
A French-language monologue argues that Algeria's reported "ré-immigration" is a misreading. The speaker separates returning established immigrants from expulsions of irregular entrants, situates the trend in African demographic and conflict pressures, and defends Algeria's border controls as lawful and necessary.
Bonjour mes amis, alors il y a énormément de sites internet ces derniers jours qui sont en train de parler de l'Algérie en disant que l'Algérie a expulsé 3000, ou a reconduit à la frontière 3000 Africains et que donc l'Algérie pratiquerait la ré-immigration. Alors j'aimerais vous dire que vous nous faites un mauvais procès, c'est-à-dire que ce mouvement-là de population n'est pas de la ré-immigration, parce que pour qu'il soit de la ré-immigration, il lui fallut qu'au départ, ces gens soient des immigrés, ça signifie qu'il eut fallu qu'ils soient établis en Algérie, sous un titre ou un autre, mais dans un contexte légal en tout cas, qu'ils aient leur vie en Algérie, puis qu'à un moment donné, les autorités décident de les ramener à la frontière. Et ça, ça n'a pas eu lieu. Alors, il faut savoir que l'Afrique connaît une explosion démographique, ça je pense que personne ne le nie, il y a énormément de points chauds, de points où il y a de la misère, où il y a de la violence, souvent ce sont les mêmes endroits malheureusement, l'un semble attirer l'autre, des conflits ethniques, des conflits au sujet de ressources, des conflits au sujet de plein de choses. Alors, ces problématiques poussent des gens vers un exode désespéré. Alors, ils pensent aller En Algérie, ils pensent aller en Europe, ils pensent aller à plein d'endroits où ils pensent trouver une solution à leur situation. Ce n'est pas une solution qu'ils vont trouver, mais juste une situation de misère, une situation de désespoir. Vous n'avez qu'à écouter, par exemple, des interviews que font des fois les journalistes, ces gens qui sont à Calais ou autre, et ils disent qu'en quittant leur pays, ils n'avaient pas imaginé qu'ils allaient avoir la vie de misère qui est la leur. et que même certains disent qu'ils ne seraient pas partis s'ils savaient qu'ils allaient finir comme ça. Ce qui se passe c'est qu'ils sont touchés par une sorte de phénomène, vous savez, il y a plein de gens qui sont extrêmement raisonnables et puis si un jour ils ont une maladie ou c'est terminale et puis que la médecine les laisse tomber et puis ils leur disent vous avez six mois à vivre, ils se mettent à croire aux charlatans, ils se mettent à croire aux médecines alternatives, à plein de choses. qui n'ont jamais démontré leur efficacité. Mais ces gens sont à peu près dans la même situation. Ça signifie qu'ils sont dans une situation tellement désespérée dans leur propre région, dans leur propre pays, qu'ils sont prêts à croire qu'il y a un Eldorado quelque part, alors qu'il n'y en a pas. C'est tout. Donc, ils vont en Algérie, et puis une fois qu'ils arrivent là-bas, bon, voilà. Il n'y a rien pour eux. Donc, en Algérie, en Afrique, pas seulement en Algérie, mais en Afrique en général, donc ça, c'est pour nous, ce que je vais dire, c'est pour nous, c'est pour eux, il y a un très fort sentiment ethnique. Il y a un très fort sentiment ethnique. Ce sentiment ethnique, je l'appelle sentiment ethnique de manière générique, mais il n'est pas nécessairement ethnique. En Afrique, il est plus ethnique. En Algérie, il est plus, on va dire, ce concept d'ethnie dans lequel se cristallise l'identité des gens. seraient remplacés par la nation, la religion, des choses comme ça. Et donc, les Algériens ne sont pas prêts à changer pour accommoder les nouveaux arrivants. Les nouveaux arrivants non plus ne sont pas prêts à changer. Ils ne sont pas prêts à changer pour adopter le régime de vie ou le mode de vie des Algériens. Donc, ça va nécessairement au clash, donc la population locale les rejette, De