
A French monologue on Tommy Robinson's arrest for contempt of court outside Leeds Crown Court in 2018, his 13-month sentence, and successful appeal. The speaker traces Robinson's background in Luton and compares his case to media-driven trials like O.J. Simpson and Grégory, examining how UK law restricts court reporting.
Questions this video answers
May 2018.
The 1981 law, Article 4.2.
28.
Three months' imprisonment suspended for 18 months.
About 90 minutes.
Bonjour mes amis. Alors dans ce pays, en Angleterre, la justice a le droit d'ordonner le silence radio sur certaines affaires pendant qu'elles sont jugées. Alors il y a une loi qui date de 1981 et puis il y a un article dedans qui s'appelle 4.2 que tous les journalistes connaissent parce qu'il est enseigné dans les écoles de journalisme. Et puis quand cet article 2 est déclenché, il est interdit de faire un reportage contemporain. Ça signifie qu'il est possible aux médias de parler après le procès. Mais par contre, pendant le procès, il est interdit d'en parler. Alors, c'est une éjonction qui est déclenchée de temps en temps. C'est peut-être une sorte de super huis clos, si vous voulez, pour utiliser des termes français. Est-ce que c'est normal, dans une démocratie, que la justice ait ce pouvoir ? Et ce pouvoir d'imposer un silence total sur une affaire en cours ? Chacun a son opinion sur le sujet. Mais si vous voulez, je peux juste, pour peut-être alimenter votre réflexion, je peux vous donner deux affaires. Une affaire en France, une affaire aux États-Unis. L'affaire en France, c'est l'affaire Grégory, Grégory Wima. Grégory Vima, c'est ce gamin qui a été retrouvé assassiné, noyé dans la Vologne. Le tueur ou la tueuse n'a pris strictement aucune précaution. La famille a été harcelée par l'assassin pendant des années. L'assassin a téléphoné, il y a même des enregistrements audios de sa voix. L'assassin a écrit des lettres, a saboté les pneus d'une voiture, s'est approché du domicile. Et puis une fois qu'il a kidnappé l'enfant en plein jour, Il l'a tué et il s'est rendu à une poste qui est fréquentée par presque personne, comme le sang, c'est toutes minuscules postes qu'on peut trouver en France où il y a un client tous les trois jours qui passe et il envoie une lettre depuis cette poste-là revendiquant l'assassinat. L'affaire se transforme en cirque médiatique. Les magistrats, littéralement, pas sans parler, couché avec les journalistes. Et puis, fiasco total. Personne n'a été condamné. Tout le monde a été accusé. Tout le monde a été innocenté. L'assassin est probablement, dans ceux qui ont été accusés, innocenté. Mais bon, voilà, on n'arrive à rien du tout. Même récemment, je crois que le procureur qui s'était occupé de l'affaire, le procureur ou le juge d'instruction, c'est suicider, juste pour vous dire. Aux Etats-Unis, je peux vous donner l'affaire au J. Simpson. J'avais fait une vidéo sur le sujet. Double meurtre absolument abominable, des gens tués avec un nombre incroyable de coups de couteau, des traces laissées partout, tués sur le pas d'une maison, dans une... Il part dans le désert, dans une ville extrêmement fréquentée. Il était tard, c'est vrai. Et l'affaire se transforme en cirque médiatique. personne n'est condamné à la fin. D'ailleurs, cette affaire-là, c'est le début de la dynastie Kardashian, parce que Kardashian était un des défenseurs d'O.J. Simpson. Et c'est aussi le début de la téléréalité telle que nous la connaissons. On peut revenir en France plus en arrière, l'affaire Dominici, en France dans les années 50, où il y a un couple d'Anglais et leur petite fille qui ont été assassinés. La presse a fait donner littéralement des ordres au magistrat. Et finalement, personne n'a été condamné. Il y a un gars qui a été condamné, c'est vrai, mais sa condamnation était tellement douteuse, tellement la justice n'a pas pu