existe. Il est là, ils sont là. Et on n'a pas envie de les emmerder, on a envie de leur parler affectueusement pendant ces 15 jours-là. Mais après, une fois que cette drôle de période est finie, on reviendra aux choses sérieuses, d'accord ? Ça, c'est un point que je voulais signaler quand même parce que c'est très drôle. Et vu de l'extérieur, on a l'impression, quand on regarde la France pendant ces quinze jours, tous les cinq ans, on a l'impression que ce n'est même pas le même pays. Ce n'est même pas le pays duquel on parle d'habitude. OK. Autre chose, j'ai remarqué, j'ai remarqué ça, c'est malheureux, par contre. J'ai remarqué une escalade dans la violence politique. Ça veut dire qu'il y a une violence verbale extrêmement... Il y a une escalade par rapport à avant. Ça veut dire que si je compare comment les uns parlent aux autres, comment par exemple des gens qui voteraient, je ne sais pas moi, qui voteraient Marine Le Pen, parlent de gens qui voteraient Mélenchon ou de gens qui voteraient Macron, je pense qu'aujourd'hui cette violence verbale ne grandit personne. Si les autres, chacun voit midi à sa porte, si les autres n'adhèrent pas à ton projet politique ou à ta vision, il faut te demander pourquoi. Est-ce que ta vision ou ton projet ont des défauts ? Est-ce que peut-être tu as mal vendu ton projet, tu as mal communiqué dessus ? Et peut-être aussi que tu l'as mal exemplifié. Ça veut dire que si tu utilises toi-même de la violence verbale, envers les gens qui n'adhèrent pas en apparence à ton projet, est-ce que réellement, ça va honorer ton projet ? Est-ce que réellement, tu vas les séduire ? Est-ce que de cette manière-là, ils vont se dire, tiens, ce projet-là, je vais peut-être regarder encore une fois, peut-être qu'il y a quelque chose dedans qui m'intéresse, comprenez ? Et je suis très inquiet par rapport à cela, parce que la violence verbale, pour des raisons politiques, a escaladé, elle s'est aggravée de manière très particulière ces derniers temps, et j'ai peur que ça ne débouche sur de la violence physique, motivée purement par des différents politiques. Et ceci ne va grandir personne. J'accuse l'État à la base. Pourquoi j'accuse l'État ? Parce que l'État, tout simplement, durant ces deux dernières années, a imposé un champ sémantique extrêmement détestable. Les mots qui ont été utilisés pour certaines parties de la population, la discrimination, la ségrégation complètement décomplexée qui a été utilisée, des gens ont été traités... J'ai pas envie de reprendre les mots qui fâchent, mais... On a vu des gens complètement déshumanisés. Et donc, ceci a créé une sorte de substrat, a créé un environnement où de plus en plus de gens se permettent de traiter les autres de tous les noms pour des différends purement politiques. Donc ça, c'était important, je pense, pour signaler parce qu'on le ressent, on le ressent très bien depuis l'extérieur. Autre chose, je voulais vous parler de ce qu'on appelle le compromis. Notre vie, et ça c'est pas seulement dans la politique, notre vie est faite de compromis, c'est-à-dire qu'on a envie peut-être d'aller en voyage quelque part, on a envie d'obtenir une augmentation de salaire, d'acheter une voiture, de louer une maison, ou d'acheter une maison, ou autre en fait. Quoi qu'on veuille faire dans la vie, on réalise que nous sommes, il y a notre volonté, il y a la volonté des autres, et quelque part il faut que nous trouvions un compromis. Je vous montre un exemple. Ça, c'est ma situation idéale. Ça, c'est ce que je veux. Dans l'idéal, j'aimerais ça. Ça, c'est n'importe quoi. Tu peux le traduire dans n'importe quelle situation de la vie. Le problème, c'est que. Ma volonté, ça, ça représente ma volonté à moi, sauf que ma volonté à moi que j'exprime dans mon fort intérieur. Elle sera limitée par la volonté des autres. Forcément, par exemple. Je veux