
This is a YouTube video titled "La géostratégie de l'Airbus" containing a French monologue recorded on April 2, 2023. The speaker discusses geopolitical and economic issues surrounding the aviation and automotive industries, focusing on European dependence, regulatory impacts, and the broader social implications of class struggle and climate policies. The content is a detailed commentary rather than a dialogue.
Mes amis, bien le bonjour. J'ai vu une nouvelle hier. C'était qu'il y avait un site qui déplorait que la Russie, malgré les sanctions, a pu trouver le moyen de faire de la maintenance sur ses Airbus. D'accord ? C'était en Turquie, en fait. Et le journal semblait déplorer ceci. Alors... Je vais vous dire un truc. On va essayer de décortiquer cette nouvelle et on va la lire à différents niveaux de lecture. Parce qu'en fait, le monde n'est pas juste plat comme ça. Ce n'est pas juste une ligne droite ou juste un carré plat. Il y a plusieurs niveaux de lecture et de compréhension des choses. Alors on va commencer. La première chose. C'est quand même assez terrible de voir un journal déplorer que des compagnies aériennes civiles puissent accéder à de la maintenance pour leurs avions. Parce qu'autrement, si elles n'y accèdent pas, on va se retrouver avec des appareils dangereux. Et puis, qui pourront s'écraser, qui pourront causer des victimes civiles, des familles qui partent en voyage. Vous savez, c'est des gens comme vous, comme vous et moi, des gens qui prennent leurs enfants, prennent leurs épouses, mettent leurs bagages sur un trolley et puis partent à l'aéroport pour aller prendre du soleil, pour aller visiter la grand-mère ou autre. personne n'a envie qu'il s'écrase en chemin, personne n'a envie qu'il meure. Donc l'accès à la maintenance sur les avions civils c'est quelque chose de sacré qui doit être garanti à tout le monde. D'ailleurs je trouve terrible par exemple qu'un pays comme l'Iran ne puisse pas accéder à la maintenance sur ses avions et beaucoup d'accidents en Iran sont justifiés justement par ce type d'embargos mortels et dans lesquels la population civile paye le plus lourd tribut. Ça c'est le premier point déjà. Deuxièmement, au passage, entre nous, les oligarches et autres, ne vous inquiétez pas, pour leurs jets privés, la maintenance existe, il ne faut pas vous prendre la tête. Donc vous n'allez pas frapper ces gens-là, vous allez frapper la population en plus. Mais au-delà, essayons un petit peu de dézoomer encore un cran. Aujourd'hui, on a par exemple la Chine qui est en train de développer des avions pour concurrencer Airbus. On peut rire aujourd'hui. Ah oui, l'avion chinois made in China. Alors bon, il ne faut pas rigoler non plus, mes amis. Parce que les Chinois sont extrêmement forts. Effectivement, ils peuvent commencer par des avions qui ne payent pas de mine, des avions peut-être trop lourds, peu performants, qui consomment beaucoup, trop bruyants, peut-être même pas sûrs. Mais ça, c'est maintenant. Mais au moins, ils tentent. Donnez-leur encore 5 ans, 8 ans, 10 ans et vous allez voir. Ils peuvent surpasser les avions occidentaux, d'accord ? Parce qu'ils travaillent jour et nuit, ils sont motivés. Eux, ils n'ont pas les mêmes préoccupations que nous, vous savez, parce qu'ici, la préoccupation, c'est est-ce que le climat est en train de changer ? La préoccupation, est-ce qu'on a assez de toilettes non-binaires, d'accord ? Ici, on est complètement parti, on est complètement à l'Ouest. Là-bas, ils sont focus, ils sont concentrés, ils veulent des grandes réalisations pour eux et leur peuple. D'accord ? Donc, c'est pas la même vision, c'est pas la même chose. Comme ils ont cette vision-là, eh bien, ils travaillent jour et nuit. Et puis, ils pourront nous surpasser. Maintenant, sur un élément sur lequel ils pourront très facilement surpasser