toute façon, comme ils sont arrivés d'une manière illégale, donc ils ne sont pas dans une structure de vie normale, ils ne sont pas, par exemple, en train de faire des études ou en train de se déplacer pour travailler ou autre, auquel cas ils auraient pu obtenir une forme d'intégration dans la société d'accueil. Mais en fait, ils sont juste déplacés. Donc effectivement, ça pose un problème humain énorme. Mais avant tout, les autorités algériennes, pense à l'Algérie, ils ne vont pas penser effectivement à un moment donné il faut être égoïste, ils ne vont pas Pensez à ce que vont devenir ces Africains, parce que si vous ouvrez cette question-là, vous dites, oui mais bon, ils n'ont pas de chance, ils sont allés dans un endroit... Nous non plus, de la perspective de beaucoup de pays, on n'a pas eu de chance. Nous non plus, en Algérie, ce n'est pas l'Eldorado non plus. Ce discours-là peut toujours être attaqué de cette manière. Autre chose également, c'est que... Si vous ouvrez cette boîte-là en disant, mais que vont-ils devenir ? Alors là, il ne s'agirait pas de 3 000 personnes, mais là, il s'agirait de 300 millions ou plus. Si ces 3 000 personnes étaient 3 000 personnes qui souffraient en Afrique et puis qu'on les rejetait d'un pays à l'autre, bien sûr qu'elles auraient accepté. Bien sûr, ça aurait été très bien de les accepter et régler le problème de ces 3 000 personnes de manière définitive. Ce n'est pas cela le problème. Le problème c'est qu'il n'y en a pas trois mille, il y en a des centaines de millions. C'est ça le problème et ça signifie que c'est clairement au-delà de ce que tu peux faire, de ce que tu peux aider. Il y a aussi un autre point, mais c'est peut-être plus un point de droit qu'autre chose, dans le sens où quand on demande de dessiner un pays, tu dessines les frontières. C'est la première chose où tu représentes un pays par ses frontières. Une fois qu'on passe les frontières, quand on arrive à cette ligne virtuelle que constitue la frontière, de part et d'autre de la ligne, généralement, il y a une langue différente, les lois sont différentes, il y a une histoire différente, une langue différente. Et à ce moment-là, cette ligne, va te signaler le début d'un nouveau pays, d'accord ? Comme un petit peu ton pas de porte va signaler aux gens l'arrivée dans le territoire privé de quelqu'un d'autre. Et à ce moment-là, franchir cette ligne, l'Algérie, ce n'est pas la Corée du Nord non plus, il est possible de franchir cette ligne, mais dans le contexte d'un certain nombre de lois établies par le pays en question. Chaque pays établit des lois. Les lois algériennes existent et elles sont considérées comme raisonnables par la communauté internationale. Il est possible d'obtenir un visa pour travailler, pour étudier, pour rejoindre sa famille. Il y a énormément de contextes légaux qui permettent d'arriver en Algérie. Si des gens traversent juste la frontière comme ça, ça ne leur ouvre pas des droits, d'accord ? Si quelqu'un juste va traverser la frontière et dire, bon voilà, je suis là maintenant, c'est un statu quo, c'est un état de fait, il a vocation à être expulsé de l'autre côté de la frontière, d'où il est venu. Alors, très souvent, ces Africains qui viennent en Algérie, ils ne vont pas, on va dire, violer les lois algériennes par détermination ou par malice de leur part, il ne faut pas le voir comme ça. Ces gens, viennent en transgressant la loi parce qu'ils n'ont pas pu faire autrement. Mais attention, ceci va révéler une certaine réalité. Si ces gens avaient pu venir dans un contexte d'études, ils seraient venus les étudier. S'ils avaient pu venir dans un contexte professionnel, c'est-à-dire recruter par une entreprise algérienne et venir, ils seraient venus. comme ils n'ont pas pu rentrer dans aucun de ces contextes-là, donc il leur reste que la solution de désespoir foncé. Or le problème, c'est