L’affaire Jean Messiha et corruption de l’Occident #Racisme

Monologue (French) reflecting on a recent insult directed at Jean Messiha and using that incident to discuss wider social tensions in France and the West: politicization of racism/antiracism, perceived violence against 'French de souche', human heuristic instincts that produce in-group/out-group bias, comparisons between Western and Muslim societies, criticisms of contemporary Western attitudes on identity (race, sexuality, gender), and a pessimistic view of Western cultural instability. The speaker mixes personal anecdotes, social theory, and normative judgments.
Bonjour mes amis. Ces derniers jours, il y a eu une affaire absolument extraordinaire où M. Jean Messia s'est fait traiter de chameau. Et les associations qui sont censées lutter contre le racisme, non seulement ont approuvé l'insulte, mais ont surenchéri par-dessus. Je peux vous dire que... Une telle chose ne pourrait jamais arriver en Angleterre. Ça montre un état de déliquescence très avancé en France des affaires publiques, du débat public. C'est quelque chose d'absolument inimaginable. Vous savez, personnellement, il faudra quand même que je vous dise qu'insulter en utilisant des noms d'animaux ne fait pas partie de mon répertoire. J'ai une sorte de respect naturel pour les animaux, de sorte que lorsque j'ai envie de dégrader quelqu'un, il ne me viendrait pas à l'idée de le comparer à un animal. Cela dit, il y a une jurisprudence en France, on a vu par exemple à l'époque de Mme Taubira, que lorsqu'il y a une insulte, une comparaison à un animal. Taubira, à l'époque, avait été comparé à un singe. On a eu aussi des cas où des juifs ont été aussi comparés à des animaux. Généralement, c'est considéré comme une insulte raciste. Mais on voit aussi ici La politisation du racisme, ou de l'antiracisme, ça signifie qu'en fonction de qui on est, soit notre attitude est considérée comme raciste, soit au contraire, elle est considérée comme quelque chose à encourager. Alors, je vais vous dire un truc, je pense quelque part, Ce qui vient de se passer est une sorte d'hommage à l'assimilation parfaite de M. Jean-Messia. C'est-à-dire que Jean-Messia s'est assimilé à un groupe de gens qui subissent le racisme au quotidien. Et maintenant, il, lui, est en train de subir le racisme. Vous voyez le truc ? Les Français de souche ou dits de souche, au quotidien, sont aujourd'hui des destinataires d'une violence asymétrique. tué pour un regard, tué pour une cigarette, il est au coma, massacré par un groupe de jeunes, massacré à 10 contre 1. Et ça, en France, ça devient un quotidien. Et c'est clair qu'il y a une dimension raciale, une dimension ethnique qu'il est impossible de nier. Il n'y a qu'à voir les profils des victimes. puis voir les profils des agresseurs, et puis après on voit bien que ce n'est pas dû au hasard. Il n'y a pas, parce que quand un système est mu par le hasard, ou il est mu par l'aléatoire, on a justement, en sortie de ce système-là, on a des résultats complètement divers et variés. Alors qu'en France, il n'y a pas de variance. On a exactement le même schéma qui se répète. Monsieur Messiah se retrouve aujourd'hui, n'est pas en meilleure posture que les français qui ont été traités de sous-chiens et des choses comme ça, de manière impune. D'accord. Lui, il se fait traiter aujourd'hui des chameaux, puis c'est impuni. Pourquoi ? Parce qu'il s'est associé ou il s'est assimilé à un groupe qui est en train d'être attaqué de tous les côtés. Donc lui aussi est attaqué avec. C'est ça, c'est assez intéressant. L'histoire du racisme, vous savez, Quand on prend, moi je suis africain, donc je peux vous en parler peut-être, j'ai peut-être une meilleure licence pour vous en parler, parce qu'en Afrique, très souvent, avec le décolonialisme et d'autres facteurs historiques, on fait que beaucoup de pays artificiels ont été créés. Alors peut-être pas nécessairement pays artificiels, le mot peut-être serait un peu trop fort