l'Occident, je vais vous dire le cas. Imagine, on fait un deal. Tiens, j'ai un téléphone ici, je veux te le vendre. Regarde, je te vends un téléphone. Voilà, je te le vends pour 300 euros. Mais en même temps, Je me réserve le droit, si jamais un jour tu n'es pas d'accord avec moi ou si jamais un jour je considère que tu n'as pas été sympa ou que tu ne m'appelles pas suffisamment ou autre, je me réserve le droit de me connecter à distance sur ce téléphone et le bloquer. Comme ça, tu ne peux pas l'utiliser. Voyez bien que de cette manière-là, je vais dévaloriser mon téléphone et je vais dévaloriser en réalité ma propre personne en tant que source crédible et fiable. Donc, aujourd'hui, l'Europe politise tout. D'accord ? C'est-à-dire que, par exemple, un Airbus, normalement, pourquoi tu vends des Airbus ? Pourquoi tu fabriques et tu vends des Airbus ? Juste pour prendre un exemple, et vous pouvez étaler cet exemple sur tout le reste. Eh bien, tu le fais pour faire tourner ton économie, pour avoir une balance commerciale positive, pour faire travailler ton industrie, pour faire travailler tes gens, pour financer ton innovation, financer tes recherches et tout ça. Normalement, tu ne vends pas des Airbus pour guignoter la souveraineté des autres pays. Or, le problème, c'est qu'aujourd'hui, vu comme l'Europe agit, comment un Airbus sera vu ? Par exemple, imaginons qu'on est dans une situation compétitive entre un Airbus et un équivalent chinois, par exemple. Imaginons que même le chinois a 10% de moins, 15% de moins de performance. Mais, en même temps, Sur la table des négociations, on pourrait tout à fait développer le discours que oui, mais le problème, quand tu achètes chinois, si tu achètes l'avion chinois, tu pourras l'utiliser jusqu'à la fin de sa vie, tu pourras l'utiliser pendant 20, 30, 40 ans, et pendant tout ce temps-là, peu importe ce que tu fais, ce que tu ne fais pas, ce que tu dis, ce que tu ne dis pas, on te garantira l'accès aux pièces, l'accès à la maintenance, l'accès aux mises à jour. Par contre, l'Airbus qui vient de Toulouse par exemple, si tu l'achètes, tu achètes aussi avec la politique française, tu achètes aussi la soumission à Washington, parce que le problème c'est qu'on est dans une relation de canicha avec Washington, de sorte qu'aujourd'hui, la France, si tu ne te soumets pas à la maison blanche, eh bien on t'interdit de mettre à jour les Airbus, on t'interdit la maintenance, on t'interdit l'accès aux pièces. Ça veut dire qu'en fait, chaque fois que tu achètes un objet français, chaque fois que tu achètes un objet européen, c'est un drapeau européen que tu ramènes chez toi. C'est une partie de ta souveraineté que tu es en train de perdre. Ça veut dire qu'après, si tu as beaucoup, imagine tu as beaucoup de produits européens, tu as beaucoup d'entreprises européennes chez toi, ben fais gaffe quand tu parles à Washington, il faut être poli, parce que si jamais, si jamais tu n'es pas gentil avec Washington, si jamais tu les contraries, eh bien le caniche européen, leur caniche, va te bloquer. D'accord ? Il peut retirer des entreprises de chez toi littéralement, avec fracas et tout ça, je veux dire, ils s'en foutent de perdre de l'argent, ils s'en foutent de perdre des marchés, ils s'en foutent de tout, ils s'en foutent de leurs actionnaires, ce qu'ils veulent eux, c'est être soumis à Washington. Donc ça, c'est quand même un élément de considération et d'appréciation qui pèsera très lourd, qui pèsera de plus en plus lourd sur les tables des négociations, et ça, pourra malheureusement affecter l'économie européenne. Ça veut dire que ça pourra affecter ton travail, pourra affecter le mien, pourra affecter ceux de nos enfants, nos vies, notre qualité de vie, nos accès aux ressources et tout ça seront affectés. Ça signifie que globalement, on pourrait aller