louer cet endroit pour 1000 euros, sauf que le proprio, il veut 1400. Il veut 1400. Moi, je veux 1000. Lui, il veut 1400. Deux volontés qui s'opposent. J'aimerais acheter cette voiture. Je lui ai offert 10 000 euros. Il veut 12 000. Il ne veut pas décoller de 12 000. Ma volonté contre la sienne. Je vais partir en vacances quelque part. J'adore cet endroit. J'ai envie de le visiter, surtout ce mois-ci. C'est un endroit qui est magnifique à visiter. C'est la meilleure période de l'année pour y aller. Quand je veux booker, je ne peux pas. Les prix des billets d'avion ont explosé. Les hôtels sont complètement bookés. Il n'y a plus de place. Les gens ont tout pris. Leur volonté contre la mienne. À ce moment-là, ce qu'on fait, et ça c'est dans toute la vie, c'est qu'on cherche à aller vers le compromis. Je n'obtiendrai jamais l'intégralité de ma volonté, mais si je sais gérer, si je sais composer avec tous les éléments qui existent, avec la volonté des autres, je peux potentialiser au maximum ce que je veux obtenir. Et peut-être qu'au lieu d'obtenir cela, je vais peut-être obtenir ça. Je n'obtiendrai pas le prix que je voulais, je n'obtiendrai pas la destination que je voulais, la période que je voulais, l'augmentation de salaire que je voulais, mais j'obtiens moins. Mais j'obtiens quand même quelque chose d'honorable. Je suis dans une situation qui est quand même enviable par certains côtés. Maintenant, si je veux ma volonté à moi, je veux la faire comme moi, je veux. Je ne veux pas compromettre, je veux tout. Généralement, je finis avec ça. Généralement, je finis avec beaucoup moins que si j'avais été prêt au compromis. Donc, généralement, les gens qui refusent toute forme de compromis, généralement font passer la situation, font passer la situation de ça. Donc ils vont dégrader le potentiel qui existait au départ. Sur le plan politique, c'est pareil. Il y a des gens, ils se disent, oui, la France de, je ne sais pas moi, de 1970, c'était parfaite. La France d'il y a 50 ans, c'est la France de mes rêves. D'accord. Mais nous ne sommes pas dans la France d'il y a 50 ans, nous sommes dans la France d'aujourd'hui. En 2022, elle est différente de la France d'il y a 50 ans. Je vais te dire un truc avant de revenir à ce sujet du compromis. La France d'il y a 50 ans, elle était extraordinaire, sauf qu'elle portait en elle, c'est peut-être pas tout le monde qui va comprendre, elle portait en elle les graines de sa propre destruction. Crois-le ou pas. C'est-à-dire, si tu prends la France comme ça par une baguette magique, si tu arrives à créer aujourd'hui la France d'il y a 50 ans, tu avanceras fast-forward 50 ans en avant, donc tu partiras 2022 et tu partiras en 2072, et tu verras que cette France-là ressemble à celle d'aujourd'hui. Tu vois ce que je veux dire ? C'est ça. Autant elle était peut-être extraordinaire par certains aspects, autant elle portait déjà en elle la maladie qui a fait qu'elle est devenue ce qu'elle est aujourd'hui. Ça c'est le premier problème avec ceux qui veulent revenir en arrière. Tu peux même revenir à l'Empire romain si tu veux. Qu'est-ce qu'il va se passer avec l'Empire romain ? Il va éclater. En fait tout simplement, c'est comme ça en fait. c'est qu'il portait en soi les graines de sa propre fin. D'ailleurs, la preuve, quand tu regardes l'histoire, il a fini par éclater. C'est comme ça. Maintenant, si on regarde sur le plan politique, ça, c'est ton idéal. Ça, c'est la France de 1970 à laquelle tu aimerais revenir. Et je parle à des gens qui vont se reconnaître, qui posent sans arrêt dans les commentaires avec des plans abracadabra, qui n'ont aucun sens, qui n'ont aucune prise sur la réalité. Donc, on se dit, en 2017, on avait déjà eu cette conversation, une conversation similaire. Est-ce que tu es prêt au compromis ? Et si tu es prêt au compromis, tu pourras peut-être