
French-language YouTube monologue titled "La Rafle Républicaine du Vél’d’Hiv" (posted April 11, 2017). The speaker recounts the 1942 Vel' d'Hiv roundup—noting roughly 14,000 people were arrested (about one-third children) and detained at the Vélodrome d'Hiver on rue Nelaton—arguing the operation was organized by Vichy French authorities (not German occupiers) with police involvement (speaker cites ~7,000 police/gendarmerie agents) and names René Bousquet as a chief organizer. The piece criticizes contemporary political handling of the topic (singling out Marine Le Pen and comparing her stance to François Mitterrand), contends the French state bears responsibility, and draws parallels between past state crimes and present institutional failures.
Questions this video answers
1942
About 14,000 people
About one-third (≈33%)
Approximately 7,000 agents
The Vélodrome d'Hiver on rue Nelaton (Paris)
Bonjour mes amis, il y a une petite polémique en France au sujet d'une prise de position de Marine Le Pen sur la responsabilité de la France dans la rafle du Veldiv. En fait, elle a pris la même position que François Mitterrand, sauf qu'à la différence de François Mitterrand, elle, elle se présente aux élections cette année. Lui, il est mort. Donc, le Front National Chaque fois qu'il y a des élections ou des échéances électorales importantes qui s'approchent, des journalistes lui posent des pièges, assez grossiers d'ailleurs, qui sont toujours basés sur des questions qui tournent autour de la période 39-40. Malgré cela, malgré la prévisibilité des questions et des pièges, il semblerait que les gens du Front National ne sont pas entraînés à apporter les réponses qu'il faut. Toujours est-il que Mme Marine Le Pen a donc déclaré que l'État français, ou la France, n'était pas responsable de cette rafle. Donc, Ça s'est passé il y a très longtemps cette histoire, ça s'est passé en 1900, en été 1942, il y a 75 ans. Je pense que si quelqu'un était un jeune adulte à l'époque, si quelqu'un avait 20 ans à l'époque, il aurait 95 ans aujourd'hui. Je n'étais pas né à cette époque-là, Marine Le Pen n'était pas née, mes propres parents n'étaient pas nés à cette époque. Donc je pense qu'on peut essayer d'en parler peut-être avec un petit peu de distance. Ce que je n'arrive pas en fait à concilier, c'est le fait que ce soit arrivé il y a 75 ans et l'excitation de certains journalistes quand ils en parlent. Ce n'est pas comme si nous étions dans le feu de l'action ou dans le feu de l'émotion par rapport à un événement qui est arrivé la semaine dernière. Toujours est-il que Je ne comprends pas le rôle de Marine Le Pen dans cette affaire. Parce que, du point de vue politique, elle est dans une situation où on évoque les crimes de l'establishment français. C'est l'occasion, c'est l'occasion rêvée de remercier le journaliste d'avoir ramené un tel sujet sur la table et puis de tirer à bout les rouges sur cet establishment corrompu et pourri et qui est capable de tous les crimes, y compris les crimes de sang. Parce que, soyons, soyons clairs une seconde. La rafle du Vélodrome d'hiver s'est passée dans un contexte extrêmement républicain. Les responsables de cette rafle, pour mémoire c'était une rafle qui s'est passée en 1942, elle a concerné à peu près 14 000 personnes, un tiers d'enfants et dans les adultes une majorité de femmes. Pourquoi ? Parce que la majorité de femmes, parce que les adultes mâles étaient soit raflés avant, ce n'était pas la première rafle, soit ils avaient pris la fuite en pensant qu'on n'allait jamais rafler les enfants et les femmes parce que justement la première avec cette rafle c'est que c'était la première fois qu'on raflait les femmes et les enfants. Ils ont été emmenés dans un vélodrome qui n'existe plus, il était à la rue Nelaton. La rue Nelaton c'est très simple, c'est à Paris, tu prends la tour Eiffel, le trottoir, tu fais face à la scène, tu marches sur le trottoir, tu tournes à gauche et tu continues suivant le tracé du RERC comme si tu allais vers Versailles. Et à un moment donné, il y avait à cet endroit là, il y avait le vélodrome d'hiver qui a servi de lieu de détention pendant plusieurs jours avant que ces gens ne soient transportés vers des camps du Loiret. Donc, ça a été fait par qui ? Ça n'a pas été fait par une administration de type colonial, ça n'a pas été organisé et fait par des Allemands. Auquel cas, les Français auraient eu une excuse, dire écoutez, on était occupés, les occupants ont commis des crimes sur la population locale, on a fait ce qu'on a pu. Non, ce n'était pas comme ça que ça