réellement juger correctement que finalement, il a été relâché au bout de quelques années de prison. Et puis, la justice reste sur sa foi. Donc, si vous voulez, vous pouvez trouver d'autres exemples. Il est possible parfois, même dans une démocratie, que la justice impose un silence radio. L'affaire Tommy Robinson, c'est un opposant, c'est un opposant ici, qualifié souvent d'extrême droite. Alors lui, si vous voulez, c'est très simple, je vous la fais très court. Il a grandi à Luton, c'est un peu au nord-ouest de Londres, et puis il était pratiquement à l'avant des grandes transformations qui étaient en train d'être implantées par l'establishment dans cette société. Il les a vues, lui. Parce que, justement, Luton était un cadre très particulier à une immigration incontrôlée, une immigration qui soudainement n'arrivait plus pour s'intégrer, mais arrivait pour créer des sociétés parallèles qu'on appelle communautés, ici. Donc, lui, il a constaté cela. Il a constaté aussi un certain nombre de comportements ou d'attitudes qui l'ont énormément alarmé, genre par exemple un de ses voisins ou amis Un jour, il circulait en voiture et il y avait deux véhicules qui bloquaient la route parce que deux conducteurs étaient en pleine discussion, d'accord ? Deux conducteurs se sont croisés en pleine ville et ils se sont arrêtés. Ils ont commencé à discuter en bloquant toute la circulation. Alors, lui, il a eu un geste d'excès. Vous savez, dans sa voiture, il a eu un geste, comme je suis en train de le faire maintenant, juste en faisant comme ça du bras. Et ce geste-là a été perçu par ces gens comme étant un geste de rébellion. Vous savez, en France, on tue pour un regard. Ça signifie qu'on veut que la personne ait le regard vers le sol. Si la personne lève le regard, c'est arrivé qu'elle soit égorgée pour ça. Même que le fait de faire ce geste de la tête suffit, parce qu'il y a une exigence d'une soumission totale et absolue. Le gars, il a réussi quand même à passer. Au bout d'un moment, il est parti vaquer à ses affaires. Il a probablement oublié tout l'incident. Mais les gens auxquels il a fait ce geste ne l'ont pas oublié. Et ils l'ont poursuivi, ils s'en groupaient, ils l'ont poursuivi, ils l'ont tué. D'accord ? Juste pour vous dire. C'est ce genre, on va dire, d'expériences très fortes qui ont formé, on va dire, le jeune Tommy Robinson. Et bien sûr, Lui, c'était avant tout un homme de cœur, si vous voulez. Dans un monde fait de béton et d'acier, il y a quand même des fois des hommes qui agissent selon ce que leur cœur leur dit. Parfois, cette action du cœur vient en porte-à-faux par rapport à une société comme celle-ci, qui est extrêmement façonnée, qui a été travaillée en férocité par le politiquement correct. Ça signifie que lui, Et ses copains, les gens qui étaient autour de lui, avaient vu un certain nombre de choses, avaient vu un changement. Mais comme disait une ancienne série, il leur restait à convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé. Le problème, c'est que ce monde incrédule, quand ils allaient vers lui, ces jeunes, comme Tommy Robinson, et ils allaient vers lui peut-être avec leur mot. Tommy Robinson n'est pas quelqu'un qui sort de Cambridge ou qui sort d'Oxford, si vous voulez. Ce n'est pas quelqu'un qui, au départ, avait une instruction politique, avait une instruction qui lui permettait d'arriver diplomatiquement vers sa société, utiliser les bonnes formules, utiliser les bons ressorts pour communiquer quelque chose. Lui, il est arrivé avec un cru du cœur dans une société, comme je vous l'ai dit, qui était politiquement correcte et le résultat est que On a ignoré son message et on s'est focalisé sur le personnage. D'accord ? On a préféré tirer sur le messager parce qu'ici, ils sont arrivés à un tel point que si tu leur dis, je ne sais pas, t'es arrivé à un Anglais, tu lui