vers un appauvrissement. Ça, c'est le premier point. Deuxièmement, essayons encore de dézoomer et lire à un autre niveau. Là, on a fait déjà deux niveaux de lecture. Essayons d'aller encore à un autre niveau de lecture. Un des éléments, aujourd'hui par exemple, imaginons dans la voiture, sautons un petit peu de l'avion pour y revenir. Imaginons qu'aujourd'hui on est en Europe et on a un constructeur européen. Imaginez n'importe lequel, Renault, Peugeot, BMW, Mercedes, Fiat, peu importe. Imaginez que sur ces bureaux d'études, il a une potentialité de développer un moteur thermique diesel ou essence très performant, qui est très puissant, très léger, peu cher à exploiter, qui ne consomme pas beaucoup, qui ne fait pas beaucoup de bruit. Enfin, un développement littéralement une nouvelle génération par rapport à ce qui se fait maintenant. Ils vont voir leurs banquiers, ils vont dire écoutez on a besoin de 200 millions d'euros parce que c'est ce qui nous permettra de développer ce nouveau moteur. Le banquier va leur dire quoi ? Le banquier va leur dire écoutez, si je regarde le contexte régulatoire dans lequel vous travaillez, moi, je n'ai pas l'impression que vous allez pouvoir rentabiliser votre recherche et donc moi rentrer dans mes frais. Si je vous prête, en 2035, l'Europe a décidé d'interdire les véhicules thermiques, donc à essence ou diesel, ça, ça va devenir interdit. Entre nous, je ne pense pas que ça arrivera, je ne pense pas, mais ce qui est important de voir c'est le contexte régulatoire, c'est tout, qui lui a un autre but que celui qu'il affiche en apparence. En tout cas, le banquier va leur dire je ne peux pas vous prêter, parce que si on prend les prêts bancaires pour acheter des voitures sur 4 ans par exemple, et bien le dernier prêt bancaire pour acheter une voiture sera consenti en 2031 par exemple. D'accord ? Il sera consenti 4 ans avant la fin. Donc en fait, dès maintenant, on va voir que suite à cette histoire de... à cette incertitude régulatoire, on va voir que les différents fabricants d'automobiles européens auront déjà du mal à innover, auront déjà du mal à accéder au financement. Dès maintenant, en fait. Il ne faut pas attendre 2035. C'est les années qui vont venir. Chaque année pèsera très lourd. Chaque année, on verra des investissements, on verra de plus en plus de sorties de ce domaine-là. D'accord ? Imaginons en même temps aujourd'hui un fabricant d'automobiles chinois ou indien qui va avoir son banquier. Quel genre de conversation il va avoir ? Il va avoir la conversation comme ceci. l'indien, va dire à son banquier, aujourd'hui je suis dans un cadre régulatoire suivant, c'est que les européens sont en train de détruire leur industrie automobile qui nous a toujours fait de l'ombre, qui nous a toujours bloqué. C'est une industrie qui était le fleuron du génie du savoir-faire européen. Ils ont commencé cette industrie depuis un siècle et demi, donc c'est une industrie qui avait une extra avant sur nous, il nous aurait fallu mille ans pour les rattraper, sauf qu'aujourd'hui, pour des raisons idéologiques, ils sont en train de créer des conditions régulatoires qui, en réalité, sont en train de tuer leurs industries. Donc nous, on aimerait bien se positionner sur ce marché parce que nous pensons qu'ils vont vers l'échec, nous pensons qu'en 2035, ils ne pourront pas alimenter leur parc de véhicules avec des voitures électriques, sachant que dès maintenant, ils n'ont même pas assez d'électricité pour se chauffer, qu'ils parlent de délestage et tout ça. Donc quand ils vont augmenter ne sera-ce que de 10% leur parc électrique, eh bien ils vont vite déchanter, ils vont vite voir que soyez courant à travers la lande avec leurs baluchons sur le dos. soit ils devront obtenir des voitures thermiques, sauf que leur industrie ne peut plus innover, leur