
A French-language motivational monologue (YouTube) urging listeners to overcome the paralysis that prevents them launching projects or side businesses. The speaker opens by recommending Eric Goyer (links and Telegram), tells personal anecdotes (diving, working at McDonald's, retrieving valuables, certification exams), then outlines two key paradoxes that block action (help is easier when beginner; experts underestimate the value of basic guidance — the "syndrome du cuisinier/hamburger"). He gives concrete advice: don’t wait to be "ready," start now and learn by doing. The talk closes with reflections on anxiety, a frightening hospital episode, and encouragement to respect fragility while acting.
Mes amis, bien le bonjour. Aujourd'hui, j'aimerais commencer cette vidéo par vous parler de quelqu'un qui s'appelle Eric Goyer, G-O-Y-E-R. Il a un site internet, ericgoyer.com. Je vous donne le lien sur le descriptif de la vidéo. Il a un Telegram, il a un compte Telegram, abonnez-vous à son Telegram et écoutez les capsules qu'il balance. Il y a des capsules extrêmement intéressantes, extrêmement enrichissantes et c'est quelqu'un qui probablement ne me connaît pas ou ne me connaît plus, mais moi je connais bien. C'est pour ça qu'aujourd'hui j'aimerais vous en parler avant d'entrer dans le sujet de cette vidéo. Vous savez, parmi toutes les personnes qu'on rencontre dans la vie, qu'on croise des fois, qu'on peut croiser peu ou prou, pour une courte durée ou une longue, il y a des gens qui vous marquez. Eric est quelqu'un qui m'a marqué parce que, à l'époque où j'habitais en Suisse, j'étais étudiant, j'étais équipier chez McDonald's de mon État. Je faisais de la plongée sous-marine. D'ailleurs, c'est grâce à cette plongée sous-marine que récemment, en Turquie, j'ai pu vous montrer des images du Saint-Didier, de l'épave sur laquelle j'avais plongé. Une épave bien française, quoique vichiste, qui avait coulé au large d'Antalya. Et mon instructeur de plongée à l'époque s'appelait Éric Goyer. C'est comme ça que j'ai connu ce gars. Je peux vous dire un truc. Quand on est assis sur une terrasse et que tout va bien, n'est-ce pas, il y a plein de gens qu'on a autour de nous mais dont on ne connaît pas vraiment, dont on ne connaît pas vraiment la vraie force ou la vraie valeur, même si je n'aime pas trop le mot, mais je vais l'utiliser quand même à défaut d'un meilleur mot. Tout le monde peut mentir quand tout va bien. Maintenant, quand il y a des situations particulières, exemple, Quand tu plonges dans un lac glacé, glacé parce que c'est le mois de janvier, un lac noir, c'est noir parce que c'est 23 heures, et que tu es en train de palmer à 30 mètres de profondeur le long d'une falaise qui s'enfonce dans des abysses que tu ne peux même pas voir, le gars qui plonge avec toi, le gars qui est juste là, qui ouvre la marche en tenant une lampe de 1000 watts, ce gars-là ne peut pas mentir. Ce genre de personne, dans ce genre de situation, tu réalises si tu peux compter sur le gars ou pas. Eric justement, je l'ai découvert dans ces situations-là. Et c'est quelqu'un qui est très calme, qui est très carré. Il m'avait beaucoup aidé, il m'avait beaucoup de respect pour moi, beaucoup de patience avec moi. J'étais toujours en retard dans mes paiements. Vous savez, McDo, voilà, t'as beau enchaîner les shifts, ça va pas très loin, heureusement que j'ai pu à un moment donné, comme je vous l'ai raconté, écumer les plages ou les plages helvétiques en plein hiver, parce que les gens... je m'égare, mais je vais vous raconter l'anecdote, peut-être que je l'ai déjà racontée, peut-être même que je radote. Vous savez, les gens, quand ils vont nager, en particulier quand ils sont seuls, ils ont tendance à planquer sous leur maillot de bain, le haut, le bas, peu importe, ils ont tendance à planquer leurs objets de valeur, des chaînes en or, de l'argent cash, des fois liquide même. Et ils vont nager pour ne pas le laisser avec la serviette et qu'il se fasse voler. Le problème, c'est que très souvent, je dirais presque invariablement, quand ils reviennent de leur baignade, l'objet