s'est passé. La rafle a été organisée par le gouvernement de Vichy, qui est arrivé dans un contexte 100% républicain, des responsables de ce gouvernement, y compris ceux qui étaient les décideurs de cette rafle, c'était des hommes politiques qui étaient dans la vie politique dans les années 30, durant les années 40, et pour beaucoup, durant même les années 50 et 60. D'accord ? Donc ce n'est pas des gens que qui sont venus sur les temps calmants et puis qui sont repartis avec. C'est des gens qui faisaient partie de la vie publique française. Ça, c'est quand même un point important. Deuxièmement, beaucoup se sont extrêmement bien sortis. Vous regardez, par exemple, M. Bousquet. Bousquet était le chef de la police et donc c'est lui qui a organisé la rafle. Pour information, il y a 7000 7000 agents de la police nationale et de la gendarmerie qui ont participé à cette rafle. Donc ce ne sont pas les Allemands, ce ne sont pas des forces d'occupation qui ont réalisé la rafle. Ce sont les services, les agents normaux de l'État. Bousquet était le chef. René Bousquet, il va être un petit peu chahuté, on va dire, pour l'endemain de la libération. Mais tout ça va se tasser et en 1957, le Conseil d'État va lui rendre quoi ? Va lui rendre sa Légion d'honneur. Donc nous ne sommes pas en face de quelqu'un que l'establishment reniait ou rejetait. Et en 1957, il n'y avait plus les Allemands, donc il n'y a plus qui que ce soit qui imposait René Bousquet dans la vie politique française. En 1958, il va rejoindre une structure qui était, où il y avait François Mitterrand, c'était une sorte de, je n'arrive plus, le nom m'échappe, mais en tout cas, c'était une union démocratique, socialiste pour la résistance, un truc comme ça. Donc il était socialiste, d'accord ? Il était socialiste, c'est important. Il a rejoint cette union de résistance en 1958 et c'est drôle parce que c'est quelqu'un qui a commencé à faire la résistance en 1958. Les allemands étaient partis depuis un bon moment. D'accord. Toujours est-il que l'important c'est qu'il est socialiste. Donc, voir des journalistes qui roulent clairement comme l'establishment médiatique français roule pour le parti socialiste, on le sait. Voir des journalistes qui roulent pour le parti socialiste attaquer Marine Le Pen qui est de droite sur des crimes, au sujet de crimes qui ont été commis par les socialistes, par des gens dont ils partagent la même idéologie, c'est quelque chose d'assez ahurissant, et surtout voir qu'elle n'arrive pas à répondre et elle tombe encore dans ces pièges-là. C'est un petit peu comme si quelqu'un attaquait, comme si un communiste attaquait Donald Trump en l'accusant ou en le mêlant au crime de Joseph Stalin. Tu vois ce que je veux dire ? Ça n'a pas de sens du tout. Parce que quand tu regardes la majorité des personnes qui étaient impliquées dans ces exactions-là, c'était des personnes qui étaient de gauche, qui étaient, dans les années 30, même en train de lutter contre ce qu'ils appelaient déjà, ça nous rappelle quelque chose, l'extrême droite. Et dès que les choses tournent mal à partir de 1939, ils virent complètement dans le camp nazi. Mais pourquoi ne viraient-ils pas dans le camp nazi ? Parce que le nazi n'est rien d'autre que du national-socialisme. Le parti nazi, c'est juste le mot nazi, c'est juste une concaténation de national-socialiste. C'est tout. ce sont des socialistes à la base. Et les régimes les plus meurtriers du siècle passé, que ce soit les nazis, que ce soit les communistes, que ce soit les dictatures qu'il y a eu en Italie, en Espagne, en Grèce, en Asie, des millions de morts, des guerres ahurissantes, effroyables, étaient des socialistes. Donc ils sont vraiment les derniers à donner des leçons aujourd'hui. Deuxièmement, Ce qui m'étonne, c'est que, comme j'ai dit, Marine Le Pen est censée être la candidate anti-système et qu'est-ce qu'elle fait ? Elle va mettre sa crédibilité, elle va mettre littéralement sa présidentielle sur la table pour défendre qui ? Pour défendre des crimes commis par le système. Mais je veux dire, si la RAF du Vélodrome d'hiver, si la France n'est pas responsable, mes amis, je me demande qui est responsable. Qui est responsable ? C'est évident que la France est responsable. Mais bien sûr que Mitterrand, lui, il se défendait parce qu'il était extrêmement proche de Bousquet et d'autres qui étaient impliqués là-dedans. Donc c'est clair que lui, il a tout fait pour repousser ses accusations. Il ne voulait pas ouvrir la boîte de Pandore. Mais au fond, au fond, C'est clairement la France qui est responsable. D'ailleurs, je