industrie ne peut plus accéder au financement, leur industrie ne peut plus recruter, ne peut plus rien faire. Donc, je veux 200 millions ou je veux 300 millions pour développer un véhicule qui se positionnera sur les marchés que les européens ne pourront pas prendre. D'accord ? À ce moment-là, vous voyez que son discours est beaucoup plus crédible. Vous voyez que l'Indien, que le Chinois ou autre pourra effectivement prendre de l'argent et puis obtenir le support, obtenir les aides qui lui permettront de développer justement une industrie de remplacement qui viendra remplacer l'industrie automobile européenne qui a été littéralement détruite volontairement. D'accord ? Vous voyez un petit peu le truc ? Bon. Maintenant, si on garde ceci et on monte encore un niveau, un cran sur la lecture, on va voir que ce qu'ils sont en train de faire avec l'aviation, c'est du même acabit que ce qu'ils sont en train de faire avec l'automobile. C'est une destruction volontaire. Ça veut dire que, en fait, quand on adosse, quand on prend un produit, par exemple un avion, qui est, par définition, international, qui doit pouvoir circuler partout, qui a besoin de coopération internationale pour fonctionner. Eh bien, quand on l'adosse à un contexte géostratégique particulier, eh bien, qu'est-ce qu'on fait ? On est en train de créer de l'incertitude dessus. Ça veut dire que, techniquement parlant, on est en train de le détruire. Techniquement, on est en train de l'adosser à des conditions qui sont inacceptables pour la majorité des clients. Donc, c'est pour le détruire aussi. Ça veut dire qu'on est en train de détruire l'industrie aéronautique par un autre chemin. D'accord ? Parce qu'on ne peut pas dire... On aurait voulu, ça aurait été plus simple. On aurait pu dire, oui, on ne veut pas d'ici 2035, on ne veut plus d'avions qui fonctionnent avec au kérosène. Ça aurait été réglé. D'accord ? On aurait exclu, bien sûr, au passage, les jets privés, parce que c'est important. Les jets privés, bon, voilà, sans jets privés, on a plein de starlets, on a plein de politiques, on a plein de... on a plein de donneurs de leçons qui seraient embêtés, d'accord ? Donc, à ce moment-là, on ne peut pas le faire comme ça. Donc qu'est-ce qu'on fait ? On va créer un contexte régulatoire qui fait que, de toute façon, au bout d'un moment, les avions européens seront de moins en moins désirables et puis, forcément, le marché va se réorienter, trouvera d'autres solutions, des solutions alternatives ailleurs. Vous voyez le truc ? Ce qui permettra encore de détruire une autre industrie en or. Parce que le but, effectivement, c'est la destruction. Ce qu'ils veulent, ils ne veulent pas voir de voitures, ils ne veulent pas voir d'avions. Mais enfin, s'ils veulent voir des voitures, ce sera des voitures de sport, qui d'ailleurs ont été exclues de la loi de 2035. Les voitures de sport. les voitures très chères, je ne vous parle pas d'une Porsche achetée sur Ebay à 15 000 euros, je vous parle vraiment de voitures très haut de gamme, celles-ci seront exclues, ça signifie que celui qui pourra se payer une Lamborghini plaquée or avec les sièges en cuir et sans engraver dessus, celui-là pourra toujours l'acheter. Et puis l'avantage qu'il aura, c'est qu'en 2035, les routes seront relativement vides, relativement clairsemées, et bien ils pourront donner ces voitures de sport à leurs enfants ou à leurs adolescents, ils iront faire la course sur les autoroutes, et puis les plébéiens, pendant qu'ils iront au fleuve avec un puitsard ramené de l'eau, ils pourront s'arrêter sur un pont d'autoroute et regarder un petit peu ces bolides passer à grande vitesse. Voilà, ça pourra les amuser. Donc, ça, C'est pour l'automobile. Pour l'aviation, c'est pareil. Ils ne veulent pas voir des gens qu'on vous aime moins voyager en avion. Enfin, ni en avion, ni