
Personal video monologue arguing that a key difference between England and France regarding immigration and Islam-related tensions is the presence of deep-seated 'hate' in France tied to colonial history and unresolved grievances. The speaker contrasts immigrant integration patterns in the UK (pragmatic, less visceral resentment) with France (persistent vindictiveness, prolonged memory of colonial injustices like the Algerian War and narratives around the Crusades), and claims this unresolved historical memory contributes to social alienation and could fuel violence. The piece is opinionated and reflective, aimed at diagnosing a social problem.
Troisième vidéo de la journée, j'ai envie d'en faire 12 aujourd'hui. J'avais peut-être trop sur le cœur et je m'étais empêché de parler pendant quelques temps. Vous savez, il y a des gens qui me disent, toujours réponse à une question, je m'inspire souvent des questions des gens. Je pense que la majorité des vidéos, que je le dise ou pas, ont été inspirées par des gens qui m'ont écrit, par des gens qui m'ont dit des choses, qui m'ont posé des questions. Vous savez, Des gens me disent, tu parles beaucoup de la France, mais qu'en est-il de l'Angleterre ? Ils me disent, en Angleterre, vous n'êtes pas beaucoup mieux. Oui, en Angleterre, on n'est pas beaucoup mieux, mais il y a une différence de taille. Il y a une différence énorme. Je vais vous la dire. Cette vidéo, je ne voulais pas la faire à la base, vous savez. Parfois tu te dis, honnêtement, je ne suis pas payé par vue, je n'ai pas de publicité sur mes vidéos, tout ça. Donc, franchement, des fois, des fois, tu te dis pourquoi tu vas sortir ça? Pourquoi tu vas répondre à ça? Parce que des fois, répondre à cela va t'exposer à des commentaires haineux, à des messages haineux, à de la polémique. La polémique, ça consomme de l'énergie, mais il y a des choses qu'il faut dire. La différence principale, à mon sens, entre l'Angleterre et la France quand il s'agit d'immigration ou d'islamisation ou de choses dans ce sens, je dirais que la différence, c'est la haine. Il n'y a pas en Angleterre le 1% de la haine qu'on trouve en France. Ce que je veux dire par là, c'est que Chaque puissance coloniale passée a été tapée, quand il s'agissait des migrations, a été tapée ou se fournir dans ces anciennes colonies. L'Angleterre, la couronne anglaise possédait trois quarts de la terre à un moment donné. Pas très longtemps. Et en général, quand il s'agissait des migrations, ils ont été prendre en Inde et au Pakistan. un peu en Afrique, très peu. La France, naturellement, a été cherchée au Maroc, en Algérie, tout ça. Et en fait, la relation, si vous voulez, la relation, toute la question revient à étudier quelle est la relation entre les anciens colonisés et la puissance coloniale. C'est tout. Alors, autant Autant on va dire la personne qui vient du Pakistan par exemple. Le gars qui vient du Pakistan, il est musulman. Mais les Pakistanais, ils ne veulent pas à Paris, ils veulent plutôt à Londres, enfin en Angleterre, on se comprend. C'est vrai qu'il n'approuve pas nécessairement le style de vie anglais. C'est vrai qu'il n'a pas dans son agenda le fait de s'y intégrer, de s'y assimiler. Il ne pense pas le faire dans un avenir visible, c'est clair. Il va maintenir une sorte de statu quo, une sorte de positionnement en société qui va dans son sens à lui, lui donner le meilleur des deux mondes. Il va garder sa religion, il va garder ses traditions, les traditions les plus, on va dire, les moins les moins envahissantes. D'accord. Il va peut être abandonner, probablement. Il va mettre l'eau dans son vin, si je peux me permettre. Et ce qui se passe, il va s'intégrer à sa façon à l'Angleterre. D'accord. Il va peut-être ouvrir un taxi, il va peut-être construire une maison au bled, il va ramener une femme, faire des enfants, les envoyer à l'école, et ainsi de suite. Mais en même temps... pas la haine de ce pays. Il considère que ce pays est peut-être une chance pour lui dans le sens où quand il va au Pakistan, il voit comment vivent ses cousins, comment vit le reste de sa famille. Et il est content que ce pays lui ait donné la possibilité, presque par erreur, de vivre, de gagner sa vie dignement, honorablement et puis de se permettre une qualité de vie qu'il n'aurait jamais eue autrement. D'accord. Voilà, ça c'est l'Angleterre. Quand il s'agit de France, il y a autre chose, il y a ce qu'on appelle la haine. Ça signifie que, je vous le dis comme ça, très calmement, je pense que quand je vois dans certains milieux la haine