pour certains, je dirais des frontières artificielles. Il suffit de voir l'Afrique, il y a des frontières tracées à la règle, des frontières en ligne droite, Et en fait, ces frontières-là ont souvent enfermé entre eux des gens qui, historiquement, ne vivaient pas ensemble. Donc, à un moment donné, ils se retrouvent ensemble dans un territoire, et puis très rapidement, les tensions commencent. Et puis, assez fatalement, elles finissent dans une forme de violence. D'accord ? Elles débouchent sur la violence. Et ça, malheureusement, ce n'est pas l'apanage, ce n'est pas l'exclusivité de l'européen, ce n'est pas l'exclusivité du blanc, ni du noir, ni du jaune. Malheureusement, l'humain est fait comme ça. Il y a quelques années, j'avais lu une étude où si des gens sont dans un compartiment de train, des gens qui ne se connaissent pas, je ne vous parle pas d'amis ou de gens de la même famille, des gens sont dans un compartiment de train depuis deux ou trois heures, et puis le train s'arrête quelque part. Et il y a une nouvelle personne qui monte et qui s'installe dans le compartiment avec ces gens qui ne se connaissent pas. Il y a déjà ces gens-là instinctivement forment un corps contre cette nouvelle personne qui vient d'arriver. L'humain est comme ça. L'humain est comme ça. Il l'a été depuis des millions d'années, il n'aurait pas été comme ça, il n'aurait pas existé. Ce qu'on appelle, je m'explique, je m'explique parce que c'est une affirmation assez ardie que je fais là. S'il n'avait pas été comme ça, il n'aurait pas existé. C'est quand même fort. Alors, je vais vous dire un truc. Il y a des fonctions, vous savez, le cerveau humain, il a énormément de fonctions abstraites et concrètes. Certaines que nous contrôlons de manière volontaire, certaines sont semi-volontaires. Pour comparer au physiologique, la respiration c'est volontaire ou involontaire ? La respiration c'est involontaire mais je peux la contrôler aussi, je peux l'arrêter, je peux l'accélérer. Dans la tête, il y a des phénomènes comme ça. Il y a des choses volontaires, des choses involontaires et des choses qui sont un petit peu entre les deux. Parmi les fonctions, une des fonctions essentielles du cerveau humain, c'est ce qu'on appelle une fonction heuristique. D'ailleurs, quand on cherche à étudier l'intelligence artificielle ou programmer de l'intelligence artificielle, très souvent, ça ne revient qu'à imiter, en réalité, des choses qui se passent dans le cerveau humain. Alors, si vous voulez on a un système heuristique. Un système heuristique est capable d'ingérer beaucoup de données, de données statistiques en particulier, et puis sortir avec un résultat sur une situation nouvelle, sur une situation qui n'a pas été connue dans le passé, mais qui présente des similarités avec des situations connues. Exemple, tu es en train de marcher dans une route plein de restos, tu t'arrêtes, tu regardes et tu marches, tu dis non pas celui-là, tu marches au suivant, tu ne regardes pas celui-là, puis à un moment donné, tu arrives à un resto, tu rentres. Alors, tu vas utiliser très vraisemblablement, entre autres fonctions, une fonction heuristique de ton cerveau, tu ne vas pas t'arrêter quand tu vas aller au resto. Tu ne vas pas faire un cahier de charges écrit, tu ne vas pas l'écrire en PDF sur 30 pages avec des points. Puis après, tu vas arriver vers un resto et tu fais un audit. Et puis après, tu vois est-ce que ton cahier de charge est rempli ou pas. Et après, s'il ne correspond pas à l'audit, s'il foire l'audit, tu vois au suivant. Tu ne peux pas vivre comme ça. Parce que si tu fais cela, la soirée sera terminée. Tu n'auras même pas validé ou audité deux ou trois restaurants. D'accord ? Ça ne marche pas comme ça. Dans la vie de tous les jours, on est bombardé de données, on est bombardé de stimuli qui viennent autour de nous. Et notre cerveau, il fait quoi ? Il est obligé d'utiliser une fonction heuristique. qui permet de dire c'est bon, c'est mauvais, c'est bon, c'est