
A pro-life monologue condemning France's decision to stop life-sustaining care for Vincent Lambert, a man in a minimally conscious state. The speaker argues Lambert was breathing unaided and swallowing, and calls the withdrawal of food and water under sedation an assassination, not euthanasia.
Bonjour mes amis. Aujourd'hui en France, on met fin au jour d'un certain Vincent Lambert. Donc cet homme qui, suite à un accident, s'est retrouvé lourdement handicapé. La justice a décidé de le tuer tout simplement. Parmi les raisons pour lesquelles on le tue, c'est le fait qu'il ait coup de chair. Et c'est quelque chose qui m'a extrêmement choqué moi-même. Vous savez, je suis assez, même très pro-vie. Vous savez, dans la vie, il y a réellement, on va dire, grosso modo, il y a deux camps. T'es pour la vie, t'es pour la mort. C'est très simple. Moi, je suis pour la vie. Et pour moi, chaque vie, peu importe, même si la personne est lourdement handicapée, chaque vie mérite d'être vécue et il faut aider les gens qui sont handicapés ou qui sont malades à maximiser le potentiel de leur vie parce que chaque vie a un potentiel même si parfois quand on est en bonne santé on peut ne pas apercevoir de la hauteur de sa santé mais quand on est diminué par la maladie ou par l'handicap on ne cesse pas de devenir un être humain pour autant ne cesse pas de devenir quelqu'un qui qui a droit au respect, au respect de sa personne et au respect de sa vie, qui est quand même le premier respect. Et la justice française a décidé donc, entre guillemets, d'euthanasier Vincent Lambert. Ce n'est pas une euthanasie, c'est un assassinat. C'est quoi la différence, mes amis, entre l'assassinat et l'euthanasie ? L'euthanasie, c'est quelque chose qu'on pratique sur quelqu'un qui est en fin de vie. Ça signifie qu'il a une maladie incurable, et pas seulement incurable, parce qu'on peut avoir, je ne sais pas, on peut avoir une maladie quelconque. Par exemple, on peut avoir de l'hypertension. C'est une maladie incurable. On ne va jamais revenir un jour où on aura une tension normale. On prend des médicaments à vie. C'est une maladie, elle est incurable. On peut être, je ne sais pas, on peut se casser la gueule en ski, boiter, et puis on boite et on boitera toute sa vie. C'est incurable. D'accord ? Donc, il ne faut pas seulement que la maladie soit incurable. D'accord ? On ne tenazie pas les gens parce qu'ils ont des maladies incurables, sinon on tue tout le monde. L'euthanasie concerne des maladies incurables et pour des personnes qui sont réellement en fin de vie. Ça signifie qu'en fait, qu'on euthanasie ou qu'on ne euthanasie pas, la personne va de toute manière mourir. C'est fini. C'est la fin. C'est la fin. La personne ne va jamais revenir à un état de stabilité quelconque de sa santé. La personne est mourante. Le cas de Vincent Lambert n'est pas un cas d'euthanasie, parce que monsieur Vincent Lambert n'est pas mourant, il n'est pas dépendant d'un équipement, parce qu'il faut savoir une chose aussi, malheureusement, pas malheureusement, c'est des questions éthiques qui sont très difficiles, il faut savoir qu'il y a des questions éthiques qui ne se posaient pas avant, qui se posent aujourd'hui, qui sont liées au support que la médecine peut donner à quelqu'un pour le garder en vie. Des fois, il y a des personnes qui sont dans un tel état qu'elles ne peuvent pas respirer toutes seules, par exemple. Ou qu'elles ont besoin d'une aide pour leurs fonctions les plus vitales, parce que leurs organes ne fonctionnent plus. Et puis, il faut des dialyses, il faut des machines pour faire tourner les poumons, et tout, et tout. Et donc, c'est vrai que techniquement, des fois, se pose la question, au niveau éthique, Est-ce que la personne, il faut continuer à lui apporter ce support ou est-ce qu'il ne faut peut-être pas apporter ce support ? C'est une question très difficile. Je ne prétends pas, je n'ai pas la prétention d'y répondre de manière globale. Je pense que ce sont des choses qui se traitent au cas par cas et je ne dis pas qu'il y a une bonne réponse. Je crois que les deux réponses sont mauvaises, pour ainsi dire. C'est souvent comme ça pour les questions éthiques, en tout cas les plus difficiles d'entre elles. M. Vincent Lambert, il respire tout seul, comme vous et moi. D'accord ? Ça signifie, ce n'est pas quelqu'un qui est sous... qui n'est pas quelqu'un qui est sous... sous ventilation artificielle, ce n'est pas quelqu'un qui est sous dialyse, ce n'est pas quelqu'un qui a besoin d'un support du style soin intensif pour se maintenir en vie. Non ! C'est quelqu'un qui, quand vous regardez ses images, regardez sur son visage, il n'y a aucun appareil, aucun apparatus qui lui permette de respirer. Il respire de l'air normal comme vous et moi. C'est quelqu'un qui réagit. Il