
A French speaker argues that pharmaceutical companies medicalize normal human suffering, turning everyday distress into diagnoses. He contrasts Western over-medication with African approaches that rely on community and lifestyle change, citing children medicated too young and a woman whose reckless behavior traced back to her pills.
Mes amis, bien le bonjour. J'ai fait une vidéo sur mon canal Histoire Extraordinaire et j'ai bien aimé le monologue à la fin. Vous savez, mes vidéos ne sont pas scriptées et j'ai pas de feuilles sous les yeux ni rien. Donc c'est de l'improvisation et chaque vidéo a sa dynamique. Chaque vidéo sort des choses différentes de moi. Donc j'ai bien aimé le monologue à la fin. Je partage ça avec vous. Si vous avez envie de voir toute la vidéo qui amène à ce monologue, vous pouvez la retrouver sur mon canal Histoire Extraordinaire. Mais en attendant, regardez ceci. Avant de finir, je vais vous dire un truc. Je vais parler dans cette histoire de médicaments, de cette gamine qui prenait autant de médicaments que ce qu'un vétérinaire prescriait à un cheval. Mais je vais vous dire un truc. Moi, l'Afrique, laissez-moi vous raconter une chose. Ma vision, notre vision en Afrique du trouble mental. Parce qu'on a l'impression, quand on regarde les Occidentaux, qu'ils font un fétichisme de leurs troubles mentaux. que oui je me sens mal, je me sens machin, regardez les symptômes du trouble bipolaire, regardez. Alors des fois je me sens bien, des fois je me sens pas bien, des fois j'ai envie de dormir, des fois j'ai pas envie de dormir, des fois je me sens pessimiste, des fois je me sens optimiste, des fois je suis heureux, des fois je suis malheureux, des fois je suis euphorique, des fois j'ai plus d'énergie. ça c'est bipolaire. Alors si vous êtes 10.000 à regarder cette vidéo, ben voilà, vous êtes 10.000 bipolaires. Il vous suffira juste d'aller voir le médecin du coin et il vous prescrira des médicaments qui iront dans les poches des compagnies pharmaceutiques et de leurs actionnaires. on médicalise le normal, on prend des choses normales de la vie, on prend des détresses, des détresses réelles parfois, mais des détresses que, honnêtement, la majorité des détresses peuvent être gérées par rencontrer des amis, prendre un bol d'air, découvrir une spiritualité, faire du sport, changer ses habits, abandonner peut-être les produits toxiques qu'on prend, peut-être ne pas boire, peut-être arrêter la cigarette, arrêter tout ce qui est toxique dans notre vie, déjà faire un nettoyage dans ce sens. Beaucoup de détresses peuvent être gérées ou très largement amoindries juste par un changement sur son style de vie. Mais ça, personne ne le dit parce que ce genre de discours est un manque à gagner pour les actionnaires des compagnies pharmaceutiques dans qui il faut aller et donner des médicaments. pour des choses. Prends des enfants, des enfants turbulents, avant on disait des enfants turbulents. Aujourd'hui on dit qu'il a de l'hyperactivité. On commence déjà à le médicaliser. Il y a des gamins à 3 ans, ils sont déjà sous camisole chimique. Ils n'ont aucune chance. Ils ont ouvert les yeux, on a commencé à les gaver de comprimés. Après ils grandissent. Voilà, à 13 ans, ils ont leur première pilule contre l'anxiété. Il y a 15, ils sont sous antidépresseurs. Et puis il y a 30 ou 40 ans, ils ne ressemblent à rien du tout. Ils ont déjà gagné 50 kilos, leurs yeux sont éteints et puis ils se finiront à l'antigel. C'est... En Afrique, je vais vous dire un truc. Si tu veux... Si tu le vois mal, si ça va mal dans ta tête, je vais te donner le... On est entre nous, d'accord ? On parle. Là, on parle. Ceux qui n'ont pas envie d'entendre ces discours sont déjà partis, de toute façon. Je vais te dire un truc. Il y a les Champs-Élysées, d'accord ? Il y a les Champs-Élysées. Je ne parle pas de la partie calme un petit peu vers la place, là en bas. Je parle de la partie qui est proche de l'Arc de Triomphe, d'accord ? Là où il y a du public. Et je te parle à midi, pas à trois heures du matin. Alors pour nous, voilà comment ça marche en Afrique. Si tu es au milieu des Champs-Elysées, à midi, en train de faire tes besoins en pleine route, avec les flics qui sifflent et les véhicules qui te contournent, à ce moment-là, on accepte que tu es probablement malade de ta tête. Tu as probablement besoin de médicaments et d'attention médicale. Là, on te croit en dessous de ça. en dessous de ça. Juste réveille-toi. Trouve-toi un peu de soutien. Va voir ta famille. Respire un bol d'air. Fais du sport. Change tes habitudes. D'accord ? Et arrête d'enrichir Big Pharma. Arrête d'acheter des pilules et des ingurgités. Ça te rend détraqué complètement de toute façon. C'est en pire temps qu'à. Et quand on te les donne, c'est ce qu'on te dit, c'est un petit peu comme les dealers au coin de