de valeur a disparu. Ils ne pourront jamais le retrouver, c'est ainsi. Et moi, ce que je faisais, c'est que l'hiver, j'allais plonger le long des plages, n'est-ce pas ? Et puis, je ramassais tout ça. Ça me permettait de financer, entre autres, ma plongée sous-marine. Alors, c'est un gars qui, aujourd'hui, fait des vidéos. Il les fait depuis une deux chevaux. Étonnamment, il fait des pilons de chevaux. Il ne me connaît pas, il doit plus se rappeler de moi. Vous savez, il a formé tellement de gens. Il fait aussi des capsules, des capsules très, très intéressantes, basées beaucoup sur le phénomène de... Je ne sais pas si c'est le mot qu'il utilise, mais c'est le phénomène de la reconnaissance, le phénomène d'être reconnaissant pour ce qu'on fait, pour ce qu'on est, pour ce qu'on a. Et je trouve que c'est une sagesse très importante à communiquer aujourd'hui. Écoutez-le, c'est quelqu'un de très intéressant. Je n'ai pas l'habitude de parler de gens comme ça, mais je ne suis pas de contact avec lui. Il ne m'a pas demandé de faire cette vidéo. Je l'ai perdu de vue depuis plus de 20 ans. Allez vous abonner chez lui. Ça ne sert à rien de lui dire que vous venez de chez moi, parce qu'il ne se rappelle plus de moi de toute façon. Mais juste pour vous dire. J'aimerais vous raconter une chose. J'ai rebondi sur une capsule de lui que j'ai écouté aujourd'hui. Des gens qui veulent se lancer dans quelque chose. où je veux me lancer, je veux faire un truc. Mais quoi ? Je vais vous raconter un paradoxe, un paradoxe de la paralysie. Il y a un paradoxe qui a tendance à nous paralyser. Quand bien même vous seriez bon dans un domaine, des fois, vous n'osez pas vous lancer dedans pour vous faire un revenu à côté ou pour lancer votre propre activité économique, d'autant plus que par les temps qui courent, il n'a jamais été plus important de lancer sa propre activité économique à côté même d'une activité salariale. Je vais vous dire un truc. Il y a des choses. Par exemple, si je prends mon cas, parce que je parle tout simplement, je ne suis pas meilleur qu'un autre. Il y a des choses où je ne suis pas bon. D'accord, je suis débutant dans certaines activités. Alors, quand je suis débutant sur une activité, qu'est ce que je réalise? Je réalise que beaucoup de gens peuvent m'aider. Je réalise que je peux très facilement trouver de l'aide. Si maintenant je vais commencer à faire du tennis, je ne sais même pas tenir une rague. Donc à ce moment-là, je vais trouver 1000 personnes qui peuvent m'aider. J'aurai l'impression que c'est très facile d'accéder à l'aide. Ok. Prenons d'autres domaines. On a chacun des domaines comme ça. Prenons un domaine où je suis expert. Prenons un domaine où si vous prenez 100 personnes, je fais partie des top 5. Est-ce que je peux trouver de l'aide? Réfléchissez bien à celle-là. Est-ce que je peux trouver de l'aide ? Non, difficilement. Quand vous êtes très bon dans un domaine, vous avez du mal à trouver des gens qui peuvent vous aider. Parce que si vous bloquez sur une problématique, vu que vous êtes parmi les tops, si vous avez bloqué, probablement la majorité des gens que vous avez croisés ont bloqué non seulement là, mais ont bloqué bien avant. Vous voyez le truc. T'es expert dans un truc. T'as du mal à trouver des gens qui t'aident. Le monde devient plus petit soudainement. Donc, voilà le problème. Quand t'es débutant, je suis débutant en tennis, je ne vais pas tenir une raquette. Je ne viendrai pas à l'idée de lancer une école pour apprendre aux gens à faire du tennis. Je n'en ai pas la moindre idée. Maintenant, voici le problème. Imaginons que Imaginons que je devienne expert en tennis, que je fasse Roland Garros et tout ça. C'est quoi le problème ? D'abord, j'aurais du mal à trouver des gens d'un niveau comparable au mien parce que je suis très bon. Mais quoi encore ? Et c'est là où on va doucement vers le paradoxe. Le paradoxe, c'est que quand t'es très bon dans un domaine, des fois, tu n'oses pas te lancer Parce que tu es victime du littéralement du syndrome du hamburger ou le syndrome du gâteau. C'est quoi le syndrome