Laboratoires pharma : la fin d’un modèle de business

This is a YouTube video titled "Laboratoires pharma : la fin d’un modèle de business" created on May 18, 2021. The content is a monologue in French discussing a 2017 article about the pharmaceutical industry's business model challenges, predicting its decline by 2020 due to increasing research costs, diminishing returns, and the need to shift focus from rare diseases to broader health markets. The speaker explains the economic and scientific difficulties faced by pharmaceutical companies and the necessity for industry transformation.
Bonjour mes amis, c'est une vidéo rapide pour vous parler d'un article absolument extraordinaire que j'ai trouvé. L'article a été écrit par un spécialiste du marché des laboratoires pharmaceutiques. L'article date de 2017 et il explique tout simplement que d'ici 2020, donc de sa perspective, il dit que dans les trois ans, les laboratoires pharmaceutiques seront ruinés. Pourquoi ? parce que le business model sur lequel il se base est condamné, mathématiquement condamné à la faillite. Je vais vous expliquer ça. N'importe quelle compagnie, n'importe quelle entreprise, si elle veut continuer à exister, doit fournir de la valeur, doit produire, fournir de la valeur au client pour que le client achète son produit. Les laboratoires pharmaceutiques n'échappent pas à cette logique. Maintenant, voici le problème. Si vous comparez Big Pharma à une entreprise, vous ne pouvez pas, par exemple, comparer Big Pharma à Airbus. Si Airbus décide, par exemple, de fabriquer un avion qui a 5000 km de rayons d'action, qui peut transporter 250 passagers, il va le faire. Il va parler à des compagnies aériennes avant même de commencer. S'il y a des compagnies qui disent nous serions potentiellement intéressés, moi j'en prends 25, un autre dit moi j'en prends 70, etc. Airbus va plancher, le bureau d'études va commencer à concevoir l'avion et la probabilité pour que cet avion vole dans quelques années est de 100%. Quand vous cherchez un médicament, quand vous investissez pour faire une recherche sur un médicament, imaginant que par exemple vous lisez la tension artérielle et vous dites j'aimerais trouver un meilleur médicament pour la tension artérielle que ce qui existe, genre un médicament qui est efficace pendant plus longtemps, qui a moins d'effets secondaires, peu importe, et que vous mettez des milliards sur la table, le corps humain étant ce qu'il est, vous n'avez aucune garantie pour qu'à la fin, vous obteniez le médicament pour lequel vous avez investi. Donc, chez les compagnies pharmaceutiques, il y a énormément d'investissements qui partent directement à la poubelle. Premier point. Deuxième point. Si on veut comparer les laboratoires pharmaceutiques en ce qui concerne leur business model à d'autres business, on ne va pas les comparer à Airbus, on ne va pas les comparer à Renault, on ne va pas les comparer à Apple. on va plutôt les comparer à des entreprises qui vont chercher du pétrole, qui vont explorer pour trouver du pétrole ou tout autre produit qui nécessite de l'exploration. Parce qu'on est dans l'exploration. Donc, elles vont faire quoi ? Imaginons qu'on est dans le pétrole. Au départ, des gens vont se lancer sur un terrain. On sait que ce désert-là, il y a du pétrole et du gaz, par exemple. Ils vont commencer à creuser. Alors, au départ, on va s'attaquer aux gisements les plus faciles. On va trouver des gisements proches de la surface, à haut débit, et les gens vont commencer à les exploiter. Néanmoins, au fur et à mesure qu'on exploite et au fur et à mesure qu'il y a de nouveaux exploitants qui rentrent, ça deviendra de plus en plus difficile. Il faudra investir de plus en plus pour essayer de trouver des gisements qui sont de plus en plus petits, de plus en plus profonds. Et forcément, forcément, la loi des rendements décroissants dit que viendra l'instant, viendra le moment où ça ne vaudra plus la peine, où l'investissement pour trouver le gisement deviendra égal à ce que le gisement va rapporter. On peut même aller plus loin, et c'est là où allait se trouver Big Pharma en 2020. C'est-à-dire que viendra un moment où le rendement devient négatif. Ça signifie qu'en 2017, ce chercheur a constaté que Si on regarde un peu les statistiques des années passées, on va voir que le développement moyen d'un médicament prend 14 ans. 14 ans pour développer un médicament. 