L'assimilation Zemmourienne : s’assimiler mais à quoi ?

This is a YouTube video titled "L'assimilation Zemmourienne : s’assimiler mais à quoi ?" containing a French monologue recorded on October 9, 2021. The speaker reflects deeply on themes of assimilation, national identity, cultural degradation, and societal challenges, referencing political and social issues in France and Canada. The content is a personal and philosophical discourse rather than a dialogue or interview.
Bonsoir mes amis, je suis sorti comme ça la nuit en traître pour acheter du carburant pour essayer de devancer tout le monde, n'est-ce pas ? Mais en fait, j'ai fait 3 ou 4 stations, elles étaient toutes fermées, elles étaient toutes à sec. Il y en a un, il m'a dit si tu veux du diesel, je t'en donne. C'est tout. Je n'ai pas de diesel, donc... En fait, il y a beaucoup de gens qui m'écrivent qui me disent mais que s'est-il passé avec les camionneurs ? Est-ce qu'ils ont disparu comme ça du jour au lendemain ? Alors il faut savoir qu'un collapse d'une chaîne d'approvisionnement ou de logistique ne se fait pas du jour au lendemain. Ça veut dire qu'au départ, il y a de la pression mais tu ne la vois pas en tant que consommateur parce que la chaîne est faite pour résister à la pression. Ce que tu peux voir c'est de temps en temps, une station est fermée, Tu vois que peut-être qu'il y a plus d'attentes que d'habitude aux stations. Au départ, tu vois ça. Au départ, il n'y a rien de méchant, mais en fait, par derrière, ça arrive. Puis soudainement, c'est le collapse brutale. Un jour, tu te réveilles, il n'y a plus rien. En fait, c'est comme ça que ça marche. Vous savez, pour vous raconter, pour vous dire un petit peu, pour s'empasser les chauffeurs, je vous raconte une histoire. J'étais dans un petit resto où j'ai mes habitudes avec un je mangeais avec un militaire que je connais, de mes amis. Et en fait, il y a une dame, une vieille dame, 65 ans en plus, qui travaille là, au lieu de demander un petit peu comment ça va, comment vous avez survécu, un petit peu à tout ça. Et là, bon, elle nous a à la bonne, elle nous raconte que Elle est en double salaire. Bon, voilà quoi. Je touche le salaire du Covid parce qu'en fait, il leur a donné un salaire pour ne pas travailler. On dit vous restez à la maison, on vous paye. Et elle, qu'est ce qu'elle fait? Elle touchait ce salaire là. Et en plus, elle faisait des heures comme ça au black. Voilà, on lui a dit de ne pas raconter ça à tout le monde. Nous, nous, on est des gens de confiance. Tu peux tout nous dire, mais voilà, ne va pas raconter ça à la planète entière. Ça, c'est lié à l'histoire des camionneurs, je vous raconte. Beaucoup de camionneurs viennent de pays de l'Est, viennent de Pologne, de Roumanie et tout ça. Alors que ce pays était fermé pendant 18 mois, pratiquement en payant les gens, leur donnant un salaire, 80% de leur salaire pour rester à la maison. Certains de ces gens sont partis. Ils sont partis, ce qui devait avoir leur raison. Une raison qu'on peut envisager facilement, c'est que Ils sont partis, ils sont entrés dans leur pays pour être plus proches de leur famille, pour ne pas rester isolés ici. Leur pays n'a jamais atteint le degré de folie du Royaume-Uni. Finalement, ils ont trouvé que l'ambiance était sympa chez eux. Ils pouvaient travailler dans leur pays tout en touchant un salaire ici aussi. Voilà. Ils ont eu un bon moment, et puis finalement une nouvelle réalité s'est installée, et cette réalité ne justifie plus qu'ils reviennent chez eux. Voilà. C'est simple. D'accord ? Je pense que nous allons ici, dans ce pays, vers des lendemains qui déchantent. Enfin, on déchantera, que voulez-vous qu'on fasse. Oui, je voulais vous parler d'autre chose. Le Canada, il y a beaucoup de gens qui m'écrivent du Canada, en particulier des Algériens, qui me disent je fais quoi, je fais quoi, je fais quoi. Et il y en a qui me disaient, est-ce que tu penses que je devrais rentrer en Algérie? Deux ou trois qui me disaient, est-ce que tu penses que vu ma situation présente au Canada, tu penses que je dois rentrer en Algérie? Aujourd'hui, j'aimerais vous informer que la réponse est regrettablement oui. Le Canada, après avoir longtemps été un