que par ce biais-là, par cette manière de venir, ils sont en train de nous dire qu'ils sont ni étudiants, ni travailleurs, ni disposés ou capables d'aller dans une voie. Donc ça signifie que, clairement, ils sont en train de dire « je viens et puis tu vas m'entretenir jusqu'à ce que mort s'ensuive ». Et ça, Ça, c'est extrêmement déraisonnable de demander à n'importe quel pays, puisqu'il n'est quotient que l'Algérie, en tout cas, n'accepte pas et que la société algérienne, en général, rejette. Les Algériens sont extrêmement accueillants. Si quelqu'un vient chez eux en respectant leur pays, leur culture et tout ça, ils sont extrêmement ouverts, extrêmement accueillants. J'ai même eu des Occidentaux qui sont partis en Algérie, puis le chauffeur de taxi a refusé d'encaisser parce qu'il leur a dit, je suis très honoré d'avoir des gens comme vous dans ma voiture. Ça ne s'arriverait pas à Paris, par exemple. Donc ils sont très accueillants. Par contre, ce n'est pas une raison pour faire débarquer toute la misère du monde, pour utiliser la formule consacrée à cela. Parce que, autrement, si, si, je vais juste dire si, avec les si on peut mettre Paris en bouteille, mais si le fait de franchir la frontière, de venir en masse et de franchir la frontière, ouvrer naturellement des droits, c'est que le pays n'existe pas, c'est qu'on abaisse les drapeaux, on rend nos passeports, on démantèle notre État, et puis c'est tout, on devient un terrain vague. Il n'y a plus de loi, il n'y a plus de frontières, vous venez de partout, vous rentrez là, vous avez les mêmes droits que ceux qui s'en sont là, de toute façon, parce qu'il n'y a plus de pays, vous comprenez ? Là, effectivement, sous cette vision-là, oui, tout le monde aurait les mêmes droits. Il faut bien comprendre que ce n'est pas non plus, parce que je sais qu'il y a des gens qui aiment utiliser ce terme, ce n'est pas une question de discrimination. Je t'explique. Je peux aujourd'hui aller acheter un tablier vert, aller à l'hôpital et dire je viens opérer des gens, d'accord ? Et s'ils ne me laissent pas, s'ils me ramènent à la porte, je dis écoutez, vous faites de la discrimination. Pourquoi lui, il a le droit d'aller opérer des gens et vous le payez pour ça et moi, je n'ai pas le droit ? En fait, on comprend bien que c'est complètement ridicule. C'est comme si quelqu'un te dit ou il dira à ta femme, pourquoi tu couches avec lui et puis pas avec moi ? Tu suicides la discrimination. Non, ce n'est pas comme ça. Les gens sont égaux, on va dire, en dignité, d'accord ? Indépendamment de leur couleur, de leur rang social, de leur sexe et tout ça. Mais en même temps, ils sont différents en termes de mérite. D'accord ? Chaque personne a des mérites que d'autres personnes n'ont pas et les gens sont distingués tous les jours sur ces mérites-là. Si tu payes un ticket dans un train pour aller, je ne sais pas, à Paris, tu ne peux pas prendre le train qui va à Barcelone en disant, oui, ben, de toute façon, les autres vous le laissez. Non, il y a des éléments objectifs qui vont distinguer les gens et ça, c'est tous les jours. Ça, ça arrive tous les jours. Et ce n'est pas de la discrimination. Les lois algériennes qui gèrent l'immigration ne sont pas basées sur la race des gens, ne sont pas basées sur le sexe des gens, ne sont pas basées sur des éléments qui sont reconnus comme des éléments de discrimination. Elles sont basées sur des mérites, d'accord ? C'est tout. Donc voilà. Et les gens qui n'ont pas... ces mérites-là, sincèrement, pour leur intérêt et pour l'intérêt de l'Algérie. Mais encore une fois, les Algériens pensent surtout à l'intérêt de l'Algérie. Ils ont vocation, on va dire, à rentrer chez eux. Et ce n'est pas de la ré-immigration parce que Le fait de les faire entrer chez eux dans des conditions de sécurité et d'humanité est tout à fait acceptable. Envoie un message à d'autres comme