la route, c'est ce qu'ils te disent. Ils ne disent pas, tu vas prendre ce produit chimique et après tu finiras par te prostituer pour 5 euros pour payer les prochaines doses. Ils ne diront pas ça. C'est ce qu'ils vont te dire. Ils vont te dire, c'est temporaire les médecins. Ils vont te dire, prends ça, ça va t'aider, oui. Vous passez, vous êtes en train de passer par une phase difficile. Je vais vous faire une ordonnance, on vous donnera des médicaments qui vous aideront à traverser cela. En fait, là, t'es parti, c'est fini. C'est fini. Là, il y aura quelque part dans le monde, dans une institution financière qui gère les intérêts des compagnies pharmaceutiques, il y aura un Excel ou il y aura un chiffre qui va tourner. On va te rajouter là-dedans. Tu es un nouveau consommateur. Dans trois mois, quand on fera une assemblée générale face aux actionnaires, on parlera de toi. Tu seras là. Tu seras une célébrité. Tu seras un nouveau client qui a été acquis. Tu seras de la croissance. tu feras des développements. Et en plus, comme ils pensent que tu consommeras encore plus de saloperies, d'accord ? Eh bien, qu'est-ce qu'on fera ? On dira que l'année prochaine, on s'attend à une croissance. La croissance, c'est qui ? C'est ta gueule, la croissance, d'accord ? C'est toi qui te détruis pour ces gens-là, d'accord ? Qui s'effoutent complètement de toi. Eh oui, le monde est dur, d'accord ? C'est très cynique, le monde dans lequel nous vivons. Donc voilà, mes amis. Ce qui fait que, si vous regardez le rapport d'expertise d'ailleurs de psychiatre de cette fille-là, pourquoi elle était dans une telle promiscuité ? Pourquoi elle rencontrait autant d'hommes ? Oui, il y avait l'argent, mais ce n'est pas que ça. Il y avait autre chose. Il faut regarder. Ce n'est même pas besoin de lire entre les lignes. Il faut juste lire. C'est écrit noir sur blanc. Eh bien, c'était un effet secondaire de certains médicaments qu'elle prenait. Eh oui, mes amis, certains médicaments qu'elle prenait avaient cet effet de la rendre complètement vulnérable à cette forme de promiscuité-là parce que, ben voilà, ça balançait, ça foutait en l'air complètement son équilibre hormonal et psychologique et tout ça. Alors que ces médicaments, ils étaient donnés à l'origine N'est-ce pas ? Pour la ranger, pour la rendre une personne normale, alors qu'elle était déjà une personne normale. Vous pleurez ? Vous n'arrivez pas à dormir des fois ? Vous avez des hauts et des bas ? Je viens avec une bonne nouvelle. Vous êtes une personne normale. Et vous vivez dans une vie réelle. La vie, ce n'est pas sur Netflix. Vous n'êtes pas sur le Club Mad ici. D'accord ? Vous êtes sur terre, vous êtes dans une société avec ses hauts et ses bas, avec ses merdes, ses bons et ses mauvais jours. C'est bonne et c'est mauvaise nouvelle. Il y a des gens, il y a des jours, tu auras quelqu'un qui va naître, tu vas le tenir dans tes bras, c'est une nouvelle vie qui arrive. Et un autre jour, tu es debout devant une tombe, il y a quelqu'un que tu es en train d'enterrer. Peut-être un proche, peut-être un ami. Tu n'as même pas eu le temps de dire au revoir, il est mort, point final, il est enterré maintenant. Ça c'est la vie, la vraie. Ce n'est pas le club med. Tu n'es pas en croisière. Tu n'as pas passé 80 ans, 90 ans de ta vie en croisière à rigoler tous les jours. Et le jour où il n'y a pas de rire, où le jour où il n'y a pas de bonnes nouvelles, le jour où le soleil ne se lève pas comme aujourd'hui, il fait gris. Eh bien, ce jour-là, tu vas aller chez le médecin pour prendre des médicaments. Ça ne réglera pas le problème de toute façon. Ça ne fera pas que tes amis vivront plus longtemps. Ça ne fera pas sortir le soleil de toute manière. Et tu le sais. Et encore une fois, je ne veux pas rejeter Ce n'est pas mon but de rejeter les souffrances bien réelles de beaucoup de monde. Mais je vous dis, arrêtez de jeter de l'huile sur le feu. Arrêtez de vous détruire parce que votre souffrance, il y a des gens qui capitalisent dessus. Votre souffrance, ta souffrance à toi, c'est un capital pour d'autres. Il y a des gens qui travaillent à essayer de transformer cette souffrance en revenu. Et comme nous vivons dans un monde assez merdique, comme vous avez pu le constater, il y a beaucoup de souffrance. Et c'est pour ça que ceux qui surfent dessus sont extrêmement riches. Compte par hasard, essaye de faire de l'argent avec le bonheur, le bon courage. Par contre, si tu veux transformer la détresse en espèce solennelle et trébuchante, il y a plein de business models qui marchent très bien et qui marcheront jusqu'à la fin des temps. Voilà, mes amis, c'était juste une remarque. D'accord, c'est juste une remarque à la fin de cette vidéo. Voilà, je vous laisse et puis on se voit une autre fois.
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