mauvais, et toute la journée, en fait, nous travaillons comme ça. Bien sûr, des fois, cette fonction peut se faire avoir. Les fonctions heuristiques peuvent, par exemple, être trompées par une quantité énorme de fausses informations et autres qui vont créer un biais statistique. Mais chacun, à l'intérieur de soi, a une fonction heuristique qui a permis pratiquement à l'humanité de vivre, de détecter le danger, de sentir le danger, pratiquement depuis qu'ils sont sur Terre. Et ce qu'on appelle le racisme, en réalité, ce qu'on appelle le racisme, dans un univers comme celui de la France, dans un univers où il y a le terrorisme à répétition, où il y a des gens qui se font écraser en voiture, exprès, où il y a des gens qui se font tuer pour une cigarette, où il y a des gens qui se font surtout massacrer pour un regard, des coups de couteau gratuits, et toujours, malgré que les médias ou les autorités cherchent à cacher l'ampleur du phénomène, aujourd'hui avec les réseaux sociaux, les gens peuvent le voir, les gens entendent parler autour d'eux, entendent leurs amis, entendent leurs collègues, de sorte que leur fonction heuristique finit par catégoriser certaines personnes comme étant dangereuses. Voilà l'idée. D'accord ? Et c'est naturel, c'est instinctif, c'est normal, et il est très difficile, il est très difficile pour ne pas dire impossible, de prendre une fonction comme celle-ci, qui fait partie, qui est réellement intrinsèque au cerveau humain, et vouloir la bloquer ou la verrouiller ou la pénaliser ou la judiciariser ou autre. Donc ce qu'on appelle le racisme, je ne dis pas que le racisme pur et dur n'existe pas, mais il est rare, il est marginal, c'est un cas extrême. Ce n'est pas la norme. On ne peut pas dire que cette société est raciste. On ne peut pas parler de racisme de manière générale, de manière globale. Le racisme aujourd'hui a été généralisé et finalement il n'est que l'expression de schéma naturel comme je vous ai dit dans le train. Moi j'arrive de l'étranger, j'arrive aujourd'hui si je vais au Japon, je ne m'attendrai pas à ce que les gens m'accueillent des bras ouverts. J'attends à ce qu'ils me regardent avec méfiance, avec inquiétude. J'attends que peut-être mon attitude, mon physique, ma manière d'être, mes habitudes vont peut-être, sans que je le fasse exprès, offenser certains. D'accord ? Et voilà, il faut juste avoir une attitude chrétienne par rapport à ça. Je leur pardonne leurs offenses comme ils me pardonnent les miennes. Mais ce que je veux dire, c'est comme lorsque... Je n'ai pas personnellement cette expérience, mais je connais des gens qui l'ont eue. C'est comme dans les familles recomposées. Imagine, il y a une nana, elle a deux enfants, et puis tu sors avec et un jour tu emménages chez elle. Tu attends que... Les enfants vont te traiter comment ? Et ils ne vont pas... C'est naturel, c'est instinctif. Ils ne vont pas sauter dans tes bras. C'est à toi de prouver qui tu es. C'est à toi de les gagner. D'accord ? Donc moi, je trouve que quand on va vers une... C'est normal. Tu ne peux pas dire qu'ils sont racistes ou ils sont méchants ou ils sont renfermés ou ils sont où ils sont. Il y a un certain nombre de lois naturelles et tout système qui nie les lois naturelles, les lois intrinsèques qu'il y a dans la nature humaine, est un système qui est perdant d'avance. C'est un système qui est obligé C'est un système quelque part qui est obligé d'utiliser le totalitarisme. Parce que c'est un système perdu d'avance, c'est un système basé sur des fondations qui sont de toute façon fragiles. C'est un système qui doute de sa légitimité et qui dit tout le monde doit jouer le jeu. Tout le monde doit jouer, tout le monde doit suivre les règles. Et je viens d'un système similaire d'ailleurs. Pourquoi par exemple dans les pays musulmans, la personne qui apostasie ou même en n'allant pas aussi loin que l'apostasie, la personne qui ne respecte pas certains préceptes de l'islam ou qui des fois veut pratiquer