obtenir ça. Tu pourras peut-être obtenir ça. Tu es prêt au compromis ? Tu prends la France 2022, tu regarderas demain. Rappelez-vous, la publicité avait une pub de Gainsbourg. Je ne sais plus pour quelle marque de pellicule photographique. Prenez en photo comme ça, sous tous les angles. Après, il disait la gueule que vous avez maintenant, vous la regretterez dans dix ans. C'est exactement ça. la France de 2022, si vous ne faites rien, autant cette France vous semble par certains aspects détestables, comme celle de 2017 ou 2012 ou autres, vous semblez détestable. Si vous ne faites rien, vous la regretterez dans 10 ans. Donc, avec du compromis. On peut peut être obtenir ça. Il y a des gens qui disent non, je n'ai pas de compromis, je ne supporte pas par exemple que le vote ethnique puisse définir, puisse jouer le rôle d'arbitre dans mon pays. Je suis triste que c'est comme ça. Moi aussi je suis triste. Voilà, on est triste. Tristesse c'est un sentiment. Si on laisse les sentiments de côté, la colère, la tristesse, la frustration, tout ça, on laisse de côté parce que c'est des sentiments qui sont exprimés à l'intérieur de toi, qui ne vont rien changer à la réalité, d'accord ? C'est bien, on a tous des sentiments, tout ça, sauf que quand on parle de choses sérieuses, par exemple un problème civilisationnel ici, les sentiments, il faut peut-être les laisser de côté. Les résistants, par exemple, quand il y a eu des guerres ou il y a eu de grands moments de difficultés dans l'histoire, la langue marche de l'humanité, que ce soit en France ou ailleurs, les résistants, en général, n'étaient pas connus pour être des sentimentaux. Pourquoi ? Parce qu'ils ne pouvaient pas se le permettre. La gravité de ce qu'ils avaient entre les mains, la gravité de l'enjeu, ne leur permettait pas de vivre au niveau du sentiment. Parce que quand tu vis au niveau du sentiment, tu ne seras pas efficace, tu seras ton propre ennemi, en fait. T'as déjà un ennemi face à toi, t'as pas besoin d'un autre, t'as pas besoin de tes sentiments qui sont encore un ennemi. Donc. Ton idéal, on peut compromettre. Voilà, ça, c'est le compromis. Est-ce que tu es prêt à compromettre ? Non, moi, je ne veux pas compromettre. Moi, je veux que tout cela, je n'ai pas envie de vivre avec eux. Je veux qu'on les expulse et je veux qu'on les vire et puis qu'on soit entre nous, qu'on revienne aux années 70 et puis que voilà, on règle un problème. D'accord. T'es passé de ça à ça. Ça veut dire que tu fais partie du problème en réalité. Ça veut dire que tu fais partie... T'as beau ne pas voter Macron, mais t'es en train de... T'es en train réellement de favoriser ce genre de système. Parce que tu fais partie de l'équation. Vous regardez... Vous regardez par exemple Marine Le Pen. La dernière vidéo, j'étais extrêmement remonté contre elle et son officine. C'est exactement cela. dernière élection, les deux tours, si je me rappelle bien, elle avait lancé l'histoire du halal dans les cantines. Tu ne veux pas laisser tomber le halal dans les cantines ? Est-ce que tu veux vraiment laisser tomber le halal dans les cantines ? C'est quoi l'enjeu, laisser tomber le halal dans les cantines ? L'enjeu, c'est exactement ce que j'expliquais. L'enjeu, c'est ça. C'est ce que j'expliquais, l'enjeu. Ce que tu veux, t'aimerais bien qu'il n'y ait pas de halal dans les cantines, t'aimerais bien. OK, c'est bien. Moi aussi, j'aimerais bien. OK, mais si tu oublies, tu fermes les yeux sur le halal dans les cantines. Les gens voteront pour toi. Alors peut être qu'il y aura toujours du halal dans les cantines. Tu obtiendras ça au lieu de ça. Tu obtiendras ça. Non, non, non, non, moi, j'arrive en plein campagne présidentielle, non. Je ne veux pas qu'il y ait de halal dans les cantines. Macron qui passe. D'accord ? C'est fini, t'as rien. T'as strictement rien. Vote même pas