remake très réaliste de la cage aux folles, est aujourd'hui en train de devenir le Stalag 17, avec le Premier Ministre, Canadiens, n'est-ce pas ? Dans un rôle qui aurait pu être joué par Otto Pemminger, n'est-ce pas ? Juste pour vous dire, on est obligé de parler comme ça. C'est comme ça aujourd'hui. Voilà. La fontaine, la fontaine à son époque. Parler avec des animaux, pourquoi ? D'accord ? Alors, je vous disais dans tout ça, dans tout ça, dans tout ça et toutes ces histoires que je vous raconte, en l'air, vous avez l'impression que ça n'a rien à voir avec mon sujet. Parce que mon sujet, c'était l'intégration ou c'était plutôt l'assimilation. Zemmourienne, n'est ce pas? L'assimilation. OK. Et on peut avoir l'impression comme ça, si on regarde superficiellement que je suis en train de faire un hors sujet. Ce n'est pas un hors sujet du tout. Le problème, c'est que pour s'assimiler, n'est ce pas? Et je suis. J'ai été. Peut-être, je ne sais plus où j'en suis par rapport à ça. Faut que je fasse une introspection, comme on dit. Je suis. Ou j'étais. D'accord, je l'utilise comme ça. Je suis, stage, j'étais. Très proche de l'idée de l'assimilation. Regardez, par exemple, ma fille s'appelle Grace. Tout le monde le sait, mais ce n'est pas un prénom typiquement maghrébin. J'aurais pu l'appeler Fatima, n'est-ce pas? l'idée l'idée que j'avais en tête ou que j'ai en tête et ou était de de vouloir jouer la carte de l'assimilation d'accord quelque part c'est louable quelque part c'est louable mais j'aimerais vous dire quelque chose et prenez le de Prenez le de quelqu'un, je pense que je suis parmi les plus assimilationnistes, si je regarde la catégorie d'immigration de laquelle je fais partie ou dont je suis issu, je suis probablement un spécimen parmi les plus, je ne vais pas dire le plus, mais parmi les plus assimilationnistes que vous pouvez rencontrer. Et malgré tout, malgré tout quand même, j'ai des doutes, je suis envahi par des doutes. Pour pouvoir s'assimiler à un pays ou à une culture, il y a plusieurs problématiques par rapport à ça. Tout d'abord, avant de parler d'individuel, parce que là je suis en train de parler assez spécifiquement de l'individuel, j'aimerais déjà attirer votre attention sur le fait qu'on assimile une personne, à une grande communauté, à une nation en fait, mais pas une communauté. La nation n'est pas un ramassis ou une juxtaposition ou un puzzle de communauté. La nation est une nation, d'accord ? C'est quelque chose, elle est unie, elle est indivisible, elle est faite d'individus qui regardent dans la même direction. Quand ils regardent de l'avant, ils voient la même chose. Quand ils regardent en arrière, ils voient également la même chose. C'est ça une communauté, ce n'est pas C'est ça une nation, vous voyez comme je me suis fait intoxiquer parce que... on nous répète sans arrêt la communauté la communauté et Dieu sait que je vis dans un pays où ce concept de communauté pratiquement j'ai une voiture noire pratiquement je fais partie de la communauté des gens qui ont une voiture noire n'importe quel critère n'importe quel critère je porte un t-shirt n'importe quel critère peut te définir comme appartenant à une communauté il y a une véritable obsession de communautariser les gens pour créer des communautés en tout cas Je disais que l'individu, un individu isolé, isolé c'est très important, un individu isolé peut s'assimiler à une nation. Il n'est pas possible d'espérer assimiler des pans de nation ou des pans de société ou des projections nationales d'autres pays à une nation XY, ce n'est pas possible. D'accord, ça n'existe pas, ça n'a pas de sens. OK, donc ça, c'est déjà ça, je pense déjà, on peut commencer par ça. La loi du nombre, voilà la loi du nombre fait que c'est très simple d'assimiler une personne. C'est impossible d'assimiler X millions de personnes. Tu ne peux pas. Ce n'est pas possible. Deuxièmement, deuxièmement, et c'est là où je reviens un petit peu à ce que je vous disais, à ma sensibilité. C'est que si on veut assimiler, il faut déjà qu'on ait un repère stable, qu'on ait un référentiel stable, à offrir aux gens, on leur dit écoutez, parce que l'assimilation c'est quoi ? L'assimilation c'est un chemin, on ne