l'islam, à sa sauce, cette personne est... très mal vu, pour être un peu dans l'understatement, est mal vu ou mal considéré en société, tout simplement parce que c'est des sociétés qui ne sont pas sûres de la validité de leurs règles, ne sont pas sûres que leur jeu soit valide, que leur jeu soit sain, soit honnête, soit correct. Donc, elles vivent dans une insécurité et elles veulent que tout le monde joue, par la force. Et même si tu n'as pas envie de jouer, même si tu ne crois pas aux règles, fais semblant de jouer. C'est un peu comme dans les systèmes totalitaires communistes, par exemple, et autres. Les communistes, je n'ai pas envie de spécialement les désigner, mais tous les systèmes totalitaires sont comme ça. Ils veulent que les gens jouent ou fassent semblant de jouer. Donc, c'est pareil un petit peu avec le système français. Tu ne peux pas. Tu ne peux pas dans une société humaine, quelle qu'elle soit, que ce soit en Afrique ou en Europe, tu ne peux pas ramener en très peu de temps des millions de gens avec leur mode de vie, leur mode de vie, leur règle de vie, leurs repères sociaux, leurs repères historiques et tout. Et puis tu leur dis, Maintenant, tu dis à ceux qui étaient là avant, il va falloir que tout ça soit transparent pour vous. Non, c'est normal, il faut s'attendre. C'est comme si je vais au Japon. Et malgré toute ma volonté, moi, si je vais au Japon aujourd'hui, si je décide d'aller vivre au Japon, je vais probablement lire 50 livres sur la vie en société au Japon. Je vais regarder des films, je vais regarder des documents, je vais parler à des Japonais. Je vais essayer de manière active, pas passive, de vouloir aller vers cette société. Et malgré tout, je m'attendrai que ce soit difficile. Je m'attends que ce soit un chemin du combattant. Mais en aucun cas, je n'utiliserai le mot racisme. Je ne dirai pas les Japonais sont racistes. Je ne dirai pas cela. Je dirai il faut que je travaille encore plus parce que ce n'est pas normal. Je nais dans une société, cette société. Moi, je suis né en Algérie et j'avais du mal déjà à me faire accepter dans ma société d'origine, juste parce que je rejetais un certain nombre de de déterminisme qu'il nourrissait au niveau social, religieux et tout. Donc, j'ai du mal à aller vers une société très différente de la mienne, très éloignée, et puis vouloir juste me faire accepter comme ça en un claquement de doigts. Ce n'est pas possible. Ça ne marche pas comme ça. Ça ne marche pas comme ça. D'accord ? Et je trouve que le naturel, le naturel, en France, a été... Tu peux rendre fou quelqu'un en prenant des choses naturelles. Quelqu'un te dit, j'ai soif. Imagine, imagine ça. Quelqu'un te dit, j'ai soif. Et puis tu te dis, mais ce n'est pas possible, je ne savais pas que tu étais comme ça. Waouh, c'est abominable ce que tu viens de dire. Ce que tu es en train de ressentir, c'est quelque chose qui montre que tu es une personne avec laquelle je ne devrais même pas parler aujourd'hui. Tu es un être absolument abominable. J'espère que tu vas réfléchir à ce phénomène de soif qui arrive au fond de toi. Et tu vas essayer de travailler sur toi-même pour qu'il n'arrive pas parce que les gens autour, ça ne leur arrive pas. Il n'y a que des gens particulièrement pervers. Il n'y a que des gens particulièrement vils qui ressentent la soif. Imagine que tu fais ça à quelqu'un. Tu peux rendre fou quelqu'un, d'accord ? Tu peux le faire à une personne ou tu peux le faire à un groupe, il y a de quoi devenir fou, d'accord ? Et d'ailleurs, on regarde les générations, aujourd'hui les générations montantes ici en Occident, et malheureusement je vois énormément de... Je vois les résultats, malheureusement, de ces choses-là, de cette éducation, de cette pression, où des choses complètement naturelles sont culpabilisées, des choses non naturelles glorifiées et imposées. Il y a de quoi devenir fou. Il y a de quoi devenir fou dans une société pareille. Moi, ce qui me sauve, et ce qui me sauve, attention, attention, ce