ça. D'accord ? T'as rien. Cette fois-ci, pareil. On sait aujourd'hui qu'en France, le vote... pas seulement musulmans, le vote musulman, mais aussi le vote gauchiste, le vote de gens qui ont une sensibilité par rapport à ce qu'est la France d'aujourd'hui. Il y a des gens qui y tiennent. Il y a des gens qui tiennent à une France qui est diverse, qui permet, qui donne leur place à toutes les communautés, qui respecte les différences communautaires et tout ça. C'est une sensibilité qui existe. C'est peut-être pas la tienne. Mais elle existe. Et c'est une volonté qui va s'opposer à ta volonté. Alors, c'est quelque chose. Tu es obligé de jouer avec ces cartes, en fait. Voilà, je vois des commentaires, justement, de personnes, en particulier dans le camp de droite, qui ne sont dans aucune logique de réaliste. Il n'y a pas de réalisme. C'est-à-dire qu'on veut expulser les délinquants et certains binationaux. Un binational, c'est un national. Donc tu expulses certains français. Tu ouvres la boîte de Pandore. Après, tu expulseras peut-être les non-vaccinés, tu expulseras les noirs, les arabes. À quel moment tu vas lui donner un... Tu vas définir en fait ce qu'est la francité pour toi, ce qu'il y a de français, tu vas le définir. Après, quand quelqu'un ne rentrera pas dans ce cadre, tu voudras l'expulser. Aujourd'hui, ça peut être, je ne sais pas moi, tu lui donnes du saucisson pinard, parce que beaucoup aiment bien définir la France. Quand même, 2000 ans d'histoire, on part par ça, pourquoi pas ? Chacun voit midi à sa porte. Il veut le définir avec ça, bon tiens, je te donne du saucisson, du pinard, vas-y, mange, bois, je regarde. OK, tu apprécies. Attends, il faut voir. Il n'apprécie pas. Il se force. OK, non, il n'est pas français, lui. D'accord. Il faut arrêter les délires. Vous êtes dans des délires. Vous êtes assez longtemps au soleil et malheureusement, ce genre de départ ne va nulle part. Regardez, prenez Zemmour, par exemple, un cas type, un cas type. Pourquoi un cas type? Parce que lui, on en parlera dans 10 ans. Je suis objectif parce que tout simplement, Le gars qui faisait partie de ces gars dans la présidentielle était à la portée. C'est pas quelqu'un qui venait de loin, c'est pas Taubira. Il a été 18% dans les sondages. Je veux dire, c'est énorme. Le mec, s'il avait pris juste un programme de compromis, genre par exemple, vous savez quoi ? Je veux prendre des mesures conservatoires. Mesures conservatoires. Par exemple, renforcer la protection des... des frontières, appliquer les lois existantes. Vous savez quoi ? Je promets que pendant cinq ans, il n'y aura même pas une nouvelle loi sur l'immigration, par exemple. Je vais appliquer à la lettre les lois existantes, donner plus de moyens à ceux qui veulent appliquer ces lois, interdire les associations Soros, par exemple. Beaucoup de pays interdisent ce genre d'associations financées par l'étranger, on ne sait pas quelles sont leurs allégeances et on sait qu'elles jouent souvent un rôle néfaste, les interdire. Par exemple, du raisonnable en fait, purement du raisonnable. Non, moi, je veux la rémigration. OK, tu veux la rémigration ? OK, fais-la avec 7%. Fais-la. Tu passes de 18 à 7. T'es tout seul. Tu l'as fait dans ton salon. Tu l'as fait devant ta télé, la rémigration. Tu l'as fait dans ton immeuble. Tu t'agites tout seul. Comprenez ? Et cette mécanique est implacable, mes amis. C'est une mécanique qui absolument ne fait pas de prisonniers. Soit vous... Soit vous comprenez qu'à un moment donné, il faut aller vers une politique réaliste, basée sur la donne qu'il y a sur le terrain aujourd'hui par 1970, et vous travaillez avec les forces existantes, que vous aimez ou pas, on ne vous demande pas d'aimer, aimer c'est un sentiment, donc on s'en fiche des sentiments, on l'a dit, en restant dehors des sentiments. Et puis vous vous dites, voilà, je