dis, je ne sais pas, ta fille est en train d'être violée par trois migrants, il va te demander pourquoi tu as utilisé le mot migrant et est-ce que tu ne serais pas raciste par hasard ? « Oui, mais ta fille est en train de se faire violer, c'est une chose, c'est grave effectivement, mais il y a quand même plus grave que cela, c'est les propos que tu es en train de tenir. Je soupçonne même que ce qui est en train de te conduire à me dire cela n'est pas nécessairement la défense de cette fille qui est en train de se faire violer, mais probablement tu es ému par un autre sentiment qui est celui du rejet de l'autre. » D'accord ? C'est très caricatural ce que je suis en train de dire, mais je vous assure que je ne suis pas très loin de la réalité. D'accord ? Donc, très rapidement, elle a été diabolisée. D'accord ? Elle a été extrêmement diabolisée et il est parti. Plus il a été diabolisé, il a même fait de la prison à plusieurs reprises, des arrestations. souvent des arrestations complètement arbitraires, elles ont été filmées, genre il est en train de faire une manif avec un groupe, un autre groupe hostile, des islamistes ou des antifas ou autre, arrive, l'agresse, l'attaque, puis la police débarque et l'arrête lui, d'accord ? Alors qu'il n'a même pas bougé, il n'a même pas levé le bras, il n'a rien dit, il l'arrête lui, d'accord ? Il est devenu un peu le souffre-douleur du système, et il a commencé de plus en plus à attaquer le système frontalement, et chaque fois le système allait crécher un dos en voulant l'écraser. Personnellement, je pense qu'il devrait quitter ce pays et aller quelque part ailleurs demander l'asile politique et travailler depuis ailleurs. Parce qu'il continue ici, je pense qu'il finira par le tuer ou le faire tuer d'une façon ou d'une autre. Parce que c'est clair que c'est extrêmement malsain ce qui est en train de se passer depuis très longtemps. pour une personne quand même auquel le temps a donné raison. Il s'est développé sur le plan de développer son discours, il a développé sa dialectique, il a développé sa sensibilité, son approche. Il a même interviewé, il s'est même lié d'amitié avec un imam chiite, d'origine iranienne, un Australien d'origine iranienne, chiite, imam Tabhidi, qu'il interviewait. Et je sais que beaucoup de personnes qui ne sont pas très évoluées dans leur sensibilité, dans leur compréhension, leur connaissance du monde, peuvent même penser que Tommy Robinson, maintenant, qu'il interviewait un imam chiite, s'est converti au chiisme. C'est possible, mais c'est pour vous dire que l'homme a commencé réellement à voler haut et à développer une très grande subtilité dans son approche aux problématiques. Malheureusement, parfois, ça lui est arrivé d'aller toujours à l'affront comme il le faisait anciennement. Et ceci ne marche pas, et je tiens à le dire, que ce soit à tout le monde, que vous soyez blogueur, que vous soyez… peu importe, quel que soit votre… militantisme, il faut faire très attention parce que le but c'est de durer, ce n'est pas vous faire détruire. Bon, l'histoire Tommy Robinson, si vous voulez, il s'est retrouvé en prison en mai 2018. À l'époque, je n'en ai pas parlé parce qu'il était interdit d'en parler parce que la justice, en même temps qu'elle a déclenché, qu'elle a condamné, elle a déclenché l'article 4.2 de la loi de 1981 interdisant de parler de cette condamnation-là. Et toute personne qui en parle ou qui en aurait parlé à l'époque aurait fini devant un tribunal et tout ça. Outrage, peine de prise avec sursis, argent, des trucs comme ça. D'accord ? Et après, j'en parle aujourd'hui parce que un journal ici, The Independent en particulier, a attaqué cette décision en justice et a gagné. Et a obtenu la levée de l'article 4.2 sur le cas de Tommy Robinson. Mais l'article 4.2 n'est pas levé. pour les procès que Tommy Robinson tentait