qui me sauve, je suis en train de parler de moi en disant ce qui me sauve, je serai vous, je n'accorderai pas beaucoup de crédit à ce que je suis en train de dire à cet instant-là, parce que je ne suis pas complètement sauvé, si ça se trouve. Mais je veux dire, ce qui me donne peut-être un peu de distance, je préfère ça, ce qui me donne un peu de distance par rapport à cette folie ambiante, C'est peut-être le fait que j'ai deux cultures, où j'ai grandi dans une culture différente, où je suis né dans une culture différente. J'ai déjà vu des sociétés présenter des teintes à l'échelle collective. Et donc j'arrive en Europe, j'arrive en Occident, Occident qu'il y a longtemps, quand j'étais ado, j'avais cette vision binaire, beaucoup d'ados ont une vision binaire, où je pensais que ma société était pourrie au-delà de toute récupération, et je pensais que l'Occident avait compris le sens de la vie, que l'Occident était réellement le futur. Et aujourd'hui, aujourd'hui j'en suis revenu de cette vision-là. Je vous dirais que quand j'étais ado, j'avais des penchants communistes, j'avais bien fini par la carte d'être encarté au PCF, juste pour vous dire. Mais cela dit, je trouve ça normal, je trouve que c'est un cheminement de pensée normal. J'aurais été communiste aujourd'hui, ça aurait été inquiétant, mais quand on a 17 ans, 18 ans et qu'on est communiste, c'est normal. Je vous disais, la société occidentale est tout aussi détraquée que la société islamiste à laquelle je viens. Mais il y a une différence. Vous savez, quand vous regardez les gens qui ont des problèmes psychologiques ou psychiatriques, il y a le fonctionnel et il y a le non-fonctionnel. Vous voyez, autour de vous, il y a deux types. Moi, j'ai des amis. qui ont des problèmes, par exemple, dans leur tête, c'est eux-mêmes qui le reconnaissent. Je suis très lent à affubler qui que ce soit de cette étiquette-là. Je ne suis pas quelqu'un qui marche dans la rue et qui colle des étiquettes psychologiques ou psychiatriques aux gens, rassurez-vous. Mais il y a des gens qui, de leur propre admission, de leur propre aveu, ont des problèmes psychologiques et ils le disent. C'est pour ça que je me permets, moi, d'utiliser cela. Et puis, là-dedans, vous voyez qu'il y a le fonctionnel et le non-fonctionnel. Le fonctionnel, c'est celui qui a des problèmes psychologiques, mais qui va continuer à aller travailler, qui va continuer à vivre sa vie, avoir sa famille et tout ça. Même si intérieurement, il est démoli. Beaucoup de gens sont comme ça. Mais vous avez le non-fonctionnel. Le non-fonctionnel, c'est malheureusement celui qui a tout abandonné. C'est comme mon ami Christian dont je vous ai parlé, qui avait sombré dans l'addiction, dans l'alcoolisme, perdu son travail, perdu sa famille, perdu sa fortune, perdu tout, jusqu'au moment où il se retrouvait sur un lit face à une télévision. Je veux dire, c'est vrai que l'image était un petit peu dure. Je sais que beaucoup de gens se retrouvent dans un lit face à une télé. Faites très gaffe à cela. C'est un penchant qui peut vous emmener loin. Mais ce que je cherche à vous dire, c'est que si je prends le fonctionnel et le non fonctionnel, l'Occident, je le qualifierais de détraqué fonctionnel. alors que le monde musulman duquel je viens, c'est un détraqué non fonctionnel. Mais en termes de détraquage, honnêtement, je ne sais pas qui dépasse l'autre. J'aurais du mal à venir hiérarchiser. Je ne vais pas vous dire qu'il y en a un qui est mieux que l'autre. Aujourd'hui, tu prends l'Occident. C'est un Occident qui a honte d'exister, qui a honte de vivre, qui est coupable, qui se sent coupable. J'ai envie de développer, mais je vais sortir complètement du sujet de la vidéo. Je vais sortir du sujet de la vidéo. De toute façon, je ne suis pas un examen oral non plus. J'ai le droit de sortir d'un sujet d'une vidéo. Je vous disais un truc. Vous savez, l'autre jour, j'étais en train de regarder sur Twitter. De temps en temps, vous savez, il