qu'il y a de la France, la haine viscérale, qui ne s'améliore pas avec le temps, Je pourrais vous dire que pratiquement, cette haine-là toute seule, sans aucune radicalisation religieuse ou autre, aurait suffi à donner les attentats que vous connaissez. Aurait suffi, ou quasiment suffit, pour donner les attentats que vous avez eus. La haine toute seule. L'occidental, l'occidental, des fois, je lui reproche d'avoir la grosse tête dans le sens où il ne veut pas, il ne veut pas comprendre que les autres ne sont pas comme lui. Tu vois, les gens réfléchissent différemment d'un pays à l'autre, d'une région à l'autre. Les gens sont différents. Et ce qui se passe, il y a un trait caractéristique que j'ai identifié dans les populations du Maghreb et qu'il n'y a pas ailleurs. C'est le côté vindicatif, c'est le côté ne pas tourner la page. Je vous donne un exemple. Combien de fois il y a eu des guerres entre l'Allemagne et la France? Rien qu'entre l'Allemagne et l'Angleterre, je peux vous dire qu'il y a 60 ans à peine, les avions allemands passaient ici pour bombarder. Mais ce qui se passe, c'est que si vous regardez chez les Occidentaux, Quand une guerre se termine, les gens sont très heureux de rentrer chez eux. Les gens ne veulent pas jouer un match retour, les gens ne veulent pas la prolonger à titre personnel. Du moment que la guerre s'arrête, s'il y a des Occidentaux qui sont en train de se battre même depuis dix ans, si la guerre s'arrête, et que tout le monde remonte un drapeau blanc. Les gars qui se sont retués hier peuvent se croiser. Je ne dirais pas qu'ils vont nécessairement aller boire une bière ensemble, mais c'est fini. Chacun a envie de rentrer chez lui. Et en plus de rentrer chez soi, ils ont envie d'autre chose. Ils ont envie que leurs enfants, leurs descendants ne connaissent pas cette guerre. Ils ont envie que ça s'arrête là. J'ai connu un gars, un vieux monsieur qui avait fait la Deuxième Guerre mondiale. Et son histoire était très peu connue, en fait. Il n'a pas raconté grand chose. Et sur 40 ans, il a dû dire deux, trois trucs à chaque personne. Et puis les gens, en composant les bribes qu'ils avaient pu réunir, ils ont à peu près visualisé un petit peu ce qu'il avait fait ou dans quoi il était impliqué durant la Deuxième Guerre mondiale. Il avait fait le front de Russie. Pour vous dire qu'il n'était pas là en train de réunir les gamins autour de lui pour leur raconter les horreurs commises par les Russes ou par les Américains ou l'injustice. Non, il voulait juste tourner la page. Il voulait que ses enfants connaissent un autre avenir, de sorte que la France et l'Allemagne en guerre, l'Allemagne occupant la France, durant la première moitié des années 40, et tu regardes dans les années 50, déjà t'as des jeunes ados qui vont passer des vacances, qui partent de Paris, qui vont passer des vacances en Allemagne, et vice-versa. Quand des jeunes Allemands viennent ici en Angleterre, y'a personne qui leur dit, vous nous bombardiez y'a quelques années. Le gars qui parle lui-même n'a pas reçu de bombes sur la gueule, au meilleur cas c'est son grand-père. Et le jeune gamin de 14 ans qui vient en bus, lui non plus il n'a bombardé personne, tu comprends ? C'est ça. En France, il y a cette notion de prolonger de prolonger les guerres, il y a cette notion de vivre par procuration des choses. Je ne dirais pas que c'est juste un trait maghrébin, mais je dirais que c'est un trait qui est né au croisement entre la France et le Maghreb. Tu vas trouver par exemple quelqu'un, un blanc qui n'a jamais mis en esclavage qui que ce soit, n'est-ce pas, s'excuser à quelqu'un d'autre qui n'a jamais été esclave. Au nom de quoi ? Au nom de leurs arrière-arrière-grands-parents respectifs. Pour qu'ils puissent les tracer et encore être sûrs de qui était qui. Voilà. Ce qui se passe, c'est qu'en France, et c'est vrai que le discours français sur la chose, sur la guerre d'Algérie, n'a pas aidé. de la guerre d'Algérie. avec des bombes incendiaires des allemands et mettre ça et pleurnicher dessus et encore moins quand il a 14 ans tu comprends ce que je veux dire je veux dire ils ont des préoccupations qui s'inscrivent dans le futur et là ce qui se passe c'est que il y a une sorte de situation malsaine n'est ce pas ça signifie que les gens les occidentaux pas une guerre ou deux mais franchement plein Mais ils en sont revenus, ils en reviennent toujours. Ils savent faire la guerre, ils savent faire la paix. Le Maghrébin, lui, il a eu une guerre dans sa vie et puis il ne veut pas la lâcher. Il a toujours