de couvrir au moment où il a été arrêté. Il faut donc comprendre que je ne peux pas parler de ces procès-là et il n'est pas question dans cette vidéo que j'en parle. En tout cas, j'en parlerai de manière assez ample une fois qu'ils ne seront plus concernés à la fin septembre, qu'ils ne seront plus concernés par cet article. Alors, creusons un peu. L'affaire pour laquelle il s'est retrouvé en prison est une affaire en deux volets. Il y a d'abord une histoire qui se passe à Canterbury en 2017. Au tribunal de Canterbury, il y avait une histoire des violeurs qui étaient poursuivis, n'est-ce pas ? 28 en l'occurrence. Et lui s'était intéressé particulièrement à ce procès parce qu'il y avait déjà une sorte de contraste entre l'ethnie et la religion des prévenus et celle des victimes. La presse locale, la presse traditionnelle, mainstream comme on l'appelle, s'est refusée à commenter ou à couvrir comme il se doit ce procès-là. Donc lui a décidé d'y aller et de le couvrir. Comment il l'a couvert ? Il l'a couvert en s'introduisant dans la cour avec une caméra, il a commencé à courir dans les couloirs, filmer, faire du live, poursuivre les prévenus pendant qu'il sortait par des portes latérales et tout ça. Et ce comportement-là a fini par attirer l'attention des agents de sécurité et de la police et il s'est fait arrêter. Il faut savoir qu'ici, dans ce pays, Je tiens à dire que je ne parle pas dans le cadre de l'article 4.2 ici. D'ailleurs, le cas de Canterbury en 2017 n'était pas couvert par l'article 4.2. C'était juste un procès lambda. Dans ce pays, il est strictement interdit de rentrer dans une cour avec tout appareil qui permet de photographier ou d'enregistrer. Si tu vas au Old Bailey à Londres pour assister au débat de la cour, Tu n'as même pas le droit de faire entrer un téléphone avec toi, même s'il est éteint. D'ailleurs, il y a même un gars qui s'est fait un magasin en face de la cour, qui s'est fait une sorte de business où les gens le payent et laissent chez lui leur portable. Ça signifie que si on t'attrape avec un iPhone ou un Samsung dans la cour, même s'il est éteint, tu peux passer devant le juge pour outrage magistral. En général, ça finit avec 500 euros d'amende. D'accord ? Juste pour te dire. était en train de filmer et dans ce cadre, il a été arrêté. Il est passé devant le juge ce jour-là. Ils l'ont relâché, d'accord ? Et ils l'ont convoqué dans 15 jours. Très important, ce que je suis en train de vous dire là. Il a été convoqué 15 jours plus tard et après, il est arrivé avec son avocat et tout. Il avait deux avocats, un que la justice appelle Senior et l'autre Junior, un avocat jeune et un autre... plus vieux, et il a été condamné à trois mois de prison avec sursis, donc trois mois de prison avec sursis, et c'était une peine qui a été suspendue pendant 18 mois. Ça signifie que pendant ces 18 mois, s'il y avait eu récidive, la peine aurait été implémentée, en addition à toute autre peine qui aurait pu être appliquée pour l'affaire de la récidive. Donc, ça c'est le premier point. Deuxième point. À Leeds. Maintenant à Leeds. À Leeds, il y a trois procès. Trois procès dont je ne peux pas parler, je ne peux pas vous dire la tonne à. Et ces trois procès se déroulaient entre le mois... Enfin, pratiquement jusqu'au mois de septembre si vous voulez. Ça commençait en, je crois, mars. Et ça va jusqu'en septembre de cette année-là. Ces trois procès sont couverts par la loi 4.2. Ça signifie qu'il est interdit de faire un reportage contemporain sur ces procès. Alors, Tommy Robinson arrive au niveau de la cour. Il arrive sur les escaliers de la cour et commence à faire un live. sur Facebook. Le live a duré en tout 90 minutes. Et pendant ce live, donc, il a filmé les prévenus, il a filmé la cour et tout cela. Et il a donc couvert, en violation de l'article 4.2, il a couvert ce qui était en