y a des jeunes gens qui arrivent. Je suis fier d'être d'être homosexuel ou je suis fier d'être de telle ou telle orientation sexuelle. Moi, je trouve ça un petit peu. Je trouve ça un petit peu puéril, vous savez. tous les goûts sont dans la nature, les gens, beaucoup de... même à l'intérieur d'un... prenez juste à l'intérieur d'un groupe, prenez à l'intérieur des hétérosexuels, et à l'intérieur, chaque hétérosexualité s'exprime différemment, avec des choix différents, avec une sexualité complètement différente d'une personne à l'autre. C'est une contingence, c'est comme ça. Il n'y a pas être fier ou être pas fier, c'est comme ça. Par contre, il conviendrait de ne pas aller exposer sa sexualité aux autres et dire je suis fier et soyez fier. Je veux dire, j'en ai fou de ta sexualité. D'accord, je veux dire, on n'est pas on n'est pas intime. Tu n'as pas partagé avec moi ta sexualité et je n'ai pas à partager la mienne avec toi. D'accord, on ne va pas commencer à partager nos sexualités pour nous applaudir parmi. Cela dit, au-delà de cela, il faut aller au-delà. Au-delà, j'ai dû voir les photos de ces jeunes qui s'exposaient. Il y avait peu de diversité. 99% de Blancs. 99% c'était des Blancs, des jeunes Blancs qui se disaient fiers. Je suis fier. OK. Truc très intéressant, mes amis. Fier de quoi? Question. Est ce que ce Blanc aurait pu être fier de sa couleur de peau? Non, non, non, non. C'est un crime. Pourtant, d'autres peuvent être fiers de leur couleur de peau, mais pas lui. Est-ce qu'il peut être fier de sa nation ? Non. D'autres le peuvent, mais pas lui. Est-ce qu'il peut être fier de son histoire, de ses racines, de ses ancêtres ? Non. De sa culture ? Non. OK ? C'est dingue, ça. Pourtant, d'autres peuples peuvent, de manière parallèle, être fiers des caractéristiques de leur civilisation, de leur société, de leurs ancêtres et tout ça. Pas lui. Donc, chaque humain a besoin d'avoir quelque chose qui le rende fier. Il reste quoi au blanc ? Il lui reste sa sexualité. Voilà. Il se dit, regardez, j'ai adopté ce style de sexualité et je suis fier. C'est tout ce qui lui reste. C'est tout ce qui lui reste. Et pouvons-nous encore aller au-delà ? Encore aller au-delà de ce que je viens de dire ? possible. Aujourd'hui, le blanc est considéré sur sa propre terre, sur ses terres historiques, comme l'être le plus vil que la terre n'ait jamais donné. Il est occupé par ses démons. Ça ne vient même pas nécessairement de l'extérieur. Ça vient de l'intérieur. C'est comme un suicidaire. Un suicidaire, ses démons viennent de l'intérieur. Il est sur le bord d'un pont, il veut se jeter. C'est de l'intérieur que ça vient. probablement des facteurs extérieurs, oui, on ne peut pas nier cela, mais la lame, la force vient de l'intérieur. Aujourd'hui, le blanc, de l'intérieur, il a honte d'exister. D'ailleurs, je prends énormément de penchants écologiques extrêmes comme étant quelque part une négation de l'existence, comme une négation du droit à exister. Prenez l'écologisme, vous le poussez à l'extrême, on arrive très rapidement à nier le droit à une catégorie de gens d'exister. D'accord ? Et quand vous regardez les écolos, les écolos ne se penchent jamais, d'ailleurs, sur la pollution de l'Inde ou de l'Afrique ou autre. Ils se penchent toujours sur la pollution du Danemark, de la Norvège et de la Suisse, et en fait, de pays qui, de toute manière, polluent beaucoup moins par tête d'habitants que d'autres. Mais, Il y a de cela. Donc, est-ce que je peux lire ? Est-ce qu'il y a une autre lecture ? Est-ce que je peux aller au-delà d'où j'ai été dans ma lecture de ces gens ? Oui, il y a moyen. Je suis fier. En réalité, je me suis engagé dans une sexualité non reproductive. Je ne vais pas reproduire des blancs comme moi. Je ne vais pas produire des enfants blancs qui viendront d'une tradition raciste, colonialiste, impérialiste, polluante, qui produit du carbone, qui détruit la terre, qui a mis les gens en esclavage, qui a pillé d'autres pays, qui a