ne va peut-être pas tenir une conversation, mais c'est C'est quelqu'un qui réagit aux mots, qui réagit aux gens, qui montre qu'il y a un certain degré d'interaction. Et beaucoup de personnes qui sont dans un handicap lourd gardent un certain degré d'interaction. Ne t'attends pas à ce que la personne joue aux cartes avec toi ou te parle de ce qu'elle a fait hier. Mais il y a une interaction et puis les gens qui sont proches des personnes qui sont frappées par de tels handicaps, finissent avec le temps par établir une communication avec et comprendre que là, la personne a froid, là, elle a envie de dormir, là, elle a faim, elle a soif, elle veut changer de position, à partir de signes qui sont très clairs, que les personnes, l'entourage, identifient. Et dans le cas de Vincent Lambert, il y a ce genre de communication. Donc, en termes de soins, En termes de soins, ils coûtent cher. À la rigueur, ceux qui coûtent cher, ce sont des personnes qui sont dans les ICU, aux soins intensifs, ça coûte cher. Ça ne justifie pas, en plus, de les tuer. En Angleterre, on a eu des gens qui étaient au coma pendant des décennies. C'est une situation particulière, je ne veux pas en parler dans le cadre de Vincent Lambert, parce qu'il n'est pas dans le coma et les réponses par rapport à ces personnes-là sont des réponses qui doivent être individualisées, ce n'est pas des réponses faciles. Mais dans le cas de Vincent Lambert, ce qui est terrible, c'est qu'il a été considéré comme mort. Pardon, je connais Je connais la mort autant qu'un humain puisse connaître la mort. Les morts ne bougent pas, les morts ne respirent pas, les morts n'interagissent pas, les morts ne déglutissent pas, ne mangent pas. Parce qu'il faut savoir qu'autant c'est vrai qu'il ne peut pas manger tout seul, il doit être alimenté par 100 des autres, autant il peut déglutir, il peut manger des petites quantités quand sa famille lui donne des petites quantités. Il peut encore les manger. Et beaucoup de gens qui ont des... Beaucoup de gens qui, parfois même, ont une vie, on va dire, presque normale, beaucoup de gens ont eu des opérations digestives ou des... suite à des maladies graves et tout ça, ont des problèmes de ce genre. Ils doivent être nourris de manière très particulière. C'est des gens qui ne pourront jamais s'installer à un restaurant et manger une pizza. D'accord ? Mais n'empêche que leur vie mérite d'être vécue et il faut continuer à les aider. C'est... Et en plus, ce qui est terrible, c'est qu'ils disent, ah oui, il est comme mort. On va redéfinir la mort. Peut-être qu'aujourd'hui, c'est quoi ? On l'identifie à mort. Donc aujourd'hui, on prend quelqu'un de vivant et on l'identifie parce que maintenant, chacun peut s'identifier à ce qu'il veut. Je suis un arbre. D'accord ? Là, le gars est en vie, clairement en vie, on l'identifie un mort. C'est pas possible, ça n'a pas de sens. On redéfinit, pour M. Vincent Lambert, on redéfinit même le concept de la mort. Et figurez-vous qu'ils disent, la justice, donc pour montrer, genre, une forme précaire d'humanité, oui, il est mis en sédation profonde. Ah bon, sédation ? Depuis quand on a besoin de sédation pour un mort ? Si on met, si on doit appliquer, s'il y a une nécessité d'une sédation, c'est que la personne est en vie. C'est la moindre des choses. Il est en vie, donc sédation, donc souffrance, donc possibilité de souffrance. Et il tue comment ? Tout simplement de faim et de soif. Voilà, on le pose, on le prive de nourriture, on le prive d'eau. Et puis, pour qu'on ne voit pas ses appels ou ses réactions ou autre, qu'est-ce qu'on fait ? On lui balance de la sédation profonde et puis on regarde ses paramètres vitaux, parce que c'est comme ça qu'ils vont savoir qu'il est mort. C'est quand son cœur s'arrêtera de battre, c'est quand c'est... Ça peut durer des jours, ça peut durer deux semaines, ça peut durer un temps très long. très long ou ses organes vont s'arrêter les uns après les autres et puis voilà on va le tuer et ça je trouve ça je trouve abominable c'est une nation pour moi qui qui perd son âme comprenez parce que C'est une question de priorité, d'accord ? C'est une question de priorité. Quand une nation commence à discuter, est-ce qu'on doit fournir des soins à des gens qui ont 65, 70 ans ? Est-ce qu'on doit continuer à les soigner ? Est-ce qu'on ne devrait pas atténuer les retraités ? Est-ce que, est-ce que ? Pour moi, c'est une société qui file un mauvais coton. On continue comme ça, on se retrouvera un jour à génocider des gens en masse parce qu'ils sont handicapés, parce qu'ils ne produisent pas, parce que... Voilà, juste en les... On ne peut pas décider de la vie d'autrui, doter la vie à un innocent. On n'a pas le droit, on n'est pas en légitime défense par rapport à M. Lambert, on n'est pas dans une situation