du hamburger ? Si je veux cuisiner une nourriture pour des gens. Imaginons que ce soit des invités. Vous avez envie de manger quoi aujourd'hui ? Bon, ils veulent manger un hamburger. Je vais leur cuisiner un hamburger. Je vais cuisiner comment ? Je vais le cuisiner du mieux que je sais, que je sache. et je vais le cuisiner de manière à ce que moi je vais l'apprécier avec eux. Ok ? Vous voyez le truc ? D'accord. J'arrive. Je ne sais pas si vous voyez le paradoxe déjà, mais on est en plein dedans mes amis. Maintenant, je suis très bon dans un domaine. Je veux créer quelque chose qui me nourrisse moi, qui soit cet hamburger-là. Sauf que moi je n'en ai pas besoin, parce que moi je suis très bon là-dedans. Donc, je vais commencer à mesurer par rapport à moi-même. Au lieu de mesurer par rapport aux gens qui sont, pardon du mot, pardon du mot, qui sont inférieurs en niveau dans ce domaine là. Je vais commencer à penser à des gens comme moi. Or, je suis expert dans ce domaine. C'est pour ça que je vais me lancer dedans. Il y a peu de choses qui pourraient m'aider. Il y a peu de choses qui pourraient me parler. Il y a peu de choses que je pourrais lire qui vont m'enrichir. Imaginons que je veux écrire un guide. Et que je sois expert dans un domaine. Quand je vais lire le guide, il va me sembler comment? Il va me sembler basique. Il va me sembler trop simple. Il va me sembler raconter des évidences. Mais je vais dire mais... Et là, regardez, je vais me mettre à mon niveau dans ce domaine. Mais qui va lire ce guide? Qui va en profiter? Ça sert strictement à rien. Les gens vont trouver ça grotesque. Ils vont trouver ça ridicule. Ils auront l'impression que je les ai volés. Pourquoi? Parce qu'au lieu de me projeter au niveau de celui qui apprend le tennis, moi, expert en tennis, moi, celui qui a gagné Roland Garros. pas que moi j'ai gagné Roland-Garros mais c'est un exemple, ça n'est juste un exemple pour la vidéo. Au lieu de me projeter au niveau du gars qui sait même pas comment acheter sa première raquette, qui ne sait même pas comment tenir une balle, qui sait même pas c'est quoi les règles vraiment du tennis, que j'ai jamais très bien compris d'ailleurs, qui sait pas comment faire un service, alors effectivement si un guide comme ceci était écrit et qui était présenté au top mondiaux du tennis, ils vont le lire et ils vont dire « ouais bon, c'est un truc un peu trop basique ». Par contre pour le gars qui est dans son chemin en train d'apprendre et c'est lui donc qui a besoin de ce guide, bien sûr il va trouver ça extraordinaire, ok ? Si on lui donne des raccourcis, si on lui donne de bonnes images, si on lui donne les erreurs classiques, comment éviter de se décourager, comment éviter de se planter, comment éviter de faire un mauvais investissement, comment éviter de se faire arnaquer, comment éviter de se faire mal, pour lui c'est extraordinaire. Donc, le paradoxe vraiment c'est essayer, ça c'est terrible, c'est éviter le syndrome du cuisinier. C'est littéralement, je suis en train de vous dire ça dans le bon sens du terme, c'est littéralement cuisiner, ça va être choquant ça, dit comme ça, dit isolément, mais dans le contexte vous allez comprendre. C'est littéralement, je peux vous dire, cuisiner quelque chose, un plat et le vendre, mais alors qu'on ne le mangerait pas soi-même. Mais pas on ne le mangerait pas soi-même parce qu'il est trop dégueulasse et on ne parle pas de repas, c'est une image. Non, mais c'est parce qu'on est au-dessus de ce niveau-là, tout simplement, mais on cherche à aider d'autres personnes à remonter leur niveau, à évoluer dans ce chemin-là. Voilà le problème. Donc, beaucoup de gens sont paralysés. Je parle souvent à des gens qui ont une vraie expertise, qui ont des choses à donner, qui ont des choses à dire, mais si on leur demande de parler, ils vont parler, ils vont dire des choses extraordinaires, enrichissantes, mais Ils ne savent pas la valeur de ce qu'ils sont en train de dire. Pourquoi ? Parce qu'à leur degré d'expertise dans ce domaine, ça leur semble évident. Vous voyez ? C'est ça. Ça, c'est un premier