14 ans de recherche, 14 ans d'investissement. Alors que l'exploitation moyenne du médicament, elle est de l'ordre de 6 ans. Au bout de 6 ans, soit arrivent d'autres médicaments meilleurs, soit vont arriver des génériques, ça signifie que la licence n'est plus protégée, et vont arriver des médicaments génériques fabriqués à moindre coût ailleurs, par des gens qui n'ont pas nécessairement investi dans la recherche, mais qui juste copient des molécules. Et donc, au bout de 6 ans, le rendement de ces médicaments là va se tarir. Or le problème c'est que, chaque fois qu'un laboratoire quelqu'un trouve un médicament pour quelque chose, il va rendre plus difficile l'équation pour les autres. Chaque fois qu'un médicament est découvert, pour qu'un autre soit découvert, il faudra investir plus et chercher plus longtemps, avec un risque beaucoup plus élevé de ne rien trouver à la fin. Parce qu'ils peuvent tout à fait chercher, et puis à la fin, il n'y a rien. Donc, pour lui, en 2017, Quand il a fait le calcul, il voyait que le degré de complexité, on est très proche un petit peu de la cryptomonnaie. Ça signifie que la cryptomonnaie, elle est générée selon une équation mathématique qui se complique. Et plus on en génère, chacun qui trouve un nouvel élément de cryptomonnaie rend l'équation plus difficile pour les autres. C'est exactement là où se trouvent les compagnies pharmaceutiques. Ils disaient qu'ils sont obligés d'aller dans des niches de plus en plus chères et de moins en moins rentables. Je vous donne un exemple. Il y a des marqueteurs qui parlent de surnicher, par exemple. Imaginons que vous vouliez vendre des aliments, vous voulez lancer une entreprise qui vend des aliments pour les animaux. Alors au départ, vous dites je vais viser la niche des aliments pour chats. OK. Le problème, c'est que cette niche-là est saturée. Il y a beaucoup d'opérateurs qui sont déjà là. Donc, le coût d'acquisition par client est prohibitif. Vous devez faire un marketing, et non pour pousser les autres qui sont là à se battre sur ce marché pour rentrer. Donc, vous faites quoi ? Vous faites du surnichage. Vous dites, bon, je vais faire des aliments pour chat siamois. Il y en a peut-être beaucoup déjà. La niche est déjà prise. Vous allez surnicher encore. Vous allez dire OK, je veux des aliments pour chats si à moi de plus que 10 ans. Après, je veux des aliments pour chats si à moi de plus que 10 ans mal souffrant de telle maladie. Alors. Vous voyez que vous êtes en train d'aller de plus en plus profond dans la niche. Mais à ce moment-là, vous réduisez la clientèle. On commence peut-être par 30 millions de personnes qui ont des chats. Et si vous rajoutez des critères et des critères, vous finissez peut-être par 200 000 personnes dans toute la France qui ont le type de chat que vous voulez. Premier point. Deuxièmement, développez une alimentation. Si vous voulez développer l'alimentation pour le chat vulgaris, le chat lambda, prenez un bouilloire, vous mettez quelques protéines, vous mélangez, etc. Bon, on connaît tous le goût des chats. Et puis, vous avez quelque chose de valable. Mais si vous voulez fabriquer quelque chose très spécifique pour certains types de chats, il va falloir travailler beaucoup pour étudier leurs besoins particuliers, pour les comprendre, pour tout ça et pour élaborer une recette qui va être bénéficiable pour ces chats là, de sorte que des vétérinaires puissent vous recommander. Vous voyez, le coût pour aller sur des sous-niches devient très, très, très haut. Novartis récemment a fait approuver aux États-Unis un médicament pour enfants qui ont des problèmes génétiques rares. Il coûte 2 millions de dollars par patient. Vous avez compris ? 2 millions de dollars par patient. Voilà le niveau de surnichage dans lequel ils sont. Ils sont obligés d'aller chercher des maladies parce qu'ils ont tout exploré, l'hypertension, les AVC, tout ça. Il y a des ribambelles de médicaments sur lesquels des milliards ont été investis. Il va falloir investir beaucoup trop pour arriver avec quelque chose de meilleur. Et encore, on n'est même pas sûr d'arriver avec quelque chose de meilleur. Donc, qu'est-ce qu'on fait ? On est obligé d'aller sur des maladies orphelines, rares, qui touchent 50 personnes par pays. Mais le coût du développement est tel qu'on divise et qu'on veut rentabiliser, on parle de 2 millions de dollars par patient. c'est la fin d'un cycle. C'est fini. Quand on commence à proposer la boîte de médicaments à 2 millions de dollars, c'est que c'est terminé. La majorité des pays du monde ne peuvent