la haine, il a toujours mal au fond de soi. Mais en fait, la douleur souvent les gare et l'empêche de réaliser l'histoire comme elle était. Ça signifie que lorsque les Français ont envahi l'Algérie, c'était plutôt un territoire turc. Ottoman, appartenait aux turcs. Je veux dire, nos grands-parents vivaient comme des sauvages, comme des néandertals, je vous l'avais déjà dit. D'accord ? Alors que les pachas turcs et les femmes qu'ils kidnappaient à droite et à gauche dans la Méditerranée, qu'ils violaient dans leur harem, eux avaient la belle vie. comprenez ce que je veux dire, c'est-à-dire qu'il faut revenir en arrière. En 62, on n'a pas appelé la Turquie pour lui dire, viens, reprends tant bien. On a déclaré un nouveau pays, mais ce n'était pas la même chose que la jurie qu'il y avait avant. Je veux dire, il faut revenir, il faut revenir en arrière, il faut comprendre. Et malheureusement, c'est comme pour les croisades. Je veux dire, les croisades, les croisades, le pape Urbain II les a lancées en 1095. Après pratiquement 400 ans d'attaque par le califat, 4 siècles d'attaque mon dieu ! Je veux dire, le pape urbain II, quand il les a lancés, il y a beaucoup de gens qui se disaient déjà, mais qu'est-ce que t'attends quoi ? Je veux dire, les gens ils en avaient ras le bol ! D'accord ? Quatre siècles ! Or quand on me les a vendus moi à l'école, mon prof, mon prof au lycée, il m'a dit pardon s'il m'écoute mais bon t'es un ignorant qui a étalé l'ignorance malheureusement. Heureusement que j'ai pu lire de moi-même et découvrir qu'on m'a menti. Mais malheureusement pas tout le monde fait cela. Nous avons dû les croisades comme si les Arabes étaient tranquilles chez eux, les Arabes ou les musulmans, ils étaient gentils, ils n'avaient fait rien à personne, ils n'avaient pas coupé de tête, ils n'avaient pas pris des milliers de gens de l'esclavage, ils n'avaient pas fait des radias sur des villes, ils n'avaient pas pillé des nations entières. Ça c'est sous silence. Ils étaient bien, ils vivaient dans la paix, la bonne humeur et la joie, puis soudainement les Occidentaux leur tombent dessus, mais comme ça, froidement, gratuitement, à la brutale. Et ils les pillent, ils leur prennent tout, ils leur prennent leur science surtout. Et puis après, les Arabes restent dans l'état qu'on connaît aujourd'hui. Et puis les Occidentaux se développent et puis ils vont jusqu'à la lune sur la base de ce qu'ils ont pillé chez les Arabes. Cette vision-là, je pense qu'elle est déraisonnable et elle est assez destructrice. Elle fait que lorsque quelqu'un, par exemple, d'origine maghrébine, née en France. Quoi que tu fasses, beaucoup n'arrivent pas à s'identifier à ce pays. Parce qu'ils ont l'impression d'être traîtres. Ils ont l'impression d'être traîtres à une révolution qui s'est terminée des années avant leur naissance. Mais ils ne veulent pas comprendre que c'est fini tout ça. Qu'il faut s'inscrire dans le futur. C'est fini. Tourne la page. C'est fini. Les guerres, oui, les peuples. Franchement, tu prends une flèche, tu la gères sur une map monde. Et cette terre-là, elle a changé des mains des dizaines, des centaines, des milliers de fois durant les millions d'années passées. Il y a eu des tueries, il y a eu des peuples qui ont déporté d'autres, qui ont remplacé d'autres, qui ont écrasé d'autres, qui ont tué d'autres. Je veux dire, c'est l'histoire sanglante de l'humanité. Mais il n'arrive pas à le comprendre. Il veut s'inscrire dans ces événements en particulier. Et puis justement, quand il s'agit de la France, il y a une haine absolument abominable. Et cette haine, j'ai eu beau chercher, je me permets de le dire aujourd'hui, parce que personne ne l'a dit. Ça signifie que je me sens presque le devoir moral de le faire. Je me dis, allez, je dis la chose. Et puis après, d'autres vont s'en emparer, d'autres vont chercher, vont essayer de trouver des solutions. Mais il faut déjà se rendre compte qu'il y a un problème. Vous savez, quand vous regardez dans les outils de management et de gestion d'entreprise, je parle d'entreprise qui marche, il y a toujours une étape importante qui est de mesurer, mesurer le problème. Or en France, on ne mesure même pas, on ne se rend même pas compte qu'il y a un problème et chaque jour est un jour nouveau et on se demande ce qui se passe. Je vous laisse mes amis, je pense que c'est la dernière vidéo de la journée et puis je reviendrai une autre fois. Merci et puis à bientôt. Sous-titres réalisés communauté para d'Amara.org la.
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