paradoxe de blocage. Le deuxième, le deuxième, qu'on constate souvent chez les gens, et je le constate chez moi-même aussi, je ne suis pas meilleur qu'un autre, c'est dire « je ne suis pas prêt ». J'attends d'être prêt. Je serai prêt et je vais le faire. Et le problème, c'est que des fois, c'est pas façon de parler. J'ai vu des gens passer des vies entières. J'ai vu des gens mourir sans avoir réalisé des projets dont ils parlaient depuis 15 ans. Le mois prochain, tu vois, le mois prochain, je vais le faire. Noël, attend Noël, c'est pas un bon moment pour lancer des trucs, tu comprends ? J'attends que Noël passe. Et puis après, juste après, je lance. Après bon, tu sais, c'est janvier, c'est l'hiver, tout ça, j'ai du retard. Moi, je pense, le printemps est une bonne saison. Le printemps, c'est parfait. Le printemps arrive, l'été, l'été, tout le monde est en vacances. J'attends la rentrée, on parle là dessus, tout ça. Et puis, on accumule. Oui, c'est vrai. C'est vrai, je vais le faire. Et puis, les années passent. Après, c'est un quart de vie, une demi-vie, une vie entière qui passe et on n'a rien fait. Alors, je vais vous dire un truc. Je vais vous dire un secret de tous les gens qui vont quelque chose. C'est n'attendez pas d'être prêt. Ça n'existe pas. Si t'as envie de réaliser un projet, commence le demain. C'est pas grave. Tu deviendras prêt en le faisant. L'appétit vient en mangeant. En faisant, tu deviendras prêt. T'as envie d'aller te mettre à genoux devant elle, demander de t'épouser, vas-y, va le faire. Parce que n'attends pas d'être prêt. Tu vas jamais devenir prêt. Faites les choses maintenant. Faites-les maintenant quand vous avez envie de les faire. Et demain, c'est un autre jour. Vous voyez ? C'est très important ça. On est paralysé par cette attente de vouloir être parfaitement prêt. Alors que si on attaque, si on commence, on va se confronter à la problématique, on va se confronter au projet. Et on deviendra prêt en le faisant parce qu'on va découvrir des facettes qu'on ne connaît pas. Parce qu'on ne peut pas devenir la réalité, la vraie réalité. On ne peut pas devenir prêt en étant assis sur son derrière, n'est-ce pas ? Sur son séant, et vouloir devenir prêt par rapport à quelque chose qu'on projette mentalement. On est en train d'écrire un business plan, on est en train d'écrire, on est en train de prévoir, mais en réalité, tu n'en sais rien. Tu n'en sais strictement rien. La réalité, tu la découvriras quand tu commences. Une fois que tu commences et que tu vas être confronté à la vraie problématique, aux vraies demandes des clients, au vrai marché, Là, tu vas devenir quelqu'un d'autre et ton projet deviendra autre chose que ce que tu as en tête maintenant. Donc commence-le, commence-le. D'accord ? Voilà, mes amis, c'était juste quelques idées que je voulais partager avec vous par rapport à ça. C'est important, c'est important pour motiver les autres. Par exemple, je vous donne un exemple, j'ai aujourd'hui des certifications professionnelles, entre autres de Cisco. Ces certifications-là, pendant des années, j'avais le niveau pour les passer, mais je ne les passais pas. J'étais toujours en train de me dire, oui, je m'inscris à un examen, mais bon, j'attends l'année prochaine. Tout ça, j'attends d'être prêt, j'attends d'être plus prêt, d'être mieux prêt. Finalement, ils ont changé le programme. Allez, je vais réétudier le nouveau programme et j'attends d'être prêt. Finalement, finalement, tu sais quoi, vas-y, vas-y, frappe. À un moment donné, je suis tombé sur le blog d'un gamin, littéralement, un jeune, il a dit, n'attendez pas d'être prêt, allez, vas-y, confronte-toi à ça. Il a dit, moi, tu sais, j'ai commencé, j'ai plein de certifications, j'ai des copains à moi, ils sont plus forts que moi, ça fait des années qu'ils ont commencé, ils ont commencé avant moi. Ils ont zéro certification parce qu'ils attendent d'être parfaitement prêts. Alors que moi, la différence avec eux, c'est que moi, j'y vais, je tente le coup, je me casse la gueule. je vois combien je me suis cassé la gueule, je retravaille, je reviens, je