pas se le payer, les patients ne peuvent pas se le payer, et la majorité des assurances vont faire des pieds et des mains pour refuser, dire on ne paye pas, le bénéfice n'est pas clair, ou même s'il y a un bénéfice, il est vraiment très marginal, face aux coûts, ça ne justifie pas. Vous voyez où il sent ? Il sent dans cette situation-là. Donc, en 2017, Ce chercheur montrait que le modèle aujourd'hui, régulation, régulation de plus en plus forte, qui rende, parce que scandale après scandale, problème après problème, le public devient de plus en plus sensible à la sécurité pharmacologique, Et donc, le public va exiger des législateurs de mettre la barre de plus en plus haut. Donc ça, c'est un coût. Il faudra plus de tests, plus de recherches, plus d'expérimentations et tout. Et ça, pour apporter ces garanties aux législateurs, ça va juste faire en sorte que le budget de recherche va exploser. C'était un problème qu'il évoquait. Et puis, il évoquait aussi le fait que le rendement pouvait même devenir négatif. Négatif dans le sens où tu peux investir un milliard de dollars pour chercher un médicament, et au bout de 15 ans, tu es obligé de jeter l'éponge, tu n'as rien trouvé. D'accord ? Donc, tu as un rendement négatif, même pas de zéro, mais négatif. Tu as à dépenser, tu n'as rien. Donc, il montrait qu'en 2020, C'était la fin du modèle des laboratoires pharmaceutiques tels qu'on le connaît. L'article suggère qu'il leur faut changer quelque chose. Donc changer quelque chose, c'est par exemple raccourcir de manière drastique les délais de recherche, passer de 14 ans à 6 semaines. dénicher, ça signifie au lieu d'aller fabriquer des médicaments à 2 millions de dollars pour des niches absolument impénétrables ou absolument inexistantes, essayer de vendre un médicament pour la masse. Et puis, quand on dit la masse, ça signifie que si vous regardez les malades, les malades, prenez les malades de diabète, par exemple, même s'ils sont nombreux, ça reste une niche. C'est pas tout le monde qui est malade de diabète. Il y a une minorité de gens qui ont le diabète, les gens qui ont des problèmes cardiaques, une minorité de gens qui ont des problèmes cardiaques, les gens qui ont le cancer, une minorité de gens qui ont un cancer à un moment donné dans une société, heureusement. Donc, travailler avec des niches, c'est quelque chose qui devient de moins en moins rentable. En fait, même si elle devient de moins en moins rentable, elle n'est plus rentable du tout. C'est fini. Il n'y a pas d'argent là-dedans. Il n'y a pas d'argent là-dedans. Il va falloir dépenser des milliards pour obtenir des millions en retour. Donc la complexité, c'est un peu comme la recherche du pétrole, la complexité fait en sorte que ce n'est plus faisable. Donc ce qu'il faut travailler, il faut travailler idéalement avec les asymptomatiques. Ça signifie avec les gens en bonne santé. Idéalement, Comme la personne en banque santé ne se rue pas pour aller acheter des médicaments, il va falloir trouver un moyen de le faire. Prenez Israël, par exemple. En Israël, aujourd'hui, les droits constitutionnels des Israéliens sont suspendus à l'émission d'un document qui prouve qu'il y a eu consommation. Vous comprenez ? Donc c'est sur preuve de consommation que l'humain peut accéder en Israël à des libertés fondamentales qui ont été, là, parmi nous, considérées comme naturelles depuis des millions d'années. Vous voyez le truc ? Donc, ce que nous assistons aujourd'hui, ce que nous sommes en train de voir, c'est une industrie qui, en fait, lutte pour sa survie. Elle est prête à tout, parce que c'est une industrie, aujourd'hui, qui est... qui a atteint mathématiquement la fin de son cycle. C'est soit elle mute et elle change en profondeur, soit c'est la fin. C'est Game Over, ils commenceront à tomber les uns après les autres. Vous voyez le truc ? Je partage avec vous l'article, je vous ai montré quelques... quelques éléments là à l'écran et puis je vous invite à faire vos recherches et si vous avez des questions ou des commentaires, n'hésitez pas à les poser. À très bientôt mes amis.
More from Aldo

La FIN du Royaume-Uni ? L'Ecosse, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles veulent partir !

Analyse Présidentielles 2027 : Marine le Pen remet ENCORE le voile sur la table !

Scandale "60 Millions de Consommateurs" : la France mange des pâtes contaminées au Cadmium !

2 dossiers : Accident d'autogyre en Italie & un pilote sauvé par le parachute du Cirrus