veux, voilà ce que je peux faire, je vais essayer de faire quelque chose. Regardez, au Royaume-Uni, par exemple, ils ont eu des migrants qui débarquaient barbare. Ils les accueillaient. Ils n'avaient pas le choix. Ils n'ont pas lancé des campagnes de ouf, n'est-ce pas ? Il n'y a pas eu d'escalade verbale, il n'y a pas eu de déshumanisation, il n'y a pas eu de... Tout s'est fait dans la dignité. Pourtant, ils ont travaillé. Là, aujourd'hui, ils viennent de négocier avec le Rwanda, dire écoutez, Ils ont payé le Rwanda, je crois, un contrat de l'ordre de 120 millions. Si un migrant arrive sur les plages britanniques, centre d'accueil, avion, Rwanda. Ils vont les envoyer au Rwanda. dire ok, on comprend, on a des obligations sur l'échelle internationale, on ne peut pas dire, oui moi je m'en fiche, je n'ai pas d'obligation, allez crever chez vous, etc. Vous venez d'un pays en guerre, moi cachez-vous, je ne veux rien savoir. Ça c'est le genre de discussion de loser, c'est le genre d'attitude de quelqu'un qui n'a aucun sens politique, c'est la discussion de quelqu'un qui va finir ou avec des millions de migrants, parce que tout simplement, c'est des attitudes qui ne correspondent à aucune réalité. C'est juste l'expression d'une volonté. C'est un âge mental de trois ans. J'exprime ma volonté, mais au fond, finalement, il n'y a rien derrière. Je ne vais pas être sur une position réaliste, non. Britannique, c'est bon, voilà. On le sait, on a des obligations. Il y a des gens qui viennent de pays en guerre. On ne peut pas les renvoyer vers des pays en guerre. On n'a pas de possibilité de le faire. On est obligé de respecter nos obligations humanitaires vis-à-vis de ces gens, qu'on l'aime ou pas. Et donc, ce qu'on va faire, c'est tout simplement, on a négocié avec le Rwanda. Quand ils seront là, on va les emmener au Rwanda où ils pourront vivre tranquillement. Personne ne va les déranger, les agresser, les attaquer. Leur vie sera sauve. C'est ce qu'ils voulaient à la base. Si quelqu'un venait dans une logique d'utiliser l'asile comme voie d'immigration, il ne pourra pas parce que c'est une voie qui va le ramener au Rwanda. Celui-là sera désavantagé. Mais par contre, ceux qui voulaient juste une protection humanitaire, ils vont l'obtenir. Simplement, ils vont l'obtenir ailleurs, pas ici, c'est tout. Comprenez ? Voilà, une solution pragmatique, réaliste, qui marche. Personne n'a flippé. Ça n'a flippé personne. Bon, il y a deux, trois qui ont gueulé, qui ont critiqué et tout ça, mais bon, finalement, c'est passé comme une lettre à la poste. Alors que s'ils avaient dit, ceux qui viennent même de pays en guerre, on les renvoie chez eux, on s'en fiche, on les rémigre, je ne sais pas. Ben voilà, ça aurait été une levée de bouclier telle qu'il serait arrivé à rien du tout. C'est ça, il faut s'inscrire dans l'action. S'inscrire dans l'action et toujours en se disant voilà, ça je peux, ça je ne peux pas, ça j'aurais voulu mais bon. Et c'est toute la vie qui est comme ça en fait. Ça j'aurais voulu faire mais de manière réaliste, j'ai aucune chance de le faire. C'est trop loin ça, oublie. Voilà, c'est tout. C'est simple, d'accord ? On a... Je vois des gens, on a un pays comme la France par exemple, Il y a des gens qui sont sans papiers, qui sont délinquants, parfois même fichés S. Il y a du temps de flics et tout qui leur est dédié pour les surveiller. J'ai lu qu'il fallait trois flics pour surveiller un fiché S. Donc je veux dire, si on en arrive à sortir un du territoire, on pourrait libérer trois flics qui pourraient faire autre chose. Non, c'est quelque chose qu'on n'arrive même pas à faire aujourd'hui. Et on a quoi ? On a par exemple des émuristes qui arrivent, oui, moi je veux la rémigration et expulser certains nationaux. Tu n'arrives même pas à expulser un fichier S. Tu n'arrives même pas à expulser