commis des crimes, qui a commis des génocides, qui a, qui a, qui a, qui a. Donc, je suis fier. Je m'engage sur la voie de la stérilité. Je m'engage sur la voie de la non-reproduction. Je suis prêt à ne pas me reproduire comme d'autres sont prêts à avorter en masse. Je suis prêt à financer par mes impôts. d'autres personnes qui viendront sur ma terre se reproduire. C'est dingue ça. Je pense que c'est une lecture, c'est une lecture hardie peut-être, mais c'est cette vision là que je vois derrière. Alors, il y a encore d'autres choses qu'on peut voir. Toujours dans ce monde aujourd'hui occidental, qu'il y a des problèmes avec le naturel, le non naturel. Je vous donne un exemple. Vous savez, il y a beaucoup de femmes aujourd'hui, Il y a aux États-Unis une affaire judiciaire énorme qui a éclaté autour du sport féminin parce que vous savez que de plus en plus d'hommes s'identifiant à des femmes vont faire de la compétition avec les femmes et arrivent à les vaincre comme ça, à les battre comme ça. Donc de plus en plus, on voit vers un temps, si ceci est laissé à son cours, on ira vers un temps où il n'y aura plus aucune femme qui pourra faire de la compétition des hauts niveaux au sport. Vraiment. Je vous donne l'exemple. Prenez Usain Bolt, le coureur le plus rapide chez les mâles. Personne n'arrive à vaincre son record. Il tombera un jour. Ce sera peut-être dans deux ans, trois ans, dans cinq ans. Et celui qui arrivera à le vaincre, ne sera-ce que d'un centième de seconde, sera considéré comme le prochain être le plus rapide au monde. Vous savez que la femme, l'équivalent chez les féminins, la femme la plus rapide chez les femmes, vous savez que son record est battu chaque année par 300 à 400 garçons, dont des fois des adolescents, qui font de la compétition au niveau lycée. Donc, en termes de... c'est pas une construction sociale. entre l'homme et la femme, il y a quand même un ADN, un morceau d'ADN de différence. Ce qui correspond dans une échelle naturelle, c'est énorme, c'est immense. Donc, un ADN de différence te donne un corps différent. Et cette différence-là, dans la société occidentale, alors moi, je viens de la société arabe et je suis peut-être plus proche de la société arabe, de la vision de la société arabe sur ces choses-là. Je suis très éloigné de la société occidentale sur ce point. La société occidentale considère la différence homme-femme comme étant une construction sociale pure. Il n'y a aucune différence entre l'homme et la femme, si ce n'est la construction sociale. Pourtant, pourtant, pourtant, pourtant, on considère, on considère par exemple l'homosexualité comme n'étant pas une construction sociale, comme étant 100% naturelle. Ou bien, pire encore, on considère la transsexualité comme étant 100% naturelle. Vous savez, ici, quand un enfant de 8 ans va chez son médecin d'école disant je veux changer de sexe, vous savez ce qu'il doit faire le médecin ? Il doit dire d'accord. Et il doit prendre un dossier et commencer à remplir déjà un dossier pour qu'il puisse faire sa transition. D'accord ? Comme si c'était un truc naturel, sa transition. Là, on ne dit pas que c'est une construction sociale. Si la différence entre l'homme et les femmes n'existait pas, c'était une construction sociale. Donc, un homme ou une femme qui veulent aller vers l'autre groupe sont victimes aussi d'une construction sociale. Non, ça, c'est naturel. Attention. D'accord. À propos de naturel, on voit rarement des femmes qui disent identifier un homme qui vont faire de la compétition chez les femmes, chez les hommes. Ça n'existe pas ça, mais dans l'autre sens, ça existe. Enfin. Ceci n'est pas une construction sociale. Par contre, l'homme et la femme, c'est une construction sociale. Donc, vous voyez ce que je veux dire ? Moi qui viens d'Afrique, qui viens d'un pays arabe, et vous savez, j'ai beau dire, mais venant d'un pays arabe, j'ai quand même une certaine sensibilité particulière à ces pays là, sur certains points. On ne peut pas se refaire