retente, je réussis. Alors que bon, les mecs ils attendent d'atteindre la perfection et puis finalement ils sont là. C'est ça, mon mandolif au français. Et c'est vrai que ce jeune qui avait raconté juste cette histoire de certification m'a ouvert les yeux, non seulement sur les certifications, mais sur beaucoup d'autres choses. Et j'ai moi-même été passer ces certifications. Puis tac, tac, tac, tac, je l'ai passé. Ça m'est arrivé de rater. Il y a un examen, je l'ai répété quatre fois. Mais bon, ça arrive. Ça arrive. J'ai raté, j'ai raté. Ce n'est pas la fin du monde. Finalement, j'ai fini par l'obtenir. C'est tout. C'est comme ça la vie, il faut avoir des tentatives, il faut avoir des attaques, il faut faire les choses. Et puis après, même si on se casse la gueule, ça permet de tirer un bilan. Vous savez, quand je suis arrivé à un examen et puis je me suis foiré à trois questions près. Bon, j'étais mal, mais j'étais bien en même temps. J'étais mal parce que je me dis bon, je l'ai raté, ça a coûté je ne sais pas combien, tout ça. OK, on se comprend. Mais en même temps, la bonne nouvelle, c'est que j'étais à 3 questions près. C'est que j'étais plus près que ce que je croyais en y allant. En y allant, je croyais que j'étais nul. Et puis finalement, je l'ai raté à 2-3%. Donc ça va, ça va, un petit chuyard et on passe. Et voilà, la prochaine fois, je l'ai eu. C'est comme ça, c'est comme ça, mes amis. Voilà, c'est ça la vie. Tant est, il est beaucoup plus tard que ce qu'on croit. D'accord ? Il est beaucoup plus tard que ce qu'on croit. Et n'oubliez pas de vous inscrire chez le site d'Eric Goyer, ericgoyer.com. Vous avez en bas un rectangle bleu avec son télégramme. Et le gars, j'aime bien son calme, j'aime bien son... Il a un programme anti-anxiété, vous savez l'anxiété, il faut que je fasse une vidéo à l'occasion, c'est un petit peu la peste de notre époque, on vit tout le temps, on baigne dedans, on baigne dans un monde anxieux, dans un monde stressant, tout ça, et on a beau avoir une carapace, moi je trouve que, vous savez, Je vais vous dire la vérité. Vous savez, moi, ma fille, elle est morte dans mes bras. D'accord. Beaucoup de gens seraient devenus fous dans ce cas là. Et d'ailleurs, j'ai filé un mauvais coton. J'ai filé un mauvais coton pendant un bon moment. Je me voyais venir. J'étais en train de partir. Je suis en train de dérailler gentiment. Mais en même temps, j'ai tenu le coup. J'ai tenu le coup. OK, je suis là. Je n'ai pas fait de TS, je ne suis pas devenu alcoolique. Je ne prends pas de médicaments. Je suis là. D'accord. Ça aurait pu me détruire. Je suis passé par des phases de ma vie qui peuvent me dire que peut-être j'ai une carapace. Je ne suis pas un surhumain. J'ai une carapace, une carapace peut-être plus solide que la moyenne, mais j'ai une carapace. Néanmoins, ma carapace, nonobstant le fait d'avoir une carapace plus dure que la moyenne, je me suis retrouvé comme un con au NHS, ce qu'on appelle l'hôpital, au ANI, urgence, avec des machins, des ventouses sur tout le corps, le CG qui fait bip bip bip, tout ça, l'oxygène, le sang qui est pris pour voir le troponine. Les mecs, ils pensaient que j'étais en train de canner, moi aussi. Je veux dire un truc. J'arrête pas de dire des trucs, mais finalement, vous savez, je me confie ce soir. Question anthroponique, tout ça. Quand j'étais connecté à l'hôpital et pensais que j'étais en train de crever, parce qu'ils m'ont demandé si j'étais... Vous comprenez ? Ils m'ont demandé si j'étais vacciné. Mettez-vous à ma place. J'ai dit oui. J'allais pas dire non, parce que la façon dont ils ont posé la question, puis moi j'étais diminué, n'est-ce pas ? Je pensais que j'allais mourir quand j'étais dans un état, je vous dis pas. Donc, quand ils m'ont demandé, quand ils arrivent, ils demandent. Je ne pouvais pas dire non. Bon, ils ne m'ont pas mis de la gégène, ils ne m'ont pas mis une lampe devant les yeux, mais le temps, le temps dont ils ont posé la question, je me suis dit s'attendre à une réponse. Il n'y a qu'une réponse que je peux dire. Mettez-vous à ma place. J'ai dit oui. Combien? Je