peut pas s'assimiler en trois heures, donc apprenez, on ne peut pas s'assimiler en une semaine, on peut s'assimiler en quelques décennies et encore. On peut s'assimiler en quelques générations, c'est peut-être mieux encore. Mais faut-il encore qu'une nation qui appelle à l'assimilation soit en mesure de proposer des repères fondamentaux, stables et fixes dans le temps. Parce que celui qui veut s'assimiler a besoin de stabilité. C'est important. Je ne dis pas utiliser un vieux Nokia ou l'iPhone 3 pendant 15 générations, je ne dis pas ça. Ça, c'est la superficie, ça peut changer, bien sûr. Mais comme le code de la route, peu importe, ça peut changer. Mais les fondamentaux nationaux ne doivent pas changer. Or, quand on est dans une nation ou des nations qui changent de tête ou qui aujourd'hui tiennent des choses pour sacrer et puis le lendemain sont en train de les piétiner, c'est vrai qu'en termes d'assimilation, ils sont très mal placés pour appeler à ça, pour appeler à l'assimilation. Je vous donne un exemple. Je me souviens, il n'y a pas très longtemps, il y a peut-être trois ans, quand Zemmour criait du haut du prétoire, enfin des plateaux, En disant, la République se vit à visage découvert. En France, nous ne cachons pas les visages les uns aux autres. C'est fondamental dans notre culture, dans nos traditions. Nous vivons face à face à visage découvert. Oui, d'accord. Je veux dire, voilà quoi. La superstition de l'un vaut la superstition de l'autre. D'accord ? C'est une des affirmations qui, entre autres, a mal vieilli. Quand on dit, oui, chez nous, en France, on ne discrimine pas. Ceci est institutionnalisé maintenant. Vous comprenez ? Donc... Il y a, par rapport à quelqu'un qui est invité à s'assimiler déjà, il y a un problème. Il y a ce problème de poids de mesure, des principes très solides aujourd'hui qui valent rien demain et ainsi de suite. Donc de ça, c'est un gros problème. Deuxièmement, c'est peut-être même un troisième à ce point de la vidéo, c'est que comment je vais vous le dire, je vais chercher à le dire le plus gentiment du monde parce que j'ai un certain nombre d'expressions à leur porte pièce mais qui sont très réalistes par rapport à l'image que je cherche à exprimer alors je vais vous le dire très gentiment quand je suis dans ce pays Et je vois qu'il est en pure déliquescence. Je vois qu'il y a une dégradation, une dégradation de la culture, une dégradation des mœurs, une dégradation, je dirais même de l'intelligence. Il faut aller dans cette zone-là. Il ne faut pas avoir peur. Il faut le dire. Il y a une dégradation. Il y a une dégradation. Même, pour ne rien vous cacher, au-delà de l'intelligence, mais si on doit parler, si on doit aller sur ce terrain-là, il y a même une dégradation, je pense, au niveau psychologique. Très marquée. Ça se voit. Donc, je disais que ma fille aujourd'hui, je suis parent, Et pourquoi aujourd'hui, en tant que parent, ça compte pour moi ? Parce que quand on n'est pas, quand je n'étais pas, je ne vais pas parler pour les autres, quand je n'étais pas parent, et que je parlais d'assimilation, je parlais d'enfants, et tout, et tout, et tout, j'étais probablement en train de parler dans le vide. Je parlais de ce que je ne savais pas. Aujourd'hui, je parle de ce que je sais, de ce que je ressens. Et je n'ai pas envie que ma fille ressemble. Je n'ai pas envie que ma fille, lorsqu'elle a, je ne sais pas moi, lorsqu'elle a 18 ans, lorsqu'elle a 20 ans, ressemble à la masse des filles de 20 ans d'ici. Voilà, c'est assez clair. C'est... Il y a un état. Il y a un état d'élabrement. Si on me disait qu'elle ressemble, qu'elle peut ressembler aux filles de 20 ans de 1945, je dirais oui. J'ai beaucoup de respect pour ces générations-là. D'accord ? Il suffit juste de voir les cahiers que les écoliers laissaient de ces temps-là. D'accord ? Je n'ai pas envie d'avoir une fille obsédée par son prochain tatouage et par des produits de consommation et des trucs à la mode et des tendances bizarres et un vocabulaire de 150 mots. Parce que le vocabulaire de 300 mots, je me rappelle il y a 10 ans, on utilisait cette image du vocabulaire de 300 mots, mais aujourd'hui, avec 300 mots, t'es un intellectuel, n'est-ce pas ? C'est