complètement, d'accord ? On ne peut pas se refaire complètement. Enfin, aujourd'hui. J'en ai beaucoup dit aujourd'hui. Je cherche à. Je cherche réellement à comprendre la psychologie de ce monde, de ce monde occidental. Il n'y a pas de. Je ne critique pas nécessairement, je constate, je constate et je vois que. Le monde occidental. Vous savez. Hier, j'étais en voiture avec quelqu'un, je lui ai dit je vais vous le dire comme ça, tel que je l'ai dit, il n'y avait pas de caméra. Je lui ai dit, j'ai peur des Blancs, comme ça. J'ai peur des Blancs. Je lui ai dit, les Blancs sont hystériques. Vraiment, c'est ce que j'ai dit. J'ai dit, les Blancs sont hystériques. J'ai dit, ils peuvent te parler de paix et d'amour pendant longtemps, et puis un jour, ils te foutent dans des trains et t'envoient vers des camps. C'est exactement le terme que j'ai utilisé. Vous savez, le problème du monde Blanc, c'est ça. Le problème du monde Blanc, c'est qu'il n'arrive pas, vous savez, La Kabbalah dit que les forces déséquilibrées, les forces qui ne sont pas équilibrées, finiront dans le vide. C'est pour ça que j'ai peur que le monde blanc finira dans le vide. Parce que dans le néant, pas dans le vide, elle dit. Dans le néant, pas dans le vide. Le monde blanc occidental est un monde qui va d'une hystérie à l'autre. Un jour, il a l'hystérie de la guerre. Il va te faire des guerres mondiales avec des millions de gens qui meurent dans des tranchées, dans des camps, dans des famines, dans des bombardements, bombardements de Drest. Récemment, enfin récemment, la date était il n'y a pas longtemps, des tueries de malades, des boucheries avec des millions de morts. OK, après, il décide que la guerre, c'est mauvais. D'accord, je suis d'accord, je suis d'accord, je ne vais pas aller dire la guerre, c'est bien. Mais à ce moment-là, il va se soumettre complètement, il va partir, il va pisser sur lui-même. Il se laissera détruire, il se laissera écraser. Il n'est même plus capable de défendre son pain, il n'est même plus capable de défendre ses enfants. Des enfants sont écrasés par un camion en France à la promenade des Anglais. Il faut se cacher ça, dire ça, pas dire. Des femmes se font violer en masse à Cologne. Pareil, il faut cacher ça, il viole nos femmes, il dit rien. Je veux dire, il part d'une hystérie à l'autre. Il part dans un rythme de vie très polluant. Il pollue des villes, des cours d'eau, etc. Puis après, d'accord, ils disent peut être qu'il faudra un peu respecter notre environnement, mais à peine ils ont dit le mot respecte notre environnement, qu'il part dans une hystérie écologique totale. Pareil. Pendant longtemps, on était dans le puritanisme. On aurait pu fermer un bar pour une boîte de nuit, pour une mini-jupe. On pouvait arrêter quelqu'un pour homosexualité, on pouvait. C'était une hystérie du puritanisme. Et maintenant, on part dans une autre hystérie. On va te ramener des acteurs pornos à des enfants de 6 ans, on va te ramener à l'école, ils vont leur expliquer la pénétration, etc. Je veux dire, Mes amis, putain, putain de monde croit à la fin, d'accord ? Je veux dire, je vais commencer à croire, si ça continue comme ça, je vais commencer à croire que j'ai peut-être intérêt à me remigrer vers un pays musulman modéré, je ne sais pas, peut-être vers le Liban ou je ne sais pas, vers un pays tordu, mais tordu, mais normal, normal. Vous comprenez, je ne sais pas si vous me comprenez quand même, malgré le malgré la contradiction des mots. Je cherche juste des gens stables, des gens tordus, mais stables, tordus, comme ils étaient à 50 ans tordus, comme ils seront dans 50 ans. Ils ont leur qualité, ils ont leurs défauts, ils ont le haut, le bas, mais un peu stable, mes amis, stable. J'ai l'impression d'être dans un asile psychiatrique dans ce monde de blancs. D'accord, vraiment. Je crois que sur ceci, je vais m'arrêter parce que je vais en dire encore plus. Voilà, je reviens un autre jour.
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