en voiture, ni rien du tout. Tu ne voyages pas, tu restes chez toi. D'ailleurs, les villes sont en train d'être transformées progressivement. Oxford, par exemple, est un projet pilote, mais il y en a d'autres. C'est les villes 15 minutes. Ça signifie littéralement, c'est le ghetto de Varsovie recréé. Ça signifie, ça se transformera en ghetto. La ville une minute, c'est la prison, d'accord ? La prison de freine ou de la santé, c'est la ville une minute. Maintenant, ce qu'on va faire, c'est la ville 15 minutes qui en fait est un ghetto. Tout simplement, tu restes dans ton ghetto, tu fermes ta gueule. C'est tout. Voilà, c'est pour produire le climat. Je vous ai dit un milliard de fois, et j'ai l'impression que ce n'est pas rentré dans la tête de tout le monde encore, que cette histoire de climat, c'est une expression de la lutte des classes. C'est une classe dominante qui déclare aujourd'hui Elle l'a toujours déclaré en réalité, mais aujourd'hui elle a un prétexte, comme ça, qui est fake, qui est fabriqué de toute pièce, qu'elle a acheté, en contre-espèce sonnante et trébuchante, donné à des scientifiques véreux, enfin, pardon de dire scientifiques véreux, en fait, la science est à vendre, c'est tout. Il n'y a plus la science, les gens ne cherchent pas juste comme ça dans le vide. Les gens cherchent des résultats, qu'on les a payés pour les trouver, aussi simple que ça. Donc en fait, ils ont acheté cette théorie, ils sont en train de la promouvoir par les médias, de sorte qu'énormément de gens de classes dominées y croient et défendent, défendent justement leur castration, défendent justement les théories qui font qu'ils sont considérés par ces théories-là comme de la vermine, comme du cancer de la terre, et ils approuvent et ils sont d'accord. Ils ont un problème, c'est qu'on n'a jamais vu ça, on n'a jamais vu l'ouvrier, on n'a jamais vu le prolétaire se battre pour le bourgeois. Enfin oui, ça a toujours existé en réalité, mais c'était peut-être indirect, c'était pas aussi direct qu'aujourd'hui. Parce qu'en réalité, si vous regardez les guerres du passé, c'est des guerres entre des gens qui se connaissent, c'est des guerres entre des intérêts oligarchiques qui ont été faites par des prolétaires auxquels on va donner une breloque, auxquels on va donner un drapeau, on va donner une médaille, etc. D'accord ? Et puis il va se faire tuer. Je veux dire, c'est assez dingue. Si je sors, je regarde la voiture, je sors, je trouve quelqu'un sur le trottoir, je lui demande d'aller prendre un risque pour moi. Tu vois, sur le toit là, j'ai une tuile, il pleut, c'est glissant, je ne sais pas si tu veux escalader la maison. Tu fixes cette tuile et puis finalement si tu la fixes pas et puis tu tombes et t'es mort, je te donne une breloque. J'ai acheté une breloque sur Ebay pour 1,50€, je te la donne. Il va me rigoler au nez, il va me dire « mais t'es fou, j'ai aimé mon pauvre ami, je vais pas mourir pour toi, je vais pas aller me tuer pour ta breloque ». D'accord, je ne vais pas te fournir ma vie, je ne vais pas te fournir un travail qui te coûterait des milliers d'euros à faire, je vais te le faire gratuitement contre une boîte de thon et une breloque. C'était fou. Et bien pourtant, oui, c'est fou quand même. Mais pourtant, c'est ce qui se passe. C'est ce qui s'est passé durant plein plein de guerres où des gens sont partis comme ça dans la gloire. Première guerre mondiale, les gens, tenant fusil d'une main et pantalon de l'autre en courant comme ça dans les tranchées. en se tirant les uns sur les autres, d'accord ? Le prolétaire tire sur le prolétaire pendant que les milliardaires, pendant que les oligarches qui sont derrière tout ça se font des espèces sonnantes et trebuchantes. Tranquille, tranquille. Tu crois quoi ? Ils vont envoyer leurs enfants ? Et quand ils envoient leurs