fini ça, 300 mots, oui, faut pas pousser. Aujourd'hui, on tourne en 150, peut-être même 100 mots. Il y a des gens, ils arrivent à faire leur chemin dans la vie avec ça, avec des onomatopées et des signes, mélangeant des grimaces, du langage des signes et tout ça. Ils arrivent à former une communication précaire, rudimentaire, si on veut, mais communication quand même. Voilà. Je suis triste pour beaucoup de choses. Je suis triste pour beaucoup de choses. Donc comprenez l'assimilation, l'assimilation. On veut bien s'assimiler, mais on ne s'assimile pas à un asile psychiatrique. Pour le dire simplement. On ne s'assimile pas. Je vais vous dire un truc, je vais vous raconter quelque chose. Quand j'étais. Alors là, l'image, je vais vous dire, vous savez, J'exprime... Pourquoi je parle lentement comme ça ? Parce que j'exprime ce que je peux dire, tout simplement. C'est fini l'époque où on pouvait parler. Aujourd'hui, j'exprime ce qui peut passer. Cette image est un peu ardue, mais j'ai envie quand même de la faire passer. Je finirai sur ça. Vous savez, je me rappelle quand on était en Algérie durant la guerre civile, Quand quelqu'un était menacé, quand quelqu'un, on savait, on savait qu'il n'en avait pas pour longtemps parce que vous savez la radio arabe ça circule, les news circulent. Il y a des noms comme ça qui tombent, quelqu'un va balancer un nom. Voilà, ça peut être dans un café, ça peut être n'importe où, tu l'entends. Tu l'entends et c'est la radio arabe. C'est la radio arabe qui a dit que. Tu attends. Et tu sais que le mec s'entend de demi-vie est très compétent. Et en fait, ce que tu fais en général, juste entre nous comme ça, ce que tu fais, c'est que tu évites, si tu le vois par exemple, assis, en train de jouer au domino contre un mur, s'il te propose une partie, tu viens jouer une partie, tu vas trouver une excuse. Tu vas courir, courir très vite. Tu ne vas pas t'assimiler à lui. Pourquoi ? Parce que sur lui, il y a la ligne de mire. Il n'y a pas la ligne de mire sur toi, mais si tu t'assimiles à lui, si tu vas avec lui, je veux dire, la vitesse à laquelle vont les choses, tu ne peux jamais savoir. Tu partiras, tu partiras en victime collatérale parce que juste t'étais là, tu rejoindras, tu rejoindras cette cohorte énorme de gens qui sont partis juste comme ça, parce qu'ils étaient là. Mauvais endroit, mauvais moment. D'accord. Alors dans l'histoire que je raconte, dans l'histoire que je raconte, tu t'assimiles, tu t'assimiles à des peuples dont le nom dont le nom a été annoncé par la radio arabe c'est similaire à eux et en plus ce qui est terrible ce que dit la radio arabe la radio arabe dit qu'ils sont complices et qu'en bonne partie ils sont d'accord voilà ce que dit la radio arabe ils sont d'accord d'y aller donc voilà tu dois faire gaffe quoi c'est tout ça Ça, prenez-le de... Prenez-le de quelqu'un qui est extrêmement assimilationniste. Alors, le gars qui n'est pas franchement assimilationniste, ou le gars qui est un peu au milieu, sur la question, qui hésite un peu, je veux dire, c'est oublié, quoi. C'est tout. Pour assimiler, il faut séduire, il faut attirer, il faut... Je connais honnêtement des Français de... Des Français de... qui sont français depuis mille générations, peut-être pas mille mais aussi loin qu'on puisse aller, aussi loin qu'on puisse creuser, ou revenir, qui souvent même, on va pas comparer la francisité ou la francité ou je sais pas comment on dira des uns aux autres, on va pas créer des index de cette manière là, mais qui sont extrêmement français, qui aujourd'hui me disent, ils se reconnaissent pas dans leur pays, sincèrement, Sincèrement, je ne me reconnais plus dans cette société. Je ne me reconnais plus dans ce pays. J'ai l'impression d'être étranger chez moi. Je ne fais plus partie, je ne me reconnais plus dans la direction que le pays prend. Je ne me reconnais plus dans sa culture, dans sa musique, dans son cinéma, dans ses hommes politiques, dans ses choix sociétaux, dans la tête qu'il a. Dans ses rues, je ne me reconnais plus, ni ses villes, ni sa cuisine, ni rien. Des gens qui sont français depuis mille générations. Ils se sentent désassimilés. Ou ils se sentent désassimilés. Je dis quoi, moi, qui suis