train de se passer devant la cour. Alors, à un moment donné, Il s'est fait arrêter et il passe immédiatement devant le juge. Alors, il passe devant le juge qui était en train de juger justement cette affaire qui était couverte par le 4-2. Donc, ce juge lui ordonne d'effacer la vidéo qui était sur Facebook, qui a eu des centaines de milliers de vues. Donc, il lui demande de l'effacer. Tommy Robinson s'exécute, il l'efface. Et puis, il reconnaît qu'il était en train de couvrir le procès parce que dans ces procès-là, sans aller dans le détail, comme les victimes ont été en particulier victimes de silence et en particulier d'un silence institutionnel, d'accord, il était très malvenu d'appliquer encore l'article 4.2 qui vient rajouter, officialiser encore ou faire durer encore le silence. Donc, Tommy Robinson avait décidé d'aller manu militari, briser ce silence-là. Donc, il s'est arrêté et pratiquement cinq heures plus tard, il a été condamné, il était déjà en train de purger une paix. Donc, il était condamné à quoi ? Il a été condamné, donc le juge de Leeds lui dit que normalement ce qu'il vient de faire mérite 15 mois de prison. 15 mois de prison ferme. Mais que vu qu'il a collaboré, qu'il a effacé, il a exprimé des regrets, il a effacé la vidéo, il a reconnu son tort immédiatement. Le juge abaisse cela à dix mois de prison d'accord donc il est passé de 10 à 15 mais en même temps il doit implémenter la peine qui avait été la peine par sursis de trois mois qui vient de l'année d'avant et donc ça finit par 13 mois et moyennant quoi il part en prison la prison est un endroit où extrêmement dur pour lui en particulier, parce qu'il y a une démographie, bon, ça ne surprend personne, il y a une démographie qu'il lui en veut et qui est un peu surreprésentée statistiquement en prison, un peu comme partout. Et donc, il se retrouve en isolement total, donc pendant 23h30 par jour et dans une cellule, en isolement, en confinement solitaire. Ces détenus lui jettent, des co-détenus lui jettent des excréments humains par une sorte de fenêtre ou d'icouti ou autre qu'il y a dans cette cellule-là. Il est très mal nourri. Il perd pratiquement 20 kilos. Les images parlent d'eux-mêmes. Quand on voit avant et après, c'est quand même pas typique, on va dire, d'un prisonnier de droits communs dans ce pays. Récemment, il arrive devant un juge dans un cadre d'appel, parce qu'il va faire appel. Il fait appel de la sentence. Pourquoi ? Il tente de faire appel des deux sentences, parce que ses avocats vont dire que ses sentences, qu'elles soient prises collectivement ou qu'elles soient prises individuellement, sont trop longues. Et donc, il y a aussi un autre point sur lequel ses avocats ont rebondi. Ils ont rebondi sur le fait que C'est extrêmement unique dans les annales judiciaires de ce pays que quelqu'un, littéralement cinq heures après les faits allégués contre lui, cinq heures après les faits, soit déjà en train de purger une peine. L'IAS, c'est assez dingue. Surtout quand il s'agit d'une peine, même si les juges ont la possibilité, des fois en comparaison immédiate, de donner des peines. Cela dit, ils ne donnent pas des peines de 13 mois de prison pour cela. Ils n'ont pas cette possibilité en général. Il y a eu des éléments qui ont joué pour lui, des éléments qui ont joué contre lui. Par exemple, ce qui a joué contre lui, c'est le fait qu'il était conscient qu'il était en train de violer la loi. Il l'a dit dans la vidéo. Il a dit, les gars, si on me chope en train de filmer ici, je risque d'aller en prison et tout. Et ça, donc, ça a été retenu contre lui. Ça signifie qu'il ne pouvait pas jouer l'ignorance, même si l'ignorance n'est pas une excuse en général face à la loi, mais elle peut être retenue des fois comme une circonstance atténuante. Il y a eu, par exemple, son avocat, Son avocat, à Canterbury, quand il était