eux, aux cent millions d'autres derrière, aux passeurs, aux gens qui veulent manipuler ces mouvements humains pour de la politique ou du business ou autre, ça leur envoie un signal fort comme quoi ici on ne joue pas à ce jeu, ça leur dit ici, Cet endroit n'est pas intéressant. Ça signifie que plus tard, quand un passeur offre des tickets vers l'Algérie. Il dit, voilà, je vous offre un passage vers l'Algérie. Eh bien, il n'y a personne qui est prêt à acheter cela parce qu'il dit, écoute, les Algériens, on les connaît. Tu y vas. Qu'est-ce qui se passe? Ils te chopent dans la rue et puis ils te renvoient. Donc, ça ne sert à rien que je perde mon argent, mon temps à aller en Algérie. Donne-moi une autre destination. Donne-moi une destination où si j'arrive, ils sont forcés de me loger. Ils sont forcés de me nourrir. Ils sont forcés de. Voilà. Là, c'est une destination beaucoup plus intéressante pour laquelle Il y a effectivement, on peut imaginer, la constitution de tout un réseau économique qui vit sur ce trafic-là, qui vit du trafic d'humains vers ce genre de destination. Mais l'Algérie ne veut pas être cela. C'est comme par exemple pour les histoires d'otages. Par exemple, n'importe quel terroriste en herbe dans le monde sait que quand il a des otages avec un passeport algérien, soit il doit les relâcher tout de suite, soit il les tue, soit... Mais il sait une chose, il sait que ça vaut pas un centime, il le sait. Parce que... l'Algérie ne paye jamais, il n'y a pas un seul cas documenté où l'Algérie a payé pour un attache algérien. Alors ce qui se passe, c'est que très souvent, contrairement aux apparences, contrairement à une dialectique émotionnelle qui dit oui, ils abandonnent leurs citoyens et tout, moi je suis content que l'Algérie n'ait jamais payé pour ses citoyens. Parce que qu'est-ce qui se passe ? Aujourd'hui, s'il y a un car, un autocar qui est arrêté quelque part, je ne sais pas, dans un pays à trouble, Si il y a trois Algériens dans l'autocar, généralement les terroristes ne vont pas le toucher. Parce qu'ils savent que ça ne vaut strictement rien. Alors qu'il y a des terroristes occidentaux, il y a des gens qui ont des passeports occidentaux. qui généralement se retrouvent à être vendus aux enchères. Un premier groupe terroriste les prend, il les vend à un autre, qui les vend à un autre, qui les vend à un autre, qui se sont en mesure de négocier avec le pays pour obtenir de l'argent. Donc c'est pareil, c'est une fois que vous créez un système comme ça, après vous ouvrez la boîte de Pandore. C'est pareil pour l'immigration. on permettait que des gens arrivent en violant les frontières, en ne respectant aucune loi, et en arrivant, et qu'ils puissent s'établir, et puis après envoyer des selfies à leur famille, c'est clair qu'à ce moment-là, on ouvre la boîte de pendant et on devient destination de choix. Et après, bon, après, sky is the limit, comme on dit en anglais. Le ciel est la limite. De toute façon, je sais bien que... Si tu veux 100.000, il y en aura 100.000. Si tu veux 1.000.000, il y en aura 1.000.000. Si tu veux 100.000.000, il y en aura 100.000.000. C'est clair, il n'y a pas de limite à ce jeu-là, c'est tout. Donc voilà, je voulais vous dire qu'il ne s'agissait pas de ré-immigration. J'ai été un petit peu heurté par l'utilisation un petit peu abusive de ce mot, donc j'ai voulu un petit peu vous remettre tout cela dans le contexte et puis... Voilà, je vous laisse mes amis et puis je reviens une autre fois.
More from Aldo

La FIN du Royaume-Uni ? L'Ecosse, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles veulent partir !

Analyse Présidentielles 2027 : Marine le Pen remet ENCORE le voile sur la table !

Scandale "60 Millions de Consommateurs" : la France mange des pâtes contaminées au Cadmium !

2 dossiers : Accident d'autogyre en Italie & un pilote sauvé par le parachute du Cirrus