un fichier S sans papier. Le mec n'a même pas un papier. Il est fichier S. Il y a un danger public. Et celui-là, on n'arrive pas à l'expulser. Tu vois au moins notre limite. On est là, notre limite. Notre limite est au ras du sol. Même ça, on n'arrive pas à faire. Même ça, ce n'est pas possible. C'est trop loin. Toi, ton idée, c'est je vais expulser des nationaux. Je suis c'est des nationaux. C'est de l'hystérie. C'est de l'hystérie. Le fait de dire ça, le fait de dire ça, tu deviens le complice. Même si tu, même si tu n'as pas l'impression de l'être, tu l'es. Finalement, quand tu mesures, tu deviens le complice des fichiers est tout simplement parce que tu aurais pris une attitude raisonnable, basé sur une réflexion, basé sur une approche réaliste aux choses, tu aurais peut-être pu faire passer ton candidat. Ton candidat aurait pu passer. Et ce candidat-là, il aurait probablement pu justement mettre en place un plan d'action raisonnable, équilibré, balancé, illégal, ce que tu veux, qui aurait fait que, par exemple, on aurait expulsé des fichiers S. Sans-papiers, fichiers S. Ou étrangers, fichiers S. C'est normal, par exemple, même pour quelqu'un qui est étranger, il a même une carte de séjour, supposons qu'il soit en règle, et que soudainement, il commence à développer une attitude de radicalisme, commence à fréquenter des radicaux, puis de l'opinion ou du consensus professionnel de la sécurité. Cette personne est quand même un danger public. Cette personne, si quelqu'un un jour lui-même marchait entre les mains, Elle risque de céder, elle risque de dire oui. Et c'est quelqu'un qu'on peut potentiellement voir dans des événements, au centre d'événements dramatiques. À ce moment-là, il n'y a personne qui t'en voudra de dire écoute, on révoque ta carte de séjour d'étudiant de travail ou autre. Et puis bon, tu vas rentrer, tu vas rentrer chez toi. Il n'y a aucune personne raisonnable, même des gens de la gauche, je ne parle pas nécessairement de l'extrême gauche, mais même des gens à sensibilité gauche et tout ça, ne vont pas trouver cela particulièrement inhumain. C'est normal, tout à fait normal qu'un pays fasse cela. Sûreté, il a touché la sûreté nationale, au revoir. Mais même ça, cette objectivité de zéro chômage, zéro tension, zéro tout, quoi. Mais bon, en attendant ce jour, il va quand même falloir essayer de travailler et puis trouver le moyen de travailler ensemble. C'est tout. On est condamné à être ensemble. Je veux dire, il faut... Voilà. Donc merci, mes amis. Bon, voilà, d'avoir suivi jusque là. C'est une vidéo que je fais un petit peu de manière plus paisible que la dernière. J'espère que le message est... et passé. Aujourd'hui, personnellement, je ne vous cache pas que mon curseur par rapport à la probabilité sur le premier tour, moi, je pensais au fond de moi, je disais en privé aux gens, je pense, ce sera Macron-Mélenchon. C'est ce que je pensais. En fait, c'était Macron-Marine Le Pen. En réalité, mes outils d'analyse et les raisonnements qui vont avec et tout ne permettent pas de séparer deux candidats qui sont quasiment ex aequo. Ils étaient trop proches l'un de l'autre pour qu'on puisse les séparer par une analyse. Il fallait la méthode expérimentale. Il fallait que l'élection ait lieu pour qu'on puisse les séparer. Mais voilà. Aujourd'hui, cette même vision, je vois Macron en avant. Et si ça continue comme ça, avec des prises de position de Marine Le Pen sur le Mohamed, je vais interdire le voile, etc. peut aller à un score pire que celui de 2017. Malheureusement, c'est ça qui est dans les cartons aujourd'hui. Ce refus, ce refus de comprendre qu'il y a des batailles qui ne valent pas la peine. Il y a des batailles, bon, elles peuvent valoir la peine, mais bon, si tu veux sacrifier la présidentielle et que tu veux utiliser le tantre, le 15 jours de démocratie entre