face au juge, le juge n'a pas clairement défini l'acte d'accusation. Ça signifie, le juge lui a pas dit clairement ce qu'on lui reprochait. Ce n'était pas défini clairement dans l'acte d'accusation. L'avocat a préféré ne rien dire, comme ça, il a une sorte de point d'appui pour faire un appel après. Parce qu'effectivement, comme dans toute démocratie, on ne peut pas condamner les gens si l'acte d'accusation ne dit pas très clairement ce qu'on leur reproche. Or, quand il a été condamné à trois mois de prison avec sursis à Canterbury, personne ne savait pourquoi, en fait. Ce n'était pas clairement écrit. L'avocat s'est eu sur cela et après, il a eu la mauvaise idée de l'avouer au juge d'appel. Et le juge d'appel l'a extrêmement mal pris. Ça signifie que Le juge d'appel lui a dit que cet avocat a pour des raisons tactiques fermé les yeux sur une procédure incorrecte. pour pouvoir en tirer un avantage collatéral. Et ça, ça a été mal pris, parce qu'il faut savoir que dans ce pays, même si aux États-Unis, peut-être, ça marche, il faut savoir que dans ce pays, les défenses ou les accusations basées sur le vice de forme, ça marche pas beaucoup, parce que les juges, très rapidement, ramènent la discussion de la forme vers la substance de la chose, et le vice de forme ne peut être retenu réellement que lorsque la personne peut montrer ou démontrer un préjudice. D'accord ? On a commis un vice de forme dans ton dossier, si tu arrives à démontrer que ça a résulté un préjudice clair et net pour toi, tu peux l'utiliser, mais tu ne peux pas l'utiliser autrement. Juste comme ça, par le fait qu'il existe, tu ne peux pas. Pas comme dans la justice américaine, par exemple. Donc, Le juge a quand même, j'ai le jugement quelque part ici, le juge d'appel a été balancé dans son approche, a été équilibré dans son approche et a considéré que ce n'était pas normal que cinq heures après les faits, il soit déjà jugé en train de purger une peine. En particulier, il a dit dans le jugement que c'était un homme qui a trois enfants et que généralement, dans la justice ici, on ne condamne pas un homme qui a trois jeunes enfants à de la prison sans considérer les éléments sociaux qui vont découler de cela, sans ramener des témoignages de moralité, sans analyser l'effet de la peine sur sa vie. Et ça, le fait qu'il a été condamné en cinq heures n'a pas laissé le temps. Deuxièmement, par rapport au temps, Le juge a évoqué la Convention européenne des droits de l'homme qui est implémentée dans le Code d'ici et qui dit clairement et explicitement que le conseil ou l'avocat doit avoir le temps pour travailler sur la défense, doit comprendre le dossier. L'avocat n'a pas eu le temps, n'a pas eu le temps de comprendre. Troisièmement, pareil, le juge qui a condamné Tommy Robinson n'a pas clairement écrit dans l'acte d'accusation ce qu'il lui reprochait. Oui, il a violé l'article 4.2, mais c'est quelle partie de sa vidéo qui viole l'article 4.2 ? Oui, effectivement, il était devant la cour, mais il n'était pas à l'intérieur de celle-ci. Donc, quels sont les éléments qu'il a pu dire qui arrivaient, qui pouvaient être considérés comme une sorte de reportage factuel sur ce qui était en train de se passer ? La cour n'a pas pu démontrer cela, il ne l'a pas écrit en tout cas dans l'acte d'accusation. Donc, il s'est retrouvé comme malgré tout le juge avec une situation extrêmement fragile, précaire même. Autre chose, une autre erreur que la justice avait faite, il a été condamné à une sorte de réclusion criminelle, une sorte d'emprisonnement criminel. Or, ce qu'il a commis n'est pas criminel, ce qu'il a commis est très particulier. Pourquoi il y a une différence entre le type d'emprisonnement, parce qu'on peut aller en prison, la prison est la même, mais le type de régime sous lequel on est dépend en réalité des lois qu'on a violées. Tommy