crois que j'avais dit deux ou trois. Je ne me rappelle plus, mais j'ai inventé sûrement. Ça sonne crédible. Je dis trois. Ils m'ont cru. Voilà à un moment donné, ils pensent que j'étais en train de canner. En fait, la vérité, je n'étais pas en train de canner. C'est juste le stress. C'était le stress, c'était l'anxiété, la flippe, la flippe, comme on dit. D'accord. Ok, mais je peux vous dire un truc. Pendant que j'étais connecté et tout ça et machin, j'étais dans une relaxation absolument extraordinaire. Je me suis bien senti. Paradoxalement, c'est une vidéo sur le paradoxe, mes amis. Je me suis senti. Mais alors, je peux vous dire, waouh, j'étais trop bien. Je réfléchis après. Je me suis dit, putain, mais t'es mason ou quoi ? Je suis dans une voiture, je suis flippé. Je travaille, je suis flippé. je suis sur un lit d'hôpital aux urgences connecté machin et tout ça et là tu te sens bien en fait la réalité c'est que tout simplement je vais vous dire pourquoi je me suis bien senti c'était parce que j'ai pu me laisser aller parce qu'une fois que t'es là Et puis t'as des raisons de croire, même si c'est pas vrai, mais t'as des raisons de croire que t'es en train de canner. Tu vas faire quoi ? Tu vas te relaxer, tu vas te dire bon c'est fini quoi, j'ai mon ticket de sortie, on se relaxe et puis voilà quoi, rien à flipper maintenant, c'est terminé. Tu sais, la mort, la mort, on flippe toujours avant, mais une fois qu'on l'a en face, tu sais, moi y'a un mec, une fois il m'avait mis un flingue sur la tête et je pensais qu'il allait m'exploser le bourcal. Bon, franchement, je vous ai dit, ça ne m'a pas fait ni chaud ni froid. Sincèrement, je ne suis pas en train de vous dire parce que je suis courageux, non, ce n'est pas ça. C'est qu'une fois que tu sais que c'est la fin, généralement, il y a quelque chose qui déclenche en toi, un programme excite qui fait que tu te dis bon, ben voilà quoi, c'est ça. Et je me suis senti relaxé. Une relaxation, mes amis. J'aurais aimé qu'on me laisse trois jours là-dedans. J'étais déçu quand à 5 heures du matin, ils m'ont dit, bon, tu prends tes affaires, tu prends tes clics et tes clacs, tu dégages. Ça ne nous intéresse plus. Ça ne nous intéresse plus. Si t'es pas en train de mourir, rentre chez toi. Mais en même temps, ça a été une leçon pour moi. Et en même temps, je me suis dit, bon, t'as une carapace, une carapace, mais il ne faut pas, il ne faut pas se... Comment il s'appelait ce cuirassé allemand qui était le méga cuirassé, le truc qu'on construit une fois à chaque génération. Il est sorti, il a coulé, mais très rapidement. Pourtant, c'était un cuirassé très solide. Donc, on a beau avoir une cuirasse, il ne faut pas jouer dessus, je pense. Très important. Il ne faut pas jouer sur la cuirasse. Il faut ne pas dire oui, je suis blindé. Non, non, non. Il faut considérer, il faut respecter ses fragilités, respecter ce que nous sommes et apprendre à lâcher du lastic. Dans le cas d'Eric, c'est quelqu'un que j'ai trouvé à l'époque. très relaxant. Et tout le monde peut se relaxer dans une bagnole, tout le monde peut se relaxer sur une terrasse de café. Par contre, je l'ai vu relaxer quand, comme on dit en Angleterre, très délicatement, quand la merde frappe le ventilateur à 20 mètres de profondeur. J'ai vu que le gars était relaxé aussi, qu'il ne paniquait pas, qu'il faisait les bons gestes, qu'il faisait dans le bon ordre, comme on peut s'attendre de l'instructeur qu'il était. Et c'est comme ça que j'ai appris à avoir confiance en lui. En tout cas, je vous laisse. Je vous laisse. Je vais rentrer chez moi et le challenge en cours de route, c'est essayer de trouver un titre pour cette vidéo parce que vous ne vous rendez pas compte le problème que ça constitue de trouver un titre pour une vidéo, surtout quand elle va dans tous les sens. Je vous laisse mes amis et j'ai beaucoup de choses à dire. Si je pars, je finis de 3 heures, mais je préfère m'arrêter là. Je vous souhaite une très bonne nuit pour ceux qui m'écoutent avant de dormir. A très bientôt.
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