les deux tours, Tu peux l'utiliser soit pour gagner et être là pendant les cinq prochaines années, ou bien tu peux l'utiliser comme une tribune, parce que les caméras sont pointées sur toi, pour peser sur le débat, pour lancer certaines idées peut-être qui n'avaient pas beaucoup d'écoute avant. Tu peux lancer et dire oui, je vais interdire le Mohamed, je vais interdire le voile dans la rue, tout ça, comme l'a fait Bourguiba et tout, et tu peux. Le problème, c'est que tu sacrifies ta présidentielle pour cela. Tu mets ta présidentielle sur l'autel, tu la sacrifies et en échange, tu as parlé de ça. Voilà, c'est tout. OK, moi, je trouve ça ne vaut pas la peine. Sincèrement, je trouve ça ne vaut pas la peine. Quand on tout pesait, ça ne vaut pas la peine. Mais bon, c'est trop tard maintenant. De toute façon, l'âne est sortie de la curie à ce stade, donc c'est clair qu'on ne peut pas rattraper ça. C'est fini. Ce n'est pas un truc qu'on peut rattraper, en tout cas. Je pense sincèrement, je pense sincèrement que le système en France aujourd'hui, le système Front National, si vous regardez, c'est un système de capture des... des... c'est un schélateur littéralement. C'est un système de capteur d'insatisfaits. Alors ça marche comme ceci. Les gens qui sont... qui sont en train de jouer avec les cartes de système. Les macronistes, les mélanchistes, les autres. Ils jouent avec les cartes de système, même l'UPR. Je ne sais plus comment on les appelle. Je veux dire, tellement leur score est tellement négligeable qu'aujourd'hui, il n'y a même plus de place en mémoire pour eux. Je veux dire, ça ne vaut même plus la peine d'en parler. Toujours est-il, dans cette cliche, je parle. Ceux-là jouent avec les cartes de système. Ils obtiennent quelque chose de système. ils obtiendront des ministères, ils obtiendront des présidents, ils obtiendront des sénateurs, ils obtiendront plein de gens, ils jouent avec les cartes du système. Malheureusement, c'est comme ça qu'elle est la vie. Et puis, il y a le reste. Tous les insatisfaits qui souvent ont ouvert les yeux sur le système, on leur fournit quoi ? On leur donne le Front National ou le Rassemblement National ou comme il s'appellera dans cinq ans, je ne sais pas. Là, ce qu'ils vont faire, Ils vont tous arriver dessus. Ils vont tous arriver, mettre... C'est une sorte de... Comment on appelle ça ? C'est une sorte de corbeille à papier. Une grosse corbeille à papier. Imagine une grosse corbeille à papier et tu écris dessus RN. Ils viendront jeter leur vote là-dedans. Ils viendront tous en masse comme ça. Insatisfait ? C'est par là, par là. Insatisfait ? Oui, toi. Viens, viens, viens. C'est là, vas-y. Vote. Vote. Une grosse corbeille. Imaginez une grosse corbeille à papier. Énorme. et ils vont balancer leur vote dedans. Ce vote-là partira à l'incinérateur, il n'a plus de valeur. La France, en tout cas la France de demain, se définira, quand on parlera des cercles de pouvoir, se définira par le reste, pas ceux qui ont mis leur vote dans la corbeille, par les autres. Voilà, c'est tout. Voyez le truc ? C'est aussi simple que ça. Si tu comprends que ces attitudes de non compromis, que cette obsession à vouloir toujours avoir des idées folles sans pris sur la réalité, t'amène directement à jeter ton vote dans la corbeille et t'exclura de la décision qui va venir, t'exclura toi de la France qui va venir. Si tu ne comprends pas ça, tu finiras par le comprendre à tes dépens. Ça finira par rentrer, mais à un moment, ça ne te servira à rien. En tout cas, merci mes amis d'avoir suivi jusque là et je reviendrai une autre fois pour d'autres vidéos, d'autres analyses. Il y a plein de gens qui me demandent de parler des choses et d'autres. Je viendrai en temps utile. Merci en tout cas, mes amis. Puis je reviendrai une autre fois.
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