Robinson a été mis sous un régime criminel. Or, le régime criminel a beaucoup de restrictions, restrictions sur la libération anticipée, parce qu'une réclusion non criminelle permet automatiquement de bénéficier, quand la personne a purgé la moitié de sa peine, peut sortir de manière automatique. Ça n'existe pas, une telle disposition, une telle provision dans une réclusion criminelle. Le nombre de visites, les habits que la personne porte, l'accès au docteur, l'accès au dentiste, l'accès à plein de choses, ne sont pas les mêmes quand il s'agit d'un emprisonnement de type criminel ou non criminel. Tommy Robinson, normalement, était dans un cadre non criminel, mais il a été mis dans un cadre criminel par erreur. D'ailleurs, le juge d'appel a dit que ceci ne doit jamais se reproduire. Et en fait, ils l'ont chargé. quitte à sortir littéralement du droit et redéfinir les actions qu'il a commises en actions criminelles alors qu'elles ne sont pas considérées criminelles de par la loi. Toujours est-il que le juge a cassé le jugement de mai 2018, il a ordonné la libération de Tommy Robinson et il a renvoyé l'affaire devant une cour. L'affaire sera rejugée. Elle sera rejugée en septembre, je crois le 4 septembre, si j'ai bien compris. Sa libération est conditionnelle, ça signifie qu'il n'a pas le droit de s'approcher de la cour de Litz à moins de 400 mètres. Et je ne pense pas qu'il le fera, parce qu'il reviendrait automatiquement en prison. Et l'affaire ne sera pas jugée par le même juge, elle ne sera même pas jugée à Litz, parce que c'est quand même bizarre que le juge dont on perturbe le procès soit ce même juge qui, Juge la personne qui perturbe, parce que normalement, et la cour d'appel a eu raison en le soulignant, que normalement, une fois que la vidéo a été retirée de Facebook, une fois que la personne a été interrompue dans son live, Il n'y avait plus péril en la demeure. Ça signifie que la justice aurait dû renvoyer l'affaire devant un procureur ou un juge d'instruction ou équivalent, qui lui aurait désigné une date pour un procès plus tard, qui lui aurait désigné un chef d'accusation et tout cela, au lieu de juger littéralement de manière sommaire. C'est le mot qui a été utilisé. C'était un jugement sommaire. Donc voilà la situation. Donc là, il est dehors maintenant. et il va être convoqué devant un tribunal où l'affaire va être jugée. Ses avocats ont tenté de dire qu'il a passé l'équivalent de quatre mois de prison. Ça arrête là. Le juge n'a pas accepté cela. Il a dit que la peine encourue est supérieure, peut-être supérieure à quatre mois de prison, tant que le juge d'appel n'était pas convaincu que les quatre mois de prison seraient le sol de tout compte, sachant que la violation de l'article 4.2 est passible de deux ans de prison. Et il a dit aussi qu'il est dans l'intérêt du public que des débats aient lieu dans un tribunal pour savoir Quelle est la partie de la vidéo qui a violé l'article 4.2 ? Parce que le juge avait envie qu'on discute encore plus loin l'histoire du 4.2 parce qu'il y a plusieurs jurisprudences en plus de la loi. Et là, ce n'est pas encore clair pour les tribunaux, ce n'est pas encore clair même pour les juges eux-mêmes. Qu'est-ce qui tombe sur le cadre du 4.2 et qu'est-ce qui ne tombe pas dans le cadre du 4.2 ? Donc peut-être pour éviter des procès sans mer dans le futur, le juge d'appel a décidé donc de creuser plus loin. Donc voilà, je vous parle de la situation telle qu'elle est aujourd'hui. Et puis, voilà quoi, c'est tout. Ce n'est pas brillant-brillant. Mais c'est assez unique que quelqu'un qui fait du travail de journalisme ou du travail de blogueur finisse avec de la prison ferme dans ce pays. C'est très, très particulier quand même. Donc voilà, je vous laisse mes amis et puis je reviens une autre fois.
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