enfants, comment ils les envoient ? Ils les envoient juste comme ça, faire un petit tour, d'accord ? Bien encadré. Et ils reviennent avec des médailles, tout ça, avec de la gloire, et puis ça rentrera dans leur biographie. Leurs biographes écriront comme... Voilà, il a fait la guerre, il a eu ses moments héroïques et tout ça, ce qui lui permettra par la suite de devenir PDG d'une banque, ou de devenir président d'un conseil, ou quelque chose comme ça, puis de donner des ordres. Voilà, c'est comme ça que ça marche. Alors bon, je disais que... Je disais, c'est là où nous ensemble malheureusement. Nous sommes avec des élites qui aujourd'hui ont décidé de pousser ce qu'on appelle la lutte des classes, et bien l'ont poussée à son extrême. Et l'extrême c'est dire qu'aujourd'hui c'est la classe dominante qui enseigne à la classe dominée que finalement il n'y a plus de place pour vous sur Terre. C'est terminé, il n'y a plus de place pour vous. On ne peut pas être nous et vous. On ne peut pas avoir le Ryanair et les E-jets qui volent et en même temps avoir mon jet privé avec mes skis que j'ai oubliés qui me les ramènent à Courchevel. Ça ne peut pas exister ça. J'ai besoin de place. Mon pilote m'a appelé. Il m'a dit oui, qu'il y a trois quarts d'heure d'attente pour décoller. D'accord. Pourquoi? Parce que ben voilà, il y a trop de gens qui vont partir en vacances. Tous ces gens, pourquoi ils partent en vacances? Ils payent 50 euros, ils payent 17 euros leur billet d'avion. Ils veulent partir à Ibiza, ils veulent partir au Portugal, ils veulent partir en Espagne. D'accord. Des avions pleins, des aéroports pleins. Moi, j'ai mon jet privé avec mon téléphone oublié. J'ai mon jet privé avec un gâteau d'anniversaire pour ma maîtresse. Et le jet privé est bloqué. Il ne peut pas décoller. Il doit attendre deux heures. C'est normal, ça? OK, c'est ça la sensibilité dont je vous parle. C'est sérieux ce que je suis en train de vous dire, mes amis. Mais la chose qui est terrible aujourd'hui, c'est que beaucoup d'entre vous, c'est là où je vous accuse, parce que moi, moi, finalement, les oligarches, les oligarches qui nous dirigent, ils veulent nous détruire. Ça, c'est clair. Ça, c'est une cause entendue. D'accord, c'est pas. C'est pour leurs intérêts, les intérêts de leur famille, de leurs enfants, tout ça. Ils veulent l'espace pour eux parce que tu peux, tu peux tout payer sauf l'espace. OK. Tu peux t'acheter une voiture à un million d'euros aujourd'hui, tu pars sur l'autoroute, il y a la M4 pas très loin d'ici, tu vas sur la M4, tu tapes un embouteillage, t'es coincé mon ami. Elle peut valoir un million de dollars ta voiture, elle est coincée dans l'embouteillage comme tout le monde. Le vide, l'argent n'achète pas le vide, par contre l'idéologie l'achète. Le vide, c'est toi qui restes à la maison. Le vide, c'est que tu vis dans des villes 15 minutes. Le vide, toi tu vis dans un ghetto. Le vide, tu ne sors pas de chez toi. Tu leur laisses de l'espace, voilà, ils veulent respirer, c'est tout, merde ! T'as compris ou pas ? Ils veulent de l'espace, ils veulent pas de toi, ils veulent pas de ta gueule, tu déranges ! T'es trop ! Ok ? Ce qui me dérange, moi, dans tout ça, c'est le prolétaire. C'est le smicard, c'est le 1 fois et demi le smic, le 2 fois le smic, le 3 fois le smic, même 20 fois le smic. T'es toujours dans cette catégorie qui soutient le discours. Ce discours qui veut le castrer, qui veut le détruire, qui veut l'enfermer chez lui. Ils veulent t'emmurailler vivant chez toi. Voilà l'idée, t'as compris ? Et tout détruire autour de toi. Ne soutiens pas ce discours. Tu seras l'ennemi de ta famille, l'ennemi de tes enfants, l'ennemi de toi-même. ne soutiennent pas ce discours encore une fois. Merci mes amis, on se voit dans une autre vidéo.
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