vous dis un truc très simple. Le système français n'a pas été... n'a pas été, comment dire, réformé en profondeur pour éviter cela. Parce que c'est un système qui n'a pas fait son meilleur coup le pas. Parce que, d'abord, la gauche commet des crimes, elle les met sur la droite. Deuxièmement, l'État, les institutions étatiques commettent des crimes et elles les mettent sur le dos du particulier. Parce que, un truc, j'aimerais vous dire. Cette histoire du Vélodrome d'hiver, Elle ne nous dit pas qu'il y a une montée d'antisémitisme dans la population qui a appris la haine par les moyens de l'époque. Il n'y avait pas internet, mais bon, on se comprend. Puis cette population a commencé à aller attaquer les juifs ou les prendre de leur maison et les ramener au Vélodrome d'hiver. Non, ce n'est pas ça qu'elle nous raconte cette histoire. Elle nous raconte ce qui se passe quand un État est hors contrôle et commence à commettre des crimes sur la population. C'est ce qu'elle nous dit. C'est l'État qui a commis ces crimes. Donc, celui qui doit être à genoux et avoir honte, c'est l'État, ce n'est pas le public. D'accord ? Ça, c'est quand même un point important. Deuxièmement, j'aimerais vous dire un truc. Le nazisme, c'est vrai que tirer sur le nazisme aujourd'hui, c'est comme tirer sur un éléphant dans un couloir. Il n'y a plus de nazis. Si tu cherches, tu cherches, tu vas trouver peut-être un ou deux sympathisants par département. Mais ça ne constitue pas de nos jours un danger. Il n'y a pas des Panzers qui sont de l'autre côté de la frontière en attendant de nous foncer dessus. Ce danger n'existe pas aujourd'hui. Sur les 25 dernières années, combien de personnes ont été tuées par le nazisme ? Je compare avec autre chose. A l'époque, si on prend le nazisme comme un examen, un examen auquel a été soumise la société de l'époque. Je ne parle même pas du bas peuple, je parle des élites. On voit bien qu'il y a eu un échec terrible. On voit bien que les élites politiques, intellectuelles, journalistiques ont soutenu le nazisme. Le Time magazine déclara en 1938 qu'Hitler était l'homme de l'année et il se fondait d'articles extrêmement positifs sur lui. Des gens, des hommes politiques de haut niveau déclaraient qu'Hitler était un interlocuteur valable. Jusqu'au moment où, pardonnez-moi l'image forte, ils se sont retrouvés assis sur une bouteille. Et qu'est-ce qu'il se passe ? Aujourd'hui, nous sommes soumis à d'autres examens. Cet examen n'est pas Adolf Hitler, lui il est mort. Cet examen n'est pas le nazisme. Mais cet examen va concerner d'autres pestes, d'autres menaces, d'autres menaces qui pèsent sur notre mode de vie, qui pèsent sur la sérénité des sociétés, qui pèsent sur la paix dans le monde. Et on voit bien que ces pestes-là ne tiennent pas du nazisme. C'est un autre type de peste qu'il y a aujourd'hui. Il y a une femme juive qui a été défenestrée il y a quelques jours, elle n'a pas été défenestrée par un nazi. Et quand il y a eu une marche en sa mémoire, les gens ont été insultés. Ce n'était pas par des nazis. Aujourd'hui, l'État français, qui est l'héritier, qui est l'héritier idéologique, qui est l'héritier de l'État, qui était responsable de la rafle républicaine du Veldiv. Aujourd'hui est un État qui soutient, qui protège, qui finance les pestes d'aujourd'hui comme il l'a fait avec les pestes d'hier. C'est un État qui collabore avec les dangers d'aujourd'hui, avec les ennemis d'aujourd'hui, comme il a collaboré, comme il a protégé les ennemis d'hier. D'accord, c'est la même correspondance. Mais aujourd'hui, on ne demande pas à l'État français aujourd'hui de rejeter le nazisme. Parce que ce n'est pas ça l'urgence, ce n'est pas ça la question, ce n'est pas cela la menace. Serait-il aujourd'hui capable de repousser, de combattre, on ne demande même pas tant, juste ne pas s'impliquer, avec non pas les menaces de 1939, mais les menaces de 2007 ? Et la réponse, on voit que non. On voit que cet État n'a rien appris. On voit que cet État continue jusqu'à aujourd'hui à s'impliquer avec les pestes d'aujourd'hui et les pestes de demain. C'est ça le problème. Je vous laisse mes amis, je pense que je vais arrêter là.
More from Aldo

La FIN du Royaume-Uni ? L'Ecosse, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles veulent partir !

Analyse Présidentielles 2027 : Marine le Pen remet ENCORE le voile sur la table !

Scandale "60 Millions de Consommateurs" : la France mange des pâtes contaminées au Cadmium !

2 dossiers : Accident d'autogyre en Italie & un pilote sauvé par le parachute du Cirrus