arrivé en 94 ou 93 ? Je dis quoi, moi ? Je dis quoi, n'est-ce pas ? Ils disent quoi, les gens qui sont nés après ? Après deux ou trois générations en France, ils disent quoi ceux-là ? Moi je vais vous dire un truc, peut-être que je n'ai pas envie de laisser, je n'ai pas envie de partir comme ça, mais j'ai presque envie de vous dire qu'aujourd'hui que personne ne se glorifie, personne ne se sent personne ne se sent assimilé, que les gens qui sont arrivés il y a trois mois ou ceux qui sont arrivés il y a trois générations ou il y a trente générations, je pense qu'on est en train d'aller vers une désintégration nationale. Le roman national est tombé à l'eau et à ce moment-là, voilà, il n'y a personne qui peut aller de manière crédible dans un perchoir et dire à l'autre, écoute-toi, tu n'es pas assimilé, je veux dire. Quand je regarde Zemmour, j'ai l'impression, et je demande pardon à Dieu pour l'image pessimiste que je vais utiliser, mais j'ai l'impression que le gars est en train, avec un laser, d'aligner des chaises longues sur le pont d'un navire, et il exige que les chaises soient parfaitement alignées, n'est-ce pas ? Parfaitement ordonnées, sans réaliser que le navire en question s'appelle le Titanic. N'est-ce pas ? Voilà le truc. T'es en train d'aligner des chaises longues sur le Titanic. OK, tu peux les aligner parfaitement, mais tu pars avec. Tout le navire est en train de partir. Le pont est déjà incliné à 30 degrés. C'est pour ça que tes chaises, elles n'arrivent pas à tenir. Quand tu places la chaise, tu te retournes, elle est partie. Parce qu'elle est en train de couler, le truc. Ok, donc je dirais qu'on n'est peut-être pas encore là complètement, mais voilà l'image, vous avez l'idée. Je pense que ce merdier, moi je vais vous le dire comme ça, il faut que je finisse sur ça, n'est-ce pas ? Ça doit être la fin, ça. Tout ce merdier dans lequel nous vivons, nous ne l'avons pas choisi. Personne ne l'a choisi. On est là. On a eu tous, comme nous sommes, des égarments. Je veux dire, c'est pas moi qui ai voté pour Chirac ou pour Mitterrand ou pour Sarkozy. Vous les alignez, les conneries. Je veux dire, au bout d'un moment, bon, d'accord. On ne peut pas revenir en arrière. On ne peut pas revenir en arrière. Et c'est la faute de personne pourquoi on est tous dans ce merdier. Ce n'est pas de votre faute, ce n'est pas de la mienne, ce n'est pas... On ne sait pas de qui c'est. D'accord ? Mais même si on savait, ça ne changerait rien. Je veux dire, quand tu as une jambe cassée, tu es avec un plâtre en train de regarder la télé, le fait de savoir la faute à qui quand tu es cassé la jambe, c'est bien. Sur le plan moral, c'est bien. Ça te permet d'avoir une explication. Mais la réalité, c'est que ça ne changera rien pour ta jambe cassée. On ne peut pas t'enlever le plâtre le jour où tu découvres pourquoi ta jambe est cassée. On ne t'enlèvera pas le plâtre. OK ? D'accord. Faut qu'on apprenne à revivre, qu'on apprenne à souder, à se souder, à comprendre que ce qui nous rapproche peut-être est plus fort que ce qui nous éloigne. Parce que ce qui nous éloigne, vous savez, on peut trouver ça au sein de la même fratrie. On peut trouver des gens qui font trois ou quatre enfants ensemble et qui, après, sont censés se déchirer dans les tribunaux. D'accord. Donc, je pense qu'on n'a pas le choix. Je pense qu'on n'a pas le choix. Notre seul choix aujourd'hui c'est d'essayer de se tenir la main les uns les autres et essayer de repartir à partir de là où nous sommes. C'est tout. Repartir à partir de là où nous sommes et que personne ne se glorifie, que personne ne dise qu'il est mieux que les autres. Parce qu'on est tous dans la même Titanic en fait. Si on travaille ensemble, on a une chance d'arrêter le naufrage. Si on continue comme ça, on ira vers le fond on ira vers le fond et notre histoire sera racontée par d'autres voilà mes amis je vous laisse je vous laisse c'était juste un c'est juste quelques voilà quelques idées j'étais un peu en proie ou vague à l'âme ce soir peut-être parce que j'ai pas trouvé des sens je sais pas rien de pire rien de pire T'as une BMW, t'as pas d'essence. Voilà. À bientôt, mes amis.
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