comme ça. On n'a aucun droit d'attenter à sa vie. Ça coûte cher ? Ben, ma foi, oui. On n'a jamais trouvé encore le moyen de rentabiliser la médecine. La maladie coûte cher. Mais si on tue tous les malades qui coûtent cher, on peut tuer tous les gens. Ils ont un diagnostic de cancer, ils ont un diagnostic de maladie XY, neurodégénérative, ils ont un diagnostic de je ne sais quoi. Quelqu'un s'est cassé la gueule sur la route ou autre, il va coûter cher. Tuons-le ! Je veux dire, il n'y a aucun argument qui est aujourd'hui utilisé pour attenter à la vie de Vincent Lambert qui ne serait pas utilisable de manière massive. On peut massifier l'argument et puis déclarer plein de gens, y compris des légumes votés de voir leur télévision toute la journée, 12 heures par jour, on peut les inclure et dire que leur vie est inutile, leur vie n'a aucun sens. ils coûtent cher à la société, ils ne rapportent rien, ils ne payent pas de taxes, donc qu'est-ce qu'on fait ? Éliminons-les. C'est pas seulement une question de Vincent Lambert, c'est une question d'humanité, c'est une question de société qui fait un choix qui est extrêmement dangereux. Parce que c'est un choix où on laisse son âme et qui va ouvrir la porte à des démons encore plus forts. Enfin, j'attends, honnêtement, Je suis l'actu en France. Et je suis encore en train d'attendre. Nous sommes bien avancés en 2019. Nous sommes en juillet. J'entends encore une bonne nouvelle de ce pays. Chaque fois qu'il s'enfonce et qu'on se dit, il n'y a pas plus bas que ça. Il y a encore une capacité de surprendre. Il a encore une capacité de s'enfoncer dans l'abject encore plus. C'est... Je suis vraiment dégoûté. Je suis vraiment dégoûté. Parce que, vous savez, il y a des gens... Dans le même sujet, il y a des gens, ils ont dit... La loi a imposé, par exemple, que les stations de métro soient accessibles aux handicapés. Il y a des gens qui ont dit, oui, mais ça coûte trop cher, et tout ça. Est-ce que vous avez déjà entendu une guerre qu'on n'a pas faite parce qu'elle coûtait trop cher ? Est-ce que vous avez déjà entendu dire, pour une guerre, non, finalement, on a fait les comptes, c'est trop cher, on ne va pas la faire ? D'accord ? parce qu'on a une priorité de mort, tout simplement. Moi, je me bats pour des priorités de vie. Le jour où... Parce que c'est simple, le jour où on mettra la vie en top de nos priorités et qu'on n'aura aucune limite quand il s'agira de défendre la vie, Je vous assure, quand il s'agira de faire des guerres et de faire des saloperies du genre, on dira, non, regarde la facture, on n'a plus d'argent, c'est fini, ça coûte trop cher. Aujourd'hui, on fait plutôt le contraire. Quand il s'agit de faire la guerre, le fric, c'est illimité, quoi. Faisons-la et puis on contribuera, on paiera un jour. La guerre en Irak, ils avaient inventé la quantité d'argent, ils avaient inventé l'Hercule. Hercule plein de dollars, c'est comme ça qu'ils arrivaient. Et beaucoup ont disparu. Mais quand il s'agit d'un pauvre monsieur que la vie lui a joué des tours, il est diminué, il est handicapé, il est malade, il est lourdement handicapé, ben là on le tue et comme ça on s'en débarrasse et puis la facture tombe à zéro, on l'enterre et c'est terminé. Mais ça reste quand même un assassinat. Les gens qui font ça ont du sang sur les mains. Choisissez la vie, tout simplement. Vous savez, c'est des... C'est un choix. C'est un choix et... C'est un choix très profond que chacun doit faire, mais... Que les sociétés doivent faire aussi. Mais c'est vrai qu'une société comme la société française qui est habitée, hein, j'ai déjà fait une vidéo sur le sujet, qui est habitée clairement par une parole de mort, C'est vrai que je ne devrais pas être surpris par un cas comme celui de Vincent Lambert. En tout cas, j'espère que quelque chose va arriver. Le problème, c'est que ce n'est pas la première fois qu'ils tentent à ces jours, qu'ils attendent à ces jours. Plusieurs fois, ils ont tenté de le tuer. Et plusieurs fois, la justice a changé, ce qui est quand même horrible. Ce qui est horrible. Normalement, on devrait le grâcier à ce stade-là. Parce qu'on a tenté de le tuer plusieurs fois. Et chaque fois, on a dit, au bout de 2-3 jours de faim et de soif, on arrête et on recommence à le nourrir. Mais je pense qu'il aurait mérité d'être gracié. Même un grand criminel aurait été gracié si plusieurs fois on avait tenté de le passer devant le peloton d'exécution et à chaque fois on avait failli le tuer. Parce qu'au bout d'un moment, en plus de l'assassinat, ça devient un simulacre d'assassinat qui est à chaque fois appliqué à ce gars. Et puis on revient en arrière. En tout cas, je suis très touché par cette histoire. Je vous laisse et je reviens une autre fois.
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